L'OVERSIDE

par Erotica51


Visite réel d'un Club Privé Parisien réputé.



Le Net a la faculté de nous permettre de rencontrer des gens, que nous n'aurions, sans doute, autrement, jamais découverts. Après quelques échanges, sur nos bals respectives, nous avions décidé de nous présenter, en réel et de me faire découvrir la vie secrète, d'un club privé.

J'avais passé la veille, à courir les magasins, dans lesquels régnait une chaleur écrasante. Etrange réaction que nous avons, les Femmes, comme pour calmer l'anxiété d'une première rencontre. Quelle tenue allais-je mettre? Phil s'était proposé de m'accompagner, simplement, pour me permettre de découvrir ce petit monde secret. Passer la soirée en compagnie de cet homme ne m'inquiétait, nullement.

Il venait d'avoir 40 ans, m'avait adressé une photo dévoilant un homme brun, BCBG, plutôt classe, au sourire séduisant. Etait-il libre ou marié? J'avais totalement occulté de lui poser la question, considérant que cela ne me regardait, aucunement. Il était convenu qu'il serait, mon chevalier servant, ne souhaitant pas aller seule, dans cet endroit qui m'intriguait, depuis un bon moment. Cet homme me protégerait des hommes, risquant d'être trop, entreprenants.

J'avoue que mon esprit tourbillonnait, emporté par mille pensées. Comment la soirée allait-elle se dérouler? Comment allais-je réagir devant l'attitude de tous ces gens, venus chercher ce divertissement du sexe, en s'affichant. Théoriquement, je n'avais pas à craindre de rencontrer des connaissances, étant hors de ma région, ce qui aurait pu être un peu gênant. Et ma conversation avec Phil promettait d'être passionnante, vu le peu qu'il m'avait déjà raconté. J'aimais son ouverture d'esprit sur le comportement des gens. Sa voix était agréablement calme, au téléphone. C'était aussi un homme réfléchi et prévoyant.

Il n'avait pas renoncé à l'idée de m'emmener, malgré notre dernier RV annulé. Il me l'avait, à nouveau, proposé, sachant que je venais passer quelques jours de vacances, dans la Capitale. J'avais immédiatement accepté. Pas question de tergiverser. C'était le moment ou jamais. Ma curiosité naturelle, mon goût de l'Aventure et ma passion pour les plaisirs du sexe m'avaient permis de connaître, des évènements extraordinaires, au cours de ma vie de femme. Cette soirée serait, sans nul doute, une expérience intéressante à connaître. Une légère inquiétude noircissait ce tableau: comment allais-je réagir?

Nous n'avions pas prévu d'avoir une aventure, ensemble. Je m'étais donc conditionnée, en conséquence, dans le rôle d'une femme, un peu voyeuse, découvrant un monde étrange ou le Plaisir était le mot clé de ces inconnus que j'allais découvrir. De quel milieu venaient-ils? Quelles étaient leurs professions? Quel était leur âge? Je n'en avais aucune idée. Il me fallait attendre demain, pour rencontrer Phil et commencer à faire vraiment connaissance. Toute notre soirée serait décisive suivant cette première rencontre, j'en avais vraiment conscience.

Il était arrivé, plus tôt que prévu. Du coup, nous avions décidé de passer l'après midi ensemble. Chacun dévoilant une partie de sa vie, dont je tairai les détails, par discrétion. C'était un bel homme brun, svelte, habillé sobrement, ayant gardé l'apparence d'un jeune homme. Décontracté, il m'avait mise à l'aise, immédiatement. Son sourire était communicatif. Son regard semblait vouloir sonder le mien. Nous nous étions sentis, rapidement, sur la même longueur d'onde.

Nous avions décidé de nous promener dans Paris où je découvrais des immeubles impressionnants, assez écrasants. Phil connaissait parfaitement la Capitale. La difficulté majeure était d'arriver à se garer. Le problème devenait dans cette ville, inquiétant. Nous déambulions, tranquillement, tout en devisant. En fin d'après midi, nous décidâmes d'aller dîner, dans un restaurant chinois. Bien que n'ayant jamais mangé avec des baguettes, jusqu'ici, je décidais de tenter cette nouvelle expérience. Apres quelques explications et démonstrations, j'arrivais à m'en sortir, honorablement. Je me mis, à déguster chaque plat, en découvrant des goûts délicats et légers. Un thé vert légèrement âcre, mais agréablement désaltérant, par cette chaleur, accompagnait notre repas, que je buvais à petites gorgées, doucement, en l'écoutant. Ce repas pris en commun fut une expérience des plus agréables, tout en bavardant, passionnément.

