LES BATTEMENTS DU COEUR

par Erotica51



Thierry restait debout, devant la porte d'entrée, indécis. Il savait, pourtant, qu'à midi, il serait parti de cette ville. Il jeta un regard, dans la pièce, inondée de lumière puis soulevant son sac de voyage, ouvrit la porte, en soupirant. Pourquoi était-ce si difficile de quitter cette vie alors qu'il s'ennuyait mortellement aujourd'hui avec elle. Il savait que le net avait influencé sa décision, ou du moins, cette femme qu'il avait décidé de retrouver à Paris.

Quand la porte se referma d'un bruit sec, il sentit ses jambes flageoler et dut s'appuyer contre le mur, ayant l'impression de voir, soudain, le sol se dérober, sous ses pieds. C'était irrévocable, il s'enfuyait comme un voleur de chez lui, ayant laissé des explications embrouillées où il tentait maladroitement d'expliquer son mal être.

Comment en était-il arrivé à faire connaissance de Sabine? Comme beaucoup d'hommes, par le net, évidemment. Les nouvelles technologies allaient être responsables de bien des divorces, dans les prochaines années, chacun recherchant sa part de rêve, grâce au virtuel, sans avoir l'impression de tromper personne.

Ce jour là, il avait été sur le net, feuilletant les albums photos, étonné que tant de gens se donnent la peine de montrer ce q'ils aimaient à des inconnus, qu'ils ne rencontreraient jamais. Très vite, il fut stupéfait. Certaines photos étaient superbes. Les expressions que cette fille avait su saisir, tenaient du miracle.

Parfois c'était une main posée sur le bord d'un banc avec nonchalance. Sur une autre photo, c'était le regard d'un enfant, surpris devant un oiseau, en plein émerveillement. Même cette photo d'un labrador, en plein élan, était surprenante de spontanéité. Il consulta son album, longuement.

Il y en avait un second, en dessous, qu'il commença à consulter. Les images qu'il découvrit, lui coupèrent le souffle. On y voyait le visage transfiguré d'une jeune femme, en pleine jouissance. Il cliqua à nouveau. On y voyait un homme, en plein sommeil, la main doucement posée sur son bas ventre, dans un heureux abandon.

Il sentit son sexe se contracter, nerveusement, imaginant cette femme debout devant son objectif, l'invitant à se déshabiller, lentement. C'était troublant. Il lui fallait absolument la connaître! Très vite sa décision fut prise. Il trouva ses coordonnées en bas de l'album photo, voulant la féliciter. Puis il lui écrivit….

II. - Bonjour Sabine !

Je viens de découvrir votre album et je le trouve magnifique. Vos photos m'ont ébranlé bien plus que vous ne l'imaginez. J'aimerai vous rencontrer un jour…Ne me dîtes pas non. Prenez votre temps pour y réfléchir. Voici mon e.mail …

Il avait du attendre quelques jours pour qu'elle daigne répondre. Elle avait hésité, se demandant où cela risquait de l'entraîner. Sa prudence naturelle lui soufflait de ne pas s'engager trop vite. Par prudence, elle lui avait fixé rendez-vous à Paris, se disant que s'il se décommandait, malgré tout, elle pourrait faire les photos des statues, entrevues dans le parc au Musée Rodin. Elle avait peu attendue. Elle savait qu'il venait d'une autre ville, en train.

Elle gardait les yeux levés vers le ciel, observant le Penseur. Quelles étaient à l'époque les pensées de cet homme ? Elle le mitraillait, sous toutes les faces, espérant une fois, ses photos développées, découvrir ses pensées.

Elle ne l'avait pas vu arriver, plongée dans son travail. Elle leva la tête en entendant le gravier crisser. Un homme l'observait d'un air attentif. Etait-ce lui ? il releva la main d'un geste coquet, remettant sa chevelure brune, en place. Il soufflait un peu de vent frais. Il parut hésiter puis s'avança vers elle. Sous son regard profond, elle se sentit mise à nu et baissa les yeux, se disant qu'après tout, il s'agissait peut-être d'un touriste, qui lui demanderait son chemin ?


