LE SEDUCTEUR

par Erotica51



Ils s'étaient croisés, par une belle journée ensoleillée. L'échange d'un regard appuyé l'avait troublée. Elle avait continué son chemin, pressée d'aller manger. Ce n'était pas les sourires qui manquaient, en cette saison. Les hommes semblaient plus conquérants, plus souriants, aussi, sans qu'elle puisse s'expliquer, cet étrange changement. Sans doute le printemps qui venait d'arriver.

SANDRINE avait mangé de bon appétit, jetant, de temps à autre, un coup d'œil à sa montre. Pas question d'être en retard. Elle attendait un client important, aujourd'hui, et devrait se montrer particulièrement convaincante, sur le dossier à débattre.

Reprenant le chemin, dans l'autre sens, elle l'avait croisé, par hasard…Autre sourire, autre regard plein de sous-entendus…Un homme plein de charme, sans nul doute. Elle s'apprêtait à s'en aller quand il avait décidé de l'aborder. Elle lui avait souri. Par manque de temps, elle refusa d'aller prendre un café avec lui. Ils échangèrent, leurs coordonnées téléphoniques puis se quittèrent, en se retournant à maintes reprises, en riant, malicieusement, l'un et l'autre, conquis.

Vers 16 heures, un bip-bip lui fit comprendre qu'un message venait de lui être envoyé. Elle était presque sure qu'il venait de lui. Elle interrompit sa conversation, avec son client, puis sourit en le lisant. Pourtant, elle décida de ne pas lui répondre, de suite…Cela pouvait attendre. Elle aimait, en toutes circonstances, prendre le temps de réfléchir, fut il cet homme attirant au regard magnétique…

Une heure, plus tard, un nouveau message arriva. Elle l'ouvrit :

- Craignez-vous de succomber, en me revoyant ?

Elle se mit à rire, posa son portable et se recoiffa. Elle savait sa décision prise. Elle le rappela, quelques minutes, après avoir fermé son ordinateur.

- Où souhaitez -vous que l'on se retrouve ? lui dit-elle, mutine
- Au café Le lion de Belfort ? 18h ? demanda-t-il, d'une voix particulièrement douce
- Parfait ! J'y serai ! puis, elle lui raccrocha au nez, sans autre forme de procès….

Il n'avait même pas pu lui poser, cette question, qui l'avait taraudée, tout l'après midi. Etait-elle libre ou bien mariée ? Il alla dans sa salle de bain, se rasa à nouveau, pour avoir l'air net, puis reprit une douche fraîche…La chaleur dehors était suffocante…Il s'habilla, rapidement, choisissant une chemise, tout droit sortie du pressing. Il ferma la bouche de sa ceinture de cuir puis s'observa, dans la glace d'un air critique. Il eut un léger sourire. Il posa, un pull sur ses épaules, au cas ou le temps se rafraîchirait. Il appliqua quelques gouttes de parfum sur sa peau, d'un geste sensuel puis sortit de chez lui….Une nouvelle aventure commençait pour lui et cette fille était ravissante…Se refuserait-elle à lui ou ferait-il, très vite, l'amour avec elle ? Rien ne pressait.Il devait avant tout la séduire.

Il arriva avant elle et s'installa devant la baie vitrée, certain de la voir arriver…De loin, il reconnut sa silhouette. Les pans soyeux de sa robe voltigeaient joyeusement autour d'elle. Elle paraissait danser plus que marcher. Ses cheveux flottaient autour de ses épaules, comme des vagues légères…Dieu qu'elle était belle ! Son regard se mit à la dévorer….

En le voyant attablé, elle lui sourit. Comment faisait-elle pour avoir l'air aussi détendue, malgré une journée de travail harassante ? Il n'aurait su le dire. Galamment, il se leva, lui baisa le bout des doigts puis lui avança sa chaise. Elle s'installa face à lui. Le garçon vint prendre leur commande. Elle décida de choisir un jus de fruit qu'elle sirota, d'un bout de sa paille, en l'observant, gravement. Elle ne pouvait s'expliquer pourquoi ce garçon l'attirait tant.

