L'INCONNUE DE LA PLAGE

par Erotica51



L4inconnue de la Plage

Cachés derrière mes lunettes de soleil, mes yeux sondent le mouvement incessant des vagues qui partent puis reviennent, tel le bassin fougueux d'un amant. Les vagues me bercent d'une étrange musique. Sur la plage de sable fin, des traces de pieds nus sont restés imprimés, à jamais; La marque des pieds d'Eros, dieu de l'Amour, comme pour me prouver ton passage. La plage est redevenue vide de tous estivants, retrouvant son calme, après la tempête; Mes yeux sondent cette immensité, qui s'étale, devant moi, comme si, je découvrais un monde nouveau.


Tu me fais penser au ressac des vagues; Tu disparais; puis sans prévenir, réapparais, me surprenant, à chaque fois. Au grès du vent, je marche, pressentant, qu'un jour, ton chemin croisera, ma route; Quand ? Je l'ignore, moi- même. Etrange incertitude mais aussi certitude de se trouver, un jour, face à face.


J'adore l'Amour; l'Erotisme; la Sexualité. Après t'avoir entraîné dans l'ascenseur, j'ai envie de t'entraîner, ailleurs, à nouveau, permettant à ton esprit, esclave du travail, de s'échapper vers un lieu, plus agréable; Es-tu prêt, à me suivre ? Que dirais-tu d'une plage déserte, aujourd'hui rien que pour nous ?


Le vent joue dans mes cheveux; je suis seule, face à la mer, immobile, tel un ange, transformé en statue de sel. Qu'importe mes pensées; je sens le vent siffler dans mes oreilles mais je ne l'entends pas; le vent s'infiltre, dans mes vêtements mais je ne le sens même pas; il tente de m'emporter, entre ses bras, mais je ne bouge pas; pareille à Pénélope, captive, par je ne sais, quelle magie, je t'attends.


La mer rugit, maintenant, réclamant de nouveaux sacrifices. Un soleil pâle se couche, à l'horizon, modifiant, sensiblement, les couleurs qui m'entourent, telle une œuvre d'art, perdant son aura éclatante. Ainsi va la Vie, éclatante ou sans joie; ainsi va la Vie quand tu disparais, parfois. Le vent a, finalement, réussi à s'infiltrer, dans ma chevelure, si savamment, coiffée, laissant mes cheveux se répandre, à nouveau, sur mes épaules, comme des vaguelettes épuisées.


Le vent a réussi, à pénétrer, dans mes vêtements. Je ferme les yeux, sentant ses frôlements et ce sont tes baisers, sur ma peau, dont je rêve, en frissonnant; Je me déshabille, entièrement, pour mieux m'imprégner de cette irréalité. Près des dunes, aux formes doucement arrondies, j'ai allongé mon corps, le laissant goûter, au crissement léger du sable; chaque grain est d'une sensation nouvelle; J'ai fermé mes yeux; me laissant, bercer, par le roulement sourd des rouleaux de la mer, m'endormant, insidieusement.


Comme, poussé, par un étrange pressentiment, tu es venu, toi aussi, ce jour là, scrutant l'horizon du regard. Un regard nouveau, chargé d'incertitudes; Tu t'avances, encore, l'air un peu perdu, regardant, sans le voir ce panorama, que tu as, tant de fois, parcouru du regard. Comme ce cadre te semble triste et abandonné, aujourd'hui; Comme, de ce monde, tu voudrais pouvoir t'évader; A trop vouloir planifier le travail et ses tâches, à trop vouloir régenter notre temps, notre espace de manœuvre, Nous sommes redevenus des esclaves, inconsciemment.


Tu ramasses un caillou incrusté de fragments de coquillages; le lançant dans l'air, comme pour chasser ce mécontentement qui grandit, en toi; Ton regard le suit, lentement, l'observant tournoyer, librement, et retomber, sur le sable, dans un bruit mat et étouffé; Une tache claire attire ton attention : deux pieds nus! Tu accours, le cœur, soudain, empli d'effroi.


Malgré ta crainte, tu t'approches encore plus près; découvrant une femme, entièrement dévêtue, ressemblant à EVE, tombée du Paradis. Est-elle morte ?tu n'oses dire ce mot terrible et mû par un réflexe naturel, tu poses ta main, sur son sein, guettant les battements fragiles de son cœur, malgré ta frayeur.


Sa chair est tiède mais point glacée. Un soupir de soulagement s'échappe de tes lèvres. Sa poitrine se soulève, doucement. Elle dort, tranquillement, sous ton regard stupéfait ! Tu la contemples, ébahi, estomaqué; devant tant d'inconscience ou d'ingénuité. Tu te penches, surelle et remarques, pour la première fois, ce mystérieux sourire qui éclaire son visage. Ses lèvres sont pleines et rosées; Ses cheveux libérés, par le vent, semblent danser, autour de son visage, apaisé; Qui est-elle ? Ignores-tu la réponse ? Tu es Elle. Elle est Toi, en cet instant où je l'ai tant cherchée; Ne le pressentais-tu pas, déjà?


