LES VACANCES DE JENNIFER

par Erotica51



I.

Après quelques mois passés, en compagnie d'un de ses amants, Jennifer décida de passer, deux semaines, en Tunisie. Elle n'aimait pas l'hiver et fuyait, chaque année, cette période hivernale, vers des pays plus chauds. L'hôtesse l'avait dirigée, rapidement, à sa place. Elle s'installa, en seconde place, ce qui lui permettait de voir au travers du hublot.

Un homme était, déjà, assis, en train de lire son journal. Elle retira son manteau, lissa sa robe, pour éviter en s'asseyant, de la froisser, puis s'installa. Un autre homme arriva, s'installant, auprès d'elle, en lui adressant un regard, agréablement surpris. Elle esquissa un sourire. Deux hommes totalement différents: un blond, un brun…

L'avion décolla, lui provoquant cette légère douleur dans les oreilles. Elle ferma les yeux, essayant de se détendre. Les deux hommes au bout d'un moment entamèrent une discussion. Elle ne bougeait pas, gardant les yeux fermés, volontairement. Elle percevait leurs eaux de toilette différentes, l'odeur de leur peau, tout autant. L'homme, à sa gauche, avait une voix calme et claire ; celui de droite, une voix chaude avec une pointe d'accent du midi.

Elle décida de les regarder. Elle ouvrit les yeux, poussant un soupir de plaisir. Celui de droite lui sourit, découvrant des dents magnifiques. Il avait des yeux sombres, brun, le visage fortement charpenté, dégageant une sensualité, plus virile, que son voisin d'à coté. Il se présenta

- Bonjour, je m'appelle Juan
- Bonjour. Moi, c'est Jennifer

Il haussa les sourcils, un peu surpris puis sourit, à nouveau. Celui de gauche était blond, des yeux bleus verts immenses, les traits d'une finesse surprenante. Lui aussi se présenta:

- Bonjour, je me nomme Hans
- Hum et moi, Jennifer

Il lui rendit son sourire, discrètement, laissant, toutefois, son regard s'attarder, une minute de trop sur sa poitrine. Humm Ce voyage promettait d'être agréable. Elle regarda Juan, en lui décochant son sourire le plus séduisant puis elle prit un journal et commença à lire tranquillement. Plongée dans sa lecture, elle ne put s'empêcher de sursauter, quand elle sentit une main frôler sa cuisse. Ainsi Juan passait déjà à l'offensive. Elle fit comme si de rien n'était, le laissant faire.

La main, remontait, doucement, sous sa robe, cachée, par son journal, s'arrêtant à la bordure de ses bas, glissant son doigt, lentement, sous le nylon léger, dans une douce caresse. Elle déglutit. La caresse était douce mais ferme. Elle sentait un homme déterminé dans ses gestes. Elle croisa la jambe, pour lui permettre de mieux la caresser. Il savourait la fermeté de sa cuisse, la frôlant de sa paume, cherchant à en deviner la consistance.

Hans de son coté, semblait plongé dans ses pensées, regardant par le hublot, le ciel immense. Elle laissa sa tête se poser, en arrière comme si elle était, à nouveau, fatiguée.

Juan continuait à la caresser, savoureusement. Elle sursauta, à nouveau, amusée. Humm la situation se corsait ! Hans à son tour, venait de poser ses doigts sur sa cuisse gauche, remontant, timidement, centimètre par centimètre, comme s'il craignait de se voir rabrouer, s'arrêtant au niveau de la jarretière puis, doucement, continua à remonter à l'intérieur de sa cuisse.

Juan, en faisait autant de son coté. Elle sentait monter, en elle, une étrange excitation. Bientôt, s'ils continuaient ainsi, venant l'un et l'autre, vers son sexe, ils allaient se rencontrer. Comment allaient-ils réagir? Elle les laissa poursuivre, sans rien dire, leurs savoureuses caresses, ne pouvant empêcher son sexe de s'humidifier.

Plus que quelques centimètres. Elle sentit l'excitation l'envahir délicieusement. Les doigts avançaient, curieux, suaves, caressants puis parurent, brusquement s'arrêter, comme surpris. Les doigts des deux hommes venaient de se toucher!

