LE MAITRE NAGEUR

par Erotica51



Christelle était une sportive presque accomplie. Presque, car l'eau demeurait pour elle, quelque chose de vraiment terrifiant. Tout remontait à son enfance: un maître nageur stupide l'avait lancée, de force, dans l'eau, la faisant couler...Elle gardait de ses instants angoissants, la vision de centaines de bulles d'eau qui sortaient de sa bouche, en se noyant.Désespérée, elle avait agité ses mains, frénétiquement, cherchant l'air, désespérément. Le maître nageur avait dû plonger, pour la sauver!

Lassée de renoncer au plaisir de se rafraîchir, en dépit de la chaleur harassante, elle avait pris, un beau jour, son courage, à deux mains et s'était inscrite, au club municipal, pour prendre des cours de natation.

Il lui avait fallu du courage, pour se présenter, à sa première leçon. Le maître nageur était plongé, dans l'eau, à mi cuisses, en maintenant, une femme, par le menton. Elle les avait observés, s'occupant de leurs élèves, certains occupés à se pavaner, en bombant leur torse, d'autres n'hésitant à se mettre à l'eau, pour corriger une position, comme THIERRY; Il approchait les 45ans, environ et paraissait sérieux, dans son métier. Il lui avait demandé de lui montrer ce qu'elle savait faire. Elle était restée immobile, regardant l'eau, avec appréhension. Incrédule, il l'avait regardée:


- Mais vous savez un peu nager, quand même ?
- Non, j'ai toujours été terrifiée, depuis ma noyade, par l'eau
- Mais vous savez mettre la tête sous l'eau ? souffler dans l'eau ?
- Surtout pas!!!! s'était-elle exclamée sur la défensive

Il l'avait entraînée vers le petit bain, la faisant s'asseoir, puis s'allonger, sur le dos, tout en la maintenant. Sa présence était rassurante et il le savait. Puis, il l'avait fait s'agenouiller et lui avait demandé de plonger son visage quelques minutes, dans l'eau. Elle s'était exécutée, juste une brève seconde, ce qui l'avait fait dire, en riant:


- C'est déjà fini?! mais je n'ai même pas eu le temps de vous regarder!

Docile, elle avait recommencé, afin de lui prouver qu'elle avait osé le faire. Il avait souri de contentement, comprenant qu'elle avait besoin d'être encouragée.

Chaque lundi, les leçons reprenaient mais Christelle avait l'impression de ne pas progresser. La semaine finie, sa peur était, à nouveau, revenue et son angoisse restait grande. Elle décida d'en parler à une amie. Celle-ci se proposa de l'accompagner, le mercredi soir et le samedi soir. Très vite, elle progressa, ayant l'impression d'avoir quitté la piscine, la veille. Trois mois plus tard, elle nageait, sans l'aide de la perche du maître nageur.

Lui, très fier des progrès de la jeune femme, parlait, avec ses collègues, de cette élève, avec admiration. Elle ne ratait aucun cours, arrivait souvent en avance et était toujours volontaire, pour chaque nouvelle démonstration.

Il suivait des yeux, sa silhouette agréable, avec un petit pincement, quand un garçon lui parlait. Le maitre nageur s'était, sans s'en apercevoir, peu à peu, attaché à elle. Christelle, quant à elle, lui trouvait un charme indéniable.

Il faisait, régulièrement, ce jour là, le tour du bassin, observant les gosses qui couraient, sur le macadam, malgré le règlement qui l'interdisait! L'un deux s'était arrêté puis venait de se positionner, au bord du grand bain, tournant le dos au bassin et venait de plonger, en arrière, sans faire attention si quelqu'un nageait!

Très vite, il entrevit le drame. La tête du garçon venait de frapper Christelle, en plein estomac, la faisant couler, à pic! Il n'hésita pas une seconde et plongea, à son aide, immédiatement.

Elle venait de toucher le fond mais gardait, résolument, les yeux ouverts, frappant le sol du pied, nerveusement, remontant très vite, à l'air.

Il poussa un soupir de soulagement, la voyant revenir au bord du bassin sans paniquer. Elle nageait nerveusement mais paraissait avoir des difficultés pour remonter l'escalier et sortir du bassin. Il courut au devant d'elle, lui agrippant la main.

Tout son visage bleuissait ! Elle manquait d'air !!! Il la fit s'allonger, immédiatement, sifflant ses collègues, pour les alerter. La jeune femme n'arrivait plus à respirer, le plexus bloqué par la tête du gamin! Il lui fit un bouche à bouche, lui insufflant enfin un peu d'air, l'obligeant à respirer, lui débloquant le sternum, d'un mouvement sec...