Comme s'il avait peur de l'effrayer, il décida de parler de sujets futiles, afin de la détendre. Elle l'écoutait, en riant aux éclats. Il savait se montrait un véritable bout en train, face aux femmes qu'il désirait séduire. Elle fit soudain un geste maladroit et son verre se fracassa sur l'angle de la table. Elle se pencha, tentant de l'attraper au passage. Le verre était terriblement coupant. Elle se coupa. Stupéfait, il vit fleurir une goutte de sang au bout de son doigt. Il prit sa main, en l'observant, puis lécha cette goutte de sang, en observant ses réactions…

Elle eut un bref geste de recul puis troublée, par la succion de ses lèvres, se laissa faire, en silence…Il la fit se lever, réglant la note, rapidement.

- Venez ! je vais vous désinfecter et vous mettre un pansement ! dit-il, d'une voix péremptoire. J'habite à trois pas !

Elle se leva, un peu inquiète. Elle n'aimait pas la vue du sang. Il lui prit le bras, en l'emmenant. Une porte de chêne imposante s'ouvrit devant elle. Il lui sourit pour la rassurer. Il adorait particulièrement ce moment, ou il sentait sa proie frissonnante mais oh combien impatiente de visiter son appartement….

Dans l'ascenseur, il se mit à fixer ses lèvres, volontairement. Elle déglutit, troublée, malgré elle, n'osant affronter son regard sombre. Elle s'était mise dans le renfoncement, signe qu'elle n'était pas très à son aise. Il la fit pénétrer dans son antre, en la poussant, doucement. Une fois assise, il lui offrit à nouveau un verre, puis partit chercher sa trousse à pharmacie…

Il se mit à genoux devant elle, s'inquiétant si elle souffrait, tout en la désinfectant. Non, pas vraiment, répondit-elle, en souriant. Il tenait sa main, la paume tournée, en l'air, en la fixant étrangement. La peau était douce, la main élégante, les ongles soignés d'un vernis clair. Il se mit caresser l'intérieur de sa main, du bout des doigts. Elle s'agita, nerveusement…Soudain, son portable se mit à sonner . Elle décrocha :

- Allo ?
- C'est moi ! je viens de rentrer ! Où étais tu passée ? ça fait une heure que je t'attends !
- Je suis en ville, à me promener. Ne bouge pas, j'arrive immédiatement….

Elle se leva, nerveusement, regardant MARC, l'air confus.

- Je suis désolée, je dois rentrer
- Venez ! je vais vous déposer ! vous rentrerez plus rapidement !
- Mais...
- Ne vous inquiétez pas, je sais rester discret. Je vous déposerai au coin de la rue, dit-il la fixant, d'un air troublant…

Ils partirent, rapidement. Heureusement, il y avait peu de monde sur la route. Tout en conduisant, il l'observait à la dérobée. Elle avait l'air angoissé. Assurément, cet homme qui l'attendait paraissait l'inquiéter.Il s'arrêta, sous l'ombre d'un platane puis la fixant, longuement, déposa sur ses lèvres, un léger baiser, en lui demandant :

- Vous reverrai-je ?
- Oui, rappelez-moi, murmura-t-elle, puis elle s'enfuit en courant. Il suivit longuement des yeux sa silhouette. Cette femme l'intriguait vraiment….

II. Les jours passèrent, sans aucune nouvelle, de MARC. Pourquoi ne l'appelait il pas ? Quand le téléphone sonnait, elle ne pouvait s'empêcher de tressaillir et penser, immédiatement à lui . Mais la voix au bout du fil n'était jamais celle qu'elle espérait, au plus secret de ses pensées. Alors, elle reposait, rapidement, le combiné, d'un air attristé.

Cinq jours passèrent, interminables, désespérément vides. N'y tenant plus, elle osa l'appeler mais tomba sur sa messagerie :

- Bonjour, chère Inconnue. Je commençais à désespérer de vous entendre. Que diriez vous de nous retrouver vendredi midi, au parc Pommery, à 12 heures précises ? Viendrez-vous ? confirmez le moi. A bientôt, peut être ?
- J'y serai ! dit-elle, joyeuse, en laissant échapper un soupir de soulagement.

