L'HOMME SANS VISAGE

par Erotica51



Elle l'écoute, attentive, hochant de la tête, en même temps. Sa voix se fait plus exigeante, attendant sa réponse :

- Feras-tu ce que je t'ai demandé ?
- Oui. Sa voix, nouée, n'est plus qu'un murmure
- Tu garderas tes yeux bandés jusqu'au bout !
- Oui
- Même quand ce sera terminé, tu ne chercheras pas à retirer ton bandeau ?
- Non, je vous le promets, murmure-t-elle, à nouveau
- Très bien, alors, je vais venir. La voix a paru s'adoucir.

Elle a raccroché le téléphone, regardé l'heure, évaluant le temps qu'il lui a laissé pour se préparer, inquiète et excitée, par ce qui l'attend. Des tonnes de questions se bousculent dans sa tête : qui est-il ? comment est-il ? sera-t-il doux ou brutal avec elle ? et s'il s'agissait d'un pervers ? Soudain, elle voudrait tout arrêter, lui dire qu'elle a changé d'avis, trouver un prétexte pour annuler cette rencontre. Mais elle n'a aucune coordonnée. Un dernier regard à sa montre: dix minute viennent, déjà, de s'écouler. Il ne lui reste que peu de temps. Il risque d'arriver avant qu'elle ne soit vraiment prête !

Elle a filé sous la douche, rapidement, se lavant le corps, soigneusement. Elle ne peut s'empêcher, en même temps, de frémir, imaginant ce qui l'attend. Elle a séché ses cheveux, les recoiffant, rapidement. Pas de temps de faire une coiffure élaborée aujourd'hui ! Puis elle a enduit son corps, d'une crème onctueuse et parfumée; repeint ses ongles de mains et de pieds; s'est maquillée, légèrement, puisque, ses yeux devront rester voilés.

Devant l'armoire ouverte qui l'attend, elle jette un regard fébrile, à l'intérieur; vite ! le temps presse ! il lui faut faire un choix cornélien en cet instant. Va-t-il aimer ? mais qu'aime-t-il, d'ailleurs, en style de sous-vêtements ? Elle n'en sait rien, vraiment rien!

Elle a choisi une guêpière affriolante, noire, découvrant juste ce qu'il faut, pour le troubler. Elle peste, contre toutes ces multiples pressions, à fixer. L'énervement et la tension, générés par son arrivée, lui rendent les doigts glissants. Elle ne peut s'empêcher de jeter un regard, à nouveau, inquiet, à sa montre : jamais elle ne sera prête à temps ! puis, elle enfile, lentement ses bas soyeux, le long de ses jambes, évitant de les filer. Cela ne serait vraiment pas le moment ! La voici presque prête. Un ultime regard dans la glace lui renvoie l'image d'une femme troublante et terriblement séduisante. Ses cheveux longs tombent, sur ses épaules, adoucissant, encore plus, sa féminité...

Oh ! non ! elle a oublié de se parfumer ! Que va-t-elle mettre, pour cette circonstance : "Initiation" lui semble particulièrement indiquée ! Une touche légère derrière le creux de l'oreille, au creux des poignets, entre le creux de ses seins et quelques gouttes sur son pubis, soigneusement, dessiné. Elle a attrapé son foulard, d'une main, fermé les volets, comme il l'a exigé, mis une musique douce et feutrée pour détendre l'ambiance puis installée, près de l'entrée, elle l'attend, un peu crispée par l'anxiété.

Sa gorge est nouée. Elle a tellement soif, brusquement. Son coeur semble s'emballer. Le temps semble, soudain, s'être arrêté. Pour la millième fois, elle regarde, sa montre, inquiète, d'une pensée qui vient de la traverser : et s'il ne venait pas ? S'il venait, brusquement, à changer d'idée ? s'il n'avait chercher qu'à s'amuser à ses dépens ? Elle est tellement, perdue dans ses pensées, que lorsque la sonnette de l'entrée s'est mise à carillonner, elle n'a pu s'empêcher, soudain, de sursauter !

Elle lui a ouvert la porte d'entrée, le laissant monter les étages: 18 étages, cela lui laisse le temps de se calmer, d'ouvrir son verrou, de mettre son bandeau sur ses yeux. Puis, tendue, frissonnante d'appréhension et d'excitation, elle s'est, lentement, reculée, dans l'ombre protectrice du couloir, en longeant, le mur, pour ne pas tomber.