- Excusez moi, êtes-vous Sabine ?
- Oui, c'est bien moi. Vous êtes Thierry ?

Pourquoi se sentait-elle, étrangement, émue par sa voix ? Confusément, elle devinait que quelque chose venait de se passer, entre eux, qui l'effrayait. Sans un mot, elle inclina la tête puis avança dans l'allée. Il la suivit, en silence, se demandant soudain ce qu'il allait lui dire. Il n'était pourtant pas timide ! Mais cette jeune femme l'impressionnait. Il remarqua son appareil puis sourit, décidant de rompre la barrière qui venait de s'élever entre eux.


- Vous vous promenez toujours avec votre appareil photo dans Paris ?
- Oui. Les rares fois où je m'en suis passée, je l'ai regretté très vite. Il y avait ce jour-là une lumière magnifique. Le temps de rentrer et revenir, c'était fini.
- Vous en faites votre métier ? demanda-t-il, surpris
- Si on veut. Je photographie des gens acceptant de me servir de modèles. C'est plus difficile avec les hommes. Sa voix avait faibli. Elle avait un regard magnétique.
- Pourquoi ?
- Je l'ignore. Etonnement, ils sont plus pudiques. Vous avez un agréable profil et une allure qui passerait bien. Accepteriez-vous de poser pour moi, durant une ou deux heures ?
- Moi ? De surprise, il s'en étrangla la voix. Il se sentit gagné par le vertige.

III. Thierry toussa, cherchant à camoufler son embarras. Ce n'était pas n'importe quoi de poser pour une inconnue. On n'avait beau être un homme, c'était autre chose que de dévoiler sa vertu, juste pour être en photo.

Il releva la tête, plongeant son regard au fond du sien. Il y découvrit une petite étincelle qu'il connaissait bien. Elle avait envie de lui. C'était stupéfiant. Elle gardait un sourcil en l'air, quêtant sa réponse. C'était une femme qui n'aimait pas qu'on se fasse prier. L'idée de poser pour elle le séduisait pourtant. Il demanda, la voix enrouée :


- J'avoue que je n'ai jamais posé. Dans quelle tenue devrai-je être ?
- C'est donc cela qui vous effraie ? questionna-t-elle en souriant
- Je le reconnais. C'est quelque chose qui risque d'être embarrassant
- Pas si vous acceptez de poser aussi nu qu'Adam à l'arrivée d'Eve ! Seriez-vous un homme à faire des manières ?
- Non, pas vraiment. Mais votre demande m'a surpris. J'avoue n'y avoir jamais songé dans ma vie.
- Il ne vous arrivera rien, je vous le promets. Juste écouter et respecter mes consignes. Vous serez au début un peu crispé, ce qui est normal. Peu à peu, vous vous habituerez. Laissez-moi m'occuper du reste…
- Et quand voulez-vous commencer ?
- Est-ce que demain soir vous irait ?
- D'accord ! A quelle heure ?
- Disons dix neuf heures précises ?
- Très bien, rien que pour satisfaire ma curiosité, je viendrai !
- Dans ce cas, c'est parfait. Je peux vous assurer que vous serez agréablement surpris des résultats.
- J'ignore pourquoi mais je vous crois, dit Thierry, en riant, plus à l'aise déjà.

Ils se quittèrent en se serrant la main, dans un regard qui en disait long sur leurs intentions. Thierry avait compris, qu'un jour, il ferait l'amour à cette femme. Son coté animal, sa sensualité qui se dégageait d'elle à chaque mouvement lui donnait des frissons d'impatience.

Sabine, quand à elle, ne s'était pas retournée. Elle savait, parfaitement, qu'il dévorait sa silhouette du regard. Cet homme lui plaisait vraiment. Il y avait, en lui, quelque chose d'étrange que son regard de professionnelle avait su capter, immédiatement. Un mélange d'étonnement, de pudeur et une certaine fragilité, qu'elle désirait fixer, derrière son objectif.

