LE CINEMA

par Erotica51



Il avait choisi un film d'aventure: La fiancée du corsaire. Assis, côte à côte, nous nous étions installés, en silence. Lui, devenu indifférent, sauf au film; moi, déjà m’ennuyant au bout d’une demi heure, à peine. Je soupirais, silencieusement, prenant mon mal en patience. Ce film était un véritable navet! Seule l'héroïne plantureuse à souhait pouvait intéresser le public.

Le film était commencé depuis une vingtaine de minutes, quand un homme est venu s’installer, à mes cotés, la trentaine, brun, genre BCBG. Il s'est excusé en s'asseyant, désolé de me déranger. Je lui ai souri, simplement, lui faisant comprendre qu'il devait s'asseoir, face à quelques voix mécontentes qui commençaient à s'élever.

Au bout d’un moment, j’ai senti un léger frôlement contre ma jambe. Pensant gêner, j’ai croisé ma jambe, en la déplaçant, à nouveau, vers la droite. Un nouveau frôlement est revenu, peu après. J’ai commencé à me tortiller, pas très à l’aise, n’osant rien dire, à mon époux, par crainte d’un scandale. La main est revenue, à la charge, me caresser, habilement, sur le coté de la cuisse.

J’ai regardé l’homme, fixement, d'un regard éloquent, espérant, par cette attitude, le décourager, suffisamment. Je ne pouvais être plus claire. Mon regard prenait des éclairs verts, annonciateurs d'orage, dans la pénombre.

Apparemment, cela a été insuffisant, pour calmer l'impudent. Sa main s’est enhardie, se remettant, peu à peu, en mouvement, caressant ma cuisse, discrètement, du bout des doigts. Je tremblais d’appréhension, de la crainte d'un scandale pouvant, soudain, éclater, devant tout le monde, si mon époux le surprenait. Il pouvait avoir le sang vif, par moment.

Pourquoi n’ai-je rien dit ? la crainte de faire des histoires en public? l’envie d’un plaisir interdit ? Quelque chose de nouveau à découvrir qui manquait, soudain, à ma vie emplie de monotonie? Je n’ai rien dit, me contentant de soupirer, longuement, acceptant qu'elle continue son exploration silencieuse et insolente.

La main a commencé à remonter, savourant la courbe alléchante de mes cuisses, l'arrondi de mon genou, puis a découvert la douceur de ma chair. Les doigts se sont fait plus intrépides, audacieux, impudents, remontant jusqu’à ma petite culotte, devenue mouillée, par ce désir que cet inconnu déclenchait.

Les yeux à demi-clos, je savourais, lentement, le chemin de ces doigts fureteurs, venus s’infiltrer jusqu’au plus secret de mon intimité, longeant le bombé de mon sexe, allant et venant, au milieu de mon coquillage de chair, le mettant dans un émoi indescriptible.

Incapable de réagir, je me laissais envahir par le plaisir qui ne cessait de grandir, montant en moi, délicieusement, me laissant le souffle court et le corps pris, soudain, de vertiges. Heureusement mes cuisses restaient cachées par ma veste.

Les doigts se sont mis à me caresser, avec encore plus de précision, déclenchant des houles de plaisir, au fond de moi, affolant ma raison.

Je tremblais de ce plaisir savouré, silencieusement, qui me bouleversait. Cela avait un coté plaisir interdit qui 'excitait en même temps. L'homme l'avait parfaitement compris et continuait, ses investigations, certain de son impunité.

Ses doigts étaient trempés d'un flot de cyprine qu'il avait déclenchée. Ceux-ci se sont activés, jouant avec mon clitoris, l’énervant jusqu’au paroxysme, en l'affolant, déclenchant des étoiles, dans mes yeux éblouis, qui me faisaient clignoter.

C’était si bon, que je ne pus m'empêcher de laisser échapper un léger cri! Mon époux s’est penché, inquiet, brusquement:

- Qu’est-ce qui t’arrive ? a-t-il demandé, l'air inquiet
- Humm une petite douleur, sans doute, l’appendicite qui recommence à me titiller?


Il avait haussé les épaules, à nouveau, plongé dans son film, pendant que le doigts revenait à la charge, inquisiteur, impitoyable, finissant son travail. Je plongeais alors dans une houle de sensations savoureuses et excitantes, me mordant les lèvres jusqu'au sang, pour me retenir de gémir de plaisir.

A la fin de la séance, je me suis relevée, le coeur battant à tout reompre, les cuisses toutes moites de cyprine, me retournant, dans l'allée, discrètement, vers mon inconnu, lui adressant un sourire de connivence, pour le remercier de ce plaisir qu'il venait de m'offrir, en toute discrétion.

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