II.

Elle suspendit, son souffle, malgré elle, n'osant les regarder, se retenant, malicieusement, de rire. Elle ne pouvait empêcher ses yeux, toutefois, de pétiller. Comment allaient-ils réagir ? Allaient-ils se vexer? Se fâcher? Voilà un imprévu qui apportait une touche de pigment à ce voyage. Devant le silence, qui durait, elle regarda Juan, à sa droite.

Celui-ci l'observait, un sourire amusé, son beau regard sombre fixé sur elle, demeurant impassible. Sa main n'avait pas quitté son entre-cuisse, attendant de sa part, un singe de connivence de sa part. Elle lui sourit, ironiquement, se massant, lentement, la langue sur les lèvres.

Puis elle tourna, à nouveau, la tête, vers Hans, qui demeurait coi, sans bouger. Elle se mit à rire silencieusement puis glissant ses propres mains, sous sa jupe, les incitant à continuer de la caresser, en silence.

Bien calée, contre le fauteuil, elle ne pouvait s'empêcher de frémir, face à ces mains qui la cherchaient, la fouillaient, l'embrasaient, avec gourmandise puis se glissaient, entre ses cuisses, cherchant la moiteur de son sexe humide de plaisir, l'effleurant entre les lèvres, la laissant sur le point de défaillir.

Ils s'observaient, unis, dans une même complicité. Elle gardait les yeux, à demi fermés, goûtant mille sensations savoureuses qui commençaient à l'enflammer.

Un doigt, pourtant, se fit plus curieux, plus audacieux. A qui était il? elle n'aurait su le dire, tant il semblaient animés du désir de la combler. Elle écarta, lentement les cuisses, les laissant, cette fois-ci, manoeuvrer, plus facilement.

Le doigt se mit à glisser, doucement, entre ses lèvres gorgées maintenant de désir, allant et venant, doucement. Elle se cambra, tant c'était délicat et savoureux. L'autre doigt se mit au bord de son sexe, faisant semblant de le pénétrer puis s'arrêtant, à chaque fois, la laissant haletante, pénétrant son antre un peu plus, à chaque fois. Enfin, le doigt était la. Elle se bougea, s'offrant, désireuse de le sentir forcer ses chairs.

Le doigt sembla surpris, en découvrant la moiteur de la chair. Elle fit aller et venir ses reins, d'un lent mouvement du bassin, étouffant ses soupirs, en se mordant les lèvres. Peu à peu, le doigt entrait en elle, découvrant la douceur de sa chair, caressant lentement ses parois les laissant ruisselantes de désir.

Elle ferma les yeux. Les sensations étaient sublimes. Elle sursauta quand un des doigts vient se poser sur son bouton de chair, le cajolant, le pinçant, le titillant délicatement entre ses doigts. Elle les imaginait, tournés l'un vers l'autre, excités, devant elle.

Elle se cambra, se concentrant sur son plaisir qui montait, de plus en plus fort, au fond d'elle. Un gémissement lui échappa. Hummmmm Ses yeux se fermèrent. Ses cuisses s'ouvrirent encore plus, dans une pose totalement impudique. Excitée, ses seins jaillirent, sous le tissu de son chemisier; sa tête partit en arrière. Elle s'abandonna, se laissant, brusquement, emporter par ces vagues de plaisir qui déferlaient, au fond d'elle, l'emportant dans un abîme de jouissance.

- Hummmmmm

Un gémissement, plus fort que les autres, fit détourner, sur eux, quelques regards surpris. Un sourire de Juan rassura les passagers. Ils l'observaient, hypnotisés, devant le plaisir qui semblait envahir ses traits, brusquement, transfigurés. Ils percevaient ces contractions, sous les poussées silencieuses du bassin, en de furieux vas et viens.

Peu à peu, elle parut reprendre son souffle. Quand Jennifer rouvrit les yeux, elle les regarda avec tendresse, puis les remercia, en les embrassant, délicieusement, sur la bouche, un à un, posant, provocante, sa main curieuse, sur leurs sexes. Ce voyage s'annonçait, décidément, bien savoureux, en compagnie de ces garçons.