Elle en avait assez de ces hommes, à l'allure de machos, dont le regard, trop sur, gâchait la photo, inexplicablement. Un jour, était arrivée cette mode d'hommes, aux gestes, un peu efféminés mais craquants de sensibilité. Ses ordres quand ils posaient avaient le don de les surprendre et ils prenaient, alors, l'air de petits garçons, pris en faute, quand elle les réprimandait. Cet homme là avait, vraiment, quelque chose ! Elle le sentait comme un loup flaire sa proie.

Elle rentra chez elle, un sourire satisfait au coin des lèvres. Demain, Thierry serait là et elle allait s'éclater, libérant instinctivement son désir de le photographier. Il avait un sourire si doux quand il la regardait qu'elle se sentait fondre…

IV. Sabine retint un sourire, en entendant le carillon. Elle aimait la ponctualité. Elle jeta, un regard coquet dans sa glace, en traversant le vestibule puis ouvrit la porte, en accueillant son visiteur :


- Bonjour Thierry ; vous arrivez juste pour le café !
- Bonjour Sabine ; cette robe vous va à ravir, lui dit-il, en la détaillant, des pieds à la tête, d'un regard appréciateur

Ce simple compliment eut, pour effet, de provoquer une légère rougeur, sur ses pommettes, bien qu'elle tourna la tête, d'un geste rapide. Elle avait craint, qu'il ne se dérobe et ne trouve une excuse, pour ne plus venir. Elle s'était trompée sur lui. C'était un homme de parole même s'il manifestait une légère nervosité, au travers de ses gestes.

Elle observa sa tenue qu'elle jugea de bon goût. Il ne faisait pas de manières et cela se ressentait au travers de ses vêtements. Il portait un polo couleur bleu ciel et un jean bleu marine, enserrant ses hanches et ses fesses, de façon sensuelle. Il la fixait, cherchant à percevoir ses pensées, les plus secrètes. Son eau de toilette flottait, dans l'air, discrète.

Une fois, le café bu, elle se leva, l'invitant à la suivre. Thierry sentit son cœur battre plus vite. La pièce où ils s'arrêtèrent, était immense, avec de grandes fenêtres et des doubles rideaux épais qui devaient servir, à couper la lumière.

Elle lui montra un paravent, en souriant. Thierry parut surpris. Déjà ! Il sentit monter au fond de lui, la panique. Mais elle lui fit signe d'attendre et de la rejoindre. Il poussa un immense soupir de soulagement comme s'il venait d'échapper au pire. Sabine se saisit d'un de ses appareils, posés, par précaution, sur l'une des étagères. Elle lui montra un sofa, allumant quelques lumières derrière, fermant les rideaux, d'un geste rapide.


- Asseyez-vous, Thierry et laissez votre esprit vaquer, librement, lui dit-elle
- Comme cela ?
- Posez votre main sur le rebord et tournez, légèrement, la tête vers la porte d'entrée comme si vous étiez surpris de voir arriver quelqu'un qui vient interrompre vos pensées…

Thierry s'exécuta, sans sourciller. Très vite, il sentit fuser le flash de l'appareil et retint, à grand peine, un sourire. Effectivement, ce n'était pas difficile de servir de modèle. Mais ce moment de satisfaction fut vite interrompu par de nouvelles consignes.


- Retire ton polo, maintenant et positionne-toi devant la fenêtre, en regardant au dehors !
- D'accord. En quelques secondes, il fut prêt, son torse dénudé, devant elle et alla s'installer devant la fenêtre
- Tourne-toi, encore un peu. Il faut que ton corps soit pris entre l'ombre et la lumière, pour offrir un contraste équilibré ! Voilà ! Ne bouge surtout plus !

Le flash se fit, à nouveau, entendre dans la pièce silencieuse. Sabine se déplaçait, rapidement, tournant au tour de lui, en le mitraillant. Combien de photos avait-elle prises de lui ? Impossible de le dire. Combien seraient réussies ? Il n'osait la regarder, demeurant l'air pensif, en regardant, au dehors, la circulation encombrée.


