LA PLUME

par Erotica51



Un bref coup d'oeil à sa montre: 11h 50. Myriam pousse un soupir de soulagement. Il est enfin l'heure d'aller manger. S'étant réveillée en retard, Myriam n'a pas eu le temps de déjeuner. Elle a attrapé sa veste et traversé sur le passage des piétons, prudemment. Le restaurant est juste, en face, heureusement. Il fait beau et elle décide de manger sur la terrasse, profitant des rayons du soleil, ce qu'elle n'a pas fait depuis longtemps. Elle a décidé de profiter de son après-midi, aujourd'hui.

Un homme vient d'entrer, dans la cour intérieure du restaurant. Il choisit un emplacement sous les ombrages. Apparemment, il n'aime pas le soleil. L'homme est grand, habillé avec une certaine élégance, la démarche nonchalante. Un jean noir lui moule superbement les fesses. Quand il passa devant Myriam, celle-ci ne peut s'empêcher d'y poser son regard. Hummmmm! L'homme ne lui a même pas jeté un regard! Comme si elle était invisible! Le mufle!

Dépitée, elle a commandé son repas, puis, fumant une cigarette pour patienter, s'est mise à l'observer; Quelque chose l'intrigue; il a passé sa commande lui aussi, d'un ton qui n'incite pas vraiment à engager la conversation; elle laisse exhaler sa fumée, longuement, les yeux à demi fermés. L'homme est pourtant séduisant;étonnant qu'il soit seul.

Celui-ci a mangé, rapidement, puis a ouvert une mallette; un dossier épais de plusieurs feuillets, il a sorti un encrier aussi et une longue plume d'oie comme autrefois! Comment est-ce possible d'écrire avec ça, à notre époque!?

Myriam n'a pu s'empêcher de rire au fond d'elle; L'homme parait plonger dans un autre monde, ne regardant même pas autour de lui, indifférent à ce qui l'entoure. Il gribouille, nerveusement, des chiffres et de courtes phrases. Il sursaute quand le serveur s'approche près de lui, sans l'avoir vu venir.


- Voici votre café, Monsieur MARTIN
- Merci, préparez-moi aussi ma note;
- Elle sera prête rapidement, Monsieur

Il sirote, à petites gorgées, son café, observant d'un air pensif, un moineau en train de grappiller les rares miettes de pain tombées au sol. A quoi pense-t-il? D'une main, il s'amuse à se caresser la joue avec sa plume... Que ressent-il? A quoi peut bien penser cet homme?

Myriam est, de plus en plus, intriguée. Quel homme étrange! Elle meurt d'envie de l'approcher mais ne veut se voir repoussée. Elle fait signe au serveur qui s'approche:


- Qu'y a-t-il dans les environs pour se détendre? lui demande-t-elle, en lui adressant un clin d'oeil de connivence
- A deux mètres, à droite, vous trouverez un superbe parc: Le Parc de la Cerisaie, Madame!
- Merci, je crois que je vais y faire un tour et m'allonger dans l'herbe, pour me reposer.

Myriam a parlé d'une voix suffisamment distincte, pour être sure que sa conversation parvienne bien aux oreilles de l'homme à la plume. Quelques minutes plus tard, elle se lève, règle sa note et s'en va d'une démarche chaloupée, balançant ses fesses, volontairement.

Elle sent les yeux de l'homme posés, sur sa croupe, caresser du regard l'épanouissement de sa silhouette, descendre sur ses jambes...Cela lui donne, soudain, chaud dans le ventre mais elle ne se retourne pas.

Elle n'a pas eu à marcher longtemps. Elle demeure immobile, l'esprit ailleurs, face à l'étang, laissant le vent jouer dans ses longs cheveux. Elle perçoit des pas qui se rapprochent, rapides, puis une voix grave lui fait tourner la tête, dans un sourire qu'elle retient:


- Bonjour, je m'excuse de vous importuner mais je ne pouvais accepter de vous laisser partir sans vous parler. J'ai senti au restaurant votre regard sur moi...
- En effet! je l'avoue...mais vous paraissiez m'éviter, pourtant. Pas une seule fois, vous ne m'avez regardée!
- J'ai le souvenir pourtant de vos lèvres sensuelles posées sur une cigarette, d'une manière troublante
- Oh! j'ignorais que vous m'observiez
- Humm accepteriez-vous de faire quelques pas, en ma compagnie, si vous avez un peu de temps et si vous n'attendez aucun amoureux?
- Oh non! Allons-y. Il fait si beau. Je me nomme Jean-Pierre
- Et moi Myriam

Il y eut un silence, rompu par leurs regards qui se croisaient, en s'observant...L'air était devenu lourd d'un désir qu'ils n'osaient formuler. A mi-parcours, peu à peu, leurs silhouettes s'étaient rapprochées. Trois cent mètre plus loin, leurs mains se frôlaient puis finissaient par s'accrocher. Il se tourna près d'elle, interrogatif, la voix, soudain, un plus rauque:


- Qu'est ce qui t'a plu en moi?
- Ta plume, quand tu as commencé à te caresser la joue avec, avoua-t-elle
- Je m'en doutais, fit-il, laconique, n'étant même pas surpris qu'ils soient passés, si vite, au tutoiement

Puis, il l'entraîna, un peu plus loin, là où les gens ne se promènent pas, la faisant passer derrière des fourrés touffus. Une minuscule clairière paraissait les y attendre. Il posa sa veste au sol puis la fit s'allonger, se positionnant, sur elle, en lui caressant la cuisse, d'une main aventureuse.

