PLAISIR SOLITAIRE

par Erotica51



Ce soir, j'ai bandé mes yeux, avant de m'endormir. Ma nuit a été douce, reposante, relaxante et je me suis réveillée, étendue, surprise de ce bandeau, sur mes eux, l'envie fugace de le retirer puis je me suis rappelée, juste à temps, pourquoi je l'avais mis. Ta voix qui exige, ta demande en attente. Mes pensées se sont mystérieusement dirigées vers Toi, dans cette chambre où je t'imagine, en rêvant, en laissant ma main s'égarer, un instant.

J'entends les oiseaux qui pépient, joyeusement, dans l'air redevenu d'une douceur étonnante. Je m'étire féline, comme une chatte, après toutes ces heures de sommeil. Je suis bien. Ma main se glisse, lentement, sur mon corps encore engourdi de sommeil. Il est chaud et doux, vallonné de creux et de collines douces.

Ma main curieuse, savoure ce corps qui s'éveille. Mes doigts s'aventurent, sur ma poitrine, caressant chaque sein, lentement, au départ, réveillant des sensations savoureuses puis mes doigts en pincent leurs pointes, peu à peu, découvrant de nouvelles sensations, une envie qui s'éveille, un désir enfoui qui remonte en surface. Ma main malaxe, mes seins, arrondis, affamés, que tu savourerais avec plaisir. Mummmm...

Puis, comme à regret, je repars vers d'autres contrées, plus sauvages, descendant sur mon ventre, tendrement, percevant chaque glissement, avec émotion. Ce trouble qui émerge, savoureux, lentement, troublant, ce glissement imperceptible vers mon mont de vénus. La chaleur entre mes cuisses qui y règne, feu brûlant de mes désirs demeurés, à nouveau inassouvis. J'écarte mes jambes, doucement, comme pour mieux m'offrir, émue, à ton regard. A cette pensée, un trouble étonnant me gagne, augmente, progressivement.

Ma main qui s'insinue, aventureuse, fureteuse, audacieuse, curieuse, un peu comme ta main, un jour, prochain, entre les murs complices d'une chambre .

Ma gorge se serre, à cette pensée. Une rencontre attendue, sulfureuse, explosive, pleine de sensualité, de soupirs. Toi qui déclenche, en moi, un tel désir irrépressible. Ma main s'achemine, lentement, glisse, imperturbablement, en direction de mon sexe affamé, bouillant, gorgé de désir. Un trouble grandissant, dans cette nuit opaque, décuple mes sensations.

Je ne suis plus qu'un corps troublé, perception troublante à l'écoute de mes sens émoussés. Mon sexe se gorge, lentement; mon doigt se dirige entre mes lèvres humides où perlent, aveu impossible à cacher, ces gouttes de désir qui semblent s'amplifier, irrésistiblement. Est-ce ta voix qui me trouble ? ton désir que je perçois, au milieu de tes intonations, tantôt douces comme une caresse, tantôt ce besoin qui grandit, en toi, implacable, de me posséder, corps et âme ? Je ne sais...

Mon doigt caresse la douceur de mes lèvres qui se gonflent d'envie. Je soupire; mon doigt pénètre cette fente devenue, toute mouillée, maintenant, de désir. Il glisse, lentement, caressant délicatement, de la pointe de l'ongle, ma chair qui en frémit. Il parcourt, chaque millimètre, avec délectation. J'ai envie de Toi et imagine tes doigts à la place des miens qui glissent, savoureux, troublants, déchaînant mille sensations savoureuses. Ils descendent lentement vers l'entrée de ma grotte devenue brûlante de désir, d'impatience, la chair est, étonnamment, douce et mystérieusement, frémissante.

J'imagine la saveur de ta bouche, gourmande, tes lèvres entrouvertes qui me dévorent, ta langue qui s'infiltre, peu à peu, insidieuse, augmente mon plaisir; ce désir dévorant que tu réveilles. Mon corps se tend tel un arc. Je tremble. Mon doigt s'engouffre, glisse, impatient vers cette chaleur qui irradie mon âme et ma chair de mille feux. Il entre, enfin, pénétre avec douceur, dans ce fourreau de soie humide.

Un gémissement de bonheur m'échappe. Il continue son chemin, implacable. Je ne peux plus arrêter cette montée de désir qui m'envahit, me submerge, m'emporte malgré moi, dans un monde de plaisirs. Mummm...ta main, tes lèvres posées sur ma chair avec la légèreté d'un papillon. Comme j'en ai envie, soudain. Ta voix qui me trouble, qui m'obsède, réveillent, au fond de moi, tant de démons enfouis. Cette exigence, comme ce désir de me voir te dévoiler mon plaisir.

Tout mon corps semble frémir, tremblant, doucement, dans ma nuit. Je te sens, penché, observant la montée graduelle de mon désir, de mon plaisir. Tout mon corps ne semble plus qu'un fil tendu dans un ultime but : le Plaisir. J'ai si faim, soudain, de Toi, de tes jeux, d'être à toi, maîtresse impudique et soumise. Mon doigt continue son ascension, montant et descendant, au gré de mon plaisir, de mille sensations qui se diffusent, me bouleversent. J'imagine ta voix, ce désir impérieux venant de toi, ta voix : mets un autre doigt ! sans réfléchir, je m'exécute, femelle insatiable, devenue lubrique, avide de tous les plaisirs…

Je perçois, maintenant, mes doigts qui s'activent, qui s'agitent, impatients d'obtenir mon plaisir, de vagues agréables, les voici qui frémissent, grossissent, grondent leur impatience, me torturent, dévorantes. Je me cambre, offerte, impudique, mes cuisses nues dévoilées, projètent mon bassin en avant, redevenant offrande de désir, à tes yeux impatients. Mes jambes glissent, crissent, sur le drap, leur énervement, cherchant à atteindre cette vague qui m'emportera vers Toi. Elles montent, inexorablement, cabrant mon corps…le laissant torturé de ce désir trouble, exigeant, impatient.

Mes doigts continuent, entrent et sortent, maintenant, acteurs actifs et complices de ce désir, qui me rapprochent de Toi. Des vagues montent, grossissent, s'impatientent, se gorgent de plus en plus fort, me laissant la bouche entrouverte, frémissante, le souffle court, tendue vers mon plaisir. Plus que quelques minutes de répit. Mon coeur tambourine, lui aussi, suivant le rythme de mon désir. Puis ces vagues, brusquement, marquent un arrêt imperceptible, reviennent, pressées, exigeantes, impatientes, s'engouffrant, pareil à un véritable raz de marée, semant en moi, un chaos indescriptible, m'emportant vers des cimes magnifiques qui me laissent éblouie de tant de plaisirs….Ahhhhhh….Mummmmm…

Il me faudra, encore, un moment, avant de revenir sur terre, de reprendre pied à nouveau, retirant, lentement, ce bandeau, de mes yeux étourdis par tant de lumière, brusquement mais grâce à Toi, des étoiles y scintillent, témoins secrets de ce fantastique plaisir solitaire, auquel je te convie.



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