L'ILLUSIONNISTE

par Erotica51 et Emma Bovary


Etait-ce parce qu'elle avait refusé les avances de son patron, que celui-ci envoyait Muriel travailler, de plus en plus loin, dans les autres départements? Elle s'en moquait, aimant sortir de l'ambiance du bureau qui lui donnait l'impression d'étouffer, au milieu des dossiers innombrables.

Elle irait travailler, à la foire exposition de St Quentin, cette fois ci. Une nouvelle façon de faire connaître son entreprise. De trouver d'autres clients. Une semaine complète! Pas question de reprendre la route, chaque soir. il y avait 13O Km à faire rien qu'à l'aller! Son patron lui avait réservé une chambre d'hôtel. L'hôtel du Mirage. Quel drôle de nom!pensa-t-elle en arrivant, devant l'immeuble, avec ses bagages.

L'hôtel était propre, la chambre correctement aménagée et claire. Elle s'était douchée, rapidement, puis était descendue manger, dans la salle du restaurant. Il y avait peu de monde. La jeune serveuse vint prendre sa commande; Muriel lui sourit et entama la conversation sur ce qu'il y avait à visiter d'intéressant dans cette région . Celle-ci lui donna quelques pistes et eut un sourire mystérieux quand elle lui murmura à l'oreille:

- Le plus intéressant, toutefois, c'est mon patron! le soir, quand il n'y a pas trop de monde, il devient magicien! si vous restez ce soir, il y a de grandes chances qu'il revienne vers 22 heures! Soyez présente et vous le découvrirez!

- Humm voici un programme des plus étonnants. Je crois que je vais suivre votre conseil!

Le repas avait été délicieux. Vers 21h 3O, un homme, assez grand, pénétra dans la pièce, en discutant avec la serveuse, puis tourna la tête dans sa direction; Elle sentit glisser, son regard, comme s'il la déshabillait, intégralement et brusquement, se mit à rougir, baissant le nez dans son assiette, embarrassée.

Elle replongea, dans un livre qu'elle avait apporté, avec elle, afin de cacher son embarras. Pas toujours facile de dîner seule au restaurant. Beaucoup d'hommes s'imaginent qu'on recherche l'aventure, uniquement...Peu savent que les femmes doivent aussi travailler et ont parfois bien des contraintes à devoir accepter.

Vers 22h 15, une ombre se dressa, devant elle. L'homme se tenait devant elle, brun, le visage ciselé au couteau, un regard d'aigle et lui offrit une ultime boisson avant qu'elle ne parte se coucher. Amusée, elle accepta. Celui ci lui offrit un thé au jasmin et lui se servit un café.

- Bonsoir, dit-il en lui tendant la main. Je me nomme Alain et je suis le patron de cet hôtel!

- Bonsoir, je me prénomme Muriel et je suis commerciale en maisons de construction individuelles.

- Savez-vous que je suis illusionniste à mes heures?

- Votre petite serveuse m'a déjà vanté vos talents cachés, répondit-elle, en souriant, un peu sceptique, quand même.

- Oh la coquine! et moi qui voulait vous en faire la surprise!

- J'aurai bien fini par l'apprendre...

- Tiens! qu'avez-vous derrière l'oreille? s'exclama-t-il, en glissant sa main, derrière les cheveux de Muriel

- Oh! une rose blanche! ma préférée! merci...dit-elle, en la prenant, les joues rosies de plaisir

- Si vous restez, je vous promets un spectacle dont vous vous souviendrez longtemps, le temps d'accompagner mes derniers clients à la porte ainsi que ma jeune serveuse et je vous offrirai un spectacle dont vous vous rappellerez pour le restant de vos jours!alors, acceptez-vous de m'attendre?

- Pourquoi pas! combien de temps dois- je patienter?

- Disons une demi heure, tout au plus!?

- Très bien! j'attends, dans ce cas.