- Parfait ! Maintenant, retire ton pantalon et tes chaussettes mais tu peux garder ton slip ou ton caleçon, ordonna-t-elle, se retenant de sourire…
V.
Cette fois-ci, Thierry en avala, de travers, sa salive. Pas question, pourtant, de faire marche arrière. L'instant devenait critique. Il se rappela, heureusement, qu'il pouvait garder, sur lui, son boxer. Ouf ! Cela ne l'empêcha de se réfugier, derrière le paravent, plaquant son sexe, de telle manière, qu'elle puisse le deviner, à peine. Il n'était pas question que cet animal fasse le zèbre ! Il revint, devant elle, bombant légèrement le torse, pestant intérieurement contre ses deux kilos qu'il s'était promis de perdre.

Sabine avait dirigé, sur un énorme tronc d'arbre, coupé, quelques spots. Interloqué, il se demanda comment elle avait pu le poser au milieu de la pièce, jusqu'au moment où il réalisa que ce n'était qu'une imitation en résine. Il découvrait, brusquement, les dessous de certaines photos qui l'avaient étonné, dans les magazines spécialisés. Elle le fit poser, à califourchon, les mains posées de chaque coté, levant la tête comme s'il observait le ciel. Elle lui fit refaire plusieurs fois, la pose, trouvant qu'il manquait de naturel. Ce n'était pas évident. Puis, elle lui sourit, enfin, satisfaite.

Elle déroula un étrange tapis, recouvert de verdure, qu'elle posa contre l'arbre. Ensuite, elle fit coulisser, derrière un immense écran, un panneau représentant une forêt luxuriante. L'illusion était parfaite. Elle le fit s'asseoir, par terre, la tête, légèrement renversée en arrière, posée contre le rebord de l'arbre, comme s'il sommeillait. Sabine posa, pour la première fois, ses mains brûlantes sur ses cuisses, l'invitant à allonger une jambe et à garder l'autre, à demi repliée, négligemment. Il sentit son échine traversé d'un étrange frisson.


- Ne bouge plus maintenant, lui intima-t-elle
- Hum

Immédiatement, elle sut que cette photo serait parfaite. Il y avait en lui, une espèce de nonchalance naturelle, au travers de l'élégance de ses gestes. Par précaution, elle le photographia, sous divers angles, modifiant l'éclairage, par moment. Puis, elle redressa la tête :

- Passons aux choses sérieuses, maintenant, dit-elle. Nous allons faire quelques nus. Pour te permettre d'être à l'aise, je t'ai préparé quelques photos, qui te donneront une idée ce que je souhaite photographier. Regarde ce que je recherche !

Thierry faillit, à nouveau, s'étrangler de confusion. Les différentes photos montraient des hommes, aux visages à demi tournés, les traits cachés, dans une semi obscurité. Mais leurs corps étaient plongés, en pleine lumière, révélant, tantôt, le bombé d'une cuisse, tantôt la fermeté d'un ventre ou une nudité désarmante de naturel.

Il n'était plus question de reculer ! Il s'était engagé, poussé par son esprit curieux. Il comprenait, soudain, tout ce dont on ne parlait pas, derrière un métier qu'il avait qualifié, un jour, de facile ! C'était une facette qu'il avait occultée, en enviant les photos de certains modèles, dans les magasines. Il retira l'ultime rempart, protégeant sa nudité, un peu crispé. Puis sortit du paravent, d'une démarche, loin d'être aussi assurée, qu'il voulait le montrer.

Elle lui indiqua la pose à prendre et Thierry se laissa guider, tenant compte de ses directives, effrayé, à l'idée que son sexe se mette, soudain, à bander. Les spots provoquaient une chaleur insoutenable. Quand Sabine se pencha sur lui, dévoilant une partie de sa poitrine, le sexe de Thierry se mit, soudain, à frémir, brusquement, ragaillardi…

VI.

Devina-t-elle son trouble ? Apparemment, oui. Leurs regards se croisèrent, se fixèrent, sans qu'aucun mot ne soit échangé, entre eux. L'un et l'autre avait la gorge sèche. La bouche de Sabine était si proche, qu'instinctivement, Thierry la fit basculer, contre lui, la tenant serrée sur son torse, dévorant ses lèvres, de baisers avides et gourmands.

