L'ESCALIER

par Erotica51



Il faisait une chaleur étouffante. Un peu inquiète, elle se demandait si elle n'avait pas commis une erreur de mettre des talons aiguille, par ce temps. Qu'importe! il était trop tard pour revenir en arrière. Elle avait garé sa voiture, dans une petite ruelle, puis s'était décidée de poursuivre le reste du chemin, en marchant.

Etait-ce l'effet de la chaleur? Elle avait du mal à respirer, tant l'air était pesant. Enfin, elle arriva au bas d'un vieil escalier de pierres. Levant les yeux elle essaya de compter les marches qu'il lui faudrait grimper. Ceux ci montaient, vertigineusement. Elle hésita un bref instant...

Un bruit de pas, derrière elle, la fit se retourner. Un homme arrivait, vêtu d'un polo blanc et d'un jean moulant. Elle posa la main sur la rampe vermoulue et commença à monter, les marches, allègrement. Au bout d'un moment, elle se mit à ralentir, commençant à s'essouffler. Elle s'arrêta un instant puis tourna la tête, regardant derrière elle. L'homme était à quelques mètres, à peine, d'elle! Quand il croisa son regard, elle se sentit déshabillée, discrètement. Elle repartit, la gorge, soudain, sèche.

L'homme se rapprochait. Elle entendait son pas pressé, derrière elle. Elle avait constaté, brièvement, combien l'homme était séduisant. Il avait un sourire carnassier, ressemblant à un félin, sur le point de bondir.

Elle décida d'accélérer le pas. Il observait, ses jambes légères, monter les marches, résolument comme pour le distancer. Il accéléra, lui aussi, le pas, la talonnant, de plus belle. Il aimait le balancement de ses hanches sur lesquelles, il imaginait ses mains se poser, hardiment. Cette femme le troublait, mystérieusement. Pour quelle raison s'était-il mis à la suivre? Il lui était impossible de répondre à cette question. Elle l'attirait sans qu'elle en ait conscience...

Elle portait une jupe légère, qui se soulevait, sous le vent, laissant entrevoir la blancheur de ses cuisses, brièvement. Ebloui, il n'arrivait plus à détourner son regard, de ce spectacle des plus attrayants. Elle posait ses mains, sur le tissu, tentant, maladroitement, de l'empêcher de se soulever. Mais c'était sans compter sans le vent fripon

Peu à peu, il se rapprochait d'elle et elle percevait sa respiration. Lui aussi paraissait s'essouffler. Elle n'osait plus se retourner de crainte de le voir fondre sur elle. Etait-ce les pensées qu'il déclenchait ou la moiteur de l'air mais son entrecuisse était humide mystérieusement. Quelle idée saugrenue avait-elle eu de se promener les fesses à l'air!!! Elle savait qu'elle devait se montrer particulièrement vigilante par ce temps. La libido des hommes semblait atteindre, par cette chaleur, une courbe, particulièrement, surprenante. Elle se sentait, elle aussi, assez excitée, ces derniers temps.

Combien y avait-il de marches à grimper? Cet escalier paraissait interminable, brusquement. Elle voulu marquer un léger arrêt. L'inconnu se cogna, à elle, tout en s'excusant. Son regard sombre semblait la caresser et elle frémit à cette pensée. Lui aussi s'était arrêté, tentant de reprendre sa respiration, observant le paysage d'un air intéressé.

Elle repartit, de plus belle, troublée. L'inconnu était loin de la laisser indifférente. Il la talonnait, de plus en plus, près. Il aurait pu la toucher, rien qu'en tendant la main. En avait-elle conscience?Elle paraissait de plus en plus nerveuse, tournant, souvent, à demi, la tête, comme pour évaluer sa présence, derrière elle.

Il était, maintenant, si près d'elle, qu'il percevait son léger parfum, flottant dans son sillage. La femme possède un corps aux formes agréables, qu'il mourait d'envie de toucher. Comment allait-t-elle réagir? Etrange question qui le laissait perplexe.

Sa jupe s'agitait, tourbillonnait, se soulevait, sous le vent, dévoilant l'arrondi d'une fesse appétissante. Cela s'était fait, en un éclair si rapide, qu'il n'avait pas eu le temps d'apercevoir son slip. Mais, il se promettait, au prochain coup de vent, d'être plus vigilant. La fille roulait des hanches, et sa croupe lui procurait des élancements douloureux, dans le bas ventre.

Elle venait de se retourner, brusquement, et il buta, à nouveau, contre elle. Il se raccrocha à son bras pour ne pas chuter, tout en s'excusant de ce geste familier. Sa peau était douce à effleurer. Allait-elle lui imposer de monter tous ces escaliers avant de lui permettre de la caresser? Il sentait son désir lui vriller le bas ventre, ses sens s'exacerber au fil du temps. Elle lui jetait parfois un sourire encourageant et c'était comme un baume, au milieu de cette canicule.