Il était évident que celui-ci avait envie de se retrouver seul, avec elle, vu l'empressement qu'il mit, à se débarrasser des gens. Elle se mit à rire, discrètement. Celui-ci ne perdait pas de temps pour tenter de l'impressionner et tenter une approche discrète!

La demi heure s'écoula. Il revint vers elle, étendant sur la table nettoyée, une immense nappe blanche de dentelle ajourée. Il posa sur chaque coin, un magnifique bougeoir en cuivre puis éteignit la lumière du restaurant.

Surprise, elle attendit qu' il revienne, sous la lumière vacillante des bougies.

Il s'approcha d'elle, doucement, comme un loup sortant, brusquement, des ténèbres. Sous cette lumière vacillante, il la trouva encore plus belle! Elle découvrit qu'il avait un regard vraiment fascinant!

Il commença ses tours de magie: une pièce de monnaie passée, d'une main à l'autre, à toute vitesse. Elle devait découvrir dans quelle main, il l'avait cachée.

- Dans celle-ci!s'exclama-t-elle!

- Perdu! jolie demoiselle! Vous voici à me devoir un premier gage! Je continue mais à vos risques et périls!?

- Bien sur! dit-elle, d'un ton enjoué

Elle avait beau le regarder, avec attention, elle n'arrivait pas à découvrir, comment il s'y prenait, pour la surprendre! Il était d'une dextérité stupéfiante! A chaque tour de prestidigitation qu'il lui faisait, elle restait les yeux aussi ronds qu'une enfant et il s'en amusait, intérieurement, lui donnant envie de continuer. Elle avait accumulé un nombre de gages importants...Qu'allait-il lui réserver? La nuit était fort avancée quand elle eut ses premiers bâillements. Il la raccompagna à sa chambre, tout en lui murmurant :

- Attention! je pourrai aussi pénétrer durant votre sommeil, dans votre chambre!je peux être un véritable passe muraille!

- Humm! avec ça, je suis rassurée, dit-elle, en lui montrant sa clé! rétorqua-t-elle, tout en le narguant!

Il la quitta, amusé, plongeant son regard au fond d'elle, d'un air troublant, après l'avoir embrassée, discrètement, au coin des lèvres. Elle s'était sentie rougir, délicieusement, le dos parcouru d'un doux frisson.

Elle prit sa douche puis plongea dans son lit où le sommeil vint la faucher! Dans la nuit, elle fut réveillée par un bruit étrange. Sa chambre était éclairée par la lune, n'ayant pas fermé ses volets. Que se passait-il? Qu'est-ce qui l'avait réveillée? Un autre bruit discret lui fit tourner la tête. La cliche de la porte tournait doucement! Quelqu'un essayait de pénétrer dans sa chambre! Elle demeura immobile. Elle entendit son visiteur essayer de glisser une clé, dans le peine de la serrure. Elle se mit à rire, silencieusement. Ce petit malin avait eu l'idée d'utiliser son jeu de clés. Humm c'était bien mal la connaître! Prudente, Muriel avait eu l'idée de garder sa clé, glissée dans la porte, en la tournant à demi, pour la bloquer! Elle se recoucha, en riant, discrètement. Puis jeta un coup d'œil à sa montre : 2h 30 du matin! et bien, il aurait l'oeil frais, demain, en se levant! Jamais elle n'aurait cru qu'il aurait oser essayer, vraiment!

Au petit déjeuner, elle arriva, toute pimpante et souriante! Il était derrière le bar, les traits légèrement tirés.

- Bonjour! lança-t-elle, joyeuse. J'ai dormi comme un bébé! et vous?

- Bonjour, Muriel. J'avoue que ma nuit a été agitée, bougonna-t-il, en lui servant son petit déjeuner

- Ca doit être la pleine lune! lui lança-t-elle, d'un ton espiègle

Il ne répondit rien, lui lançant un regard, qui en disait long, sur ses pensées. Elle déjeuna, de bon appétit avant de se sauver pour aller travailler. Vivement ce soir! pensa-t-elle, déjà impatiente. Il avait un charme fou et il le savait. Pas question de tomber dans ses bras, comme une oie blanche!

