OLIVIER ET L'INCONNUE

par Erotica51



Ils venaient à peine d’arriver au restaurant qu’ils s’étaient à nouveau disputés. Furieuse, Stéphanie s’était relevée, avait ramassé sa veste et son sac puis était repartie, lui lançant un regard noir, l’avertissant ainsi qu’il n’avait pas intérêt à la retenir. Olivier avait poussé un soupir. Un bref instant, il avait craint un esclandre de sa part en plein restaurant La soirée commençait mal pour lui qui mourrait de faim ! Son estomac venait de le rappeler à l’ordre brusquement dans un gargouillis sonore.

Olivier fit un signe au serveur, l’invitant à prendre sa commande. Pas question de repartir du restaurant le ventre vide. Leur histoire lui laissait un goût amer dans la bouche. Puisqu’il s’était préparé pour sortir, et bien il sortirait ! Tant pis pour elle ! Il commençait à en avoir assez de ses caprices.

Le serveur lui apporta une coupe de champagne qu’il dégusta, lentement, regardant autour de lui, avec curiosité. Avait-il senti son regard posé sur lui ? Il n’aurait su le dire précisément. Mais son instinct l’avait averti que quelqu’un le fixait. Il tourna la tête, faisant le tour de la salle, discrètement. En face, deux yeux immenses semblaient le dévorer qui le firent avaler son champagne de travers.

Il pesta silencieusement, se maudissant de perdre son contrôle devant cette femme qui le regardait avec tant d’insistance. Elle était vêtue d’une robe chinoise, fermée de petits boutons, posés en biais, du coin du sein gauche au bord du cou. Elle devait avoir des cheveux longs mais ce soir là, elle les avait ramenés en chignon, dévoilant un cou fin et délicat, qu’il imagina embrasser à petits coups légers. A cette pensée, il esquissa un sourire. Son kimono était-il court ou long ? Il pesta à nouveau, contrarié. La nappe lui cachait ce détail.

Intrigué, il l’observait, cherchant à en savoir plus sur celle femme solitaire, qui détonait, indifférente aux couples qui la regardaient, avec curiosité. Elle prit son verre, lui adressa un bref signe de tête, lui sourit avant d’avaler son verre. Surpris, il comprit qu’elle venait d’avaler un verre de saké, d’un coup sec, sans sourciller. Le serveur vint lui apporter sa commande : des suchis.

L’inconnue mangeait de bon appétit, jetant ses baguettes avec dextérité dans son bol de riz, d’un geste agile. Elle mangeait sans le quitter des yeux. Olivier se sentait bizarrement ébranlé par ces yeux bleus qui semblaient l’hypnotiser. Fasciné, il aimait regarder ces mains fines, aux ongles parfaitement manucurés, peints d’un vernis nacré. Quel effet ceux-ci provoqueraient-ils sur ses reins ? Un léger frisson lui traversa le dos, le laissant surpris à cette pensée savoureuse.

Il était évident que sa soirée était gâchée avec Stéphanie. Celle-ci avait du rentrer chez elle en taxi. Heureusement, elle n’avait pas les clés de chez lui. Olivia décida de chasser Stéphanie de son esprit. Après tout, il avait plus agréable en face de lui. Qui était cette inconnue ? Pourquoi une aussi jolie femme était-elle seule ? Elle paraissait à l’aise pourtant alors qu’il était plutôt exceptionnel de voir une femme seule en plein restaurant, de surcroît un samedi soir, souvent réservé aux amoureux.

Elle mangeait lentement, comme si elle savourait la chair du poisson. A nouveau, leurs regards se croisèrent, qui le laissa ébranlé. Il y avait dans ses yeux une espèce de défi. Comme si elle craignait quelque chose. Pour la rassurer, il lui sourit, guettant avec appréhension sa réaction. Elle resta sa baguette relevée, un sourcil légèrement relevé, surprise. Ses traits se détendirent légèrement. Il indiqua son ventre, lui faisant comprendre qu’il était terriblement affamé. Ce geste la fit rire. Olivier fut surpris par la transformation de ses traits. Elle était ravissante quand elle riait, comme si d’un simple geste de la main, toute sa tristesse s’était envolée.

Il aurait aimé l’inviter à sa table mais accepterait-elle ? Leurs regards se cessaient de se croiser, de se frôler, de se caresser tendrement. Ils n’étaient plus seuls dans ce restaurant, indifférents à tout ce qui les entourait. Il la vit faire signe au serveur, intrigué. Qu’allait-elle à nouveau commander ? Elle chuchota à l’oreille de l’homme esquissant un sourire en le regardant. L’homme hocha la tête, confirmant qu’il avait compris sa requête pis repartit en direction des cuisines.

