PETITE FLEUR DES ILES

par Erotica51



Bruno était un employé modèle chez Citroen. Son patron savait qu'il pouvait compter sur lui, en cas de problème imprévisible. Dynamique, toujours armé d'un charmant sourire, celui-ci arrivait en sifflotant, le matin, déposant d'un léger sourire, une rose, sur le bureau des filles, chaque vendredi.

Josette, la plus ancienne, malgré son air revêche, ne pouvait s'empêcher de lui sourire, regrettant que les années soient passées, aujourd'hui, sans lui avoir permis de découvrir un homme comme lui.

Maryline, jeune comptable, embauchée, depuis un an à peine, lui décochait, à chaque fois un merveilleux sourire, qui le faisait frémir, intérieurement. Mais la plus jolie restait assurément, Rose Annie, charmante antillaise, dont la silhouette était un vrai régal. En secret, il craquait vraiment pour cette fille, mourant d'envie de lui caresser sa nuque, si tendre; quand elle penchait la tête devant lui.


- Oh Bruno ! Vous êtes vraiment trop gentil, roucoulait-elle de cet accent inimitable que seules, possèdent, les jolies filles des îles.
- Ce n'est rien, voyons, Rose Annie, cette petite rose rendra votre week-end, un peu moins long, répondait-il en lui décochant un long regard de regret.

Depuis son divorce, il avait pris en grippe, les week-ends, ayant l'impression de tourner chez lui, en rond, comme un lion en cage. Il se mettait alors, au travail, avec une énergie rare, que son patron appréciait, tout en étant désolé de le voir, de plus en plus, seul, chaque week-end. Durant la pause de midi, Bruno regardait, partir les autres au restaurant alors qu'il manquait d'appétit. Les filles étaient vraiment désolées de le voir ainsi et s'ingéniaient chacune, à tour de rôle, à lui ramener, qui, un gâteau de chocolat, un baba au rhum, ou une tarte aux poires.

Depuis combien de temps, en pinçait-il, pour cette jeune femme? Impossible de le dire. Sa bonne humeur était communicative. Son sourire, un véritable défi, à cette saison maussade. Quand à son rire, quelle joie ! il déclenchait le votre, même quand vous étiez maussade.

Bruno, peu à peu, sans s'en apercevoir, était tombé amoureux de cette jeune femme, laissant glisser son regard souvent sur sa taille fine, devinant sous les vêtements, des rondeurs et courbes appétissantes. Il finissait par ne plus en dormir, la nuit, se demandant comment l'inviter un soir. Il craignait, une rebuffade. Les femmes se plaignaient souvent d'être seules dans la vie mais il en invitait une, il se ramassait un non catégorique ! Alors, là, cette jeune femme plein de joie de vivre !

Un plan diabolique commença à germer dans son esprit. Il alla chez un fleuriste dont il avait vu la publicité. Celui-ci livrait aussi des corbeilles de fruits. Depuis combien de temps n'était-elle pas allée dans son pays ? Impossible à le dire. Elle en parlait souvent, les yeux emplis de nostalgie. Il demanda à lui faire livrer chaque semaine, un bouquet de fleurs splendides. Elle en valait la peine, après tout ! Chaque mardi, un livreur arrivait au bureau, demandait Rose Annie, et lui donnait son bouquet en mains propres. Il y avait juste dedans une petite carte énigmatique dont les mots variaient, simplement.


" Vous êtes délicieuse à croquer "
" Vous égayiez votre doux regard "
" Vous êtes une fleur des îles des plus rares "
" Un sourire de vous et je suis tout à vous ! "

Chaque message était signé B. simplement. Il est évident que la belle se mettait à rêver. Qui était ce mystérieux inconnu ? Elle travaillait, ensuite, en silence, ou laissait son regard se perdre, vers la fenêtre, d'un air songeur. Cet inconnu commençait à l'obséder. Impossible de ne pas y penser, chaque soir, nue dans son immense lit aux couleurs chatoyantes.

Peu à peu, les messages se firent plus osés ; les lettres se mirent aussi à arriver. Il l'appelait sa petite fleur des îles ; il lui racontait ses rêves en l'imaginant ; l'impuissance de son désir qui ne cessait pour elle de grandir. Il rêvait de lui faire l'amour comme elle ne l'aurait jamais imaginé.

Puis un jour, les fleurs cessèrent brusquement d'être livrées. Qu'avait-elle fait pour lui déplaire ? Que s'était-il passé pour qu'il ne s'intéresse plus à elle ? Elle se mit doucement à perdre son sourire ; à devenir triste au point qu'elle se retenait parfois de pleurer ; elle ne mangeait plus, pensant à cet inconnu comme quelqu'un de cher, qui lui avait rendu si souvent le sourire. Lui était-il arrivé quelque chose ?