Les jours, rapidement, s'écoulaient. Chaque soir, il s'ingéniait à l'étonner, à la faire rire. Mais elle lui résistait et cela l'irritait. La semaine s'était écoulée si rapidement qu'elle prenait fin, sans que rien de concret, ne ce soit passé, entre eux. Pourtant, il avait cru qu'il lui plaisait. Il commençait à douter de lui, brusquement. Il ne restait que cette dernière soirée, pour la conquérir! Pourquoi lui résistait-elle? Avait-elle jeté son dévolu sur quelqu'un d'autre qu'elle aurait rencontré, au dehors de l'hôtel? Il se sentait inquiet et n'avait plus envie de l'étonner mais de lui parler. Il ne lui restait que quelques heures, pour la convaincre. Demain, elle s'en irait et il savait qu'il ne la reverrait plus. Il décida de lui jouer une nouvelle carte: celle du charme!

Quand elle rentra du travail, une carte d'invitation était glissée sous sa porte.

- Muriel, accepteriez-vous de dîner ce soir, en ma compagnie? Je souhaite vous faire connaître un délicieux petit restaurant, hors d'ici. Soyez prête à 20 heures, je passerai vous chercher. Alain

Elle sourit, portant la carte à ses lèvres. Elle savait que ce soir, tout allait se décider, entre eux. Elle se sentait épuisée de lui avoir résisté. Elle se prépara, avec soin, choisissant une robe élégante qu'elle avait eu la présence d'esprit d'emporter, dans ses bagages. Elle brossa, longuement, ses cheveux longs, leur redonnant du mouvement et du brillant. Un maquillage discret...Une touche de parfum : le Dix de Balenciaga, qu'elle porterait pour cette soirée.

Quand elle ouvrit la porte, il était là, immobile, très élégant, la dévorant d'un regard affamé. Il l'embrassa tout doucement et elle se sentit, délicieusement, fondre. Elle se dégagea de ses bras, malicieusement, en déclarant :

- Nous y allons??

Il poussa un soupir. Cette fille était intelligente. Il décida, de jouer la carte de la franchise, avec elle. Cette fille l'avait percé à jour et savait parfaitement à quel point, il la désirait. Il se sentait sur des charbons ardents.Il l'emmena dans un restaurant, réputé pour son cadre romantique : le Manoir.

Il prit un chapeau, ou il lui montra le dessus et dessous. Rien dedans, en effet!Il posa dessus un fouloir de soie bleuté puis lui demanda de poser un instant, sa main, en suspension, au dessus, en la faisant souffler. Elle s'exécuta, en riant...Il se recula, à nouveau, posant sa main en suspension, un bref instant, sur le fouloir et le retira, brusquement. Dans un frémissement, une colombe blanche apparut puis s'échappa, en voletant, au travers de la pièce...

- Oh! s'exclama-t-elle, le regard émerveillé

- Mais ce n'est pas fini! attention, cette fois-ci, à vous de me dire comment j'ai fait!si vous perdez, vous me devrez un baiser!

- Et bien, continuez donc à me surprendre!

Il approcha une pièce de monnaie, qu'il posa, sous un verre, lui demandant de mettre la même pièce, à coté. Puis, il couvrit le verre d'un nouveau foulard et commença à faire tourner, sur la table, le verre, de plus en plus vite, sans lever le verre un seul instant...A nouveau, il retira le foulard et souleva le verre! il ne restait, sous celui-ci, qu'une seule pièce!!!

- Mais c'est impossible! je ne vous ai pas lâché, des yeux, une seconde, s'exclama-t-elle!