Au bout de quelques minutes, elle a entendu l'ascenseur s'arrêter. La porte, doucement, s'est ouverte puis le verrou est refermé, d'un geste sec. Il est là! Elle s'est mise, soudain, à trembler. Son sexe s'est mis à mouiller d'excitation, malgré elle. Son coeur semble, soudain, raisonner dans toute la pièce. Affolée, elle n'ose plus bouger. Il perçoit ses seins qui se soulèvent, traduisant son affolement. Il vient encore de se rapprocher. Elle se sent comme une caille, brusquement, prise dans un piège. Aucun espoir de s'échapper! Il est si près d'elle. Elle ne peut s'empêcher, soudain, de sursauter !

Il vient de la toucher, la frôler, suivant lentement le dessin de sa poitrine. Ce n'est pas avec ses mains! Cela semble rigide, froid. Elle déglutit. Que va-t-il faire ?

Il l'observe, un sourire rusé, au coin des lèvres. Il sent monter, en elle, une certaine appréhension. Il voit la veine de son cou battre plus fort. Il se déplace, lentement, autour d'elle, laissant échapper un léger courant d'air qu'elle perçoit, déglutissant, de plus belle.

Elle tremble légèrement. A-t-elle vraiment peur ou est-ce seulement d'impatience ? Elle cherche à capter son odeur. Une légère eau de toilette, si légère, qu'elle ne peut lui laisser de réel repère.

Il déplace une chaise, la ramène près d'elle. Elle entend, à nouveau, sa voix, froide, impersonnelle qu'elle ne reconnaît même plus.

- Assieds toi!! Il la guide en lui tenant le bras.

Sans un mot, elle acquiesce, sent la chaise, y pose, enfin, ses fesses, pousse un soupir, de soulagement. Peut-être, veut -il, simplement, discuter, avec elle ? Sa tension, doucement, se rabaisse; son souffle se fait plus lent, comme, soulagé...

- Retire moi tes talons!! lui ordonne-t-il

Elle tressaille, à nouveau, surprise, par sa voix, inquiète, cette fois. Elle se penche, cherche à tatons, la boucle sur sa cheville, croise ses jambes, dans un geste plus facile. Il l'observe, guette le lent mouvement de ses cuisses, le léger morceau de chair que son oeil exercé guette. Cette fille porte des bas. Son sourire se dessine. Il aime ça! Le bruit des chaussures qui retombent, sur le sol, semble résonner, dans la pièce, encore plus fort.

- Ecarte les cuisses! Encore ! ordonne-t-il, à nouveau

Elle frémit, tremble, parait réfléchir, hésite...

- Plus vite! dépêche toi!

Lentement, il regarde ses jambes s'entrouvrir. D'un geste sec, il appuie à l'intérieur de ses cuisses, l'obligeant à s'ouvrir, encore plus. Sa poitrine se soulève, d'une manière saccadée. Il aime sentir son désarroi, s'en repait. Sa gêne. Il se place, résolument, devant elle, s'accroupit, observe, amusé, ses traits rougissants, emplis de gêne. Puis, il se relève, l'oblige à en faire autant :

- Retourne-toi! lui ordonne-t-il, d'une voix inflexible. Pose les mains sur la chaise, devant toi !

Elle ne dit rien, se relève, se retourne puis se penche, avec précaution, cherchant en tâtonnant le bord de la chaise. Elle reste penchée, les fesses tendues, inquiète...

- Relève ta jupe sur tes fesses et reprend la pose !

A nouveau, elle semble hésiter. Il sent monter, en elle, un moment de panique. D'un geste précis, il frappe ses fesses, d'un léger coup de baguette. Elle sursaute, le corps, soudain, électrisé...

Doucement, comme à regret, avec des gestes maladroits qui semblent l'amuser, elle remonte, sa jupe, dégageant, lentement, ses fesses, dévoilant un cul voluptueux, mis en valeur, par un string noir de dentelle. Il reste, un instant, subjugué.