Soudain, elle retrouva son énergie, puis décida de courir les magasins, pour lui plaire. Elle avait tant craint qu'il l'oublie. Combien de magasins fit-elle ce jour là ? impossible de le dire. Elle était si fébrile, qu'elle eut du mal à faire son choix. Enfin, elle ressortit avec un petit ensemble aux couleurs printanières. Elle rangea le tout, dans sa penderie, en attendant que la journée s'achève. Son époux, tout surpris, en rentrant la trouva d'humeur primesautière.

Le lendemain, elle se réveilla, de bonne heure et sortit du lit, la première, refusant tout moment de tendresse. Un peu déconfit, son époux cacha sa déception, déjeuna rapidement puis partit au travail, en l'embrassant, rapidement. Elle savait que le vendredi il ne rentrerait pas avant 20h 30. Elle lui fit signe au revoir, en souriant, pressée de le voir disparaître.

Puis elle fila dans la salle de bain ou elle se prépara, minutieusement, ne négligeant aucun détail. Pour lui, elle voulait être la plus belle. Enfin, elle parut satisfaite. Ce petit ensemble de couleur beige, lui allait à ravir. Jamais le trajet ne lui parut aussi long. Les véhicules semblaient ne pas avancer. Elle freinait, nerveusement, son impatience, en se mordillant les lèvres. Elle trouva une place, sur le parking privé du parc, sans problème. Un bref regard dans la glace, avant de sortir. Rassurée, elle eut, un sourire, pour cacher son appréhension. Elle sortit, puis se mit à marcher, nerveusement.

Elle marcha, dans l'allée principale, en respirant à fond, pour se calmer. Etait-il arrivé déjà ? Un bref coup d'œil à sa montre. Elle avait cinq minutes d'avance. Elle se calma, puis observa ce parc où elle ne venait plus que rarement. Il avait changé imperceptiblement. Les massifs de fleurs n'étaient plus aussi bien entretenus. Les arbres lui semblaient moins touffus. La pelouse avait besoin d'un sérieux entretien. L'allée, elle-même, avait besoin d'un bon coup de bitume. Elle en était là dans ses réflexions quand elle sentit une main se poser sur ses yeux, la laissant toute surprise !

- Oh ! s'exclama-t-elle, reconnaissant déjà son parfum
- Quelle est la couleur de ma cravate ? Vous me devrez un gage si vous vous trompez ! lui dit-il sans desserrer sa main

Elle demeura immobile puis réfléchit. Elle se rappelait comme sa tenue était sobre et chic, la dernière fois.

- Quel sera mon gage si je perds ? demanda-t-elle, mutine
- Un baiser, tout simplement
- Alors, je dirais qu'elle est jaune à petits pois verts, dit elle, en riant
- Perdu ! Vous me devez un baiser ! il la lâcha la laissant se tourner vers lui.

Il était encore plus beau que dans son souvenir ! Un immense sourire éclairait son visage. Elle se jeta immédiatement dans ses bras, en l'embrassant, fougueusement. Doucement, ils se mettent à marcher. Elle aurait aimé un autre endroit, plus discret pour le retrouver mais elle ne dit rien, se contentant de marcher près de lui...Ils marchèrent, durant une heure, en devisant, joyeusement. Ils semblaient tant de choses à raconter. En réalité, c'était plus SANDRINE qui causait, parlant de sa vie, de son époux, auprès de qui, elle semblait s'ennuyer, mortellement. Rien de plus facile à conquérir qu'une femme qui s'ennuie, chez elle, songea-t-il, retenant un sourire. Il décida de la faire attendre. Elle n'en serait que plus fougueuse, au dernier moment.

Ils revinrent, à l'entrée du parc, après en avoir fait le tour complet. Elle paraissait toutefois déçue. Pas une fois, il n'avait tenté de l'embrasser ! Mais elle ne dit rien, gardant ses pensées, au fond d'elle. Galamment, il la raccompagna à sa voiture, prenant la peine de lui ouvrir la portière.

