LE COMMERCIAL ET L AUTO-STOPPEUSE

par EROTICA51



Vingt ans, blonde et dotée d’un physique agréable, j’attirais les regards sur la route immanquablement, avec mon petit pouce levé et mes cheveux longs comme les blés qui voletaient sous le vent. Ce jour la, comme il faisait vraiment chaud, j’avais mis un pantalon blanc et un petit haut moulant ma poitrine arrogante. Déjà bien bronzée, je donnais l’impression d’une jeune femme rentrant de vacances.

Très vite, plusieurs voitures freinèrent en même temps, manquant de se rentrer dedans. Cruel dilemme. Avec lequel monter ? Ils étaient trois qui attendaient au volant que je prenne une décision. Je me penchais vers le premier, l’observant avec attention. Son regard égrillard me fit reculer. Il n’était pas question que je passe à la casserole juste pour me faire emmener !

Le second avait la quarantaine passée et paraissait plus calme. Il me fit bonne impression. Le troisième avait tout juste vingt ans. Je le remerciais aimablement, ne souhaitant pas voir celui-ci tenter de m’épater en roulant comme un fou au volant !

Je revins à la voiture du milieu et d’un sourire, entrait m’asseoir à coté de l’homme, tout réjoui. Il me faisait penser à ces pères de famille bien tranquilles qui ne cherchent plus à plaire. Il baissa légèrement la musique :

- Ou veux tu aller ?
- Je me rends à Namur en Belgique
- Hum C’est une longue route que je connais bien.
- Ah ? vous la faites souvent ?
- Oui, je vais à Liège justement.
- Super ! C’est sur ma route ! m’exclamais-je, ravie de n’avoir plus à faire du stop
- Tu t’appelles comment ?
- Marie et vous ?
- Michel, mais tu peux me tutoyer si tu veux…sinon, je vais avoir l’impression d’être centenaire à tes yeux, dit l’homme en riant de bon cœur
- Ok ! ça me va !

Discrètement, j’observais l’homme qui ne quittait pas la route des yeux. Il avait des cheveux coupés courts, une chemise blanche à manches courtes, des avants bras musclés et bronzés, et portait un jean qui lui moulait divinement les fesses et les cuisses. J’avais eu l’occasion de le mâter en le voyant déposer mon sac de voyage dans le coffre de sa voiture.

Il souriait tout en conduisant…jetant de temps en temps de petits regards moqueurs dans ma direction.

- Tu me parais bien jeune pour faire du stop, me dit il d’une voix basse
- Oh j’en fais depuis trois ans !
- Et tu n’as pas peur ?
- Peur ? non, le dernier qui a essayé de me sauter s’est pris un coup de poing sur le nez !
- Oh tu me sembles bien dangereuse sous ton air angélique ! Avec moi, tu n’as rien à craindre ! rétorqua Michel, en riant, levant la main en signe de paix.

Plongée dans mes pensées, je me demandais de quoi j’allais bien pouvoir lui parler. De quoi pouvait bien discuter un bonhomme de quarante ans passés ? Je n’en avais aucune idée. Je décidais de me lancer :

- Tu fais quoi dans la vie Michel ?
- Je suis Commercial …
- Et tu vends quoi ? demandais-je d’un air effronté
- Humm si je te le dis, tu risques de ne pas me croire…
- Dis toujours !
- Je vends des sous vêtements féminins…
- Non, c’est vrai ? Ce n’est pas une blague ?
- Je te le jure…je fais ce métier depuis dix ans, répondit Michel l’air toujours aussi sérieux
- C’est la première fois que je tombe sur un vendeur comme toi ! Son métier me surprenait vraiment.

Je mis plus fort sa radio en entendant la chanson de ma chanteuse préférée, chantonnant à tue tête, en même temps. Michel amusé se mit aussi à la fredonner puis à la chanter. Nous formions un drôle de duo évidemment.

- Tu es branché, dis donc ! Je te croyais plus ringard, lui dis je en souriant, une fois la chanson finie
- Cette chanson ne cesse de passer sur les ondes, alors autant la chanter ainsi la route me parait moins longue…

Décidément, cet homme me plaisait ! Un moment, il me demanda si j’acceptais de venir manger avec lui. J’acquiesçais ; mon ventre criait famine ! Nous nous arrêtâmes devant un imposant hôtel restaurant. J’ouvris des yeux ronds, un peu inquiète pour mon budget.