III.

Durant le voyage, où leur avion décolla de Paris pour la Tunisie, ils se mirent tous trois à dialoguer. Quelle ne fut pas leur surprise en découvrant, qu'ils descendaient dans le même Hôtel!! L'hôtel Hammamet. Décidément, le voyage s'annonçait encore plus agréable qu'elle ne se l'était imaginé.

En arrivant à l'hôtel, ils furent accueillis, chaleureusement, par le personnel et le réceptionniste accepta de leur donner des chambres, l'une à coté de l'autre, afin de ne pas les séparer. Ils se regardèrent en se souriant, d'un air complice.

Epuisés par le voyage, le décalage horaire et la chaleur qui les attendait, ils décidèrent de se retrouver, à vingt heures, pour dîner, dans la grande salle. Jennifer pénétra dans sa chambre, remerciant le groom en lui octroyant un généreux pourboire. Puis elle s'occupa de ranger ses affaires, soigneusement. La chambre était spacieuse, bien éclairée et de sa fenêtre, elle pouvait voir les trois piscines, aux températures différentes, froide, une tiède et une chaude, situées, sous sa fenêtre.

Elle alla, sous la douche, voyant l'heure filer. Hum, quelle détente après ce voyage. Elle se sécha, rapidement, ne gardant qu'une serviette, sur ses cheveux essorés. Penchée sur sa valise, elle était en train de regarder quelle robe, ce soir, elle mettrait, sortant chaque vêtement, une à un, s'apprêtant à tout mettre dans l'armoire. Un bref coup à la porte la fit sursauter:

- Entrez!

La porte s'ouvrit, devant un jeune homme, les bras chargés d'un énorme bouquet de fleurs. Il restait planté, devant elle, stupéfait, ne pouvant s'empêcher de la regarder, entièrement nue. Elle sourit, amusée, devinant son trouble et choisit de faire comme si de rien n'était.

Elle s'avança, prit le bouquet, jetant un regard amusé, sur la carte signée, puis lui tourna le dos, délibérément, le laissant, la dévorer du regard. Il était vraiment charmant, ce garçon. De grands yeux sombres qui semblaient lui dévorer le visage ; des traits harmonieux, fins et raffinés, une taille fine et des hanches à damner les mains imprudentes qui oseraient s'y poser.

Elle alla chercher un billet dans son sac, puis malicieuse, le glissa, entre ses cuisses, le posant délibérément entre ses lèvres. Il la regardait, bouche bée, n'arrivant pas à cacher la protubérance qui venait de naître, entre ses jambes.

- Tu veux ton pourboire? Lui demanda-t-elle, d'une voix sensuelle
- Oh oui Madame! Répondit celui-ci d'une voix étranglée
- Alors, viens le chercher! Mais, à une seule condition, juste avec tes dents et tes lèvres. Je t'interdis d'utiliser tes mains pour l'attraper! Nous sommes bien d'accord ? dit-elle en riant, en le voyant agiter la tête en tous sens.

Le pauvre garçon parut suffoquer, comprenant soudain ce qu'elle attendait de lui. Le regard plus brillant, il se décida, brusquement, se mettant, à genoux, devant elle, posant ses mains, avidement, sur ses cuisses, puis remontèrent, doucement, sur ses fesses. Ses mains étaient douces et légères, s'amusant, malgré tout, à profiter de cette aubaine. Elle le regardait faire, d'un sourire moqueur, la tête penchée sur sa chevelure, soigneusement, peignée. Après un ultime regard levé, vers elle, il approcha son visage, de son sexe, enfoui son visage, entre ses cuisses, avançant les lèvres, pour essayer d'attraper le billet.

Malicieuse, elle l'avait, adroitement, glissé, entre son sexe et ses fesses, le maintenant nerveusement, l'observant tenter d'attraper le billet, laissant son visage, peu à peu, frôler la douceur de sa chair. Elle sentait, peu à peu, un étrange désir monter au fond d'elle, la grisant, lentement.