- J'ai passé un moment délicieux, SANDRINE, malgré mon emploi du temps assez chargé, ces derniers temps. Puis-je vous rappeler ? J'aimerai tant, à nouveau, vous revoir…Il paraissait inquiet de sa réponse. Tomberait-elle dans le piège ?
- Oh oui ! j'attendrais avec impatience votre appel ! s'exclama-t-elle, impulsivement
- Dans ce cas, puis-je goûter à mon gage ? murmura-t-il, d'une voix rauque, qui la fit frissonner, de plus belle, en se penchant vers elle.

Elle ferma les yeux, en sentant ses lèvres, se poser, sur les siennes. Elle étaient chaudes, gourmandes, terriblement aventureuses et ce premier la laissa très troublée, bien plus, qu'elle ne l'avait imaginée. En repartant, elle avait l'impression de se trouver sur un petit nuage. Quel homme plein de délicatesse ! Rien à voir avec son mari, toujours d'humeur bougonne, le soir en rentrant ! Quand le reverrait-elle ? Pourvu qu'il ne la fasse pas trop attendre.

Elle se mit à fredonner, tout en conduisant, ravie de l'avoir retrouvé. Cet homme semblait si différent de tous ceux qu'elle avait déjà rencontré. Il possédait un charme étonnant et pouvait se targuer de posséder une excellente éducation, pas comme ces jeunes imbéciles qui lui claquaient, parfois, la porte au nez, sans même s'excuser !

Elle rentra chez elle, retira son petit ensemble beige, après un regard dans la glace. Il lui allait divinement. Pas surprenant que cet homme s'intéresse à elle !!! Elle jeta un regard sur son carnet de rendez vous, pour la semaine prochaine, et décida d'annuler quelques rendez vous, au cas ou il la rappellerait….

III.La semaine s'écoula, rapidement, prise en mille occupations diverses, comme les femmes en ont, dans leur vie journalière. Jeudi, un message arriva sur son répondeur :

- Je ne fais que penser à Vous...

Elle eut un sourire, flattée. Ainsi, il ne l'avait pas oubliée ! Elle ne pouvait s'empêcher, chaque jour, de penser à cet homme, au charme qu'il dégageait, à l'attirance qu'il provoquait sur elle. Elle se sentit impatiente de le retrouver. Etait-il libre ? Elle se rendait bien compte, qu'il ne lui avait rien dit, à son sujet. Dans quel quartier vivait-il ? Quel métier exerçait-il ? Aucune réponse plausible ne lui venait à l'esprit.

Lui, de son coté, continuait à gérer son portefeuille de clients. Impossible cette semaine de s'amuser avec sa récente conquête. Il manquait vraiment trop de temps mais il savait qu'il devrait maintenir, sur elle, la pression. Elle devait être impatiente de le retrouver. Il n'oubliait pas toutefois qu'elle n'était pas libre. Il préférait les femmes mariées, sachant qu'elles ne pourraient l'ennuyer ou s'accrocher quand il se serait lassé d'elles. Il n'en revenait pas de leur imagination débordante quand il s'agissait de mentir, à leur époux. C'est à croire que la terre entière était pourvue d'un nombre incroyable de cocus !

Il regarda l'heure. Il allait devoir attendre que l'époux de sa dernière conquête soit reparti travailler. Comment allait-il se débarrasser de cet homme qui risquait de se dresser sur son chemin. Il se mit à réfléchir puis eut un sourire moqueur. Une idée venait de jaillir de son esprit. Il appela, immédiatement, sa secrétaire puis lui dicta un courrier, à préparer d'urgence.

Lundi matin, SANDRINE découvrit un courrier, l'attendant, dans la boite aux lettres. Intriguée, elle regarda le cachet. Celui ci venait de l'entreprise de son mari. Elle hésita à l'ouvrir craignant une mauvaise nouvelle. Durant un bref instant, elle se demanda quoi faire. Lui remettre, dès son arrivée ou le laisser manger tranquille, avant. Apres tout, inutile de stresser son époux avant de se mettre à table. Il était déjà d'humeur plutôt sombre ces derniers temps. Elle eut un sourire en le voyant s'installer à table :

- Le repas est prêt ! je te le sers tout de suite, lui dit-elle

Quand ils eurent fini de manger, elle se leva en s'exclamant :

- Oh chéri, j'allais oublié ! tu as un courrier de ton entreprise !
- Humm je me demande de quoi il s'agit, grommela-t-il en l'ouvrant. Puis, à la lecture, son visage s'éclaircit, brusquement ! Incroyable, le directeur de la boite me propose un poste de responsable des ventes ! Il me fixe rendez vous avec lui à 17h !