Elle le laissa faire et ferma les yeux, éblouie par le soleil... Il retira, un à un, les boutons minuscules de son corsage, dévoila sa poitrine généreuse. Il passa ses mains, sous elle, dégrafa son soutien gorge, en un tour de mains et en quelques minutes, elle se retrouva nue, allongée dans l'herbe.


- Ferme les yeux, chuchota Jean-Pierre

Myriam s'exécuta, sans rien dire, laissant un sourire effleurer ses lèvres. Elle s'allongea, sur le ventre, offrant ses belles fesses au soleil, lui restant dans l'ombre, sous les ombrages.

Myriam fermait les yeux, laissant la chaleur se diffuser dans son corps. Parfois elle devinait quelques brins d'herbe venus l'effleurer. Jean-Pierre se pencha sur elle, effleurant son dos de ses lèvres. Il la sentit tressaillir doucement. L'endroit était propice pour nos amis, loin du regard des curieux.

Ce fut un léger frôlement qui la fit sourire. Jean-Pierre avait utilisé sa plume, avec une extrême délicatesse, bien déterminé à la faire craquer. Elle glissait, doucement, s'insinuant entre chaque vertèbre, entrecroisant chaque mouvement, la troublant, délicieusement. Puis elle continua sa course, le long de ses flancs ou la chair est si fine, la laissant gagner par un fou rire nerveux. La plume repartit vers d'autres contrées, longeant la douce vallée de ses reins, grimpant sur les hauteurs de ses fesses, s'insinuant entre l'étroite vallée sombre protégeant sa grotte secrète.

Elle se détendait, peu à peu, gagnée par un étrange bien être. C'était doux et savoureux, aussi légers qu'une caresse sensuelle. Elle se laissait faire, étourdie par un plaisir indicible qui l'envahissait, peu à peu.

La plume se fit aventureuse, fureteuse, allant dans les recoins, les plus cachés, de son intimité. Elle se mit à pousser des soupirs, l'incitant, fortement, à continuer.

Il la fit se retourner, sur le dos, exposant au soleil son intimité. La plume reprit son chemin, agile, se promenant, nonchalamment, entre ses seins. Ceux-ci immédiatement réagir, durcissant sous sa caresse. Elle laissa exhaler un nouveau soupir. Mais la plume ne s'arrêta pas en si bon chemin. Elle bifurqua, brusquement, longeant l'arrondi de ses seins, les contournant, un à un, puis revint, glissant sur l'estomac puis doucement, s'arrêta au nombril, marquant une pause.

Elle déglutit, attendant la suite des évènements, avec une impatience grandissante. humm pourvu qu'elle aille plus bas; Oui, comme cela; encore un peu plus bas, entre mes jambes maintenant; hummmm c'était fabuleux de découvrir les effets de cette plume particulièrement audacieuse. Myriam referma les yeux, éblouie par la lumière à moins que ce ne soit par les élancements de plaisir que la plume lui apportait. Elle se cambra, laissant son corps l'inonder de lumière.

Jean-Pierre eut un sourire... Encore un peu de patience avec elle. La jeune femme était presque prête à s'abandonner au plaisir. Jean-Pierre s'amusa cette fois, à alterner les caresses de ses doigts avec celles plus légères de sa plume. L'effet la foudroya de surprise. C'était fabuleusement bon. Elle détendit ses jambes dans l'herbe, s'offrant à toutes ses caresses. Elle se sentait envahie par un étrange plaisir, se diffusant dans toutes les parcelles de son corps.

La plume revient en force, au moment où elle ne s'y attendait plus; longeant l'arrondi de sa cuisse, glissant vers son entre jambe, frôlant ces lèvres gorgées de désir.


- Ouiiiiiiii laissa-t-elle échapper, cambrant ses reins, de plus belle.

Jean-Pierre laissa échapper un soupir. Qu'il devait faire bon d'être en elle mais il avait promis d'être fidèle! Il ne lui restait que ces jeux innocents pour assouvir ses envies. Myriam écarta les jambes de plus belle. Lui détourna les yeux, troublé par la vision de son intimité entrouverte laissant perler quelques gouttes d'amour.

Ce fut avec une infinie tendresse, qu'il fit glisser la plume, frôlant doucement sa chair brûlante, la faisant longuement frissonner. La plume se fit plus incisive, glissant sur le coté, pénétrant ses lèvres gorgées de cyprine, glissant jusqu'au cœur de son intimité. Elle émit un léger hoquet de stupeur, renversa sa tête en arrière puis s'abandonna, totalement, aux vagues de plaisir qui la submergèrent dans une houle puissante, la laissant le souffle court, épuisée, pantelante...

Elle le vit la regarder, comme veillant sur elle, en souriant. Myriam sombra dans un profond sommeil...

Ce fut la fraîcheur qui la réveilla. Jean-Pierre n'était plus la. Seul cadeau merveilleux de sa présence, sa plume était posée, sur son sexe, en évidence comme pour lui rappeler de ne jamais l'oublier...



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