LE PONT DES AMOURS

par Erotica51



Garry s'était réveillé de bonne heure, alors que la ville était encore silencieuse. Muni de ses baskets, d'un simple maillot noir et de son short assorti, il avait décidé de s'offrir un parcours en pleine aurore, quand toute pollution venait d'être absorbée par la nuit.

L'alpha te défilait allègrement sous ses pieds. En quelques minutes il avait retrouvé son rythme. Sa foulée nerveuse s'allongeait, peu à peu, dévoilant ses jambes magnifiques. Il offrait un spectacle saisissant en franchissant le célèbre Pont des Amours dans la belle ville d'Annecy.

Marine leva les yeux, au même moment, retenant son souffle, appuyant sur l'objectif ! L'homme avait paru indifférent d'être photographié en plein effort. A moins que ses pensées ne soient tournées ailleurs ? Elle referma l'appareil photo, se demandant si ce laps de temps avait été suffisant pour le prendre, entièrement, concentré en plein effort ?

Pensive, elle remonta doucement sur le pont. Une légende prétendait qu'en jetant dans le fond, une pièce d'argent et en faisant un voeu, celui-ci se réaliserait. Un peu sceptique, Marine esquissa un sourire. Que risquait-elle après tout ? Elle fouilla dans son sac, se saisit d'une pièce de monnaie et fermant les yeux, se pencha au dessus du fameux pont, en murmurant :

- Faites que cet homme repasse demain à la même heure !

Un bref regard à sa montre lui apprit qu'il était tout juste 7 heures du matin. Elle n'avait plus envie de photographier Annecy endormie mais juste de revoir cet inconnu dont l'allure déterminée l'avait subjuguée. Sa rédactrice allait sûrement râler si elle lui disait qu'elle devait retourner refaire ses photos à cet endroit mais qu'importe. Elles étaient devenues amies suffisamment pour qu'elle lui donne carte blanche, sachant le résultat qu'elle lui apporterait.

Leur magazine avait triplé ses ventes depuis l'apparition de ses photos. Son directeur l'avait même félicitée publiquement pour la beauté de ses photos et leur caractère inhabituel. A Marine de leur apporter le meilleur de ce qu'elle percevait en regardant autour d'elle.

Le lendemain, Marine arriva en avance, se maintenant dans l'ombre volontairement; son objectif: être prête à saisir l'arrivée du joggeur aperçu la veille, à la même heure.

Soudain son coeur fit un bond. Celui-ci arrivait à toute vitesse ! Elle se positionna, retenant son souffle au moment ou l'homme franchissait le Pont des Amours, en plein élan ! Elle poussa un soupir de soulagement. L'homme se détachait en fond de ciel, impressionnant, les muscles tendus par l'effort. Elle sourit, en le voyant s'éloigner, certaine que son voeu venait de s'exaucer. Cette seconde photo allait être extraordinaire ! Le plus dur resterait à le convaincre de voir sa photo apparaître pour sa revue.

Elle reprit sa route puis revint sur ses pas. Et si elle refaisait un autre voeu pour demain ? Non pas qu'elle soit superstitieuse mais juste pour tester le hasard, une nouvelle fois et aussi espérer le revoir ?

Elle fouilla dans sa poche, sortit une nouvelle pièce, déposa un léger baiser dessus, en murmurant :

- Je veux juste qu'il s'arrête devant moi demain et croiser son regard...

Elle balança la pièce par dessus le pont, en croisant les doigts, pendant que l'eau prenait possession de son voeu, devenu à ses yeux, le plus cher à ses yeux.

Le lendemain matin, malgré sa fatigue, elle se leva rapidement en entendant son réveil. Pas question de louper son bel inconnu ! Et raison de plus pour voir si le Pont des Amours méritait bien sa réputation ! Si cela marchait, elle lui consacrerait tout un article faisant affluer les touristes !

Elle se plaça en pleine lumière et attendit, l'objectif prêt à mitrailler l'inconnu, encore une fois. "Mon dieu, faîtes qu'il vienne" se dit-elle, voyant l'heure passer, sans que l'homme n'apparaisse. Mais ce matin là, l'homme ne vint pas.

Jamais Marine ne s'était aussi désorientée et découragée. Elle repartit les yeux fixés au sol, sans plus rien voir autour d'elle. Comment le retrouver ? Elle ignorait tout de lui. Sauf que cet homme était un sportif accompli et n'aimait pas traîner au lit. C'était un peu maigre pour se lancer sur sa piste.

Quand elle pénétra à l'agence de publicité où elle travaillait, Elodie, la rédactrice, remarqua son air maussade.

- Et bien ! c'est la première fois où tu ne viens pas bosser avec le sourire ! ça doit être grave, non ? demanda-t-elle, inquiète, en voyant le regard désemparé de son amie

- Tu te souviens de ce joggeur que j'ai réussi à photographier, il y a quelques jours ? J'espérais le revoir ce matin mais rien ne s'est passé comme je l'espérais. Il semble s'être volatilisé ! Soupira Marine

- Ne prends pas trop son absence à coeur. Peut-être s'est-il foulé simplement la cheville ? Tu n'auras qu'à y retourner demain, et après, si cela suffit à te rendre le sourire, rétorqua son amie, en lui tapotant gentiment l'épaule pour la réconforter.