Une fois sortis du restaurant, Phil me proposa d'aller découvrir ce fameux club privé. Je respirais un bon coup. Pas question de reculer, malgré la boule d'appréhension, qui me vrillait l'estomac, inexplicablement.

Nous arrivâmes devant une entrée importante, une cour cimentée, avec une grille de fer forgée, dans l'entrée. Un peu plus bas, sur la droite, à l'entrée du club, une femme dans la quarantaine, vêtue de blanc nous attendait, en nous observant arriver, discrètement. Nous franchîmes l'entrée, assez sombre ou une personne nous demanda nos prénoms respectifs et à qui je remis mon sac à main. Phil m'avait assuré que je pouvais avoir, en ceux, une totale confiance. Il y avait peu de monde. Nous en profitâmes pour visiter les lieux. Il y avait diverses pièces, ressemblant à des alcôves, discrètes; d'autres saisissantes de réalité ou l'on devinait à quoi elles serviraient, comme ce lit au bout du couloir, surmonté de hautes grilles. Il y avait aussi une piste de danse, où des personnes de tout âge, commençaient à s'échauffer, comme pour une parade amoureuse, en se tortillant.

Un premier détail me fit sursauter. Un couple dansait. Les mains de l'homme caressaient les fesses, de sa partenaire, tout en remontant sa robe, doucement, lui mettant, soudain, les fesses à l'air, ostensiblement devant tout le monde! Elle souriait tout en se laissant faire, sans chercher à se rebeller! Un peu plus loin, deux femmes s'embrassaient à pleine bouche, pendant que deux hommes se frottaient contre leurs fesses. Une africaine et une blanche. C'était un contraste saisissant. L'une se baissa, souleva la robe de l'autre, montrant le haut de ses cuisses, dévoilant son slip noir, écarta la fine culotte noire de son amie puis d'un geste précis, fit glisser sa langue sur les lèvres fines de son sexe. Un premier frisson agita la pièce ou les gens se rapprochèrent. Les deux hommes semblaient subjugués par le jeu équivoque de leurs partenaires.

Nous décidâmes d'aller voir ce qui se passait, maintenant, dans les alcôves, Phil m'informant que bon nombre de gens étaient arrivé, depuis. Dans un recoin sombre, on apercevait une main de femme en train de branler le sexe à demi érigé d'un homme, en partie caché, dans la pénombre, debout l'un contre l'autre, dans un recoin. Dans une autre alcôve, aux rideaux entrecroisés, des couples étaient confortablement installés, en train de mâter, regardant, l'air intéressé, ce qui se passait, au centre de la pièce, occupé par un lit de forme ronde, accueillant un couple en train de faire l'amour, impudiquement.

La femme avait des talons vertigineux et gardait ses jolies jambes, très droites, en l'air. L'homme, les fesses à l'air, devant les gens, s'activait sur elle, excité par les regards de ceux venus les mâter. Le visage de la femme ne reflétait aucune émotion comme si elle était habituée à se faire prendre, en public.

Au bout du couloir un lit immense, baignait, dans une couleur rouge sombre, immédiatement à la vue des visiteurs. Une femme brune, la trentaine, s'assit sur le bord, souleva sa robe, dévoilant ses jambes gainées de bas, les écartant, impudiquement, devant son partenaire, un bel homme blond, environ la trentaine.

Celui ci s'agenouilla devant elle, conscient des regards dardés sur eux. Prenait-elle du plaisir? J'en doutais, la voyant toujours appuyée, sur ses avant bras, en le fixant, sans un seul gémissement de plaisir ou un soupir de relâchement. Elle paraissait juste se laisser faire, passivement.

A coté, séparés par les grilles du lit, un homme, le pantalon glissé à ras des fesses, s'activait sur sa compagne, en la besognant, avec des "han" de bûcheron. Dans la pièce suivante, des couples se croisaient, s'observaient en silence, guettant l'approbation de leur partenaire. Un couple passa près de nous, me faisant sursauter. L'homme avait largement dépassé la soixantaine et avait emmené son épouse venue, elle aussi, s'encanailler. Il l'a fit s'allonger sur le coté, fit glisser son slip de coté et commença à la limer, tranquillement, sous le regard du public. Ce qui me fit penser que le sexe n'a pas d'age pour s'amuser.

