UN INFIRMIER AU CHARME FOU

par Erotica51



1.

Quinze ans avaient passé quand je recroisais pour la première fois Nicolas dans la salle de soins intensifs où j’étais allée voir ma meilleure amie victime d’un grave accident. Jeune étudiante, je n'avais pourtant jamais oublié cet homme que j'avais rencontré dans les couloirs de la faculté de médecine. Très vite, nos regards s'étaient croisés, arrêtés, attardés, caressés. Puis nos sourires s'étaient échangés...

A maintes reprises, nous nous étions à nouveau rencontrés. Nicolas était timide. Moi aussi. Difficile dans ce cas-là d'oser se parler. Comme toute femme tombée sous le charme de ce beau regard sombre, je décidais de brusquer les choses afin de l'encourager à m'approcher. Quand il arriva à ma hauteur, je lui souris suavement, l'invitant à aller à la cafétéria en ma compagnie pour déguster un café.

Il parlait peu, mais son regard trahissait déjà son émoi. Marchant à ses cotés, je pouvais sentir l'arôme de son parfum léger qui me troublait. J'avais envie de lui déjà. Parfois il tournait la tête et me souriait, adoptant son pas, au mien, nonchalamment. Quand nos yeux se rencontraient, je pouvais percevoir dans l'air une étrange électricité...qui semblait nous relier.

2.

Un midi, il vint me rejoindre à table, au self de la faculté et s’asseyant en face de moi, me demanda, soudainement :

- Cela te dirait de venir ce soir chez moi ? Je te préparerai un repas et nous pourrions discuter plus tranquillement qu’ici…
- Je….J’avais hésité, sachant où cela risquait de nous entraîner puis me disant que je n’aurais plus jamais une telle occasion à saisir, je lui souris : d’accord ! Vingt heures, cela t’ira ? Quelle est ton adresse ?
- 18 bd Pommery au 2ème étage. Tu n’auras qu’à sonner au nom de Nic…à ce soir !

Nicolas fila très vite, comme s’il craignait que je ne change brusquement d’avis, ce qui me fit sourire. J’étais surtout soulagée qu’il ne m’ait pas vue rougir de plaisir. Il y avait si longtemps que j’avais remarqué ce garçon que je commençais à désespérer d’attirer son attention. Apres avoir fini mon repas, je filais dans les couloirs en chantonnant de joie. Mon bonheur de passer une soirée avec Nicolas devait se voir sur mon visage comme le soleil couchant fusionnant ses rayons lumineux avec la mer.

Je me dépêchais de terminer mes devoirs puis après une bonne douche fraîche, je fourrageais nerveusement dans l’armoire. Pas question d’arriver en jean et baskets ce soir ! Je voulais le séduire, lui plaire, lui prouver que je pouvais être une jeune femme troublante et séductrice.

3.

J’optais pour une délicieuse robe rouge à volants et aux bretelles fines, laissant mes épaules dénudées. La chaleur qui régnait était infernale et je décidais de me passer de soutien–gorge. Un petit string de même couleur irait parfaitement avec. Mes fines chaussures à talons contribueraient à féminiser ma silhouette en allongeant le galbe de mes jambes. Je déposais une légère touche de parfum au creux de mes seins, sur mon pubis, dernière mes oreilles et aux creux de mes poignets pour achever ma toilette.

L’heure avait tourné plus vite que je ne m’y attendais. Je sautais dans mon petit cabriolet et filais nerveusement, pressée de le retrouver. J’étais terriblement excitée à l’idée de le retrouver. Cela faisait tant de temps que je me contentais d’en rêver et d’imaginer dans mes rêves, cette rencontre. Serai-je comblée au delà de ce que j’espérais ou bien déçue par cet homme qui m’attendait ?

La route qui menait à chez lui me parut longue. Les minutes semblaient s’éterniser alors que je tremblais intérieurement d’appréhension. Enfin, j’arrivais sur le boulevard où il vivait et trouvais rapidement une place pour me garer.