Tout heureux, il se leva et fit tournoyer sa femme, en riant. Il y avait bien longtemps qu'elle ne l'avait vu si heureux ! A 13h 30, il repartit, en sifflotant, après un baiser léger à sa femme, la tête déjà pleine de projets.

SANDRINE quand à elle, réfléchissait, se demandant inquiète, s'ils devraient déménager. Que deviendrait sa vie sans cet inconnu qui l'avait accompagné et dont elle attendait des nouvelles, chaque jour, avec une impatience grandissante. Quand le téléphone se mit à sonner, elle ne put s'empêcher de sursauter.

- Allô ? demanda-t-elle
- Vous ai-je manqué, murmura la voix tant attendue
- Mum...
- Soyez franche et dîtes le moi! Si ce n'est pas le cas, je promets de ne plus vous ennuyer.
- Non, j'ai pensé à vous, chaque jour, espérant votre appel ! avoua-t-elle
- Comme j'aime cet aveu sortant de vos lèvres sensuelles ! il a un goût d'interdits manifeste ! Serez vous libre lundi prochain à 14h ? Je vous attendrai au café du Lion d'Or. Viendrez-vous ?
- Oui, j'y serai, souffla t-elle
- Alors, à bientôt. Pensez à moi comme je pense à vous, avec la même intensité, murmura-t-il d'une voix rauque de désir, la laissant reposer le combiné téléphonique, toute frissonnante.

Il raccrocha, à son tour, un léger sourire sarcastique aux lèvres. Avec un peu de flatteries, les femmes étaient incorrigibles ! Il regarda sa montre : Son RV allait arriver. Il savait qu'il serait incapable de résister à une telle augmentation ! Un bref coup retentit à la porte.

- Entrez !

- Bonjour Monsieur, j'ai reçu à midi votre courrier et je me présente

- Asseyez-vous Dumont ! Je ne vous cacherai pas que j'ai proposé aussi ce poste à Marshal, qui souhaite un délai de réflexion. Celui ci, par rapport à vous, à l'avantage d'être célibataire et sans charges.

- Mais, j'en suis tout autant capable, moi aussi. De plus, mon épouse est prête à me suivre partout.
- Je suis heureux de l'entendre, Dumont, mais je ne vous demande pas de déménager. Par contre, ce post demande une certaine disponibilité, car vous devrez une semaine sur deux, être absent de chez vous, pour réorganiser les succursales en France. Nous avons des problèmes de trésorerie et nous devons, rapidement, découvrir l'origine de ces détournements. Qu'en pensez vous ? Vous sentez-vous de taille ?

- Je dois toutefois à discuter avec ma femme, Monsieur le Directeur

- Pour pallier ces changements dans votre vie familiale, vous bénéficierez d'une augmentation conséquente passant de 9000 F de salaire à 14 000F, en plus de primes suivant les erreurs comptables que vous découvrirez.

- En quoi va consister mon travail, dorénavant ?

- J'ai besoin d'un homme capable de me seconder efficacement et en qui j'aurai toute confiance. Toutes les deux semaines, vous irez vérifier les libres comptables et me les ramènerez, régulièrement, afin que nous les contrôlions ensembles. Les frais d'hôtel vous seront avancés et une voiture sera mise à votre disposition.

- Puis-je vous donner ma réponse, demain matin, Monsieur ? Je dois en parler à mon épouse, maintenant.

- Sans problème. Voici votre contrat préparé, que je vous conseille de lire, soigneusement et de me rendre signé demain, si vous en acceptez les termes…Je ne vous retiens pas plus longtemps, mon prochain rendez-vous doit m'attendre ! Au revoir Dumont !

- Au revoir et merci de votre confiance, Monsieur le Directeur


Dumont sortit, fou de joie, calculant la rapidité avec laquelle il allait régler ses crédits, maintenant et faire une tonne de projets.