Il était tellement excité et nerveux, qu'il semblait ne jamais réussir d'attraper la pointe du billet qui dépassait, entre son sexe. Son nez fin et racé venait la caresser, délicieusement. Elle ressentait, innocemment, parfois, quelques légers coups de langue. Il paraissait terriblement maladroit, n'arrivant pas à se saisir du billet. Emue, elle eut l'idée d'écarter un peu plus les jambes, le laissant enfin l'attraper, écrasant son nez sur sa chair mouillée. Il se redressa, le visage humide de ses fluides secrets, les yeux brillants d'excitation. Une bosse incroyable s'était formée sous sa djellaba. Elle lui sourit puis chuchota:

- Tu es content de ton pourboire??
- Oh oui Madame!
- Très bien! Demain, tu en auras un autre, encore plus important, mais tu devras le mériter!! Tu es d'accord??
- Oh oui Madame, je viendrai!!
- Alors, viens me retrouver à 19 heures; je t'attendrai.

Puis, elle l'accompagna, refermant la porte, ravie de cet intermède charmant qui l'avait mise en appétit. Elle devait, cette fois, se préparer, sinon, elle risquait d'être en retard, pour le dîner, face à ses deux futurs amants qui devaient l'attendre, impatiemment, au restaurant.

IV.

Jennifer arriva, un sourire amusé au coin des lèvres, se dirigeant vers Hans et Juan, qui la dévorèrent, simultanément, du regard d'un air gourmand. S'ils savaient ce qui les attendaient ! Elle décida de s'asseoir face, à ses invités, qui lorgnaient, sans vergogne, son décolleté. Elle adorait cette lueur dans leurs yeux.

Elle commanda les mets, prit un grand verre de jus de fruits exotiques rafraîchissant. Elle plongea son regard troublant dans les yeux de Hans, qui semblait subjugué :

- Cher Hans, si vous me racontiez comment vous comptez faire fructifier votre entreprise, dans ce pays?

- Bien sur, Jennifer. Il prit une longue inspiration, puis commença: voilà ce qui se passe, actuellement, dans mon pays. La main d'oeuvre devient trop exigeante ; les taxes nous coûtent un argent fou et les grèves vont finir par nous mettre à sec. Ici, la main d'oeuvre accepte de travailler, sans rechigner, pour échapper à la misère et les charges sont inexistantes, etc...

Jennifer picorait, quelques olives, en l'écoutant, malicieusement, les mettant dans sa bouche, en se passant le bout de la langue, sur les lèvres, d'un geste sensuel. Hans et Juan se jetaient d'étranges regards, amusés par le coté coquin que prenait cette conversation. Il était évident que cette langue commençait à leur donner des idées pour les jours prochains.

Sous ses cils baissés, Jennifer sentait leur tension, monter ; leurs yeux se mettre à briller ; leurs pommes d'Adam descendre et remonter, vertigineusement. Innocente, elle commença à se servir, se mettant à manger, admirant la variété des entrées, vantant leurs couleurs appétissantes et la présentation des mets.

Elle se pencha, légèrement sur le coté, posant son couvert, un moment, en disant :

- Excusez moi, mais j'ai trop mal aux pieds!, puis retira ses hauts talons légers, libérant ses pieds, en poussant un léger soupir de soulagement.

Enfin, arriva son plat préféré: Du chameau, préparé un peu comme du bourguignon mais avec des épices plus relevés. Un mets savoureux rendant la viande si tendre qu'elle donnait l'impression de fondre sous la langue. Hans s'était mis à picoter sa viande, l'air inquiet, se demandant ce qu'il avait dans l'assiette. Depuis qu'on lui avait décapité la tête d'un singe, sous ses yeux, à table, en Inde, il se montrait circonspect.

Au moment où sa fourchette arrivait à l'entrée de ses lèvres entrouvertes, il eut une espèce de hoquet! Jennifer venait de lui glisser son pied, en silence, entre les cuisses, s'approchant, dangereusement, de son entre jambes. De ses orteils, elle s'amusait à lui masser, le sexe, le faisant rouler sous ses pieds, le mettant en ébullition.