- J'ignore pourquoi mais je sens que cet homme peut devenir important pour moi, rétorqua Marine, en haussant les épaules, découragée.

Le soir, les filles décidèrent d'aller au restaurant, pour se changer les idées. Le serveur leur apporta le menu, déposant deux coupes de champagne qu'elles dégustèrent, lentement. La lueur subite d'un flash fit relever les yeux de Marine.

A quelques mètres à peine d'elles, deux hommes discutaient. Plutôt beaux garçons, en costumes, parlant à bâtons rompus. L'un deux lui tournait le dos mais quelque chose en lui l'intrigua...Où l'avait-elle vu ? Elle eut beau fouiller dans sa mémoire, elle ne trouva rien comme réponse qui la satisfasse. La nuque était puissante et belle, lui donnant l'envie subite de la caresser.

Elle indiqua au serveur le choix de son menu, bien déterminée à résister aux desserts nombreux, mis à la disposition des gourmands. Elle n'en avait déjà que trop abusé ces derniers temps et se sentait un peu serrée dans ses robes !

Un second éclair traversa la pièce. Elle releva la tête mais de nouveau, fut incapable de voir dans quelle direction l'éclair venait. Elle regarda autour d'elle, observant le sourire furtif de son amie, intriguée :

- As-tu vu qui s'amuse à nous photographier ? demanda Marine
- Non, désolée. je discutais en te regardant. Tu connais quelqu'un dans la salle peut-être ?
- Personne à part toi. C'est bizarre...

Marine connaissait suffisamment son amie pour savoir que ce petit sourire mystérieux n'était pas sur ses lèvres, sans raison. Que lui cachait-elle ?

Elles continuèrent à rire et papoter, tout en mangeant. Parfois Elodie semblait sourire en observant les deux hommes, installés un peu plus loin. L'un d'eux devait lui faire de charmants sourires. Résistant à sa curiosité, Marine s'abstint toutefois de se retourner. Cela ne la regardait pas.

Rassasiées, elles finirent par un thé vert avant de repartir. Les deux hommes discutaient toujours avec animation. Elodie adressa à l'un d'eux, un léger sourire, déposant sa carte professionnelle, sur leur table, en riant sous cape de l'air effaré de son amie.

Sur le chemin du retour, Elodie chantonnait. Elle mijotait quelque chose, c'était certain. Mais quoi ? Marine n'osa pas l'interroger...

Le dimanche matin, Marine se leva, très tôt, profitant que la ville dormait encore. Elle avait la nostalgie de ce beau joggeur qui l'avait tant troublée. Accoudée sur le rebord du pont, elle fixait l'eau bouillonnante, perdue dans ses pensées. Toute sa bonne humeur semblait soudain volatilisée. La pensée de cet homme continuait de l'obséder.

Elle sursauta, quand une ombre passa. Interdite, elle tourna la tête, n'osant soudain y croire. Il était là, penché comme elle, sur le parapet, observant l'eau avec grand intérêt, un appareil photo de professionnel glissé sous le bras. Conscient de son regard, il la regarda puis lui sourit :

- Bonjour. La journée s'annonce magnifique aujourd'hui...
- Oui, je le crois mais le temps peut tourner très vite. Vous faîtes de la photo ? dit-elle en regardant son appareil

Il ne répondit pas immédiatement, tapotant son appareil avec précaution. Puis répondit :

- Je suis prêt à répondre à toutes vos questions si vous acceptez de m'accompagner un moment. Je dois faire quelques photos pour mon journal et je suis en manque d’inspiration.
- Cela tombe bien. Je suis photographe moi aussi...allons y ! La lumière le long du lac est particulièrement belle à cette heure. Si vous restez sous le feuillage, vous obtiendrez un joli contraste d'ombres et de lumière, vous verrez.

Ils marchaient, pris dans leur discussion, partageant leurs expériences en tant que photographes professionnels et astuces pour obtenir les meilleurs résultats. Garry jeta un regard à sa montre. Il était presque midi. Les heures avaient passé si vite en compagnie de Marine. Cette jeune femme était passionnante et diablement séduisante, en dépit de son air réservé. Pas question de la laisser filer ! Il décida de l'inviter, affirmant que ses talents culinaires allaient l'épater. Marine sentit son coeur s'emballer à l'idée d'être seule avec lui, loin des regards indiscrets, mais elle ne voulait pas passer à coté de l'idée de le voir s'échapper.

Garry avait dit vrai. Il cuisinait comme un dieu. Ces homards flambés au cognac étaient une pure merveille ! Sa corbeille de fruits exotiques riche de saveurs inégalées. Il lui versa une coupe de champagne, l'invitant à le rejoindre sur le canapé. Elle ne refusa pas étonnée par son audace. Elle se sentait délicieusement émoustillée sous son regard de velours, qui la contemplait.

