LE PIEGE

par EROTICA51



Margot était partie en congé maternité, laissant la petite nouvelle, seule, pour la remplacer sur son poste. Du coin de l’œil, John, un peu moqueur, se demandait comment elle allait s’y retrouver en la voyant déjà paniquer avec le téléphone qui, ce jour là, n’arrêtait pas de sonner.

Il est vrai que c’était un peu sa faute, ayant prévenu quelques amis, leur demandant d’appeler sous n’importe quels prétextes, histoire de voir comment elle allait s’en sortir. Comment s’appelait-t-elle déjà ? Ah oui, Elodie ! Et bien, si elle continuait à paniquer ainsi, elle n’allait pas faire de longs jours dans la boite, se dit-il, amusé. Soudain, il redressa la tête en s’entendant interpeller :

- Pourriez-vous décrocher et faire patienter la personne Mr heuuu ?
- Brice ! Et pourquoi irais-je décrocher ? Je ne suis pas standardiste !
- Pffffff ! ça commence bien ! maugréa Elodie, d’un air ulcéré, lui lançant un regard chargé de reproches
- De toute façon, c’est impossible ; J’ai un rendez-vous dans deux minutes avec un client, rétorqua Brice, se disant qu’elle ne tarderait pas à montrer son incompétence à tenir ce poste.
- Merci de votre aide…pfff

Brice haussa les épaules puis prenant sa veste et son attaché case, sortit du bureau, sans même lui dire au revoir. Qu’elle se débrouille ! Chacun son boulot, après tout. En réalité il n’avait aucun rendez vous ce jour la avec un client, si ce n’est avec ses deux meilleurs amis qui l’attendaient avec impatience, au restaurant, pour savoir ce que leurs coups de fil avaient donné comme résultats.

Bien entendu, au repas, il en rajouta un peu, mimant la jeune femme paniquée, se précipitant sur un téléphone imaginaire qui n’arrêtait pas de sonner. Nos trois amis furent rapidement partis de fous rires en s’esclaffant, ironiquement.

Par acquis de conscience, Brice repassa en fin de journée au bureau pour voir le résultat de cette première journée de travail. Etrangement, le téléphone avait cessé de sonner. Quand à Elodie, elle paraissait complètement dépassée par les évènements.

- Alors, cette première journée, ça n’a pas été trop dur ? lui demanda-t-il
- Ne me dites pas que ce maudit téléphone sonne ainsi tous les jours ! ? Je n’ai jamais vu ça depuis que j’i commencé à travailler.
- Hum ça dépend des jours. Essayez de vous organiser comme le faisait Margot. Bon, dépêchez-vous d’éteindre votre ordinateur et votre imprimante. Je dois fermer durant une semaine. Ensuite, ce sera à vous de le faire.
- Oh Margot ne m’avait rien dit à ce sujet. Désolée de vous avoir retardé, dit la jeune femme, sincèrement embarrassée.
- Bon, alors à demain ?
- A demain, Brice…

Sans même lui serrer la main, Brice se dirigea vers sa voiture, l’observant discrètement dans le rétroviseur. La jeune femme repartait à pied, s’enfonçant dans la nuit, avec l’air d’un chien abattu. Il remarqua qu’elle avait une silhouette agréable. Pressé, il mit la radio, empêchant sa conscience de le titiller puis partit sur les chapeaux de roue.
Le lendemain, la jeune femme était devant la porte et l’attendait, lui adressant un bref hochement de tête, avant de se précipiter dans le bureau où le téléphone recommençait à sonner. Le même scénario recommençait. Brice savait qu’il pouvait compter sur ses copains pour s’amuser un peu.

Effectivement, la première semaine fut pour la jeune femme une horreur. Pour ne pas se mettre en retard sur son travail, elle emmenait le soir le courrier lui restant à taper, le téléphone n’arrêtant pas de la déranger. Elle était drôlement courageuse ! se dit Brice, se promettant de dire à ses amis de ne plus téléphoner la semaine suivante.

Le lundi matin, la jeune femme était déjà son poste, arrivée en avance, tapant le courrier que margot n’avait pu traiter, essayant de tout rattraper. Elle avait revêtu un chemisier blanc, dévoilant ses avant bras et portait une jupe noire, à volants. Elle avait changé son look heureusement sauf son affreux chignon lui donnant l’air d’une pucelle effarouchée !