Elle leva sur lui, ses beaux yeux pers étonnés, paraissant s'inquiéter de son silence:

- Et bien! Hans! Vous n'aimez pas ce plat? Lui demanda-t-elle d'une voix doucereuse

- Heuu..si! Excusez moi, j'ai avalé de travers, répondit-il, en piquant du nez dans son assiette, les joues soudain, cramoisies, prenant son verre de vin, nerveusement et l'avalant d'une traite.

Elle sourit, mystérieusement, en imaginant son embarras puis se mit à manger de bon appétit. Juan l'observait, l'air intrigué. Elle lui décocha son sourire le plus charmeur.

- Vous aimez, Juan???

- J'adore ce plat, en effet, répondit-il, d'une voix grave et profonde, en plantant son regard, dans ses yeux, d'un air pénétrant, l'esprit tournant à toute vitesse.
Elle sentit un long frisson d'excitation parcourir son échine. La nuit allait être longue, pour elle aussi. Elle commença à manger, un léger sourire, flottant, sur ses lèvres.

Elle sursauta en sentant le pied de Juan la frôler, délicieusement, puis remonter le long de sa jambe, doucement. Elle écarta sa cuisse, le laissant faire, amusée par ces jeux de jambes, sous la table sous le nez des autres convives.

V.

Les deux hommes discutaient, tout en mangeant. Elle les observait, amusée, en sentant le pied de Juan se faire plus audacieux, s'infiltrant le long de sa cuisse, doucement, lui procurant de doux frissons.

Elle écartait ses cuisses, volontairement, pour mieux sentir, son pied, qui la massait délicieusement, appuyant sur son sexe, devenu tout humide, en vibrant de plaisir, silencieusement. Elle adorait ces jeux subtils au parfum d'interdit. De temps à autre, elle restait la fourchette tendue, penchait la tête, comme si la discussion l'intéressait, réellement, savourant une pression plus vive sur son clitoris .

En réalité, elle s'amusait du trouble ce pauvre Hans, en fixant ses lèvres d'un regard fripon. Elle voyait le mouvement de sa glotte, danser, nerveusement. Elle était en train de lui couper l'appétit, tout en le provoquant, le mettant dans un état indescriptible. Il la regardait, par instant, d'un air suppliant, comme s'il souffrait de ce jeu qu'elle lui imposait, en silence.

Puis, sans prévenir, son regard, se détournait de lui, se tournait vers Juan, qui la dévorait du regard. Ce garçon était un véritable volcan! Elle le sentait dans les regards brûlants qu'il lui lançait. Ses grands yeux sombres semblaient devenus deux charbons incandescents. Elle souriait, malicieusement, quand la pointe de son pied devenait trop audacieuse, glissant sur son sexe, provoquant de légères tensions qui la faisaient vibrer.

Elle tendit la main, vers la bouteille de vin, pour se saisir. Hans fut plus prompt et elle sentit le doux glissement de ses doigts venant l'effleurer dans une caresse très tendre. Il la regardait, fixement, les lèvres entrouvertes, d'un air gourmand. Ce garçon devait être d'une délicatesse extraordinaire pour faire l'amour, songea-t-elle, en lui souriant, le remerciant d'un signe de tête.

Le pied de Juan devenait, de plus en plus, intrépide, s'immisçant dans son string, glissant sur sa vulve humide, gonflée de désir. Ce garçon était un maître dans l'art de caresser de ses pieds. Un homme, très sur de lui, avec qui elle devrait jouer serré. Il savait utiliser son regard d'une manière évidente. Un charmeur, un homme à femmes! Elle en était consciente en l'observant.

Elle décida qu'il s'était assez amusé et resserra ses cuisses, soudainement, lui emprisonnant le pied, en le bloquant. Il sursauta, la fixant dans les yeux, se demandant ce qu'elle préparait. Il fut plus prompte qu'elle toutefois, lui demandant, d'une voix rauque et caressante:

- Accepteriez-vous, de m'accorder un slow, ma chère Jennifer?

