LA PHOTOGRAPHE DE CHOC

par Erotica51



Le téléphone se mit à retentir, me faisant sursauter. Un coup d'oeil à ma montre munie d’aiguilles fluorescentes m’indiqua qu'il était presque dix neuf heures.

Enfermée dans ma chambre noire, j’étais en train de faire tremper un film, voulant voir mes photos développées, rapidement. Je suspendis le film humide puis filai hors de la pièce étroite, afin de répondre, en s'essuyant les mains, contrariée d'être dérangée en plein travail.

- Allo ? C'est toi Marie ?
- Bien sur, qui veux-tu que ce soit ? Répondis-je, intriguée

Jean-Claude paraissait tendu au bout du fil. Pas de doute, il hésitait à me demander quelque chose qui devait être pour le moins inhabituel. J’attendis en pianotant nerveusement du bout des doigts, sur la table du salon :Un silence pesant s’était installé. J’allais devoir l’aider à s’expliquer !

- Pourquoi m'appelles-tu ?
- Hemm Et bien, c'est un peu délicat ; tu fais toujours des photos ? Me demanda Jean-Claude, la voix brusquement enrouée
- Bien sur, pourquoi ? Tu as besoin de mes services ?
- Et bien, voila, ma femme souhaiterait être prise en photo quand je lui fais l'amour. Accepterais-tu de nous prendre en photos, pour nous rendre service ? Je sais que c'est assez particulier mais j’ai confiance en toi.
- Je dois juste photographier ton épouse ? Pas toi ?
- Si ! bien sur, j'en rêve depuis tant d'années, tu le sais bien !
- C'est vrai. Tu avais tant insisté il y a deux ans, que j’ai pensé que cela tournait à l'obsession ! Rétorquai-je en éclatant de rire, me souvenant de cette conversation
- Que fais-tu ce week-end ? Tu pourrais te libérer samedi en début d'après midi ?
- Attends je regarde mon calepin. C’est bon, quatorze heure, ça vous irait ? Ai-je demandé pressée de voir les résultats de mes négatifs développés et d’abréger la conversation
- OK, je viendrai te chercher. Ma rue est difficile à trouver.
- Très bien, je serai prête ! Maintenant excuse-moi mais j'étais en train de développer des photos de vacances et j'ai hâte de voir le résultat.
- Tu es une femme extra! Je t'adore et tu sais...
- Je t’attends pour samedi. Si ton épouse change d’avis, préviens moi !

J’avais raccroché, pressée de reprendre mon travail. Pourvu que mes photos ne soient pas gâchées ! Je fermais les yeux, des souvenirs me revenant en mémoire. Cela devait bien faire dix ans que nous nous connaissions. Un jour, troublée, je m’étais sentie attirée par lui mais ayant appris qu’il n’était pas libre, j’avais préféré me taire.

Jean-Claude était arrivé, tout joyeux, me chercher. J’avoue que je me sentais nerveuse, me demandant comment cela allait se passer. Ce n'était pas moi qui serais photographiée, pourtant. Sentit-il ma nervosité ? Probablement car il me prit la main pour me rassurer.

- Tu verras, ma femme est exquise.
- Tu es bien sur qu'elle est d'accord pour être photographiée ?
- Je te le jure. Cela fait longtemps que nous en discutons. Nous ferons cela avec un appareil numérique. Je t'expliquerai son fonctionnement. Tu verras, il est assez simple.

Je ne disais plus rien, pensive, les yeux tournés vers la route qui défilait. Pourquoi avais-je accepté ? Qu'allais-je ressentir en les observant faire l’amour ? Ma curiosité naturelle venait de me décider à accepter de les photographier en pleine intimité Il était trop tard pour reculer.

Jean-Claude me fit entrer dans l’entrée. Dans la cuisine, j’entendis des bruits de vaisselle que l’on rangeait. Il entrouvrit la porte, sourit à son épouse et l’invita à nous rejoindre, dans le salon, en prenant le café ensemble pour se présenter.

Elle était arrivée, me dévisageant d’un air inquiet. Je me levais pour la saluer, déposant deux bises sur ses joues pour la mettre à l’aise. C’était une jolie petite femme, brune, avec un regard expressif qui lui mangeait le visage. Elle portait un jean qui épousait ses formes agréables. Elle parlait d’une voix calme, posée essayant de me cacher cette tension palpable, qui l’envahissait.

De mon coté, je ne me voyais pas leur demander de passer dans la chambre immédiatement. Un peu de dialogue nous mettrait à l’aise. Je posais quelques questions afin de comprendre le cheminement de leur idée. Pour la rassurer, je lui avouais que pour moi, ce serait aussi la première fois que je faisais cette expérience et que je me sentais troublée.

Une heure plus tard, nous devisions comme les meilleurs amis du monde. Je n’oubliais pas cependant le but de ma visite et leur proposais de se mettre à l’aise, le temps que je me familiarise avec l’appareil photo dans le jardin, en attendant. Elle me sourit timidement puis approuva d’un signe de tête.

Quelques minutes plus tard, Jean-Claude m’interpella de la fenêtre :

- Tu peux venir Marie ? Nous sommes prêts …

Le cœur battant, je rentrais dans la maison et vins les retrouver dans leur chambre. Ils étaient nus, blottis l’un contre l’autre, comme pour se rassurer. J’ouvris les rideaux faisant pénétrer une plus grande lumière sur leurs corps. Les mains de Jean Claude avaient commencé à la caresser. Elle avait fermé les yeux, se sentant un peu honteuse d’être vue par une inconnue qui allait les photographier.