C’est en se baissant pour ramasser son stylo que Brice découvrit qu’elle avait aussi de très jolies jambes. L’occasion faisant le larron, il en profita rapidement, se rinçant l’œil, plusieurs fois, sans que la pauvre fille s’en aperçoive.

- Brice, ne trouvez vous pas étrange que le téléphone ne sonne pas aujourd’hui ? Peut être que la ligne ne fonctionne plus ?
- Je vais essayer avec mon portable d’appeler sur votre poste …Driing ! Dring !
- Allo ? Oh pardon, je croyais que c’était un client, dit la jeune femme en rougissant de sa méprise
- Vous voyez, qu’il s’est enfin calmé…dit Brice en riant
- Tant mieux, je vais pouvoir me concentrer sur tout ce courrier…
- Bon, si je ne suis pas de retour à 18H30, fermez bien tout !
- D’accord. Au revoir Brice

Les jours passèrent. L’un et l’autre commençait à s’habituer à travailler ensemble. Ce matin là, sur els conseils de ses amis, Brice se proposa de faire le café et d’apporter sa tasse de café à Elodie qui accepta en lui souriant, d’un air charmant.

Mais en arrivant près d’elle, il fit un faux mouvement, lui renversant le café sur son chemisier impeccablement repassé ! Ce fut la goutte d’eau pour la jeune femme qui éclata en sanglots. Elle regardait son reflet dans la glace, essayant de nettoyer à l’eau les taches de café sur son joli chemisier. Quel crétin ce garçon ! Comment avait-il pu être aussi maladroit !?

Sa réaction sur Brice fut bizarre. Il n’avait jamais vu une jeune femme en larmes et tenta de se rattraper :

- Heuu je m’en veux vraiment de ma maladresse Elodie. Allez chez vous, vous changer et ne revenez que cet après midi. Je m’occuperai des appels…c’est le moins que je puisse faire…
- Je suis confuse mais je ne peux recevoir les clients s’ils viennent, dans cet état. Je peux revenir après m’être changée…
- Attendez, laissez-moi vous aider à nettoyer cette tache là, dit Brice, prenant un coin de serviette pour éponger son forfait. La serviette étant trop mouillée, la tache s’étendit rapidement faisant découvrir à Brice stupéfait, des dessous affriolants…Sa main se mit à trembler d’excitation. Elle avait une paire de seins qu’il n’aurait jamais soupçonné sans cet incident. La jeune femme le regardait, d’un air émouvant, les yeux encore bordés de larmes.
- Ecoutez, Elodie, je vais mettre le bureau sur le transfert d’appels et vais vous déposer chez vous. Vous ne pouvez repartir à pied dans cet état, Elodie.
- Oh je vous remercie Brice. C’est vraiment gentil de votre part…

Un quart d’heure plus tard, il se gara. Elle lui fit signe de le suivre, lui proposant un café qu’elle lui servirait elle-même, cette fois, dit-elle en souriant. Assis dans le salon, il l’entendit se doucher, puis ouvrir une armoire et chercher un rechange…Bien que se retenant à grand peine de se lever pour aller la voir, Brice l’imaginait en string et soutien gorge arpentant les pièces de l’appartement. Cette pensée le fit bander immédiatement. Comment était la chambre de la jeune femme ? Il mourrait d’envie de la découvrir brusquement. Dormait-elle nue ? Avait-elle un petit ami ? Etait-elle mariée bien qu’elle paraisse trop jeune. Margot ne lui avait rien dévoilé, lui disant ironiquement qu’il aurait tout le temps, devant lui, pour le découvrir.

Quand Elodie refit son apparition, il eut un regard d’admiration, en la voyant revêtue, d’une jolie robe fleurie, dessinant ses hanches comme une savoureuse caresse. Qu’elle était belle et fraiche ! Pourquoi s’était-il amusé à ses dépends comme le roi des cons ?

Quand la journée s’acheva, il lui déposa un léger baiser sur la joue, humant goulument son léger parfum au passage. Il allait devoir jouer serré avec elle s’il voulait vraiment l’approcher.
Il est vrai que Brice avait toujours eu du succès auprès de femmes. Il était grand, brun et doté d’un visage avenant. Quand il souriait, on devinait l’homme charmeur. Cette petite caille allait lui tomber dans les bras comme une fleur !