- Avec grand plaisir, Juan

Ils se levèrent, avides de sentir leurs corps se frôler, sous le regard envieux de Hans, qui ne les quittait pas des yeux. Juan attrapa Jennifer, dans ses bras, d'un geste conquérant, maintenant une de ses mains, sur le bas de ses reins, la plaquant contre son bas ventre, comme pour lui faire sentir ce désir qu'elle provoquait, volontairement.

Il plongea son nez dans ses cheveux blonds, savourant leur douceur, contre son visage, puis baissant les yeux, discrètement, il observa, ses seins provocants qui semblaient le narguer. La robe était d'une légèreté incroyable, comme une seconde peau et il devinait la pointe tendue de ses seins, au travers.

La chair palpitait, doucement, révélatrice d'un trouble, intérieur. Il sentait bien qu'il lui plaisait. Une bouffée de désir lui traversa le bas-ventre mais la soirée ne faisait que commencer. Il lui mordilla le bord de l'oreille, d'un geste carnassier puis la fixa, de son beau regard pénétrant :

- Si vous faîtes l'amour, aussi bien que vous dansez, Jennifer, c'est un feu d'artifices qui nous attend, dans quelques temps. Ces mots le firent sourire : simple façon de faire monter, en elle, un peu plus, la pression.

Il la raccompagna, à sa table, lui présentant sa chaise, galamment. Il sentait qu'il venait de remporter la première manche, sous le regard envieux de son ami Hans. Comment celui-ci allait-il se comporter avec elle ? Il était évident que celui-ci manquait d'assurance avec les femmes.

VI.

Hans réfléchissait, en sirotant son verre, tout en les observant. Jennifer avait un étrange sourire sur les lèvres en regardant Juan. Une étrange complicité paraissait les lier depuis qu'ils s'étaient mis à danser. Qu'avait bien pu lui raconter Juan pour la rendre aussi rêveuse ?

Le repas s'écoula dans un profond silence, lourd de sous-entendus. Heureusement, qu'il y avait les divertissements prévus par la Direction de l'hôtel. Le Directeur s'avança, d'un air sérieux, puis demanda, une minute de silence, aux convives:

- Bonsoir à tous. Pour fêter votre bienvenue parmi nous, j'ai pensé que vous apprécieriez de voir la danseuse la plus célèbre dans notre pays: Aïcha la fille aux yeux d'or.

Celle-ci arriva, dans un tourbillon de voiles aux fils d'or, dansant, agitant ses hanches généreuses, sous le nez des clients, remuant ses seins d'une façon provocante, levant les mains au dessus de sa tête comme pour une offrande. Elle était merveilleusement belle, aguichante, somptueuse de sensualité. Elle invitait aux rêves les plus fous en dansant. Les musiciens jouaient, en accord, avec elle, accompagnant son corps au rythme de la musique envoûtante.

Elle enleva un de ses voiles, puis chercha des yeux, l'homme qu'elle inviterait à danser avec elle, parmi l'assistance. Ce fut, sur Hans, que ses beaux yeux de braise, aux éclairs pailletés d'or, se posèrent. Elle posa son voile derrière sa tête, en l'attirant, tout en continuant de danser et de remuer, sensuellement, ses hanches et ses fesses. Hans, tout heureux, n'en revenait pas de sa chance.

Comme tétanisé par un invisible ressort, Hans bondit de sa chaise et se mit à danser autour de la danseuse, nous offrant une véritable parade amoureuse, tentant d'obtenir un sourire de la belle. A la fin de la musique, celui-ci, en transe, envoûté, sous le charme d'Aïcha, tomba au sol, lui baisant le bout des pieds. Pour le remercier, Aïcha se pencha, agitant, nerveusement, ses seins voluptueux, une dernière fois, sous son nez, comme pour le narguer !

La prestation de Hans et d'Aïcha fut applaudie, chaleureusement, par les nombreux spectateurs, ravis et légèrement envieux de sa chance. Le Directeur de l'hôtel ébaucha un sourire discret. Une fois encore, le charme de l'orient avait opéré sa magie parmi sa clientèle. Le bouche à oreilles serait, ensuite, son meilleur allié pour faire connaître son établissement. L'homme était un fin stratège. Hans s'excusa, auprès de ses amis, remontant dans sa chambre se doucher et se changer, étonné d'avoir autant transpiré en dansant. Que serait-ce s'il arrivait à faire l'amour avec cette fille!