- Donc, vous avez perdu votre pièce!et ceci dit, il remit la pièce restante, dans sa poche et alla ranger le verre, sur l'évier, ses yeux, brillant étrangement, impatient de goûter, au velouté de ses lèvres.

Il la sentait, cette fois-ci, vraiment intriguée. Il aimait son regard étonné, ayant conservé cette fraîcheur d'enfant. Il y avait longtemps qu'il n'avait rencontré une femme aussi ravissante. Il conduisait, doucement, la laissant l'esprit, ailleurs, une musique douce mise en sourdine. Discrètement, il lui avait frôlé la jambe, d'une douceur étonnante. Au bout d'une bonne demi heure de conduite, ils étaient arrivés devant le restaurant. L'enseigne était en fer forgé, très stylisée : Le Manoir!

Celui-ci était imposant, avec une superbe rivière qui l'entourait et des massifs de roses au volume impressionnant. C'était un jour calme. Peu de clients étaient présents. Cela la rassura. Un serveur vint à leur rencontre et les emmena à la table qu'il avait eu la présence d'esprit de réserver.

Etonnée, elle se retrouva sur un balcon, entouré de fleurs odorantes. L'air était doux, sous le ciel immense. Quelques étoiles commençaient déjà leur danse scintillante.

Ils avaient passé leur commande. Lui, immobile la regardait, semblant hypnotisé par sa fragile présence. Elle émit un léger frémissement quand du bout du pied, il se mit à lui caresser, délicatement, la jambe. Elle tenta de lui barrer le passage en resserrant ses cuisses, quand il voulut frôler, ce que la décence ne l'autorisait pas vraiment. Le serveur arriva au bon moment, l'empêchant de protester.

Moqueur, Alain la fixait, en silence, passant sa langue, perfidement, sur ses lèvres, d'une manière sensuelle, comme pour la narguer...

Elle fixait sa langue, obnubilée par l'idée du plaisir qu'elle pourrait lui donner, l'imaginant, se glissant entre ses cuisses entrouvertes, frôlant son sexe terriblement brûlant...Elle poussa malgré elle, un soupir.

Une fois, le serveur repartit, il se pencha vers elle, écartant ses cuisses, d'un mouvement ferme du genou, en la fixant, résolument, sans dire mot...Elle se mit à déglutir, son bas ventre en émoi, brusquement.

Chaque bouchée qu'il avalait, il la goûtait, délicatement, puis la mordillait, en la fixant...avant de l'avaler, l'observant à travers ses yeux, à demi fermés, lui donnant un air inquiétant. Cet homme l'attirait mais continuait de l'impressionner.

Sa main vint lui effleurer la jambe! elle tourna les yeux, autour d'elle, se demandant si quelqu'un les observait?Il y avait peu de monde, mais c'était suffisant pour qu'elle se sente troublée. En le voyant bouger légèrement, elle comprit qu'il retirait sa chaussure, discrètement. Quelque chose de doux vient s'insinuer entre ses cuisses ouvertes, remontant avec une lenteur vertigineuse, se posant, sur son mont de venus, en appuyant, dessus, tendrement. Elle laissa échapper un nouveau soupir de plaisir, tout en le laissant faire.

Le pied était léger, curieux, s'insinuant au plus secret d'elle, caressant du pouce, ses lèvres qui s'engorgèrent, brusquement. Elle ferma les yeux, imaginant son pied cherchant l'entrée de son sexe, le laissant la pénétrer, doucement, entre ses lèvres entrouvertes, malgré le tissu rêche de ses chaussettes. Il devinait le bombé de sa toison, l'humidité de son sexe qui quémandait déjà d'autres caresses. Elle demeurait la bouche à demi ouverte, respirant à petits coups, plongée dans un plaisir savoureux qu'il lui offrait, discrètement...

Ils étaient si concentrés, l'un et l'autre, sur ce plaisir volé qu'ils prenaient, qu'ils ne virent pas arriver le serveur :

- Oh! Madame, votre serviette est tombée, dit celui-ci en se baissant, rapidement, surpris de ce spectacle inhabituel, lui amenant, un sourire discret au coin des lèvres.