Un matin, le patron lui apprit qu'elle avait envoyé un arrêt maladie, qu'elle souffrait de dépression. A cette pensée, Bruno se mordit les lèvres, regrettant le mal qu'il lui faisait. De retour à la maison, il l'appela, prenant le soin de dissimuler son numéro, chuchotant pour qu'elle ne reconnaisse pas sa voix.


- Allô ? demanda-telle d'une petite voix
- Bonjour, ma petite fleur des îles ; j'ai un aveu à vous faire
- Quel est-il ?
- J'ai essayé de vous oublier mais sans y parvenir...
- Ohhhh au fond d'elle, son coeur se mit à battre, plus vite
- Je crois que je suis vraiment amoureux de vous ! c'est terrible

Il entendit, à nouveau, son rire, si joyeux, résonner dans l'écouteur. Ouf ! elle ne lui en voulait pas. Il poussa doucement un long soupir.


- Je vous appellerai, chaque jour, si vous m'y autorisez. Dîtes-moi simplement quelle est l'heure qui vous convient?
- Que diriez-vous de 21 heures ?
- Parfait ! N'oubliez-pas que je pense à vous, jour et nuit ! Puis, il raccrocha en entendant éclater son rire comme une rivière dévalant la colline…

Chaque soir, Rose Annie attendait, fébrile, son appel. Il lui donnait des tas de petits diminutifs tendres, l'appelant son hirondelle quand il y avait de la pluie ; ou sa perle perdue dans un monde en folie ; sa princesse ; sa douceur ; lui disant qu'elle était la plus belle fleur du paradis. Bien entendu, cela ne pouvait la laisser insensible et en l'entendant chuchoter ces mots, un peu fous, Rose Annie en frémissait de plaisir, imaginant sa bouche sur la sienne ; ou ses mains parcourant sa peau couleur caramel

Elle se mit à rêver de lui, la nuit ; laissant ses doigts jouer sur sa chair frémissante imaginant que c'était lui qui la caressait. Elle avait de lui, soudain, une faim dévorante ; Lui rêvait de la déguster comme un beau fruit. Ils se mirent à parler de plus en plus tendrement. Puis ils passèrent aux confidences, à oser parler de leur désir, de leur envie, de se toucher, réellement. L'un et l'autre en rêvait. Ils prirent rendez-vous pour le samedi soir, chez elle.

Bruno était un peu inquiet. Comment réagirait-elle en découvrant que c'était lui cet inconnu qui la tenait ainsi en haleine ? Impossible de reculer pourtant ! Les jeux étaient faits ! Il commanda une corbeille de fruits exotiques énorme puis se présenta le soir, chez elle.

Ouvrant la porte, elle ne put retenir son rire, voyant son inconnu, le visage caché derrière une énorme corbeille de fruits, découvrant que ses pieds, chaussés de chaussures élégantes et lustrées.


- Bonsoir ma petite fleur des îles, lui chuchota-t-il en passant devant elle puis déposa la corbeille dans le salon. Il eut un sourire ; elle avait dressé la table agréablement, laissant un seau de glace rafraîchir une bouteille de champagne. Quand il leva les yeux sur elle, il la vit figée de surprise.
- Bruno ! s'exclama-t-elle
- Pardon ma petite fleur ; je n'ai trouvé que cette façon pour te dire combien j'étais amoureux fou de toi …Je me suis conduit comme un idiot ; Puisque tu es fâchée, je m'en vais !
- Bruno, non, reste, je t'en prie ! C'est juste la surprise …viens, prenons une coupe de champagne et ensuite nous dînerons ; tu m'expliqueras…

La pièce baignait dans une lumière douce, agrémentée d'une musique réunionnaise. Elle lui décochait des sourires qui lui rendaient espoir. Elle était savoureuse, ses petits seins emprisonnés dans un corsage dont elle avait juste noué les pans, sous la poitrine. Elle portait une jupe à godets, ultra courte, dévoilant ses jolies jambes, comme à l'époque de la lambada. Il ne pouvait s'empêcher de la dévorer du regard, en la regardant s'élancer, vers la cuisine, d'une démarche dansante et terriblement féminine.

A la fin de la soirée, leurs yeux brillaient plus que de coutume. Ils allèrent sur le canapé. Quelques centimètres à peine les séparaient. Entre eux régnait une chaleur insoutenable, presque palpable. Il lui resservit une coupe, plongeant son regard dans le sien, d'une façon si équivoque, qu'elle comprit combien elle avait été cruelle avec lui, au bureau, lui parlant de ses anciennes aventures.

Il s'agenouilla devant elle, déposant de légers baisers sur ses genoux. Elle se mit à sourire, l'encourageant du regard. Il avança sa bouche, embrassant sa peau si douce, remontant tendrement le long de ses cuisses, dévoilant, inconsciemment un minuscule petit slip. S'enhardissant, il laissa ses mains remonter sur elles, chaviré de la sentir consentante. Elle était terriblement belle et sensuelle, en laissant son désir l'envahir. Il retira délicatement le nœud de son corsage, émerveillé par ses seins libres, aux belles pointes brunies.