La porte refermée, son patron se frotta les mains, de jubilation. L'affaire était close, il le sentait ! Il n'était pas né celui qui lui résisterait ! Il lui restait à patienter quelques jours pour achever son plan et enfin, s'offrir cette femme, qu'il convoitait.

Bien entendu, le lendemain Dumont arriva le premier, au bureau et donna son accord, à son patron, lui affirmant que son épouse était ravie de cette promotion inespérée. Il oubliait de dire que celle-ci s'était fâchée, arguant qu'elle ne le verrait plus, que quinze jours, par mois ! Il avait du déployer des efforts de patience pour rester calme et la convaincre, d'un magnifique voyage qu'il lui offrirait cet été. Elle s'était résignée à donner son accord.

Bien entendu, le lundi arriva et Dumont partit, tout fier de sa nouvelle valise et des responsabilités que son boss lui confiait. Juste avant de monter dans sa voiture, il se retourna sur son épouse, debout devant le perron, lui adressant un baiser du bout des doigts et lui criant :

- en mon absence, sois sage !

Toute la matinée, cette réflexion eut le don de la mettre de mauvaise humeur. Le malin avait prévu d'annuler tous ses rendez-vous sur son agenda, pour l'après midi. Il était temps qu'il se paie du bon temps. Il avait fallu ce hasard de flâner dans les bureaux désertiques, un soir, pour découvrir que la femme qu'il convoitait, était, en réalité, l'épouse de Dumont dans ce petit cadre, ou elle posait, d'un air angélique.

A 13h 30, il l'appela, à nouveau. Par précaution, il lui demanda si elle était libre, pour l'après midi. Il devinait, qu'elle répondrait oui, immédiatement, trop pressée de le retrouver. Innocemment, il lui demanda :

- Je voulais vous inviter boire un café mais je ne sais pas si c'est une bonne idée, de m'afficher avec vous. Je ne voudrais pas vous compromettre aux yeux des gens !
- Que diriez vous, dans ce cas, de me retrouver à la maison ? Je vous prépare un café frais, immédiatement ! à moins que vous ne préfériez un thé ?
- Non, un café ira tout à fait ! mais j'aimerai en arrivant, que vous m'étonniez, me surpreniez…Il y a tant de femmes qui manquent d'imagination…Me suis-je bien fait comprendre ?
- Parfaitement ! Accordez moi une demi heure pour me préparer, dit-elle, d'une voix enjôleuse
- A toute à l'heure ! Ah ! j'oubliais, rappelez moi l'adresse ou vous habitez. Je ne connais que le coin de la rue où je vous ai déposée, la dernière fois !
- 77 rue de Sarrebourg. Ne me faites pas attendre,je suis déjà impatiente …chuchota-t-elle, en raccrochant

Bien ! le plus dur est fait ! J'ai juste le temps de me rafraîchir, de changer de chemise et d'aller la retrouver ! Elle n'aura pas été difficile à convaincre, la femme de Dumont ! pensa-t-il sardonique.

En 20 minutes, il fut prêt. Le temps de donner ses dernières consignes, de sortir la voiture, et il fut devant chez elle. Quelle charmante surprise allait-elle lui réserver ? Quand il arriva, devant la porte d'entrée, celle-ci était ouverte. Un fond musical régnait. Un peu inquiet, toutefois, il avança, après avoir frappé énergiquement contre la porte. Où était-elle ?

III.

Il avança, reconnaissant son portrait, accroché, dans le salon. Ne lui avait-il pas demandé de le surprendre ? Il se mit à observer avec attention, chaque pièce. La maison était décoré avec raffinement. Il ouvrait les portes les unes après les autres. Il n'en restait plus qu'une, une chambre, apparemment. Il poussa la porte, doucement.

Elle se tenait debout, le corps revêtu à peine, face à la fenêtre, lui tournant le dos. Elle ne tourna même pas la tête, attendant qu'il arrive près d'elle. Il se plaça derrière elle, collant son corps contre ses fesses. Puis il souleva sa légère nuisette, découvrant un string de dentelle mettant en valeur ses superbes fesses. Elle portait un soutien gorge assorti, de même couleur, dévoilant l'arrondi de sa poitrine ferme. Ses hanches étaient gainées d'un serre taille, qui retenait ses bas de couleur claire. Ses cheveux croulaient en cascades sur son dos, cachant son visage.