Ebranlée, troublée, Sabine n'arrivait plus à réfléchir et lui rendait, baisers sur baisers, caressant son torse, de ses doigts effilés, perdant la tête, chaque minute, un peu plus. Très vite, la main de Thierry glissa le long de sa cuisse, remonta, doucement, se nichant vers son antre brûlante.

Sabine se mit à frémir, se laissant glisser contre lui, à même le sol, en balbutiant des mots incompréhensifs qu'il étouffait, en l'embrassant. Il plongea dans son cou, résolument, l'enivrant de son désir. Elle tenta de résister, prenant, soudain, conscience, de son abandon.

Pour se maintenir en équilibre, elle enjamba Thierry, posant ses mains fines, sur ses épaules, en gémissant de plaisir. Le trouble que ses mains aventureuses provoquaient la laissaient pantelantes. Il souleva sa robe, la fit glisser au dessus de sa tête puis l'observa, à demi nue, aguichante, prenant possession à nouveau de sa bouche gourmande.

Il sentait qu'elle aimait ses baisers ; qu'elle luttait pour ne pas s'abandonner ; qu'elle en mourrait d'envie de se laisser aller. Comment lutter contre ce désir violent qui ne demandait qu'à s'apaiser dans un tumulte des sens.

D'un geste expert, tout en l'embrassant, il décrocha son soutien gorge, rapidement, libérant ses seins gorgés. Rapidement, il s'en saisit, les pétrissant sous ses paumes avides, aspirant ses tétons, nerveusement. Le souffle de Sabine s'était brusquement accéléré.

- Humm fit-elle en le repoussant. Pas question de s'abandonner aussi vite avec ce garçon !
Thierry la regarda, d'un air surpris, presque blessé. N'avait-elle pas envie de lui ? Il lui tendit la main, pour la rassurer, murmurant, la gorge nouée :

- Je ne te ferai pas l'amour si tu n'en as pas envie. Laisse moi juste te garder, dans mes bras, aujourd'hui.

Son sexe lui faisait mal, d'avoir du se retenir. Mais il devait se faire une raison. Ce n'était pas aujourd'hui qu'il ferait l'amour avec Sabine. Pourtant, son désir lui avait semblé, si perceptible, comme une lave en fusion quand il avait caressé l'intérieur de son sexe humide de désir...

- Excuse-moi Sabine! J'ai perdu la tête, dit-il, d'un air contrit, en l'aidant à se rhabiller, maladroitement…

VII.

La séance de photos était terminée. Sabine n'avait plus le cœur à le photographier. Au fond d'elle, elle savait qu'il était trop tôt, pour se donner à Thierry. Elle aussi avait perdu la tête, emportée par cette attirance qu'elle avait ressenti, la première fois, en le voyant. Que savait-elle de lui finalement ? Si peu de choses.

Ils n'osaient se regarder, gênés, brusquement. Elle alla dans la pièce d'à coté, se mettant un peu d'eau fraîche, sur le visage et fut étonnée en se voyant. Elle avait les yeux plus brillants, les joues rosies et les lèvres encore gorgées de ses baisers voraces. C'était troublant de se découvrir ainsi.

Pour dénouer la tension qui s'était, soudain, interposée, entre eux, elle décida de préparer un café. Il avait besoin d'explications. Elle ne pouvait le laisser repartir, en le laissant croire qu'elle n'avait voulu que l'allumer. Elle revient dans la pièce avec un plateau, posant sur une table, les tasses et le café dont l'odeur se dégageait, agréablement, apportant une diversion à leurs pensées.

- Thierry, je voudrais m'excuser. J'ai quelque chose à t'avouer : il y a un homme dans ma vie.
- Et tu l'aimes encore ?
- Non, c'est une relation qui dure, parce que je n'ose pas rompre. Il est violent.
- Il t'a déjà frappée ? demanda-t-il, choqué, par cette éventualité
- Oui, souvent. Depuis un an, il s'est calmé mais un rien le fait exploser. C'est pourquoi je n'ose rompre. J'ai réussi à mettre un peu de distance, entre nous et j'ai pris un appartement mais chaque week-end, nous nous voyons.
- Tu as peur de ses réactions ?
- C'est vrai. Il a réussi à faire le vide, autour de moi, dans mes relations. Tous mes amis le craignent. Il n'a pas hésité à les menacer, s'ils essayaient de s'interposer, entre lui et moi. Depuis, j'attends, espérant, qu'un jour, il rencontrera quelqu'un d'autre et me laissera tranquille.