Alain avait-il perçu sa gêne? Il n'en montra rien, bien déterminé à continuer de l'exciter, malgré elle. Elle ignorait, quand elle quitterait le Manoir, qu'elle serait si enflammée, qu'elle n'aurait qu'un désir: qu'à nouveau, il la reprenne!Il avait une qualité extraordinaire : la Patience. Jamais il ne forçait sa proie, préférant l'amener, peu à peu, à s'offrir, terriblement, consentante.

Il prit un bout de papier et griffonna, rapidement, quelques mots, qu'il poussa, ensuite, vers elle, plié en quatre, soigneusement, la fixant d'un air provocant. Elle s'en saisit et l'ouvrit, retenant un léger cri de surprise:

- Va aux toilettes et retire ta culotte! Je veux te savoir les fesses à l'air! tu me donneras ton slip, discrètement, comme preuve que tu as osé le faire!

- Mais....commença-t-elle, les joues rougies, de confusion

- Serais tu une de ces petites bourgeoises coincées? murmura-t-il, contrarié, en la fixant, les sourcils froncés

- Sûrement pas! et d'un pas ferme, elle se dirigea vers les toilettes

Elle ne vit pas le sourire de connivence, échangé entre Alain et le serveur, heureusement. Elle ignorait que cet endroit était son terrain de chasse favori et qu'il y ramenait, chaque semaine, toutes ces conquêtes.

Quand elle revint, elle avait l'air moins fier, tenant sa robe contre elle, comme si elle craignait de la voir se soulever, dans un léger courant d'air.Elle s'assit, sans dire un mot, le fixant d'un air frondeur!

- Et bien, cette petite culotte, où est-elle? lui susurra-t-il d'un ton provocateur

- La voici et elle lui glissa, celle-ci, rougissante, dans la main

Il entrouvrit, doucement, sa main, observant la légère dentelle qui la décorait, puis la porta à son nez, humant son odeur, avec avidité. Hummm, elle était à point! avide d'effluves sauvages, chaude d'une sensualité qui ne demandait qu'à être débridée! une femelle avide d'être prise dans tous les coins! il l'avait deviné en la regardant marcher, la première fois. Combien d'hommes prennent le temps d'observer la démarche d'une femme avant de se précipiter au devant d'elle? Il était observateur, devinant dans les gestes, si elle était une femme en manque de caresses.

Il reprit un papier, sur lequel il griffonna, à nouveau, quelques mots:

- Trempe ton doigt dans ton sexe et offre-le moi à lécher!

Cette fois-ci, il vit la confusion en elle! troublée, elle se mordit, les lèvres, hésita à le regarder en face, puis vaincue, glissa son doigt sous sa robe légère, en jetant des regards apeurés, autour d'elle. Il savourait cet instant où la femme se laissait guider, suivant ses consignes, d'un air gêné. Quand son doigt glissa entre ses lèvres, il devina, qu'elle manquait de sexe, la voyant ouvrir sa bouche, un bout de langue rose glissé entre ses dents, léchant sa lèvre en même temps. Cette fille était vraiment sensuelle! Il en frémit d'aise. La soirée en serait encore plus savoureuse! Elle tendit, dans sa direction, son doigt humide de son miel, d'un air inquiet. Il ne se précipita pas, dessus, prenant son temps pour lui maintenir la main à bonne hauteur, observant avec satisfaction la cyprine qui enrobait son doigt.