Il sentit son sexe se durcir, en se plaquant, tout contre elle. Elle était vraiment belle, terriblement sensuelle. Il avait toujours été attiré par ce type de femmes aux courbes délicates et féminines. Il commença à poser ses mains sur elle, lui caressant doucement les fesses. Il comprit qu'elle aimait en percevant son souffle, soudain, s'accélérer. Ses mains remontèrent le long de sa taille, se frottant, doucement, contre elle, pour lui faire sentir le désir qu'elle réveillait. Il glissa ses mains sur ses épaules, laissant ses pouces glisser le long de son dos. Elle le laissait faire, conquise déjà par ce jeu. Il commença à caresser sa poitrine, faisait ressortir la pointe de ses seins rebelles. Elle n'en paraissait que plus provocatrice, la poitrine dégagée. Puis il fait glisser ses bretelles, la faisant, doucement, se retourner vers lui.

Sa bouche gonflée de désir était déjà un véritable appel. Il s'en saisit, prenant possession de ses lèvres, âprement, glissant sa langue en elle. Un étrange corps à corps commença, entre eux, leurs langues glissant, l'une sur l'autre, avec une vélocité extraordinaire. Puis il lui mordilla la lèvre, aspirant celle ci, doucement, en la fixant avec arrogance. Elle le fixait, provocante, lui léchant les lèvres, d'un air gourmand, quêtant d'un mouvement provocateur du bassin, à nouveau, ses caresses.

Il glissa ses mains, derrière elle, dégrafant son soutien gorge, d'un geste expert. Elle le maintient, quelques minutes, pudiquement devant elle, puis fit glisser celui-ci, au sol, s'offrant à son regard en pleine lumière. Ses seins palpitaient, doucement, tendus avec arrogance, vers lui. Il les prit dans ses paumes, imprimant ses mains dessus comme des serres, puis se mit à lui téter les tétons, goulûment, lui arrachant de petits gémissements de plaisir.

Excitée, elle fit glisser sa main sur sa braguette, défaisant sa ceinture de cuir, rapidement, ouvrant la fermeture d'un geste assuré. Il la laissa faire, appréciant son geste. Il avait horreur de ces femmes faisant leur mijaurée, au dernier moment. Il était venu pour la baiser et il comptait bien s'offrir du bon temps, avec elle ! Elle fit glisser son pantalon le long de ses hanches, attrapant en même temps, son caleçon, l'obligeant à demeurer, bêtement, les fesses et le sexe à l'air, alors qu'il avait encore sa chemise, sur lui. Impossible de cacher le désir qu'il ressentait devant elle. Sa queue restait, ostensiblement, dressée, pulsant, doucement, attendant ses caresses.

Elle s'agenouilla, lentement, le fixant du regard, d'un air effronté, puis ses mains enserrèrent son sexe, en l'enfournant, de ses lèvres brûlantes. Il resta, le dos appuyé contre la porte fenêtre, fermant les yeux, appréciant le fourneau brûlant de sa bouche en fièvre. Elle allait et venait, doucement au début, le léchant de sa langue gourmande, glissant de haut en bas, sur son sexe turgescent. Curieuse, sa langue léchait ses bourses avec un plaisir évident, glissant adroitement sa droite entre elles, cherchant la naissance de son sexe, en appuyant dessus, fermement. Mille pensées se mirent à tournoyer dans sa tête, l'imaginant déjà prise en levrette ou écartelée, sur le lit, butant son sexe au fond d'elle.