Thierry ne disait plus rien, réfléchissant, se demandant comment arriver à aider Sabine, tout en la protégeant de ce type. Il méprisait toute forme de violence et savait quelle lâcheté pouvait se cacher derrière certains hommes, qui préféraient utiliser leur force, pour avoir raison. La femme perdait, pour eux, toute son essence et devenait, à leurs yeux, qu'un objet qu'ils s'appropriaient, égoïstement.

Il leva les yeux sur Sabine et la vit en train de pleurer, en silence. Immédiatement, sentant son désarroi, il lui prit la main et lui murmura :

- Je ne sais pas encore ce que je vais faire mais je vais te défendre de lui!
- Merci, murmura-t-elle, en reniflant

Soudain, la sonnette retentit, d'une façon aiguë, leur perçant les tympans. Le regard apeuré de Sabine se fixa, sur lui. Elle avait l'air terrifié, brusquement.

- C'est Lui ! Oh mon dieu ! Il va recommencer à tout casser! Cache-toi, je t'en supplie ! murmura-t-elle, d'une voix exsangue…

VIII.

Au lieu de se cacher, Thierry bondit vers l'étagère, attrapa quelques appareils, qu'il déposa sur la table, lui faisant un clin d'œil. Puis il lui fit signe d'aller ouvrir la porte, attendant de pied ferme l'énergumène. Il tenait un Toshiba et un Nikon, entre les mains, comme s'il examinait avec attention, chaque appareil.

Une voix furieuse se fit entendre :

- Combien de fois, t'ai-je dit, de ne pas fermer, à clé, cette porte ! Tu en mis du temps à m'ouvrir ! tu veux encore une trempe comme la derrière….

Les mots s'éteignirent d'eux mêmes sur ses lèvres en découvrant Thierry, occupé à examiner les appareils photos. Sabine fit les présentations :

- Karl , je te présente Mr DUMONT qui souhaite que je travaille pour lui

- Heuu bonjour ! J'ignorais que mon amie avait rendez-vous!

- Ce n'est pas grave. J'étais intéressé par son matériel. Ses photos sont remarquables ! Vous devez être fière d'elle

- C'est vrai même si elle a du mal à tenir compte de mes conseils, rétorqua-t-il en bombant le torse comme si c'était lui le responsable de ce travail

- C'est la première fois que je vois un travail aussi professionnel et innovant. J'ai donc voulu la rencontrer, et lui proposer un contrat, pour travailler, pour mon établissement. J'avoue avoir été intrigué aussi par le matériel qu'elle utilise, pour obtenir une telle perfection, dans le grain de ses photos.

- Humm Je vois que je dérange. Je ne vais pas m'attarder, plus longuement et vous laisser parler affaires, tranquillement. Ce que j'avais à dire à Sabine peut attendre. A ce soir, dit-il, en lançant, à Sabine, un regard noir. Au revoir Mr Dumont ! notant dans son subconscient le nom de cet homme

La porte claqua brièvement. L'un et l'autre poussèrent un soupir de soulagement. Ils venaient de l'échapper belle. Il est vrai que Thierry, par sa taille, en avait, immédiatement, imposé à Karl. Celui-ci savait s'effacer heureusement quand il le fallait. Il avait perçu une froide détermination dans le regard de ce client. Bizarre quand même qu'elle ne lui ait pas parlé de ce type, hier soir ! Depuis quelques temps, il avait l'impression qu'elle cherchait à lui échapper.