Il se tourna, prenant un premier fruit qu'il ouvrit d'un geste bref puis le fit glisser sur sa poitrine, lapant celle-ci avec délicatesse. Il la fixait le regard plein de désir, jouant sur ses seins, avec effronterie. Sa langue vint goûter le sucré de ses beaux fruits, dressés pour lui, avec orgueil. Il la butina doucement, faisant frissonner sa peau, comme effleurée par les embruns. Les yeux clos, elle savourait ses baisers, le laissant faire.

Puis, il lui enleva sa jupette, admirant son corps magnifique dont la pudeur était cachée par un minuscule string. Il poussa un soupir de bonheur en découvrant combien elle était magnifique. Il la fit s'allonger, déposant sur sa peau ambrée, quelques gouttes de fruits, mélangeant entre eux leurs parfums, léchant son corps avec délectation.

Bientôt son petit string fut tout humide, à force de laisser glisser sa langue dessus, faisant affleurer son bouton, gorgé de cyprine. Tout en la savourant, il caressait sa poitrine, pinçant délicatement leurs pointes, la faisant gémir de plaisir. Rose Annie soupirait d'envie retenue trop longtemps.

Il fit glisser ses doigts sous son string, dénouant les fines lanières, qui le retenaient sur ses hanches. Son petit pubis sombre apparut enfin à sa vue. Ses légers poils étaient coupés courts et légèrement bouclés. On devinait ses grandes lèvres sombres brillantes de cyprine. Elle le désirait, elle aussi ! Il prit un autre fruit, pressant sa pulpe, faisant glisser le juste entre ses cuisses. Il introduisit sa tête entre ses cuisses, les écartant avec douceur puis sa langue curieuse partit à la recherche de son minuscule fruit. Son clitoris frémit en sentant sa chaleur ; il lissa la chair de ses lèvres, lapant le suc mélangé à la cyprine, observant avec attention son sexe en train de s'épanouir ; ses lèvres se gorger de désir puis s'entrouvrir comme une petite huître découvrant sa petite perle nacrée, gorgée de désir.

Sa langue avide se mit à la parcourir, jouant autour, revenant, l'aspirant puis la caressant, du bout de la langue, laissant, peu à peu, oublier tout, sauf ce désir irrésistible qui la cabrait d'envie cambrant son joli corps comme une danseuse échevelée, affolée de désir. Elle se cambra encore plus, projetant vers ses lèvres son beau fruit affamé, cherchant à apaiser cette faim dévorante qui la faisait gémir. Sa bouche, sa langue, ses mains torse la faisaient frémir, la laissant le corps avide de plaisir.


- Bruno, j'ai trop envie, dit-elle, brusquement, en le chevauchant, par surprise.

Très vite, ses petites mains fines le déshabillèrent en un tour de main, l'obligeant à s'allonger sur son grand canapé, soulevant sa jambe d'une façon impudique, le fixant avec gourmandise, tenant son gland congestionné, d'une main douce et ferme, avant que sa petite chatte brûlante ne l'engloutisse. Il se mit à gémir, la sentant bouger sur lui, comme une bacchante endiablée.

Elle avait le diable au corps, cette petite ! Il sentit le plaisir gronder en lui, tenta de penser à autre chose pour essayer de se retenir, mais la coquine savait y faire et elle s'excitait sur lui, déchaînée ! il y le temps d'admirer sa poitrine fièrement dressée, gorgée de désir ballotter sous son nez puis l'entendit gémir, ressentant son sexe avide aspirer sa queue impatiente. C'en fut trop pour lui ! Il s'enfonça, encore plus profondément, au fond d'elle, butant contre sa chair avide puis laissa échapper sa liqueur, en longues giclées brûlantes, gémissant de bonheur…

La nuit les trouva, blottis, dans les bras, l'un de l'autre, endormis. Au petit matin, une bonne odeur de café effleurait les narines de Bruno pendant qu'une petite voix, qu'il ne connaissait que trop bien, le sortit de sa torpeur et claironna, joyeuse à ses oreilles :


- Allez, debout, Bruno ! Le petit déjeuner est prêt !!! Grâce à toi, je vis le plus beau de mes rêves ! je n'aurai jamais imaginé mon marchand de rêves dans mon lit ! C'est ainsi que je te surnommais en secret !

OOOOOOOOOOOOOOOOO



Votre avis sur cette Histoire érotique?

J'ai peu aimé -  J'ai vraiment aimé -  J'ai adoré


RETOUR sur HISTOIRES EROTIQUES D'Erotica51


www.erotica51.com © 14.03.2003 - 14.03.2016 - Tous Droits Réservés