- Laisse toi faire, murmura-t-il, en l'approchant de ses lèvres....Puis il sentit son doigt, le humant discrètement, comme pour se repaître de ses effluves naturelles. Il ouvrit sa bouche, fit glisser sa langue fine, sur son doigt, glissant, goûtant, savourant ses secrétions d'un air gourmand, ne la quittant pas des yeux, pour autant. Elle respirait, doucement, à petits coups, comme troublée, par ses caresses...Quelle amante était-elle? Il avait hâte de le découvrir et pourtant, savait prendre son temps pour préparer ses conquêtes. Comme tout bon amant, il savait qu'avec les femmes, il fallait prendre son temps, pour les échauffer. Plus elles étaient excitées, plus elles lui faisait l'amour comme des chiennes en chaleur, les sens déchaînés.

De réservées, les femmes devenaient animales, audacieuses, vicieuses, se livrant corps et âme, dans un corps à corps savoureux! C'est ainsi qu'il aimait les femmes. Elle se laissait faire, le laissant laper son doigt avec sensualité.

Un bref regard à l'horloge lui fit comprendre que l'heure tournait. Pas question de se retrouver avec une amante endormie, à ses cotés! il tenait vraiment à en profiter! Il fit un signe discret au serveur, lui faisant comprendre d'apporter le dessert et commanda, deux cafés. Celui-ci s'inclina devant elle, d'un air obséquieux. Elle le regarda, à peine, l'esprit ailleurs et ne vit pas celui-ci emporter sa jolie culotte de dentelle, discrètement, dans la corbeille à pain! Alain savait garder un air naturel, en toutes circonstances et ne comptait plus les petites culottes, ayant l'air de disparaître, sous le nez de ses amantes énamourées, trop occupées à le contempler, les sens, déjà, en ébullition!

Alain se leva, une fois, leurs tasses de café avalées, allant régler sa note au serveur, lui parlant à mi voix. Puis, il revint près d'elle, qui s'était levée, accoudée sur le balcon, lui tournant le dos. A pas de loup, il s'approcha d'elle, se baissant, relevant sa robe, doucement, observant fasciné, la beauté de ses fesses délicieusement bombées. Ses mains glissèrent sur elles, savourant la douceur du grain de sa peau; puis ses mains, glissèrent sous le fin rempart, cherchant son sexe, caché sous sa toison bouclée.

Elle paraissait regarder le jardin mais le laissant faire, savourant ses doigts curieux glissant sur son coquillage brûlant. Ses lèvres étaient entrouvertes, humides de désir, déjà prêtes, à le laisser glisser entre elles. Il fit glisser son doigt, de haut en bas, excitant son clitoris à l'extrême, puis il l'invita à se retourner, le dos appuyé contre les colonnes de pierre. Il la rassura, lui murmurant qu'il avait demandé à ce qu'on les laisse tranquilles. Elle soupira d'aise, conquise, offerte.

Il remonta sa robe, sur ses cuisses, laissant, peu à peu, son sexe, apparaître. Il approcha sa bouche de son chatte palpitante, dégoulinante de cyprine. En souriant, il fit glisser son doigt, sur sa fente humide, la faisant frémir d'excitation. Il posa dessus sa bouche gourmande, fit glisser sur sa chair tendre, le bout de sa langue aventureuse, goûtant la saveur de ses effluves naturelles.

Il la sentait, frémissante, troublée, délicieusement. Elle écarta, un peu plus, les jambes, le laissant, goulûment, fouiller sa chair. Sa langue était douce, curieuse, fureteuse, lapant chaque repli de sa chair avec une faim grandissante d'elle. Cette fille le rendait fou de désir. Celle ci, bientôt, fut incapable de résister, laissant le plaisir la submerger, le sexe sécrétant son miel.

Elle avait un goût légèrement sucré salé, totalement impudique, cambrée, en arrière, sous ses caresses. Le corps offert, elle fermait les yeux, le laissant se frayer un chemin, en elle. Son doigt la caressa, doucement, la frôla, l'excita jusqu'à la rendre folle de plaisir, l'amenant au bord de l'explosion. Elle s'offrait, le bassin tendu vers lui, avide de désir, le sexe bouillant. Il se releva, la laissant ainsi offerte, le regardant, l'œil plein de reproches et d'incompréhension.