Christelle haletait, à petites saccades, les yeux pleins de larmes, prise d'un léger tremblement. Rassuré, THIERRY la prit contre lui, tout en lui murmurant des mots rassurants:


- Chut ! voila, c'est fini, tout va bien...tu ne crains plus rien...
- J'ai eu si peur! Je me voyais couler au fond!! J'ai cru ne jamais arriver à l'air libre! Je ne pouvais plus respirer....sanglotait-elle, en l'agrippant d'un geste désespéré, les yeux encore agrandis de terreur.

Il lui baisa le front, repoussant ses cheveux sur son visage trempé, d'un geste tendre, la berçant comme une enfant effrayée. Enfin elle cessa de trembler puis se mit debout, en vacillant. Il décida de la ramener, chez elle, par précaution. Sa peur avait été suffisamment forte, pour ne pas avoir envie de rester à la piscine.

Il la laissa se rhabilla puis la ramena chez elle. Allait-elle oser le faire entrer ? Il hésitait à lui demander mais elle le devança, lui prenant la main, sans façon.


- Viens! je peux t'offrir un café?
- Merci, ce sera avec plaisir!

Elle le servit, d'un sourire reconnaissant puis alla se doucher, afin d'enlever l'odeur de la piscine, comme un méchant souvenir. Quand elle revint près de lui, elle avait enroulé une immense serviette de bain, autour d'elle, laissant ses cheveux s'égoutter, à demi essorés.

Il n'eut pas le temps de réfléchir. Elle venait de se coller contre lui, cherchant ses lèvres. Un fougueux baiser les unit. Leurs langues se cherchaient, dansaient une sarabande qui leur donnait le vertige. Lentement, pour ne pas l'effrayer, il défit sa serviette, léchant les gouttes d'eau, une à une, sur sa peau dorée. Elle fermait les yeux, le laissant faire, le corps enflammé d'un plaisir exquis.

Il s'agenouilla devant elle, laissant ses mains sur ses hanches, comme pour la maintenir, léchant ses seins, avec délicatesse, puis son ventre avant d'arriver doucement, à son sexe. Il retint un sourire. Elle était déjà toute humide! ses lèvres engorgées de plaisir laissaient échapper quelques gouttes de cyprine translucide. Il les goûta avec délectation, glissant sa langue fureteuse, entre ses lèvres, à la recherche de son bouton de rose si sensible. Elle écartait les jambes, au dessus de sa tête, se caressant la poitrine, dans un geste sensuel.

Il sentit sa verge se dresser, douloureusement, tant il avait envie d'elle. Il la dévora longtemps, l'échauffant à un point qu'elle ne put retenir son désir. Elle le fit s'allonger, à même le sol, puis se reculer, vint s'empaler sur son sexe, en laissant mourir un gémissement de plaisir. Leurs corps s'épousaient, se prenaient, allant vers l'autre avec une faim dévorante. Ils se retrouvèrent, tête bêche, chacun suçant l'autre goulûment, sans jamais arriver à se rassasier.

Il la posséda, de toutes les façons, sur le canapé, puis la table du salon, le long du mur puis à quatre pattes où à bout de souffle, il l'entendit jouir, violemment, le corps arqué de longs frissons. Il avait trop envie d'elle et s'enfonça, au fond d'elle, résolument, déversant son sperme, en longs jets bouillonnants...

Puis, ils restèrent, emboîtés, l'un et l'autre, savourant ces derniers moments de jouissance, en silence, heureux du plaisir qu'ils venaient de découvrir...

Soudain, le bruit du portail électrique du garage se fit entendre ! Elle releva la tête, exsangue, affolée, se rhabillant d'une longue robe d'été, qu'elle enfila, à toute vitesse, en s'exclamant:


- Mon dieu! mon mari!!!

Quand la porte s'ouvrit, un homme, assez imposant, s'approcha de Christelle en déposant un baiser distrait, sur sa bouche gonflée, regardant THIERRY, d'un air interrogateur. Celui-ci, heureusement, avait tout juste eu le temps de se rhabiller, buvant son café, d'un air tranquille.

- Bonjour! lui dit-il, poliment, en se levant, respectueusement
- Bonjour Monsieur! je suis le maître nageur de votre épouse...qui a eu un petit évanouissement à la piscine. Mais, je vous l'ai ramenée, saine et sauve, heureusement!
- Excusez moi, Thierry, de vous interrompre mais je vais tout expliquer à mon mari...Je ne veux pas abuser, plus longtemps, de votre temps et me permets de vous rappeler que votre femme vous attend, pour la déposer, à la gare!

Elle se leva pour le raccompagner à la porte, lui adressant un léger clin d'œil, de connivence, en le regardant partir...Puis, elle revint dans la maison en s'exclamant:


- Me revoilà ! Je suis à toi, mon chéri!!!



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