Son coeur s'est mis à battre, sourdement. Elle s'exécute, sans rechigner. Un instant, il a craint qu'elle ne se rebelle. Il aime la voir, ainsi, inquiète et pourtant docile. Il s'avance, lui caresse les fesses, sourit, silencieusement, en la sentant frémir. Il s'agenouille, dégrafe une à une, les agrafes de son porte jarretelles, puis fait glisser son string, sur ses cuisses.

En se relevant, il voit sa poitrine qui se soulève, rapidement, trop rapidement. Elle est tendue, inquiète ! Il se rapproche d'elle, effleure son cou, puis sa poitrine, sans se presser. Tant de mois à espérer cet instant. Il n'arrive pas y croire! Elle a, enfin, osé le rencontrer. Elle est, enfin, là, offerte, à demi dénudée, impudique, devant lui. Un frisson le saisit. Il se sent pris de vertige de la découvrir, ainsi offerte. Impatient, il glisse sa main, entre ses cuisses, s'infiltre, en elles, remonte, se glisse sur son sexe devenu tout humide, lui écarte les lèvres, la caresse, doucement...Elle a frémit, électrisée, sous la précision de sa caresse.

Ses doigts en écartent le sexe, avec délicatesse. Il perçoit son souffle qui s'accélère. Son trouble augmente encore. Il la pousse sur le lit, la fait se retourner, à quatre pattes, sur le lit, lui écarte les cuisses, appuie sur son dos, la rendant encore plus provocante. Il dévore des yeux sa croupe ainsi offerte, ses fesses impudiques et voluptueuses. Une bouffée de fierté lui monte à la gorge. Enfin, elle est à lui, acceptant enfin cette rencontre qu'il imaginait, depuis tant de mois, sans plus oser y croire...

Il retire, une à un, les boutons de son chemisier, plonge sur sa poitrine à demi dévoilée qui se soulève. Elle tremble légèrement, les épaules maintenant dégagées.

La chair est douce à caresser. Ses doigts continuent de la découvrir, les cuisses moites d'une attente trop longtemps refoulée. Il le sait. Elle l'attendait, fébrile, ne vivant plus que pour se donner à lui. Ses doigts la fouillent, la sondent, la font gémir de plaisir. Il aime cette docilité en elle, après l'avoir connue rebelle, dans leur correspondance privée. Ce soir, enfin, elle se donnera toute entière à lui. Elle n'est plus qu'une femme avide de sexe.

Il se penche sur elle, la fait s'allonger sur le lit, la renverse, l'enjambe en repoussant ses mains curieuses. Il aime repousser toute tentative de deviner son corps. Il faut qu'elle l'imagine, qu'elle le devine, qu'elle se donne avec fougue, même voir son visage ni ses traits. Pour lui, c'est un jeu cruel. Jusqu'où va-t-elle aller ? Va-t-elle continuer à se soumettre ? Il veut en avoir le coeur net. Il se relève, la laissant en transe, observant son corps en train de frissonner d'impatience.

- Viens, viens ! murmure-t-elle, maintenant.

Il aime sa reddition. Il la fait remettre, à quatre pattes, sur le lit, passe sur ses fesses une main de propriétaire. Elle a de très belles fesses, dévoilées par sa jupe retroussée. Le sait-elle ? Il aime la regarder, la laissant, de plus en plus, inquiète. De temps à autre, il passe une main avide entre ses lèvres ou perlent des gouttes de liqueur que son sexe ne peut s'empêcher de laisser échapper. Encore quelques caresses et elle sera trempée, inondée, liquéfiée...

D'un doigt malicieux, il fait glisser sa liqueur sur ses fesses, dans le sillon ou naît un étrange oeillet sombre, en caresse l'auréole frémissante, jusqu'à ce qu'il se décontracte. Peu à peu, son anus sombre se détend. C'est alors qu'il cherche, dans un sac, quelque chose qu'elle ne peut deviner mais qui l'inquiète. Qu'a-t-il donc ramené ?