Quelques gouttes de sperme s'échappèrent, lui faisant comprendre qu'il devait se calmer intérieurement. Il avait la ferme envie de s'en repaître, de la prendre dans tous les sens, de profiter de ses caresses. D'un geste ferme, il retira son sexe, devenu douloureux de jouissance puis la fit se relever, l'obligeant à se tourner, les mains appuyées contre la porte fenêtre. Elle eut un sourire coquin qui l'excita encore plus. Il fit glisser son string, admirant ses globes de chair ferme, puis se plaça tout contre elle, glissant son sexe, entre ses fesses. Il aimait se sentir ainsi emprisonné, allant et venant doucement, observant sa chute de reins se creuser, l'invitant sans vergogne, à la pénétrer. Il faisait aller son sexe, de ses fesses à son sexe, la laissant trempée de désir, mouillant au passage, son anus offert.

De ses mains libres, il avait emprisonné sa poitrine, pinçant doucement les tétons, les tiraillant, les excitant encore plus, gonflant sa poitrine d'un désir muet mais palpable. Il mordillait sa nuque, habilement, la faisant sursauter, comme pour en assurer sa prise. La sentant prête, il la fit se retourner, soulevant sa jambe gauche, l'arrimant autour de sa taille, tout en la maintenant, solidement, puis fit glisser son sexe au fond de son fourneau bouillant. Elle émit un long feulement de plaisir, incapable de se retenir. Il était assez passé maître du plaisir pour savoir qu'une femme bien échauffée devenait une maîtresse lubrique, une fois bien excitée.

Elle s'arc-bouta contre lui, prenant, totalement, possession de son sexe, le faisant aller et venir, nerveusement au fond d'elle. Elle sentait son gland qui butait tout au fond, en se déchaînant. Les yeux clos, elle savourait la tempête de plaisirs qu'il provoquait en la taraudant. Il se déplaça en biais, continuant à la limer, nerveusement, multipliant du bout de son gland les sensations de plaisir, qu'il ressentait en elle. Soudain, il la sentit vaciller. Il se retira brusquement, l'obligeant à se mettre à quatre pattes, sur le lit, écartant ses jambes, l'obligeant à demeurer le nez dans la couverture, en gémissant, pendant qu'il reprenait possession d'elle, à cours de reins nerveux.

Les mains sur ses fesses, il les pétrissait, les caressant parfois, puis jetant dessus une main légère, en y marquant la marque de ses doigts. Elle rejeta, surprise, sa crinière en arrière, comme une pouliche récalcitrante. Il l'attrapa par les cheveux, l'obligeant à demeurer la tête en arrière, tout en la besognant, sauvagement. Son désir devenait violent, puissant et il aimait la sentir se soumettre. Il attrapa son menton, murmurant à son oreille :

- Tu aimes que je te baise ?
- Ouiiiiiiiii.
- Tu en veux encore ?
- Oui, prends moi encore, défonces moi!je vais jouir si tu continues ainsi, souffla-t-elle, échevelée
- Tiens ! prends ça ! et ça encore ! dit-il en le défonçant plongeant son sexe au fond d'elle
- Ahhhhhhhhhhhh hummmmmmmm que c'est bonnnnnnnnnnn hummmm
- Qu'est ce que tu es bonne !!! qu'est-ce que tu es excitante ! humm je jouis aussi ! tiens ! tiens ! hummmmmmmmmmmmmm

En nage, ils s'écroulèrent sur le lit, encore emboîtés, le souffle court, les cheveux trempés. Quel pied, celle ci venait de lui faire connaître ! il en sourit intérieurement. Quel veinard ce Dumont ! il ne devait vraiment pas s'ennuyer certains soirs avec elle !

Il se dégagea d'elle puis alla se doucher, tout en réfléchissant. Puisqu'il avait fixé un mois d'essai à Dumont dans son nouveau contrat, cela lui donnerait le temps de profiter de cette nouvelle maîtresse. Quand le mois s'achèverait, il suffirait de lui dire que sa période d'essai n'a pas été concluante et de lui redonner son poste, d'un ton magnanime, pour ne pas le vexer.

Il lui suffirait ensuite de rechercher une nouvelle maîtresse. Il avait oublié sciemment d'avertir Dumont qu'il était trop malin, pour se faire berner par qui que ce soit, dans la comptabilité !!! Il revint s'allonger près d'elle, fumant doucement sa cigarette, le visage étiré d'un sourire narquois ! Encore un qui porterait des cornes, durant un bon moment, sur cette Terre ...



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