Quand je sonnais chez lui, la porte d’entrée s’ouvrit mystérieusement sans que je l’entende. Je montais, quatre à quatre les escaliers, espérant chasser ma nervosité. La porte de son appartement était entrouverte. Intriguée, je m’avançais, un peu inquiète, me demandant où Nicolas était passé. En refermant sa porte, je vis un post collé à l’intérieur :

« Surprend-moi ! Je t’attends impatiemment. Ma chambre est au fond du couloir, à droite. Nicolas »

4.

Mon cœur battit la chamade. Serais-je à la hauteur des espoirs de ce garçon qui me plaisait tant ?

Quand je poussais la porte de sa chambre, Nicolas était allongé, sur son lit, vêtu seulement d’un boxer sombre, dévoilant ses longues jambes sportives. Une légère lumière éclairait son corps, impudiquement ; Dieu, qu’il était superbe ! Il actionna un bouton et une musique sensuelle se fit entendre. Je lui souris, en m’approchant de lui, tout en remuant mes hanches, emportée par le rythme de sa musique.

Ses yeux se mirent à briller comme ceux d’un loup affamé dans la pénombre. Je remuais mes mains, mes jambes, mes fesses, ondulant devant lui gracieusement, puis j’ouvris un à un, les boutons de nacre de ma jolie robe, lui dévoilant le creux de mes seins. Nicolas n’en perdait pas une miette, déglutissant avec peine, au fur et à mesure que j’ondulais devant lui, en me dénudant, lentement.

Nicolas m’observait attentivement, d’un regard émoustillé, tout en se caressant. J’avais envie de lui voir perdre son fameux sang froid. Je soulevais les pans de ma robe, puis les rabaissais, dévoilant juste ce qu’il fallait pour lui faire entrevoir la naissance de mes fesses ou celle de mon petit string, le regardant d’un air coquin.

Sa main glissait dans son boxer, d’un geste plus nerveux. Sa pomme d’Adam descendait puis remontait plus souvent. Son regard ne me quittait plus, épiant chaque geste comme un fauve prêt à sauter sur sa proie. Quand il se redressa, j’en profitais pour soulever ma robe entièrement, puis la faisant glisser au dessus de mes épaules, je lui balançais malicieusement au visage ! J’entendis, en riant, son grognement de surprise.

D’un geste vif, je vins me blottir contre lui, puis le fis s’allonger, l’enjambais et commençais à me trémousser contre son bas ventre. Il bandait si fort que le bout de son gland dépassait de son boxer noir. Son désir était trop éloquent. Je mouillais abondamment rien qu’en imaginant son gland enfin me pénétrer. Son regard avait l’intensité d’un brasier incandescent. Ses mains s’étaient mises à me caresser les seins, doucement, les faisant se durcir, glissant peu à peu sur mes cuisses puis mes fesses, en les malaxant à pleines mains.

Je me penchais sur ses lèvres, puis l’embrassais avec avidité. Sa bouche était belle, gourmande et s’entrouvrit rapidement dès que j’y glissais ma langue. Je le sentais bouger sous moi, ondulant des hanches doucement comme un appel à l’amour. La situation m’échappait. Je mourrai d’envie de m’empaler sur lui…J’emprisonnais doucement au creux de ma paume son sexe palpitant, le faisant glisser vers ma chatte trempée. Soudain, sa main emprisonna la mienne, juste au moment où j’allais l’inviter à me pénétrer.

- Arrête ! Je ne peux vraiment pas ! Dieu sait pourtant combien j’ai envie de toi !

5.

Consternée, je le fixais d’un regard affolé et stupéfait. A quel jeu cruel jouait-il ? Il était impossible qu’il n’ait pas envie lui aussi, vu la façon qu’il bandait ! Avait-il quelqu’un dans sa vie à qui il aurait juré fidélité ? J’étais sceptique…et me sentis soudain terriblement désappointée. Je me reculais, d’un regard blessé, ayant soudain terriblement envie de pleurer. Pourquoi Nicolas m’avait-il repoussée ?