Combien de marches venaient-ils de monter? Ni l'un ni l'autre ne les avaient comptées. Seule cette faim, de l'un de l'autre, paraissait maintenant les préoccuper. Il jeta un coup d'oeil vers le haut de l'escalier immense. On y apercevait quelques frondaisons penchées offrant un coin d'ombre. Encore un effort pour se reposer.

Elle, aussi, venait de ralentir la cadence. Elle avait si chaud que ses jambes lui paraissaient vacillantes. Elle posa sa main sur la barre de fer afin de s'aider à grimper. Elle venait d'apercevoir ce bosquet d'ombres et comptait bien, cette fois, s'y arrêter.

Lui continuait de fixer ses longues jambes, d'imaginer, sous sa robe, la douceur de son corps, sous ses mains aventureuses. Cette femme était en train de l'obséder. Malgré son épuisement, il devait arriver à la convaincre de s'arrêter sous ce bosquet. C'était son unique chance de l'approcher. Courir derrière elle, dans cet escalier immense était vraiment trop épuisant. Il banda ses muscles, la fixa effrontément puis lui dit :


- Le dernier arrivé, au bosquet, offrira une glace à l'autre!! Ça vous dit ?!

Elle pouffa de rire et commença à grimper les marches, quatre à quatre mais il la talonnait, la bousculant, légèrement, l'empêchant de lui barrer le chemin. Elle projetait ses mains, en avant, comme pour le repousser. Il s'en saisit, lui maintient, les mains, fermement, l'une contre l'autre, puis l'entraîna, follement, dans l'escalier, en riant.

Ils butaient, s'essoufflaient, pouffaient de rire mais aucun ne voulait céder. Quelques gouttes de sueur perlaient au dessus de sa lèvre supérieure. Elle y passa la langue, d'un air gourmand. Subjugué, il fixa sa langue rosée comme s'il allait lui sauter dessus. Elle s'en amusa, se fit plus provocante, se pencha en avant, dévoilant la lisière de sa poitrine, à demi, dévoilée. Il décida d'en terminer. La fit s'immobiliser contre la rampe, tout en la fixant, incapable de cacher le trouble qu'elle avait su, si bien, provoquer.

Il plaqua son corps, contre le sien, résolument, imprimant son sexe érigé, contre son bas ventre, plaquant ses mains sur ses fesses, fermement, tout en la pressant, contre lui, nerveusement. Cette fille était trop bandante. Il n'en pouvait plus d'être aussi excité. Un bref coup d'oeil au dessus de lui puis en bas de l'escalier. Personne! Il savait qu'il avait peu de temps devant lui pour concrétiser son désir, mais il sentait la fille consentante.

Ses mains couraient sur sa nuque, en l'attirant vers ses lèvres, résolument. Elle se fit aguicheuse, remuant ses fesses, sous ses mains. Sa robe, doucement, remontait. Il percevait la fermeté de ses fesses dénudées. Curieux, il partit à la recherche d'une ultime protection, qu'il voulait absolument, lui retirer. Ses doigts ne rencontraient que sa chair affolante, son entrecuisse humide, qu'elle tentait de lui refuser. Mais son désir était devenu trop puissant. Il se pressa, résolument contre elle, la fixant effrontément, tout en lui écartant du genou, les jambes. Sa main remonta, entre ses cuisses immédiatement. Elle était trempée, le sexe à l'air, offerte, sans aucune protection, comme il se l'était imaginé! Un voile rouge lui tomba sur les yeux! ainsi, c'était ce qu'elle recherchait!

Furieusement excité, il la fit se retourner, la plaquant contre la barre, ouvrant sa braguette, en dégagea sa queue sur le point d'exploser puis décida ainsi de la prendre!!!Elle gémit, se tortilla, cambra ses fesses, en se penchant, se laissant prendre, sauvagement, avec une avidité époustouflante. Il sentit son sexe aspiré, goulûment, dans son passage brûlant, le rendant fou de plaisir. L'occasion était trop belle! Il malaxa sa poitrine de plus belle, en fit jaillir ses tétons, lui mettant les seins à l'air, pour mieux s'en repaître. Il était ivre de plaisir de la posséder, enfin, de la baiser, ainsi, en plein air, au risque de se faire surprendre.

Soudain, des pas se firent entendre!


- Mon dieu! quelqu'un arrive, murmura-t-elle, toute affolée.

C'en fut trop! Il sentit son sperme jaillir, brusquement, tout en finissant de la besogner! Sa jouissance avait été si violente qu'il demeura, un instant, les jambes tremblantes, incapable de se retirer de sa chatte brûlante.

Ils percevaient des voix, maintenant, qui se rapprochaient de l'endroit où ils étaient. Ils s'essuyèrent, discrètement, se rhabillèrent, nerveusement, en riant, complices, puis se précipitèrent, sur les dernières marches qui les attendaient!

Ils savaient qu'une glace, bien fraîche, allait les réanimer, avant de vouloir reprendre leurs ébats, dans une chambre d'hôtel, se trouvant à proximité, une fois, leur énergie retrouvée...

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