LA FIEVRE AU CORPS

par Erotica51



Nos regards se lèvent, se cherchent, se croisent, se sourient, unis, complices puis s’éloignent. La musique s’écoule. J’aime écouter ces morceaux de piano où chaque note est une bulle de lumière qui scintille dans mon esprit.

Assis face à face, nous travaillons sur nos portables, sans rien dire. De temps à autre, l’autre regarde son vis-à-vis puis sourit. Douce complicité unis dans une même passion. Autour de nous, le monde s’estompe lentement. Mon esprit en fait abstraction.

Je plonge dans mes pensées, cherchant une idée pour embellir ce nouveau récit. Les idées arrivent, se bousculent et je relève mon regard pour réfléchir. Tu me regardes avec intensité et une boule de chaleur se forme dans mon ventre. Tes yeux pétillent. Je connais cette petite flamme qui y danse, annonciatrice de nouveaux délices.

Tu décroises tes jambes, les allonges et sur tes lèvres un léger sourire félin s’étire. Quelles sont tes pensées en ce moment ? Je t’observe avec intensité, cherchant le sens de ce regard qui me trouble, doucement. Tes yeux me fixent, attendent une réponse, me semblent-ils. Je déglutis sous l’émotion que tu déclenches, en me déconcentrant.

Je baisse les yeux, tentant de te cacher ce que je ressens. Mille pensées peu sages prennent possession de mon esprit, dansant une véritable sarabande. Ma gorge est sèche ; j’ai soif. Je me lève, file dans la cuisine, consciente de ton regard qui me suit, se pose sur ma nuque puis descend, en silence sur mes épaules dénudées que le soleil a doré de ma terrasse où j’aime m’allonger.

Ton regard ne m’a pas quittée, suivant les courbes douces de mes hanches, parcoure d’un oeil exercé le bombé de mes fesses qui dansent sous ton nez, d’un air provocant. Puis je disparais dans la cuisine et tu attends que je réapparaisse, patient. La porte s’ouvre à nouveau et tu souris devant cette apparition. Mon chemisier transparent laisse apparaître la pointe arrogante de mes seins dressés qui attendent que le velours de tes mains.

Ma jupe est toujours là, malheureusement. Je devine ta déception mais mutine, je dépose deux verres remplis d’eau pétillante bien fraîche en te tournant le dos, volontairement. Prêt à retravailler, tu restes figé, troublé par la vision de ces deux fesses coquines que tu as vu apparaître, trop brièvement, à ton goût. L’ai-je fait exprès ? Te demandes-tu.

Je trempe mes lèvres dans mon verre, puis d’un coup de langue malicieux, me les lèche, en te fixant. Ton regard est devenu plus sombre, brûlant et je sens mon corps envahit de doux frissons.  Nos pensées en silence se caressent, se frôlent, provocantes…Tu attends, amusé par cette nouvelle façon de te troubler.

Je pousse mon ordinateur sur la table du salon, écarte légèrement les jambes et à ton tour, je vois ta pomme d’Adam monter puis descendre, rapidement. En un quart de secondes tu as compris ce que j’attends. Ton regard revient maintenant souvent sur mes genoux, puis glisse sous ma jupe. Mon écran relevé me cache le corps à demi. Je relève mes cheveux longs en les formant en un léger chignon. Je croise ton regard une fois encore sans qu’aucun mot ne s’échange.

Tu as de plus en plus de mal à travailler sur ton écran. Tes pennées deviennent plus audacieuses, il me semble. Ton sourire s’agrandit en devinant le bruit léger d’un tissu qui glisse. Une épaule bronzée apparaît subrepticement, pendant que mon chemisier glisse avec une lenteur qui te donne le vertige. L’autre épaule se montre, léger arrondi qui te cache le plus intéressant. Tu meurs d’envie d’en voir plus et cherche une idée, nerveusement. Un éclair de malice pétille dans tes yeux en me demandant, l’air innocent :

- Tu peux basculer totalement ton écran ou reste-t-il coincé ?
- Non, regarde !

Tu souris de contentement, ravi de découvrir ma poitrine, à l’air, sans le rempart de l’écran. Ton regard se fait plus parlant. Ton désir se lit dedans.
Je garde toutefois le silence, m’étire voluptueusement comme une chatte, t’offrant la vison de mes globes pour le moment inaccessibles. Une de mes jambes s’allonge pendant que l’autre remonte, se plie, posant le talon sur le bord du canapé, impudique, provocante… Combien de temps vas-tu tenir ?

Je sursaute, tous mes sens en alerte. Tu viens de bouger, prêt à bondir. Mon genou bouge doucement, dévoilant ce léger morceau de chair tendre qui t’affole en te retournant les sens. Une mes de mains glisse sous la jupe, t’en cache la vision, puis mes doigts s’agitent alors que mon regard se fait effronté. Je sens que tu adores…

Tu te lèves, t’approches tout en me fixant, émoustillé du spectacle que je t’offre. Je m’allonge, remontant sur mes cuisses ma jupe, t’attirant vers moi pendant que mes lèvres chuchotent :

- Viens ! J’ai terriblement envie de toi….


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