Sabine restait près de la fenêtre, attendant de voir repartir Karl. Quand elle vit la voiture, enfin, s'éloigner , elle se tourna vers Thierry, soulagée :

- Merci pour ta présence d'esprit. Dans la colère où il était, il allait tout casser encore une fois. Je n'arrive plus à le retenir quand il se déchaîne. Ses crises sont de plus en plus violentes.
- Tu es pâle comme une morte. Je crois que tu as grand besoin de prendre l'air. Viens ! Inutile de rester ici. Il ne reviendra pas, j'en suis convaincu. Allons nous promener ; il fait beau, profitons-en !
Sabine prit sa veste, paraissant à bout de forces, brusquement. La tension avait été trop forte. Pour la première fois, elle trouvait quelqu'un à qui se confier, qui ne cherchait pas à fuir devant Karl mais paraissait déterminé à lui faire face. Elle retrouva son sourire, en sortant du studio, rassurée, brusquement, de se trouver avec Thierry.

Ils roulèrent un moment en silence. Thierry comprenait son besoin de faire un retour sur les derniers évènements. Il gara sa voiture, dans un immense parking, ombragé de vieux chênes. Le gravier crissait sous leurs pas. De temps à autre, on entendait le croassement des corbeaux. Ils se dirigèrent vers l'entrée.

Rares étaient les parcs publics où les gens devaient payer pour y entrer. Cela avait l'avantage de trier les gens dans ce parc où les arbres étaient des centenaires à l'allure imposante . Beaucoup de touristes y venaient autrefois. Il y avait, autrefois, une piscine, dans le fond, qui avait été rebouchée, en raison d'un certain nombre d'accidents. Même les terrains de tennis avaient finis par être délabrés, faisant fuir les clients. Peu à peu, le parc avait été laissé, à l'abandon, jusqu'à ce que la Municipalité le rachète et lui rende ses fastes d'antan, organisant des concours hippiques importants où des fêtes musicales s'y passaient, durant l'été.

Les allées venaient d'être recouvertes de gravier qui crissait sous le pas des visiteurs. Les pelouses avaient été nettoyées et tondues, soigneusement. Sabine releva la tête dans sa direction. Thierry marchait, à ses cotés, et lui sourit, en la sentant, peu à peu, se détendre.

Devait-il lui tenir la main ou la prendre par les épaules ? Soudain, Thierry se sentait aussi gauche qu'un adolescent. Quelque chose d'irrésistible l'attirait vers cette jeune femme mystérieuse et troublante. Devina-t-elle son trouble ? Sans doute. Elle se rapprocha de lui, frôlant leurs mains, incidemment jusqu'à ce qu'il se décide et lui emprisonne la main, tendrement. Il la sentait sur le qui-vive.

IX.

Sabine lui jeta un regard indécis, encore, sous le choc, de l'arrivée intempestive de Karl. Que se serait-il passé, s'il s'était montré violent, une fois de plus, n'hésitant pas à lever le poing sur les clients qui cherchaient à la défendre ? Elle n'osait se l'imaginer, se rappelant le dernier scandale qu'il lui avait fait.

Karl avait su cacher son jeu, durant plusieurs mois, puis sa vraie nature était revenue, rapidement. Elle savait qu'elle n'éprouvait plus rien depuis longtemps mais restait avec car elle craignait ses réactions violentes. Elle savait aussi que rien ne pouvait l'arrêter quand il traversait ces périodes de violence. Thierry décida de rompre son silence :

- Que dirais-tu de déguster une glace chez le meilleur glacier de Paris ?
- Humm C'est une excellente idée ! Allons-y !

Enfin, elle souriait ! C'était un premier pas, la preuve qu'elle se détendait, qu'elle perdait ce regard aux abois. Ils arrivèrent devant les chaises à demi vides. Sabine, craignant d'être vue, suggéra de rentrer dans l'ombre complice de la salle. En général, l'été, les gens aiment s'installer aux terrasses. Thierry passa sa commande au serveur avec deux coupes de champagne.

Assis, face à face, ils se regardaient, troublés. L'un et l'autre avaient encore en mémoire l'instant où ils s'étaient embrassés. Ou dans la passion, ils avaient failli aller plus loin que prévu. Thierry avait encore la sensation de sa peau si douce, en la caressant. Sabine se revoyait à demi dénudée, prête à succomber. C'était, soudain, si loin et si proche, à la fois. Thierry se sentait un peu frustré. Comme il devait être agréable de faire l'amour avec elle ! Il poussa un soupir profond. Il sentait qu'il allait devoir attendre.