Fascinés bien qu'interloqués, les gens les observaient avec avidité. Il y eut quelques gémissements s'échappant de la pièce où étaient installés, deux lits immenses, dans lesquels de nombreux corps commençaient à s'agiter, en copulant, à demi dénudés. Les hommes étaient plus souvent sur les femmes où l'on n'apercevait que leurs cuisses, largement, écartées. Aucune femme amazone à l'horizon!

Pas une seule n'osant soumettre son cavalier à son plaisir! Peu de positions imaginatives. Installés près de l'entrée d'une pièce, nous regardions ce qui se passait à l'intérieur. Un autre couple en face de nous, en faisait autant, la jeune femme riant en voyant ce grand-père honorer sa compagne, sous les regards curieux des gens qui les entouraient. L'ambiance commençait à être étouffante.

Certains corps ruisselaient de sueur. Juste de nombreux chuchotements comme si les gens, venus s'accoupler, avaient peur soudain, d'être remarqués, brusquement. Les lampes rouges embrasaient les pièces, se répercutant sur les murs de même ton, laissant une impression glauque et furtive, en les observant.

De retour sur la piste de danse, je continuais à observer les gens. Au beau milieu, une grande femme aux cheveux courts dansait en soulevant sa robe, montrant ses fesses aux hommes qui l'entouraient, d'une manière provocante. Plus loin, une jeune fille dansait, en frottant son cul contre le sexe de son partenaire, comme une chienne en chaleur; celui-ci en profitait pour lui malaxer la poitrine, devant tout le monde, tentant de dévoiler ses seins en public, que d'un geste, elle refusait, en remontant ses bretelles de robe. Il régnait dans toutes ces pièces une espèce de dédain et d'ennui palpable, à chaque instant, de ces gens venus s'encanailler, tout en se regardant, du coin de l'œil, à l'affût de toute position lubrique.

Dans un couloir, une autre alcôve ou plusieurs couples étaient installés, certaines femmes paraissaient dormir, les jambes largement ouvertes, leur sexe touffu offert aux regards des curieux. Pas de femmes ou d'hommes au sexe épilé ou agréablement taillé. Parfois, je sentais quelques frôlements, comme si des mains tentaient de me caressaient. J'avais la fesse nerveuse, en esquivant, ces caresses. La musique avait monté d'un autre cran, comme pour étouffer les nombreux gémissements que je percevais, des autres pièces. Assis à coté de nous, un couple était installé: l'homme complètement affalé, affreux, négligé, adipeux, la femme agenouillée à ses pieds, le suppliant d'ouvrir son ceinturon qui la gênait pour lui faire une fellation, correctement. Craignait-il de montrer son gros ventre?

Celui-ci restait affalé, les yeux ailleurs, se laissant faire. Décidément, ces messieurs étaient loin de ressembler à des étalons fougueux comme je me l'étais imaginée, en arrivant! Ceux-ci semblaient, totalement désabusés, traînant derrière eux, un ennui mortel. Les femmes étaient plus audacieuses, dans l'habillement, dévoilant au travers d'un tissu transparent, une poitrine pleine ou portant des bas et haut talons, dévoilant en croisant leurs jambes ou en s'accroupissant tout en dansant. Mon cavalier se pencha, vers moi, en murmurant:


- Pose ta main sur ma cuisse!
- Pourquoi? demandais-je, stupidement, trop surprise par sa requête
- Le grand-père, à coté, est en train de te mâter! J'éclatais de rire, tout en me détendant, posant ma main, sur sa cuisse, immédiatement. Brrr! Pas question de le laisser m'approcher, le grand-père. Sec comme u coucou, très grand, l'air austère, il se laissait caresser, sur le pantalon, par une très jeune fille, qui aurait pu être sa petite fille! Le contraste était frappant!