- Ce n’est pas un peu cher ? Demandais-je à Michel
- Ne t’inquiète pas pour ça, je t’invite ! dit Michel amusé par ma réaction

A table je me détendis, en l’écoutant me raconter les aléas de sa profession. Cette grand-mère qui lui avait acheté un corset et voulait à tout prix le glisser de force dans son lit me fit éclater de rire…C’est à ce moment précis, que je remarquais la couleur étonnante de ses yeux noisette….Quand Michel riait, il se formait deux adorables fossettes sur ses joues. Il avait un sourire éblouissant…Finalement, malgré ses quarante ans, je ne le trouvais plus si vieux qu’au début de notre rencontre. C’était un conteur né ! J’en oubliais même de manger ! C’est dire le charme qu’il avait…

Michel me prit la main, doucement, me fixant dans les yeux en disant :

- Marie, quand je te regarde, ta jeunesse me trouble…Tu dois me prendre pour un vieux cochon ?
- Mais non, Michel…Bon, c’est vrai que tu as le double de moi mais tu es encore pas mal ! Je ne pouvais quand même pas lui avouer que lui aussi me troublait.
- J’aimerai que tu restes avec moi, ce soir…cela te choque ?
- Comment ça, que je reste avec toi ce soir ? demandais-je le cœur battant un peu plus vite
- Je voudrais que ……nous dormions ensemble, dit Michel, me regardant d’un air suppliant. En attendant, nous pouvons nous promener le long des berges. Le soir c’est magnifique ! Mais si tu préfères que je reprenne la route, je ne t’en voudrais pas…murmura-t-il, en baissant la voix
- Je vais t’avouer quelque chose Michel. J’ai peu d’expérience et n’ai eu que deux amants dans ma vie, de mon age. Mais…je sens que je peux te faire confiance, dis je en lui souriant, lui prenant la main tendrement pour le rassurer.
- Tu es adorable !

Effectivement, les quais illuminés étaient magnifiques ! Au bout d’un moment, nous nous arrêtâmes sur un banc. Michel me prit sur ses genoux, glissant sa main entre mes cuisses tout en m’embrassant. Sa bouche était douce. Sa langue aventureuse et jouait habilement avec la mienne. Il glissa ses mains sous mon petit haut, dégrafa mon soutien gorge et embrassa mes seins avec délectation. J’étais étonnée du trouble que je ressentais à son contact.

Sous mes cuisses, je sentais sa queue durcir. Ses doigts qui allaient et venaient sur mon sexe ne cessaient de me troubler. A ce train la, ce n’est plus ma culotte que je mouillerai mais tout le fond de mon pantalon avec. Je me relevais, me réajustant rapidement puis lui murmurais :

- Viens, allons à l’hôtel Michel

Cette nuit avec cet homme fut fantastique. Il sut contrôler son désir et m’offrir un maximum de plaisir en me caressant partout avec sa bouche, ses mains et sa langue, plongeant mon corps dans des spasmes de plaisir incroyables. Mon corps s’arquait sous sa bouche. Mes cuisses s’enroulaient frénétiquement autour des siennes, affamée de plaisir. Je mouillais comme une folle, incapable de me retenir de gémir, tant j’avais envie de lui…

- Je t’en prie, viens ! prends moi Michel. Je n’en peux plus …le suppliais-je en l’attirant vers moi
- Bon, si tu insistes…dit il les lèvres encore humides de cyprine

Quand sa queue raidie me pénétra, je m’entendis gémir…Elle glissait doucement entre les parois de ma chair trempée de désir…Quand elle buta au fond de moi, je m’arquais, agitant mes reins furieusement, cherchant à me libérer de ce désir sauvage qu’il avait sur faire naître en moi…Quand les vagues de la jouissance m’emportèrent, je m’agrippais à lui, le cœur pris de folie et mon corps affamé de lui…Nous râles de plaisir enfin se mélangèrent, en s’étreignant, tout éblouis, éperdus de plaisir …

Plus tard, Michel me déposa chez les miens. Je savais que je ne le reverrais pas mais que je n’oublierai jamais son souvenir. En vidant mon sac de voyage, j’y trouvais une superbe guêpière sombre avec de petits noeuds de satin noirs et une petite carte glissée au milieu :

"Marie, mets cette guêpière quand nous ferons l’amour la prochaine fois…Tu m’as rendu fou de bonheur ! Si tu acceptes de me revoir, appelle moi au 06.32.45.66.18…*

Je n’ai jamais rappelé Michel mais chaque fois que je mets cette guêpière, en faisant l’amour avec un autre, c’est à lui que je pense …


28/8/08

* Le N°Tel n'existe pas alors n'appelez pas...rire



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