Elle avait vidé la totalité de son assiette, jouant habilement avec sa baguette, la passant entre ses doigts rapidement, comme le font les majorettes, sauf que la sienne était toute petite. Il était perdu dans sa contemplation quand le serveur arriva avec sa commande mais au lieu de la déposer à sa table, il la posa à coté de l’inconnue, qui lui fit signe de venir la rejoindre. Trop surpris, Olivier ne put s’empêcher de sourire puis se leva, nerveusement, soudain pressé de retrouver cette inconnue.


Ses idées s’embrouillaient. Affolé, il se demandait de quoi ils allaient discuter ?

- Asseyez-vous, je vous en prie, dit-elle d’une voix très douce, une lueur amusée dans le regard
- Merci. Je ne voudrais pas vous déranger…
- Soyez sans crainte. Je déteste manger seule…et vous l’êtes vous aussi.
- C’est vrai ; il y a des soirées comme ça où tout semble aller de travers, rétorqua Olivier dans un soupir
- Croyez vous ? Et qui vous dit que cette soirée va être triste ? Ne sommes-nous pas deux inconnus, face à face, ce soir ?
- Vous avez raison. Mangeons avant que cela ne refroidisse…
- Bon appétit ; je vais commander autre chose pour vous accompagner puis dégusterai mon dessert en même temps que le votre…
- Si j’avais deviné que je serai à votre table, ce soir…Etrange le hasard, parfois, rétorqua Olivier, l’air songeur. Puis-je vous offrir une coupe de champagne, le temps que je me restaure rapidement ?
- Avec plaisir…j’adore cette boisson. 

Tout en mangeant, ils se regardaient, les yeux dans les yeux, amusés, tentant de se séduire. Parfois, un léger rire échappait.à la jeune femme, troublée par ce jeu délicieux et les doux frisons qui l’envahissaient Fasciné, Olivier aimait la regarder manger, observant cette belle bouche pulpeuse, en mouvement, l’imaginant, silencieusement, glisser sur sa queue, voluptueusement.

 Elle parlait doucement, lançant des regards rapides autour d’elle ; craignait-elle de voir arriver un amant ? Il n’osait l’interroger à ce sujet mais se sentait bien auprès d’elle. Quand elle regardait son assiette, il découvrait un trait discret sur ses paupières, accentuant l’éclat bleu-vert de son regard surprenant. Quand l’inconnue le regardait, il sentait la caresse de son regard glisser sur ses lèvres. Nerveux, il déglutissait avec peine, se demandant comment serait la volupté de sa langue s’il l’embrassait. Il ne pouvait nier qu’en cet instant, c’était tout ce qu’il désirait : l’embrasser.

- Quel est votre prénom ? lui demanda Olivier intriguée
- Est-ce bien important à connaître ? Je serai « votre inconnue » pour la soirée, répondit celle-ci, esquissant un sourire qui en disait long sur ses pensées secrètes

Le cœur d’Oliver si mit à taper, si fort, dans sa poitrine qu’elle devait sûrement l’entendre.

Faisait-elle partie de ces femmes faciles qu’il suffisait d’un restaurant pour les basculer dans leur lit ? Se demandait-il, avec circonspection, en l’observant avec attention. Tout en elle l’attirait irrésistiblement. Cette fossette qui se creusait quand elle lui souriait ; .le charme de ses mains délicates qu’il désirait caresser ; la finesse de son cou quand elle penchait la tête en l’écoutant, tout lui plaisait en elle ! Qu’avait-elle voulu dire par « toute une soirée » ? Qu’elle était prête à se donner à lui ? Toutes ces questions lui donnaient le vertige. Le repas s’écoulait entre eux agréablement, riche de sous entendus, d’allusions qui lui donnaient la fièvre…Il avait hâte de sortir du restaurant, de l’emmener, de la posséder…

Il fit un signe au garçon, l’invitant à apporter rapidement l’addition. Il n’en pouvait plus d’attendre, de la désirer en silence, la dévorant des yeux, le corps en ébullition. Il régla la note puis la prenant par le bras, l’entraîna avec lui. Elle ne disait rien, se laissant guider jusqu’à la voiture. En refermant sa portière, il l’avait fixé longuement, lui donnant le temps de changer d’avis. Elle savait ce qui arriverait. …

Ils roulèrent un moment puis sortir du périphérique. Galamment, il sortit le premier, lui ouvrit la portière, lui couvrant les épaules de sa veste, l’air s’étant rafraîchi. Arrivés devant la porte cochère, il ne put résister au plaisir de l’adosser contre le mur, la caressant, l’embrassant avec fièvre, tout son désir d’elle se réveillant, subitement. Ses mains glissèrent sous sa robe, remontèrent le long de ses cuisses puis empoignèrent à pleines mains ses belles fesses fermes.

