ORLANDO

par Erotica51



Ma vie venait de changer brusquement. Chaque jour, je rentrais, un peu plus tôt, à la maison. Toute la journée, je rêvais, l'esprit ailleurs, le corps en ébullition, pressée de le retrouver. Orlando était si beau, si irrésistible avec ce sourire, avec ce beau regard si chaud que je n’avais qu’une hâte, depuis quelques jours, le retrouver au plus vite.

Sans que rien ne m'y prépare, il était apparu, un soir, dans ma bal, me laissant muette de surprise. Subjuguée, je l’avais trouvé tout simplement « magnifique ».

Mes rêves étaient emplis de son regard, de son corps superbe, sur lequel ma main aimait déjà se poser comme par mégarde. Chaque jour, ma faim devenait grandissante de lui. Mon corps enfiévré se tordait d'amour, ne cessant de regarder ma montre, pour le retrouver au plus tôt...Finies les heures supplémentaires ! Je n’avais qu’une envie : le retrouver le plus vite possible ! Mon patron m’observait, surpris, d’un regard qui en disait long, en me voyant partir, à longues enjambées nerveuses.

Malgré cette passion dévastatrice, je gardais les pieds sur terre et décidais de lui résister. Chaque soir, en rentrant à la maison, je le contemplais ironiquement, puis sans un mot, me déshabillais, enlevant lentement mes vêtements, me promenant effrontément sous son nez, en soutien gorge et string affriolants. Ses yeux luisaient de convoitise.

Il ne bougeait pas, ne disait rien mais je sentais ses yeux, en silence, me suivre. A mon tour de découvrir son endurance. Combien de jours, de nuits, allait il tenir, en tenant de rester impassible. Seul, son regard de velours me fixait, d'un feu ardent

J'avais découvert son nom : Orlando. De tous les hommes que j’avais connu, il était vraiment le plus beau ! Tout mon corps brûlait de passion, désirant tant sa main vienne me frôler, voire me caresser, voluptueusement.

De jour en jour, ma faim pour lui se faisait dévorante, vorace, impatiente. Il me résistait, me mettant littéralement à la torture. Sous son regard incandescent, je me sentais, de jour en jour, faiblir.

Un jour, je décidais de passer outre à mes engagements, faiblissant dans mes bonnes mais impossibles résolutions. Je m'asseyais en face de lui, provocante, entrouvrant les cuisses avec ostentation. Son beau regard parut s'illuminer devant cette vision. Je ne comprenais pas. Pourquoi me résistait-il finalement ? Lui faisais-je peur ? Il connaissait pourtant mon goût pour le plaisir. N’est-ce pas grâce à nos échanges brûlants que nous avions décidé de faire connaissance ?

Qu’il m’était dur de résister à cet appel de mes sens, de l’observer parfois la nuit, quand je me réveillais. J’avais si faim de lui que mon corps se tordait d’impuissance de le voir me résister. Dormait-il vraiment ? Je ne le pensais pas ; quand je m’approchais de lui, son regard moqueur semblait me défier ; je n’allais quand même pas me jeter sur lui sauvagement !? Alors, frustrée, je me reculais puis repartais sur la pointe des pieds.

Orlando me voyait me consumer pour lui, impuissante, n’osant lui avouer combien je le désirais. Aucune de mes tenues sexy le ne réussirent à le faire craquer. Ni mes nuisettes transparentes à ras des fesses ne le firent changer d’avis. Il demeurait d’une froideur stupéfiante. Serait-il possible qu’il soit attiré par des garçons ? Oh non, à cette pensée, tout mon corps se rebella brusquement, m’arrachant un long gémissement de dépit

Puisqu’il refusait de me parler, de me caresser, de m’embrasser, il ne me restait qu’une ultime solution : me caresser. Devant lui jusqu’à la jouissance ! Mes doigts se mirent aussitôt à glisser sous mon petit slip léger, jouant mille partitions savoureuses, en gémissant de satisfaction sous son nez.

Je me fis garce, en l’allumant, humectant de la langue mes lèvres gonflées d’excitation. Je devins chienne, en me vautrant sur l’immense canapé, me caressant effrontément sous son nez. Je devins pute en lui infligeant l’ultime torture qui aurait du le faire sortir de ses gongs : utiliser un gode de belle dimension et me faire hurler de plaisir. Mais ce fut un fiasco. Il ne fit aucun geste ni remarque cinglante, et resta sans réagir, gardant ce sourire qui commençait à me chauffer les oreilles. Les jours suivants, Orlando continua, impassible, de me contempler, acceptant tout sans rien me dire.

C’est ainsi qu’un soir, dépitée, ulcérée, je décidais de ranger sa photo définitivement, retirant son portrait magnifique de mon écran. Un nouvel amant allait arriver, dans ma vie, et il était devenu grand temps que mon corps retrouve le goût de baisers et caresses, cette fois-ci, bien réels. Je lui tirais la langue, puis le fis disparaître de ma vue, définitivement. Orlando venait de redevenir poussière dans l’immensité de mon écran informatique Sans pitié, je venais de décider de m’en débarrasser et ne plus jamais l’attendre….C’est ainsi qu’Orlando replongea dans le néant, sans un seul mot de protestation.



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