L'AMOUR A DISTANCE

par Erotica51



Chaque soir, Olivier rentrait du travail, se douchait puis venait s'installer derrière son écran. Chaque jour, la même question, revenait, lancinante, excitante : qu'allait-elle inventer comme nouveau jeu, afin de l'attirer ?



Elle aimait l'entraîner, par son imagination, vers des endroits qu'il n'aurait jamais pensé à regarder ou s'arrêter. Claire avait, il est vrai, une imagination débordante ! Rien lieu du globe ne paraissait l'effrayer dans lesquels elle s'amusait à l'entraîner, le laissant pieds et poings liés, derrière son écran, la gorge nouée, en la lisant.

Cette fille, peu à peu, le troublait, insinuant dans son esprit pourtant cartésien, des pensées plus que troublantes voire désopilantes. Ne lui avait-elle pas demandé de fermer les yeux, un instant, à 21heures précises et d'embrasser, en silence , son écran ? Il avait à peine hésité puis avait posé ses lèvres, sur son écran, comme s'il avait espéré sentir la chaleur des siennes, tendrement.

Pas plus tard qu'hier, ne lui avait-elle pas suggéré, de se caresser, doucement, longuement, derrière son écran. Troublé, Olivier s'était aussitôt exécuté, imaginant son regard affamé posé sur son sexe dressé. Cela l'avait encore plus troublé de découvrir combien depuis il avait envie d'elle, continuant d'une main, à se branler, pendant qu'ils échangeaient des missives enflammées.

Ce soir, Claire paraissait déchaînée. Elle avait exigé qu'il soit aussi nu qu'un ver, un flacon de crème, posé à ses cotés, pendant qu'il lui répondrait et une jolie serviette. Qu'avait-elle à nouveau inventé ? Il attendait, déjà impatient, prêt à se laisser guider par sa voix ou ses mots les plus fous, les plus sensuels…Quel nouveau jeu avait-elle inventé, pour le laisser, depuis un quart d'heure, sans réponse, le laissant vainement saliver ?

Son portable se mit à sonner :



- Bonsoir Olivier

- Bonsoir Claire

- Prêt à nouveau pour vous laisser entraîner dans un nouveau jeu?

- Je suis tout à vous. Que dois-je faire ce soir ?

- Commencez donc, par vous déshabiller, totalement !

- Accordez-moi quelques minutes ; je me prépare pour vous...

En quelques secondes, il fut prêt. Il est vrai qu'il n'avait que son boxer et son tee-short à retirer. Il ne voulait pas la faire attendre. Quand il fut nu, complètement, il se rassied devant son écran, reprenant son portable d'une main :



- Voilà, je suis prêt, pour vous, Claire

- J'en ai fait tout autant derrière mon écran, afin que nous soyons à égalité, dit-elle d'une voix légèrement plus rauque. Vous allez commencer par étaler sur votre torse un peu de crème et doucement vous masser les yeux fermés, comme si je vous contemplais…

- Je suis à vos ordres, répondit Olivier, déjà subjugué par la suite de son idée

Il fit couler un peu de crème, sur son torse velu, frissonnant sous le froid que le produit dégageait. Heureusement, son corps était chaud et le produit se mit, lentement, à couler, le faisant, bizarrement, frissonner.

Doucement, il se mit à étaler la crème, de la main droite, tenant toujours son portable de l'autre main, la laissant écouter son souffle. Il ferma les yeux, imaginant sa main, en train de le caresser. Elle devait être plus petite, plus douce, avec des doigts longs et fins. Elle lui pincerait légèrement le bout des tétons au passage. Bientôt, son torse fut largement étalé de crème. Il entendit, la voix de Claire, à nouveau :



- Je veux que tu mettes aussi un peu de crème sur ton ventre aussi et que tu te masses doucement, en me disant ce que tu ressens

- D'accord ! Le liquide est très froid, pour l'instant. Ma peau est agitée de frissons. Mes tétons se sont durcis en même temps. Je rentre mon ventre en sentant le produit parcourir ma chair. Ma paume se pose, chaude, en l'étalant. L'impression de froid s'estompe, peu à peu et fait place à une agréable sensation. Je ferme les yeux, en imaginant votre main posée sur mon ventre. L'effet ne se fait pas attendre : je bande !

- Mettez-vous un peu de crème dans l'aine, de chaque coté et continuez à me raconter ce que vous éprouvez

- Le produit est froid mais reste fluide grâce à la chaleur de mon corps. Plus le produit se rapproche de mon sexe, plus cela me procure un effet excitant. Je masse l'endroit, doucement, à deux doigts, descendant puis remontant, graduellement. Une sensation agréable se diffuse aussi dans la cuisse entière, que je frôle, par moment, de mon avant bras. La chaleur se fait plus forte, irradiant mon bas ventre. Mon sexe commence à se redresser, quémandant des caresses…Puis-je le caresser maintenant ?