Le lendemain, il arriva avec un bouquet de fleurs. Aucune femme ne résistait à ça ! Elle rougit délicieusement devant lui, ne pouvant cacher son embarras. Le surlendemain, il lui apporta des croissants…Le mercredi, il lui proposa de la raccompagner chez elle, à nouveau. Elodie était loin d’imaginer le piège qu’il lui tendait.

Cette fois, il la fit asseoir à coté de lui, lui parlant de tout et de rien, histoire de l’apprivoiser. Depuis quelques jours, Elodie semblait transfigurée. Elle était tombée amoureuse de ce beau garçon sans même comprendre ce qui lui arrivait. La main de Brice glissa sur le genou de la jeune femme, lui faisant battre nerveusement de cils. Quand son visage s’approcha du sien, ses lèvres s’entrouvrirent d’elles mêmes. Quand il la renversa sur le canapé, remontant sa main aventureuse sur sa cuisse, il retint un sourire satisfait. C’était encore plus facile qu’il ne l’avait imaginé. Il allait la baiser dans quelques minutes…

Quand ses doigts glissèrent vers l’intimité de la jeune femme, il la sentit tressaillir, essayant de l’empêcher d’aller plus loin. Peine perdue ! Autant essayer d’arrêter un train en marche. Quand ses doigts s’infiltrèrent sous le string humide, il faillit éclater de rire. Incroyable ! Elle était déjà prête ! Il se mit à la caresser, doucement, faisant glisser son doigt entre ses lèvres engorgées de désir…puis doucement fit glisser le string de la jeune femme le long de ses jambes, la noyant sous un glot de baisers enflammés.

Elle gardait les yeux mi clos, les joues rosies délicieusement d’excitation. Il entreprit de faire glisser sa robe par-dessus ses épaules, libérant une chevelure superbe ! Elle possédait un corps de déesse ! Quand Brice fit glisser les bretelles du soutien gorge, de la jeune femme, libérant deux seins aussi fermes que des obus, il n’en revint pas de sa chance ! C’était trop beau ! Il allait enfin la sauter ! Ses copains allaient verts de jalousie, une fois encore ! Il se dévêtit, à son tour, en un tour de main, revenant à la charge, la queue si tendue qu’elle en était douloureuse. Allongée sur la jeune femme, ses mains courant partout sur sa peau d’albâtre, il fit glisser un doigt dans son intimité, coulissant doucement pour l’exciter.

Elodie se mit à soupirer. Sa poitrine savoureuse se soulevait plus rapidement. Sa bouche restait entrouverte, laissant échapper une petite langue rose sur ses lèvres asséchées. Brice prit sa queue raidie, la dirigeant vers l’entre cuisse de la jeune femme offerte quand son téléphone se mit à sonner, le faisant sursauter :

- Allo , Brice ?
- Oui, Jean Pierre, tu peux me rappeler plus tard ? Je suis occupé !
- Ok mais dis moi, tu as réussi à sauter la nouvelle secrétaire ?
- Quel abruti tu fais ! dit Brice, réalisant qu’Elodie avait soudain tout entendu et le regardait d’un air horrifié !

Il raccrocha brutalement, se demandant comment rattraper la gaffe de son ami…La jeune femme venait de se rhabiller en un tour de main, lui jetant au visage ses affaires, ouvrant la porte pour qu’il dégage !

Quand il essaya de se rhabiller chez elle, elle le poussa sur le palier, sans ménagement, rouge de honte et de colère contre lui et elle-même ! Elle ne revint jamais travailler non plus, adressant une lettre demandant son solde de tout compte et sa paie, sans aucune explication.

Quand à Brice, il dut tenir seul le bureau et gérer ses rendez vous réels avec ses clients comme il pouvait. Qu’allait-il raconter à son patron quand celui-ci viendrait au bureau ? Mais ce qui l’ennuyait le plus était d’avoir été si près du but et d’avoir tout perdu, à cause d’un coup de fil stupide !

Un dimanche matin il alla au parc faire un jogging. Il sentit son cœur soudain faire un bond en reconnaissant Elodie qui courrait aussi. Quand ils se croisèrent, elle lui jeta un tel regard de mépris qu’il se sentit couvert de honte…Jamais elle ne lui pardonnerait ! Mais le pire pour lui était, que jamais, elle ne lui appartiendrait ! Penaud, il baissa la tête…

27.1.09

Marie Ange



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