Plus le temps passait, plus l'ambiance paraissait dégénérer. Les couples paraissaient mal assortis, tout en convoitant ceux ou celles qu'ils croisaient. Une femme blonde fut soulevée, l'homme la pénétrant, tout en la soutenant, sous les cuisses; une femme lui dévorait la poitrine, en la caressant pendant qu'un autre s'excitait, en se frottant derrière elle. La lumière rouge de la pièce donnait l'impression d'être dans un bordel.

Dans une autre petite pièce, deux corps endormis étaient allongés sur un lit. Une lucarne permettait de les observer sans les déranger. Je reconnus la jeune fille qui se frottait contre le sexe de son partenaire, un peu avant, sur la piste quand celui-ci tentait de lui dévoiler la poitrine en public. Elle paraissait endormie profondément. Une autre pensée me vint à l'esprit : son sommeil était naturel ?

Quelques branlettes faites du bout des doigts montraient le manque d'imagination des partenaires féminines, comme si elles ne voulaient que faire plaisir à leur partenaire. Parfois, on découvrait une paire de fesses velues, au détour d'un couloir, des caresses ostentatoires, des fellations insipides faites plus pour faire plaisir que par plaisir personnel. J'échangeais un sourire complice avec mon cavalier, au hasard de ce que je découvrais, pour la première fois, dans ce lieu où la débauche était reine.

Dans une pièce, ou un lit était posé contre le mur, des couples s'ébattaient, indifférents aux personnes entrées dans la pièce, venus les observer. Une petite bonne femme arriva, l'air pressée, tiraillant le bras d'un homme totalement nu, en train de baiser une autre partenaire. Elle lui murmura quelques mots à l'oreille. Celui-ci sembla paniqué et commença à chercher au sol, ses vêtements complètement dispersés, par ceux entrés dans la pièce. Il passa devant nous, d'un air pressé, en réajustant son pantalon, l'esprit ailleurs. Que se passait-il ?

Dans le couloir, un jeune garçon, à peine 18 ans, déambulait, observant tous ces gens en train de forniquer, l'air totalement dépassé. Quelle image allait-il avoir dorénavant, à son âge, du sexe ? Penserait-il que tout se passait ainsi, dans la vie, normalement ? Il était seul et avait soudain l'air désemparé, ne sachant plus où diriger ses pas, l'air tres pâle, comme quelqu'un ayant besoin de prendre l'air. L'homme chargé de la sécurité dans l'établissement le prit par le bras, fermement et lui dit, discrètement :


- Bon, tu en as vu suffisamment! Maintenant, tu dois partir comme je te l'ai, tout à l'heure!

Le jeune homme baissa la tête, en acceptant, oui, le suivant, sans aucun geste de rebellion, complètement dépassé par la vision de ces corps enchevêtrés, préoccupés par les plaisirs de la chair. J'eux pitié de lui, brusquement. Qu'était-il venu chercher dans cet endroit, ou les jeunes ne venaient guère en nombre ? Que signifierait pour lui, l'Amour, dorénavant ? J'aurai discuter avec afin de connaître ses impressions mais il partit, sans faire aucune objection, suivant le surveillant, d'un pas calme.

Dans un recoin, un couple s'amusait. L'homme avait ouvert son pantalon, glissant son sexe dans la main de sa partenaire. Par un jeu astucieux d'ombres et de lumière, nous n'apercevions que leur taille. Le visage restait caché dans l'ombre, discrètement. Mais les gens pouvaient les voir, en passant.

J'avais l'impression de me trouver sur une autre planète ou la beauté du sexe semblait n'avoir plus aucun sens; juste l'impression fugitive de découvrir combien les gens, quel que soit leur milieu ou leur age, pouvaient se conduire comme des bêtes, soumettant les femelles, à leurs turpitudes dans leur quête plus forte du sexe et de ses émotions. Le coté voyeurisme et exhibition était ce qui transparaissait le plus, dans ce lieu.

A deux heures du matin, n'ayant plus rien à découvrir, nous filions, en riant sous cape, comme deux écoliers, venus s'offrir une escapade, en cachette, l'esprit encore en ébullition, par ce que je venais de voir. Paris venait, une fois encore, de me surprendre...Je n'étais pas prête d'oublier ces images, imprimées au fer rouge, dans ma mémoire…Je savais que j'étais sous le choc de mes premières impressions. Il me faudrait visiter, encore d'autres lieux, sachant que ce n'était que l'iceberg, d'un monde secret, vivant, la nuit, dans la Capitale.



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