Elle t'émeut, devant tant d'abandon; Tant de choses se bousculent, soudain, dans ta tête : que faire ? La réveiller ? Tu n'oses pas. La recouvrir? Elle ne semble pas avoir froid ! Elle repose, émouvante et sensuelle, dans cette conque naturelle de sable, comme si l'immensité de la nature la protégeait du vent et des regards. Tu ne peux en détourner ton regard, devenu troublé, devant sa nudité de femme. Des brides de mots te viennent à l'esprit, les assemblant un à un, comme pour tenter de recréer son histoire.


Elle a relevé un bras, reposant sa tête, dessus, comme pour lui servir d'oreiller; son autre main repose, alanguie, sur son ventre tendre; sa chair est fine et d'un doigt léger, tu ne peux t'empêcher d'en caresser le grain. Comme elle est douce ! Aussi douce que de la soie; Au moment où tu te recules, tu vois sa main emprisonner tes doigts, dans une prière muette; tu vois sa poitrine se soulever, plus fort, comme sous le poids d'une attente insupportable; sa main t'attire, toujours plus près, et tes lèvres entrouvertes viennent écraser les siennes; sa bouche est tendre et vorace, comme affamée par une trop longue abstinence; sa langue se fraie un passage, s'enroulant autour de la tienne, telle une liane nerveuse.


Ses yeux, tout prêts des tiens, se sont entrouverts; ils ont la couleur de la mer, mi bleus, mi verts, et semblent éclairés, d'une étrange lueur. Tes mains, libérées, se sont posées, naturellement, sur elle, cherchant à te frayer un passage, fermement, entre ses jambes fermées; Elle te résiste, augmentant ton désir; Tu la maintiens, fermement, contre toi, jouant de tes genoux, pour tenter de l'écarteler; Elle se débat, en silence, tentant, de te résister, mais son demi-sourire te fait comprendre qu'elle en a envie.

Un instant, le doute te saisit; Et si elle ne voulait vraiment pas? Mais, fausse peur, elle replonge sa langue déliée, entre tes lèvres, se frayant un chemin jusqu'à la tienne, qui s'affole, mue par une fureur amoureuse, incontrôlable; Tes mains caressent ses seins, érigeant leurs pointes de désir; son ventre semble palpiter d'une désir étrange; Ta main revient, à la charge, cherchant à franchir cette résistance qui t'exaspère et t'enivre, en même temps.


Vaincue, elle entrouvre ses jambes, laissant tes doigts, la caresser, la pénétrer, au plus secret de son intimité; Elle est, si femme, entre tes bras, mi-consentante et rebelle, à la fois. Tout comme la mer, elle offre une apparente docilité, puis d'un tour de reins, s'écarte de toi, brusquement. Elle joue, ingénue et démoniaque, à la fois, à ce jeu qu'ont joué, tant d'hommes et femmes, avant toi. Elle te pousse, fermement, t'obligeant à t'allonger, à ton tour, retirant en un tour de main, ces vêtements qui te couvrent et encombrent tes gestes.


La tête posée sur le sable, tu contemples, le ciel encombré de nuages inquiétants qui se chevauchent tels des centaures, en colère. L'orage gronde; la mer rugit de colère; le vent enfle sa voix de frustration. Ton ange rebelle te désire, tout autant que toi. Sa bouche est un délice, dans lequel tu plonges, fermant, les yeux, pour la première fois. Ses cuisses viennent enserrer ta taille, offrant, à tes yeux admiratifs, la silhouette d'une walkyrie échevelée, magnifiée par le vent qui la flagelle, rageusement, devant tant d'impudence, à te préférer.


Ton sexe, dressé, nerveux, palpite, rageur, sous ses doigts; attendant qu'elle s'empale, sur toi. Ses yeux brillent, d'excitation; ses seins rebelles à toute pesanteur, sont pointés, vers toi, tels deux beaux fruits dorés, prêts à être cueillis; Elle te regarde, impudique, excitante, glissant, vers sa grotte humide, ton sexe furieux, d'avoir tant attendu cet instant;


Tes mains s'agrippent, à ses reins, laissant ton ange, enfin, assouvir son désir. Son corps est souple et rompu aux jeux de l'amour; son antre, douce, accueillante, emplie de secrets, semble contenir tous les désirs imaginables; sa bouche laisse échapper ses soupirs, puis ses gémissements de plaisir s'élèvent, comme une merveilleuse musique, en montant vers le ciel.


Tu la chevauches, enfin, à ton tour, sauvagement, jusqu'au moment où ton corps, paraissant devenu fou, s'emballe, rugit, se cabre, déchargeant son désir, dans un long gémissement de plaisir.



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