Elle frémit d'appréhension, essaie de resserrer les fesses. Quelque chose de froid se pose contre elle, se glisse entre ses cuisses, joue entre ses lèvres avides de plaisir. Il se place derrière elle, lui écarte, volontairement les fesses, maintenant sa pression sur ses reins, l'empêchant de bouger ou de se rebeller; se pose juste à l'entrée de cet anus qui semble le narguer, puis d'un geste, après l'avoir bien humidifiée, force la porte de son oeillet, en s'enfonçant, lentement sous la pression de son poignet. Un gémissement, deux, trois lui échappent mais elle ne tente plus de s'échapper. Il la possède comme il en rêvait depuis tous ces mois, à l'imaginer dans sa chambre d'hôtel d'où il lui téléphonait.

L'objet est enfin ancré. Il a l'apparence d'un petit sexe de couleur noire et s'arrête, juste à la lisière de son anus, dilaté, par l'engin. Elle ne bouge plus, n'ose s'insurger contre ce traitement qu'elle était loin d'imaginer.

Il la fait se retourner, soulève sa jupe, dévoilant son sexe trempé. Il a envie de la fourrer, de la prendre, ainsi offerte, d'en profiter, de la posséder. Des genoux, il lui écarte largement les cuisses, se place au dessus d'elle, se fait longuement sucer, puis posant habilement son préservatif, se glisse, enfin, dans son sexe. Très vite, il se sent enrobé dans une véritable fournaise. Elle se tortille, se déhanche, se déchaîne, sous ses coups de reins et soudain, ses gémissements, plaintifs et rauques, résonnent à ses oreilles. Tout son corps semble électrisé, semble, curieusement, s'arquer; son bassin tape contre le sien. Fasciné, il l'observe, en la sentant, de plus en plus, excitée, devenir chienne. Elle veut son sexe, au fond d'elle, ondule, quémande, sous lui, comme une amante démentielle puis lui agrippe, si soudainement, les fesses, qu'il ne peut plus reculer ni la contrôler. Il se laisse faire, plonge en elle, avec volupté.

Elle vient buter contre son sexe, en des va-et-viens affamés, dévoilant ses seins dressés, gorgés de plaisir. Un bref instant, elle paraît comme suspendue, en pleine montée puis se laisse soudain submerger, par la passion de ses sens qui viennent l'entraîner, sans plus pouvoir s'arrêter...

- Hoooooo ouiiiiiiiiiiiii hummmm hummmm hummm ohhhh que c'est bon, murmure-t-elle, comme pour s'excuser de s'être laissée emporter par cette jouissance fulgurante. Il ferme les yeux, lui aussi, se laissant submerger par ses sens qui viennent de le trahir.

Il s'est allongé tout contre elle. Il observe le geste qu'elle fait pour tenter de retirer l'objet qui la gêne et arrive à l'empêcher.

- Tu le retireras, après mon départ, tout à l'heure, après avoir regardé ce qui est écrit sur la table!

Après avoir fumé quelques cigarettes, il s'est relevé, s'est lavé et s'est rhabillé. Elle le devine, au travers du froissement des tissus, qu'elle perçoit. Elle sait qu'il va s'en aller mais ne fait pas un geste pour retirer son foulard. Pourtant, il lui a demandé si elle voulait, enfin, le regarder. Elle a refusé, craignant d'être déçue en le découvrant en réel.

Il s'est approché de la table, ou elle a posé quelques feuilles de papier et son crayon, avant son arrivée, puis s'est mis à griffonner. Au bout de quelques minutes, il s'est approché d'elle, a déposé un dernier baiser sur ses lèvres et s'en est allé, refermant la porte, sans bruit. Un long frisson la saisit. Tout était allé si vite. Trop vite, alors que ces mots de correspondance l'avait enfiévrée. Elle retira enfin son bandeau puis s'approcha de la table et se mit à lire ce qu'il venait de lui écrire :

- " Le devoir de la soumise d'un soir "au point final et seulement au point final" tu enlèveras ce que tu as, entre les fesses. Tu écriras assise, complètement habillée, sans te lever, entre la première ligne et la dernière. L'Homme sans visage, joueur, même quand il est parti.

Elle a souri puis s'est installée, devant la table où elle a commencé à écrire leur histoire.

Il restera, pour Elle, cet homme sans visage. Il ignorera toujours la couleur de son regard, l'ovale de son visage, la profondeur de son regard. Se rencontreraient-ils, un jour, dans le réel, que jamais, ils ne se reconnaîtraient. Elle vient de réaliser, grâce à lui, le plus beau de ses fantasmes...



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