Il se mordait les lèvres nerveusement comme s’il craignait de voir certains mots lui échapper. Quelle erreur avais-je donc commise pour qu’il me repousse juste en cet instant où j’allais m’offrir à lui ?

J’avais les joues en feu de honte, brusquement. Il avait du me prendre pour une fille facile alors que cela faisait sept mois que je n’avais plus personne dans ma vie ! Je me reculais, ramassant nerveusement mes vêtements. Je devais me rhabiller rapidement. Trop gênée par sa réaction, je cherchais rapidement ma robe, d’un regard circulaire. Où était-elle ? ! Une fois enfilée, j’étais déterminée à m’enfuir en courant, afin de lui cacher les larmes qui menaçaient s’écouler sur mon visage.

Quand il tendit la main pour m’arrêter, je le repoussais rageusement. Ma déception était trop forte pour que je puisse lui pardonner. Une fois chaussée, je cherchais des yeux la porte pour m’esquiver. Il était devant, m’empêchant de passer :

- Ne t’en vas pas ! Je dois t’avouer quelque chose avant…murmura-t-il, d’une voix inaudible
- A quoi bon ! C’est trop tard !
- Non, écoute-moi avant de me juger. C’est tout ce que je te demande… me dit Nicolas, m’obligeant à m’asseoir sur le bord de son lit

6.

Nicolas se racla la gorge. J’en déduisis que ce qu’il allait me dire n’était pas simple à avouer. Il me prit le menton, m’obligeant à le regarder dans les yeux.

- Je te demande pardon. Depuis un an, j’ai mené une vie dissolue, couchant avec n’importe qui, sans prendre aucune précaution. Et ce qui devait arriver, arriva ! Je me suis chopé une MST.

J’en restais bouche bée ! Comment était-ce possible ? J’avais toujours cru que ceux qui travaillaient dans le domaine de la santé étaient ceux qui se protégeaient le mieux !? Effarée, je découvrais brusquement que je m’étais trompée. Même un étudiant en médecine pouvait se retrouver avec une maladie sexuellement transmissible ! Je le fixais, trop surprise par ce qu’il venait de me révéler :

- Tu es au courant depuis quand ? lui demandais-je enfin, la gorge nouée
- Depuis midi. J’ai reçu mon résultat d’analyses en rentrant en début d’après midi. Je refusais d’y croire. Pourquoi moi ? Et avec quelle fille avais-je attrapé cette saleté ?
- Que vas-tu faire maintenant ? Tu dois avant tout te soigner…
- Oui, le médecin m’a fait une ordonnance, m’interdisant toute relation sexuelle avec une femme ! J’avais tellement envie de te voir que je n’ai pas osé décommandé notre rendez-vous !
- C’est donc la raison pour laquelle tu m’as repoussée ?
- Oui, j’aurai été le pire des salops si je te l’avais caché et en avais profité !
- Merci Nicolas, de ta franchise. Il va te falloir aussi prévenir toutes les filles avec qui tu as eu des relations non protégées pour qu’elles se fassent examiner, lui rappelais-je, me disant que la liste risquait d’être bien longue.
- Tu as raison. Je paie le prix de mon irresponsabilité ! me dit-il en me prenant dans ses bras, guettant mon pardon.
- Allons plutôt dehors ; il est inutile de tenter deux fois le diable ! lui recommandais-je, d’une voix étouffée.
- Tu as raison ! Allons-y ! me dit Nicolas en souriant…soulagé par ma réaction.
- Allons dans les bois de Cernay faire une bonne randonnée! J’ai mes baskets et un jogging dans le coffre de ma voiture, heureusement.

7.