Elle se cambrait, se frottait contre lui comme une chatte amoureuse, incapable de contrôler la violence de son désir, soudain prise d’une frénésie sexuelle de se donner à lui. Que leur arrivait-il ? Elle n’aurait su l’expliquer. Sa main caressait sa belle nuque, en l’embrassant savoureusement. Elle se sentait perdre la tête. Elle tressait en sentant son doigt glisser sous son slip, caresser doucement ses lèvres devenues humides, augmentant son désir par vagues puissantes.

Elle s’abandonnait peu à peu, ivre de désir. Elle était trempée, ruisselante sous ses doigts. Elle fondait littéralement blottie contre lui, à l’abri des regards sous l’ombre du porche. Elle tremblait de plaisir, de désir…Il se déboutonna, d’un geste sec, pressé d’enfouir sa queue douloureuse de désir en elle. Elle se cambra, s’offrant à son plaisir. Il souleva sa jambe, lui maintenant d’une main pendant que de l’autre, il dirigeait son membre gonflé dans son antre humide.

Il n’eut aucun mal à la pénétrer, pénétrant nerveusement au fond d’elle, savourant sa chair en fusion. Il se cramponna à elle, imprimant des mouvements de vas et viens puissants, écoutant ses gémissements de plaisir comme une musique superbe. Tout leur corps vivrait en même temps. Au bout d’un moment, il la fit se retourner, lui plaquant les mains contre le mur, relevant sa jupe avec ostentation, dévoilant ses belles fesses offertes. Qu’elle était belle, le cul offert, dans un rayon de lumière..

Il écarta ses beaux globes de chair, fit jouer sa queue entre ses lèvres ruisselantes puis glissant sur son œillet fripon, pénétra doucement dans ses chairs. Elle émit un gémissement plus rauque, sauvage, venant du plus profond d’elle. Olivier enfouit son visage dans son cou parfumé, laissant son désir lui dicter ses gestes…Qu’elle était bonne ! Elle ruisselait sous ses doigts, sous sa queue puissante en train de la tarauder…Elle hoqueta, se cambra encore plus contre son sexe, l’invitant à forcer ses chairs puis se mit à jouir, voluptueusement :

- Ahhhhhhhhhhhh hummmmmmmmmmm comme j’aime ! murmura l’inconnue toute frémissante

Pour Olivier, ce fut le déclic pour lui aussi. Il jouit furieusement, la remplissant de son foutre brulant :

- Ohhhhhhhhhhhh comme tu es bonne !

Un peu géné apres, il sortit un mouchoir pour l’aider à essayer…Son sperme descendait en longues trainées le long de ses cuisses. Elle le remercia d’un sourire. Un fois rhabillés, il l’invita à entrer dans la cour :

- Viens, allons nous reposer, lui chuchota-t-il
- Non, il est tard, je vais rentrer. Elle n'osait croiser son regard...
- Dans ce cas, laisse moi t’emmener chez toi ; où habites tu ?
- C’est sans importance, je n’habite pas loin d’ici. J’y serai dans cinq minutes. Je te remercie...
- Mais, donne moi au moins tes coordonnées que je te rappelle prochainement…

Elle sourit, d’un petit sourire soudain triste, lui notant sur un bout de papier son prénom et son téléphone. Il le rangea précieusement dans son porte feuille, l’embrassant une dernière fois avant de la regarder partir. Avait il rêvé ou avait-elle une larme au coin de l’œil en train de s’écouler ? Il n’aurait su le dire. Elle venait de disparaître sans bruit…engloutie dans la nuit.

Une fois chez lui, il sourit en regardant son prénom noté d’une écriture tremblante : Jade Une fois douché, il se coucha, s’endormant en faisant des rêves agréables. Demain, dès que le réveil sonnerait, il l’appellerait, se promit-il !

Quelques heures plus tard, le réveil sonna le sortant aussitôt, de son sommeil. Immédiatement il composa son numéro, heureux d’entendre à nouveau sa voix mélodieuse: Les paroles qu’il entendit le glacèrent.

- Le numéro que vous avez demandé n’existe pas. Veuillez renouveler votre appel ou vérifier ce numéro auprès des services de France Télécom.

Olivier ne revit jamais son inconnue d’un soir mais elle est restée, à tout jamais, imprimée au fer rouge dans sa mémoire….Jade, Jade, Jade…


à suivre...



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