- Viens, allons nous en d'ici! dit-il en la tirant par la main, en clignant de l'œil.Sinon, je crains une plainte pour attentat à la pudeur!

Il l'entraîna, lui montrant une petite clé, qu 'il venait de sortir, mystérieusement, de sa poche. Ou allait-il l'entraîner? Elle sourit malgré elle. La nuit que faisait que débuter et elle commençait, fort, agréablement. Ils attendirent près de l'ascenseur puis une fois les portes ouvertes, s'engouffrèrent, dedans, rapidement!

Immédiatement, il se plaqua contre elle, frottant, exprès, son bas ventre pour lui montrer le désir qu'il avait d'elle. Il bandait, énergiquement, pressant son sexe gonflé, contre elle. C'était une forme de douceur et de souffrance, en même temps.

Ils quittèrent le balcon, sortirent de la salle puis longèrent un couloir, assez sombre, où il en profita pour lui peloter, les fesses; il lui fit signe de s'arrêter, puis s'arrêtant devant un porte, glissa la clé dans le peine!la porte s'ouvrit, en silence. Il la fit passer, galamment, devant lui, admirant la cambrure de ses fesses savoureuses.

Une gerbe de roses rouges était posée sur le lit. Surprise, elle les huma longuement, prenant le temps de lire la carte qui les accompagnait.

- Va dans le tiroir de la commode et mets un fouloir sur tes yeux. Je veux te sentir soumise, offerte, toute la nuit...Elle retint un sourire puis se dirigea vers la commode. Un foulard de soie noire était posé dans le tiroir, plié avec soin. Elle le prit, écarta ses cheveux longs puis le posa sur ses yeux. Il n'avait rien dit, guettant ses réactions, avec attention...Elle venait de se tourner vers lui, un peu tendue, attendant la suite du programme.

Il s'approcha, tira toutefois les rideaux, créant une ambiance tamisée puis vérifia, en s'accroupissant devant elle, si son bandeau était bien mis.

Elle n'osait plus parler, guettant le moindre déplacement de ses gestes, se demandant ce qui l'attendait. Il lui prit la main, la guidant vers la salle de bain, faisant couler l'eau.

Puis, il entreprit de la déshabiller, laissant ses mains, doucement, la frôler, la faisant frissonner.

Elle laissa échapper un léger cri quand il la souleva et la posa, délicatement, dans la baignoire. L'eau coulait autour d'elle et elle sentait ses mains la savonner, caressant chaque centimètre de peau, avec une sensualité qui commençait à l'effrayer. Alain maîtrisait parfaitement l'art de caresser les femmes et de les combler. Il avait remercié, d'un clin d'oeil discret, le serveur, le gratifiant d'un billet de banque, une nouvelle fois, en échange de sa discrétion.! Aucune femme ne lui avait jamais résisté! encore une qui tomberait dans peu de temps, dans ses filets!

Il lui fit l'amour avec douceur, la laissant s'ouvrir comme une rose, cueillant en elle, la douceur de sa chair, la regardant s'offrir, avec impudence et animalité, se laissant prendre, reprendre, jusqu'au petit matin, où elle s'écroula, enfin, repue, dans ses bras.

Quand le jour arriva, il se leva, à pas de loup, laissant la belle, profondément, endormie. Il se rhabilla, sortant définitivement de sa vie et fila!

A demi réveillée, elle regarda autour d'elle, le cherchant des yeux. Il ne restait rien de lui, juste une rose posée près de l'oreiller! l'homme était parti! Elle sauta du lit, se précipitant sous la douche pour se laver. Elle se rappela qu'il avait gardé sa culotte! Elle descendit à l'accueil, demandant à régler sa note. La réceptionniste la gratifia d'un sourire, l'assurant que tout état, déjà réglé, par l'homme qui l'avait accompagnée.