- Approche toi, lui intima-t-il, la pressentant sur la défensive
- Comme cela?
- Humm c'est mieux mais tu es encore trop loin de moi...dit Garry, passant au tutoiement avec une facilité déconcertante.
- Et maintenant ?
- J'aime mieux...Sans rajouter un mot, il prit son visage entre ses mains, en l'embrassant, voluptueusement.

Ce baiser la grisa littéralement. Tout son corps semblait en feu. Garry la troublait bien plus qu'elle ne le laissait apparaître. Quand il la relâcha, elle vacilla. Jamais elle ne s'était si bien sentie dans les bras d'un homme. Se pouvait-il que son rêve se réalise, cette fois ?

La distance entre eux diminuait à toute vitesse, sans qu'elle s'en rende compte. Elle se retrouva dans ses bras, étourdie, grisée par sa présence. Ses mains la caressaient, glissant sur ses hanches, lui faisant perdre la tête. Sa bouche se faisait fougueuse, insistante ; sa langue gourmande l'entraînait dans un tourbillon des sens. Quand sa main remonta sous sa robe légère, elle laissa échapper un léger gémissement. Garry lui faisait perdre la tête ! Elle tenta de se redresser, de lui échapper :

- Non, pas maintenant...
- Chuttt! laisse toi faire...
- J'ai besoin de réfléchir, tout va trop vite entre nous

Ce fut comme si leurs corps devenaient électriques. Elle sentit ses seins se durcir, sous ses mains habiles, en train de les pétrir. Tous ses sens bouillonnaient. Son bas ventre se tendait vers Garry, avide de plaisir. Les doigts de celui-ci se faisaient plus intrépides, glissant sur le velouté de ses cuisses. Elle essaya de croiser les jambes pour lui interdire de frôler son pubis. Rien à faire. Elle faiblissait sous son propre désir...La main de Garry se fit plus inquisitrice, glissant sous le léger slip translucide. Quand le bout de son doigt glissa sur son sexe humide, elle faillit défaillir. Il ne fallait pas qu'elle le croit. Tout son corps était dirigé vers lui. Elle se tordait sous ses doigts de plaisir, de désir inassouvi. Jamais elle n'avait éprouvé une telle envie de se laisser caresser.

Quand le doigt de Garry entra en elle, elle trembla, le corps parcouru de longs frissons. S'il continuait ainsi, elle allait hurler de plaisir. Elle posa ses mains sur ses hanches, puis fit glisser, à son tour, son boxer, moulant ses fesses superbes. Garry amusé se laissait faire, appréciant la douceur de ses lèvres, sur sa chair en feu. Il eut un élancement quand elle déposa sa bouche sur son sexe, y mettant un léger baiser puis le goûtât à petits coups de langue gourmands. Elle posait sa langue, appuyant longuement sur son membre dressé, puis remontait sur son gland avec une lenteur exaspérante. Garry sentait sa queue doucement palpiter. Son désir s'amplifier. Il ferma les yeux quand elle ouvrit la bouche, l'engloutissant doucement, allant et venant sur son membre érigé. Il sentait son désir bouillonner. Elle le suçait avec application, avec douceur, comme pour lui faire oublier son manque d'expérience. Cela l'émut profondément. Tant de femmes faisaient les difficiles ou la grimace quand il fallait donner du plaisir aux hommes. Incapable de résister plus longtemps, il la bascula sur le lit, et reprit ses caresses, plus intimes cette fois.

Marine gémissait, se tordait sous ses caresses, réceptive au plaisir qu'il lui offrait. Quand il lui souleva les cuisses, enfouissant son visage dans sa chatte trempée de désir, elle gémit plus fort, lui appuyant sur la tête pour qu'il la lèche. Sa vulve était gonflée de plaisir; son entrée humide de son miel. Il jouait de son désir, léchant doucement chaque lèvre, pointant le bout de sa langue sur son entrée, la goûtait, puis franchissait le ravin de sa chatte engorgée, titillait son clitoris jusqu'à ce qu'elle soit sur le point d'exploser. Quand il la sentait se cambrer, gémir, frémir, il repartait à l'assaut de son corps, s'amusant de voir remonter son plaisir aussi vite.

Au bout d'une heure d'un plaisir intensif, il décida de lui donner enfin ce que sa chair réclamait avec tant d'envie. Il se redressa, s'agenouilla puis glissant ses jambes sur ses épaules, la pénétra, centimètre par centimètre, jusqu'à ce qu'elle soit sur le point de défaillir. Elle capitula :

- Viens! Prends moi! J'ai trop envie de toi
- Oui, ma petite coquine...

Quand leurs sexes se frôlèrent puis se joignirent enfin, ce fut une explosion de leurs sens qui agita leurs corps, longuement, les laissant pantelants de plaisir et surprise...Une osmose incontrôlable les submergea, les plongeant dans un émerveillement infini ...Ce fut d’un même ensemble qu’enfin, échevelés, brûlants, qu'ils jouirent...

- Hooooo Garry, je n'en peux plus! Je jouiiiiiiiiiiis !
- Hummmmm Marine, moi aussi !

C'est en voyant arriver Marine, resplendissante de bonheur, que son amie Elodie comprit qu'un évènement important venait de bouleverser, la vie de son amie, à jamais.



OOOOO



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