Tout le long du chemin, je ne pouvais ignorer le regard troublant de Nicolas en train de me regarder. Notre désir était toujours aussi palpable malgré nos bonnes résolutions. Je me garais dans un petit chemin, puis me mis en tenue de sport rapidement sous le regard amusé de Nicolas qui en profita pour se rincer l’œil.

La forêt était belle en cette saison. L’été serait bientôt là. Les arbres avaient revêtu différentes tonalités de verts, fort agréables à contempler. De temps à autre, le cri strident d’un geai se faisait entendre que nous venions sans doute de déranger. Nicolas me tenait tendrement par l’épaule et brusquement s’arrêta, me serrant contre lui à m’étouffer.

- J’en peux plus ! J’ai tellement envie de toi, murmura-t-il le nez dans mon cou
- Non ! je n’ai aucune envie d’être contaminée, lui dis-je le fixant droit dans les yeux
- Tu ne peux me laisser ainsi …me supplia-t-il en abaissant soudain son pantalon

Le voir le sexe aussi raide me rendait moite de désir. Je sentais ma résistance s’affaiblir. Soudain, j’eus une idée. Je passais derrière lui puis attrapais sa queue à pleine main. Il eut un regard surpris mais se laissa faire. Ma main se mit en action, le masturbant lentement, pour commencer puis de plus en plus vite, jusqu’à ce que son souffle se transforme en un gémissement de surprise, jouissant en de longs jets puissants.

- Merci, me dit-il. A mon tour maintenant de t’offrir du plaisir, me chuchota-t-il en souriant, les yeux encore brillants de plaisir.
- D’accord mais tu ne me pénètres pas ! Promis ? lui demandais-je

Nicolas s’adossa à un arbre puis me plaqua les fesses contre lui, en glissant sa main fine dans mon string. Il émit un sifflement de surprise :

- Wahhhhh ! Mais tu es trempée ma coquine !
- Humm allez caresse moi ! J’ai trop envie de jouir, moi aussi …

Ses doigts se firent doux, caressants, glissant entre les chairs tendres de ma chatte. Un de ses doigts se mit à caresser mon clitoris, en tournant tout autour, en l’humectant de ma cyprine. Mon sang se mit à battre plus vite dans mes veines…J’écartais les jambes pour qu’il atteigne plus facilement mon sexe. Des spasmes agitèrent mon bas ventre de façon délicieuse. Ma tête se renversa en arrière, se callant contre son torse. Je fermais les yeux, laissant le plaisir monter en moi en vagues de plus en plus puissantes. Mes yeux se fermèrent. Je n’en pouvais plus…Son doigt pénétra soudain mon sexe, me faisant crier de plaisir …

- Ouiiiiiiiiiiiiiiii hummmmmmmmm ahhhhhhh

J’avais soudain les jambes tremblantes, comme si j’avais perdu toute mon énergie. Nicolas me retourna contre lui, me murmurant :

- Ce n’est que parti remise…

L’été passa, chacun partant en vacances de son coté. Puis Nicolas déménagea sur Paris avec ses parents, sans oser me le dire. Ce n’est que des années plus tard que le destin nous remit, face à face, dans la salle des soins intensifs où j’allais chaque jour voir l’état de santé de ma meilleure amie, gravement blessée.

Un infirmier se tenait immobile, rangeant les instruments devenus inutiles dans la pièce vide. Je reconnus sa silhouette immédiatement. Quand Nicolas releva la tête, il me fixa tout surpris en me reconnaissant. Puis il me sourit, me serrant la main très fort. Je compris que lui aussi n’avait rien oublié de cette complicité que nous avions partagée durant quelques heures, des années auparavant…

Désorientée brusquement, j’observais la chambre vide. Où était passée Cathy ? J’appris que ma meilleure amie avait succombé à ses blessures durant la nuit. Ivre de chagrin, je me suis enfuie dans les couloirs, sans réfléchir. Je n’ai jamais repris contact avec Nicolas, préférant le laisser à ses souvenirs...

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