UN POSTE AU GOUT AMER

par Erotica51



Gilles était heureux ce soir, dégustant les yeux à demi fermés, un champagne millésimé. Il venait enfin d'obtenir le poste de directeur-adjoint qu'il avait si longtemps convoité, n'hésitant pas écraser tous ceux qui se mettaient en travers de son chemin.

Sous prétexte d'être à l'écoute de ses subordonnés, il les faisait venir, un à un, le matin dans son bureau, leur offrant hypocritement le café, sondant leurs idées. Dès que l'une d'elles l'intéressait, il se l'appropriait, puis se mettait en avant auprès des responsables de l'entreprise où il travaillait.

C'est ainsi qu'il avait fini par grimper les échelons, un à un, se débarrassant sans pitié ensuite de ceux qui l'avaient servi fidèlement, même de Jimmy, son meilleur ami.

Il jeta un bref coup d'oeil à sa montre. Il n'était pas nécessaire ce soir de rester au bureau, à faire semblant de travailler.

Durant toutes ces années, il avait dû mettre de coté sa vie de famille, laissant souvent sa femme éplorée au téléphone, qui l'attendait pour diner. Il allait fêter sa victoire avec elle ce soir, en l'emmenant au restaurant puis au bal, depuis le temps qu'elle lui demandait.

Il ferma son bureau à clé puis avertit le gardien qu'il partait. Le long de la route, il se surprit à siffloter de contentement. Il y avai bien longtemps qu'il ne s'était senti aussi content. Dès lundi, il allait devoir se retenir de rire, en entendant les bonjourss obséquieux de ses employées. Monter en grade a toujours un effet jouissif qui vous fait bomber le torse, en regardant devant vous, droit devant.

La maison semblait plongée dans la pénombre. Etrange. Pourquoi Myriam n'était-elle pas dans le salon, à l'attendre, comme elle le faisait habituellement ? Il alluma la pièce, puis la télévision quand il remarqua qu'un CD y était installé. Intrigué, il regarda dessus ce qui était écrit : "Le cocu de service". Surement un de ces films à l'eau de rose dont sa femme était friande.

Il le mit en route, sirotant son verre de whisky, souraint en entendant des gémissements de plaisir. Depuis quand Myriam regardait-elle des films pornographiques ? Il faillit en lacher son verre de surprise. Les cris de plaisir se faisaient plus intensifs. Peu à peu, les longues jambes d'un homme apparurent, puis l'image bougea et il put admirer la croupe généreuse d'une femme nue, chevauchant à son tour l'homme. Il fronça les sourcils...

Où avait-il vu ce cul sublime la dernière fois ? Même s'il lui arrivait de tromper Myriam, de temps en temps, il s'était montré suffisamment malin pour qu'elle ne le découvre jamais. Les amants faisaient l'amour comme jamais. La femme gémissait sous les coups vigoureux du sexe de l'homme, cambrant ses fesses, invitant l'homme à lui caresser pendant qu'ils baisaient.

Pas de doute, ces deux là ne faisaient pas semblant, se dit Gilles, un sourire amusé flottant aux coins des lèvres. Epuisés, les amants s'écroulèrent dans les draps, roulant sur l'oreiller, éclatant de rire, d'un air satisfait.

Cette fois, Gilles lacha son verre de stupéfaction! Il venait de reconnaitre sa femme qui venait de baiser avec son meilleur ami ! Il poussa un rugissement de rage et fonça dans la chambre. Sur le lit, bien mis en évidence, se trouvait une enveloppe qu'il ouvrit nerveusement :

- Mon chéri, devenir directeur-adjoint n'est pas tout dans la vie. Tu as oublié qu'une femme a besoin de plaisir à satisfaire. Je pars avec lui, ton meilleur ami qui a le temps de me donner du plaisir ! Ta femme qui ne t'aime plus et qui a entamé le divorce. Tu es peut-être devenu un homme important mais au lit, tu restes un nul ! Myriam.

En dessous, un autre message écrit cette fois au stylo bleu, l'attendait, dont il reconnut l'écriture de son meilleur ami :

Gilles.

Tu m'as baisé des années en me volant toutes mes idées, sans respecter notre amitié. Je baise maintenant ta femme. Nous sommes quittes ! Mieux vaut perdre un boulot qu'être cocu comme tu l'es depuis! Tu sais quoi ? Elle est drolement bonne et elle a un retard de ce coté à rattraper que tu n'imagines pas ! Mais ne t'inquiète pas et fais moi confiance, car je vais m'en occuper ! Jimmy ton ex-ami.

Moralité :

Méfiez-vous des femmes insatisfaites. Tot ou tard, elles vous poignardent dans ce que vous avez de plus cher.

18/08/2010

Erotica51



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