Jean-Claude paraissait avoir du mal à bander. J’observais avec attention sa manière de la caresser. Ses doigts étaient secs, peu doux. Comment voulait-il que son épouse s’épanouisse et jouisse ainsi ?

- Jean-Claude, tu caresses ton épouse par habitude. Tu n’y mets aucune douceur ni tendresse. Regarde comment tu dois faire…

Je lui pris la main, la posais sur la poitrine de son épouse et lui fis caresser plus tendrement son sein. Je me faisais l’impression d’être devenue une scénariste, positionnant mes acteurs au fil de mon imagination. Une étrange moiteur s’était installée entre mes cuisses. .Peu à peu, son épouse se détendit, rouvrit les yeux et me souris.

Jean Claude semblait avoir peu d’imagination pour les préliminaires à moins qu’il méconnaisse vraiment le corps de son épouse et ses zones les plus érogènes. Il semblait plus excité l’idée de sauter son épouse qu’à lui offrir de vrais préliminaires. Je le freinais, lui imposant de déposer sur son corps de légers baisers ; de lui caresser tout le corps, lui rappelant qu’une femme bien excitée est aussi une femme bien lubrifiée qui saura se déchaîna au bon moment.

Il ne devait pas être habitué à s’en occuper car ces gestes restaient maladroits. Je posais ma main sur les jambes de son épouse, lui intimant du regard d’en faire autant avec sa main sur l’autre jambe. Son épouse sursauta en devinant ma main sur sa cuisse mais se laissa faire toutefois. Mes doigts frôlaient, caressaient, virevoltaient, s’immisçaient entre ses cuisses que je devinais soudain frémissantes. Peu à peu, elle se détendait, se décontractait. Je laissais la place à Jean Claude entièrement lui faisant comprendre que je voulais saisir cet instant ou ses traits devenaient plus beaux, sous les caresses…

Sa poitrine se durcissait. Son époux entreprit de lui pétrir, énergiquement. Bou diou ! on devrait donner des cours avant à certains hommes avant de leur donner une femme entre les mains ! je pris un peu de crème que je fis réchauffer entre mes paumes avant puis doucement, lui enduis la poitrine, par de petits gestes circulaires. Ses tétons se dressèrent ; sa poitrine se gonfla, s’arrondissant généreusement. Je fis comprendre à Jean Claude de prendre la relève, en effleurant les seins de son épouse qui s’alanguissait, au fil de nos caresses.

Je me reculais à nouveau, photographiant ses seins tendus, sa bouche entrouverte et humide que du bout de sa langue, elle humectait. Son petit ventre palpitait à chaque effleurement. Elle avait refermé les yeux. Qui la caressait vraiment ? Elle n’aurait su le dire. Ses jambes s’entrouvrirent peu à peu. Jean Claude vient immédiatement lui caresser le sexe qui demeurait désespérément sec, sous ses caresses trop précises.

Je lui intimais d’un geste d’utiliser sa langue, bien plus agréable pour lui donner du plaisir. Il me montra sa queue dressée, signe qu’il avait grande envie de se déverser en elle. Je souris. Bien que je comprenne son impatience, il était urgent qu’il apprenne à offrir à son épouse vraiment du plaisir et non un coït bestial pour se satisfaire lui-même. Il dut s’accroupir devant ses cuisses ouvertes, excité en devinant mon regard sur ses fesses offertes. J’en profitais pour le photographier lui aussi, les fesses tendues, les bourses bien pleines pendant entre ses cuisses, et sa queue devenue rigide qui tressaillait, en cadence, à chaque coup de langue. Je me faisais discrète autour d’eux, prenant certaines expressions, positions de leurs corps en photos d’un geste précis.

Tout en broutant la chatte de son épouse, devenue bien trempée cette fois-ci, je vis Jean Claude de la main, en arrière, me faire signe de le caresser. Malicieuse, mais dotée d’un zeste de perversité, je mouillais mon index tout en lui caressant les fesses puis sans prévenir, lui introduisis un doigt dans l’anus. Un bref grognement lui échappa puis il parut s’emballer, introduisant sa queue dans la chatte ouverte de son épouse, en s’y engouffrant avec gourmandise. Cette fois-ci, leurs corps étaient en symbiose et leur coït me parut magnifique, tant ils prirent enfin leur plaisir, laissant leurs gémissements de plaisir s’échapper en jouissant.

Je les recouvris doucement d’un plaid, les laissant doucement récupérer. J’allais dans le jardin, pensive, consciente que ce soir, je devrais me soulager. Je me sentais trop excitée. Ils vinrent me retrouver peu après, une fois lavés et habillés. Leurs sourires me dévoilèrent combien ceux-ci avaient apprécié notre complicité et qu’ils étaient prêts à renouveler l’expérience…

Quand Jean Claude me ramena, je lui demandais d’interroger son épouse sur ce qu’elle avait aimé au cours de cette séance de photos particulières. Avait-elle vraiment apprécié ? Quand à moi, il semblait qu’une reconversion professionnelle en photographe de choc était en train de s’ébaucher…J’étais à peu près sure que dans moins de quinze jours, ils me rappelleraient…


OOOOO



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