VII.
Jennifer n'osait le regarder, sentant le regard de Juan posé, avec insistance, sur elle. A quoi pensait-il en cet instant ? Elle tourna lentement la tête, frissonnant sus son regard de braise qui paraissait, brusquement, lui manger tout le visage. Tout son désir d'elle transparaissait soudainement. Elle cligna des yeux, brusquement, troublée.

Il y avait, en Juan, un coté animal, sauvage, qui transparaissait, lui faisant penser à un tigre prêt à bondir sur sa proie. Peut-être est-ce cela qui l'avait attiré dès le début ? Combien de temps se regardèrent-ils, sans dire un mot. L'un et l'autre savait que quelque chose se passerait entre eux. Leur attirance était trop puissante. Il en était la dans leurs réflexions quant Hans arriva, tout frais et revigoré, s'inclinant devant Jennifer, pour un slow langoureux. Elle se laissa entraîner, par lui, sur la piste de danse, évitant le regard furieux de Juan.

Auprès de Hans, elle se sentait rassurée, en sécurité. Rien à craindre avec lui, il était si prévisible que cela en était amusant. Il l'embrassa dans le cou, discrètement. La musique changea. Il la tenait solidement par la taille, la faisant doucement tournoyer au rythme d'une valse légère. Leurs pas s'accordaient comme s'ils avaient toujours dansé ensemble. Les convives commencèrent à les regarder. Ils allaient joliment ensemble.

Parfois, la main de Hans glissait, sur son épaule, replaçant la bretelle de sa robe, lissant sa peau, dans une caresse tendre. D'autres fois, c'était sa main appuyée, dans son dos, qui la pressait, contre son torse, doucement, lui communiquant sa chaleur troublante. Avec lui, tout était nuances, impressions, délicatesse.

Hans dansait avec élégance, adaptant son grand corps nonchalant à la danse. La musique s'accéléra de plus belle. Ce fut dans un joyeux tourbillon qu'ils finirent leur danse, riant de bon coeur, sous les applaudissements des gens. Lequel des deux l'emporterait dans son coeur ? Ils étaient, l'un et l'autre, si attirants malgré leurs différences. Rien ne pressait. Les vacances ne faisaient que commencer, après tout et se faire courtiser, par eux, discrètement, était bien agréable, finalement.

La soirée dura longtemps. Juan paraissait perdu dans un rêve intérieur, l'esprit ailleurs. Il s'ennuyait, en fin de compte. Il décida d'écourter la soirée, baisant le bout des doigts de Jennifer, en s'excusant d'une fatigue passagère. Puis, il fit un signe de la tête à Hans, lui murmurant au passage :

- Bonne chance !

Hans n'en revenait pas de sa chance. Juan se retirait, lui laissant la place. Diable. Voilà qui commençait à devenir excitant. Une fois, parti se coucher, l'ambiance se détendit entre eux. Ce fut avec plaisir qu'ils s'adonnèrent à la musique, passant des valses aux tangos puis des slows langoureux, laissant aux amoureux sur la piste, le temps de conclure pour la fin de la nuit. Jennifer regarda sa montre. Il était déjà trois heures du matin ! Elle décida d'aller se coucher, elle aussi. Elle avait eu, pour aujourd'hui, sa dose d'émotions. Hans l'a raccompagna à l'entrée de sa chambre. Il déposa un chaste baiser, sur sa joue, en murmurant :

- Bonne nuit Jennifer, ce fut très agréable

- Bonne fin de soirée, Hans. Merci pour cette charmante soirée

La porte se referma, doucement, sur la silhouette de Jennifer, que la lune rendait encore troublante...

OOOOOOOOOOOOOOOOO



Votre avis sur cette Histoire érotique?

J'ai peu aimé -  J'ai vraiment aimé -  J'ai adoré


RETOUR sur HISTOIRES EROTIQUES D'Erotica51


www.erotica51.com © 14.03.2003 - 14.03.2016 - Tous Droits Réservés