Elle sortit, appelant un taxi, puis s'engouffra dans la voiture, refreinant sa déception! Elle ouvrit la fenêtre ayant besoin de respirer. Au moment ou le taxi commençait à s'ébranler, le barman s'approcha de la fenêtre, en murmurant, d'un regard narquois:

- Madame, je crois que vous oubliez ceci!

Elle tendit la main, machinalement et retint un cri! L'homme venait de lui rendre son string!!Elle ferma les yeux, pour empêcher l'homme de voir ses larmes de honte et de rage, apparaître...

Furieuse, elle ne revint jamais dans la région! Alain avait trouvé ce stratagème pour éviter, à ses ex-maîtresses, l'envie de réapparaître!

""Suite et Fin, imaginée par Emma Bovary"" :

Un mois, plus tard, même endroit. Une belle femme plantureuse, délicieusement appétissante pénètre dans l'établissement. Alain la repère tout de suite et met en place, pour la enième fois, son stratagème sans faille.

Comme Muriel, la jeune femme avait prévu de séjourner une petite semaine à l'hotel du Mirage. "une semaine" pensait il, c'est plus qu'il ne m'en faut pour mettre cette donzelle dans mon lit. Comme Muriel encore, elle se laissa courtiser jusqu'au dernier soir, où elle accepta, enfin, son invitation à diner....

Elle le toisa, du regard, tout le repas et quand arriva le moment de "la culotte", elle se mit à rire, et, presque méprisante lui dit "mais mon cher, vous êtes terriblement conventionnel, quel ennui!!! je ne porte pas de culotte!"

Alain resta abasourdi. Il enchaina alors sur le doigt qu'il voulait qu'elle lui offre. Là encore, elle le prit de cours en lui demandant de venir chercher lui même ce qu'il souhaitait. Il n'osa pas...Enfin, ce fut elle qui prit les choses en main en l'entrainant jusqu'à sa chambre...là, en terrain connu, il lui fit l'amour comme jamais auparavant. Cette petite sorcière l'envoutait.

Quand le jour arriva, elle se leva, à pas de loup, laissant l'homme, profondément, endormi. Lorsqu'il émergea enfin, il comprit immédiatement. La belle s'était envolée...emportant avec elle ses vêtements et les clés de sa voiture....

Sur un peignoir posé sur la chaise il trouva ce mot " merci pour cette nuit, bien que vos prouesses à l'horizontal ne soient pas à la hauteur de mes espérances, j'ai passé une délicieuse soirée...et un réveil non moins délicieux. Je vous ai laissé un petit cadeau à la réception...."

En peignoir, penaud, il descendit et sous l'oeil goguenard du réceptionniste reçu de ses mains le caleçon qu'il portait....Ce dernier l'informa par la même que la note était reglée.

Il se fit appeler un taxi pour rentrer et c'est en peignoir qu'il pénétra à l'hotel du mirage. Elle était là, hilare et moqueuse, et devant tout le monde, elle le héla pour lui tendre le reste de ses affaires et les clés de sa voiture....

Au moment de franchir la porte, pour sortir de sa vie, elle se retourna, une dernière fois et lui lança " Vous souvenez vous de mon amie Muriel? Sachez simplement qu'elle a beaucoup d'amies....je serai vous, je serai plus prudent à l'avenir!! Au fait, je vous ai laissé un cadeau dans votre bureau....près de la photo de votre famille...jolie famille d'ailleurs....il serait dommage que....enfin....vous me comprenez...."

Près de la photo, il trouva un petit string délicieux, qu'il huma le coeur serré, en la regardant s'éloigner à jamais.

OOOOOOOOOOOOOOOOO



Votre avis sur cette Histoire érotique?

J'ai peu aimé -  J'ai vraiment aimé -  J'ai adoré


RETOUR sur HISTOIRES EROTIQUES D'Erotica51


www.erotica51.com © 14.03.2003 - 14.03.2016 - Tous Droits Réservés