- Pas encore ; mettez un peu de crème sur le bout de vos doigts et enduisez votre anus, en le caressant, lentement. Soulevez votre jambe pour être plus à l'aise et posez la sur l'autre jambe, en la croisant. Massez vous cet endroit interdit du bout des doigts et racontez moi ce que vous ressentez

- C'est troublant de me caresser là. C'est un endroit que je n'aurai jamais osé caresser si vous ne me l'aviez pas imposé. Un peu comme si je risquais de perdre ma virilité en avouant être plus que troublé par cette caresse. Les plis de la chair y sont serrés. Je suis encore un peu crispé. La chair y est particulièrement douce et innervée. Je ressens chaque frôlement des doigts, avec délectation, imaginant votre regard posé sur moi. Mon anus, peu à peu, paraît se détendre et commence à apprécier…

- Massez vous le fondement en effectuant de petits ronds, tout doucement puis plongez y votre doigt, en l'entrant et le ressortant ; continuez à me raconter vos émotions. Ne vous arrêtez pas!

- Je me sens à nouveau un peu crispé. C'est nouveau, pour moi, comme quelque chose que je me serai interdit durant des années. Je suis étonné d'y trouver du plaisir toutefois, comme si je découvrais une autre face cachée de ma sensualité. Vous réussissez à me troubler bien plus que je ne l'aurai imaginé

- Ne tergiversez pas. Je veux que vous y glissiez votre doigt !

- Humm Je reconnais bien là votre perspicacité ! En effet, j'hésitais, me demandant si j'allais oser ou faire semblant. Mais ce serait vous tromper et serait de ma part malhonnête. Mon doigt commence à forcer mon entrée secrète. C'est un endroit d'ou je suis vierge. C'est troublant de savoir que c'est moi même qui en force la clé. C'est un peu difficile pour y pénétrer. Mes chairs semblent se refermer sur mon doigt nerveusement. J'ai du mal à le faire coulisser. J'avoue ne pas être très à l'aise…

- Remettez donc un peu de crème et continuez à vous branler l'anus. Fermez les yeux en le faisant et imaginez que je suis près de vous, en train de vous observer.

- Vous m'excitez. Je vais imaginer vos mains sur mes fesses, parcourant mes cuisses pendant que je vais me doigter

- N'est-ce pas mieux maintenant ?

- En effet ; ma chair se détend autour de mon doigt. La crème m'aide. Je force un peu sur l'entrée et me pénètre. C'est étrange. Je craignais d'avoir mal ; c'est même plutôt agréable. A nouveau mon sexe se redresse, excité par ma propre caresse. Je coulisse mieux mon doigt, le corps légèrement penché sur le coté. Je sens ma prostate à quelques millimètres, à peine de mon doigt. J'appuie légèrement dessus. L'envie d'éjaculer se déclenche au fond de moi. Je recule mon doigt, le faisant aller et venir, doucement, humectant, grâce à la crème, mes parois à la fibre si frêle…Je me sens de plus en plus excité. Des images troublantes me viennent dans la tête.

- A quoi ce geste vous fait-il penser ?

- J'imagine une bouche gourmande, posée, sur mon sexe, en train de me pomper; de deux belles lèvres pulpeuses en train de m'aspirer ; d'une langue vicieuse en train de me titiller avec sensualité. Je sens un plaisir trouble envahir mes couilles, les gonfler de mon sperme qui ne demande qu'à évacuer. Je bande de plus en plus fort ; j'imagine vos caresses ; vos mains curieuses, aventureuses en train de me peloter, de vos doigts fins en train de me masturber…J'ai trop envie, j'ai peur de ne plus arriver à me retenir…autorisez moi à jouir…

- Hummm Vous me donnez envie d'en faire autant, derrière mon écran. Donnez moi quelques secondes, le temps de retirer mon string, de mouiller le bout de mes doigts et de me caresser, en même temps ; tout comme vous, je me sens très excitée et j'ai envie de jouir avec vous. Branlez-vous le sexe maintenant ! Plus fort ! A pleine main ! comme si j'étais allongée, nue, devant vous ; inondez mon corps de votre foutre…

- Hummm vous m'excitez par vos paroles ; par votre imagination. J'ai tellement envie de vous faire l'amour ! je bande comme un cerf ; je vous imagine les cuisses largement ouvertes, mon gland posé sur votre sexe prêt à vous prendre. Hummm j'ai trop envie de vous ; je n'en puis plus ! Hummm ahhhhhhhhhhh ahhhhhhh ahhhhh !

- Ahhhhhhhhhhh hummmm hummm

Il y eut un silence pesant, soudain, au bout de la ligne. Je n'entendais plus sa respiration saccadée. Etait-elle repartie ? Avait-elle été satisfaite ? Seul le clic de la communication coupée le laissa, tristement, plongé dans ses pensées. Il allait devoir, à nouveau, patienter jusqu'à ce qu'elle veuille le rappeler. Mais quand elle le rappellait, humm c'était si bon...

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