Le serveur arriva, déposant leurs glaces, en souriant, leur souhaitant bon appétit. Il faisait chaud, très chaud et le ventilateur du plafond brassait, en peinant, un air chaud difficile à évacuer. La glace de Sabine était superbe, avec une montagne de chantilly, qu'elle attaqua gaiement..

Thierry faillit suffoquer de saisissement, en voyant poindre, un bout de langue rosé, impertinent. Fasciné, il suivit la pointe rosée . Celle-ci crochetait un peu de chantilly, puis la lapait avec application, d'un air gourmand, avant de revenir à la charge, à nouveau, tout doucement, en la dégustant.

Sabine leva un regard, sur lui, amusée, jouant, à nouveau, de sa langue, ouvrant la bouche doucement, en avalant la crème fraîche et la glace, insolemment. Quelle petite diablesse sous ses airs innocents, pensa-t-il, de plus en plus, troublé. Ce petit jeu dura un petit moment. Quand il voulut régler la note, il sentit sa main se poser sur la sienne. Il sentit un long frisson lui parcourir l'échine. Il sentait le désir gronder au fond de lui mais craignait une nouvelle maladresse, avec elle.

- Laisse moi te l'offrir, lui dit-elle
- C'est bien la première fois qu'une femme arrivera à me fléchir. Pourquoi pas !

Le soleil inondait la rue, les aveuglant, temporairement. Sabine leva la main, pour se protéger les yeux, ayant oublié chez elle, ses lunettes de soleil. Soudain, il la sentit se crisper :

- Mon dieu !

Il la regarda sans comprendre. Son visage était devenu en quelques secondes d'une pâleur extrême. Il la vit qu'elle fixait un point dans la foule et tourna les yeux, dessus, à son tour.

- Vite ! Décampons ! dit-il l'attrapant, fermement, par le bras, la faisant courir à ses cotés

X. Elle commençait à s’essouffler, prise au dépourvu, par cette longue course, dans laquelle il l’avait entraînée. Il bifurqua, brusquement, les cachant sous un porche sombre. Elle resta, le souffle court, battant sourdement, serrée dans ses bras, comme s’il voulait la protéger. Elle sentait sa discrète eau de toilette qui la troublait.

Enfin rassurée, elle leva les yeux dans sa direction et chuchota :

- C’était lui ! Il nous suivait ! Mon dieu, que va-t-il se passer quand je vais rentrer ? ! J’ai si peur de sa violence qu’il n’arrive plus à maîtriser !
- Chutttt ! Calme-toi, je suis là maintenant. Il ne peut plus rien t’arriver !
- Mais il faudra bien que j’aille travailler, que je me change…
- Sois sans crainte ; ce sont des détails que nous allons régler
- Ne me laisse pas seule, Thierry sinon il va à nouveau me frapper et tout casser

Il fouilla dans ses poches, cherchant apparemment, ses clés. Il lui sourit, espérant la rassurer puis lui prenant la main, l’entraîna à l’intérieur de la cour, marchant calmement. Un escalier en colimaçon les attendait. La grille était en fer forgé comme savait si bien le faire autrefois les forgerons.

Une solide porte de chêne les attendait. Il fit tourner la clé, dans le pêne et l’invita à entrer. Il flottait dans l’air, une odeur d’encens. Jasmin, devina-t-elle immédiatement. Apres avoir franchi le long couloir, il l’invita à entrer dans le salon. La pièce était superbe, aux couleurs de bleus dégradés. Il y avait un immense salon d’angle recouvert d’un tissu de même ton. La décoration était orientale. De nombreux coussins ornaient la pièce, achevant de lui donner cette apparence accueillante.

Il la fit asseoir, lui proposant un thé vert, ramené, récemment, d’Orient. Elle avait acquiescé, en silence, observant, étonnée la pièce où elle se trouvait. C’était comme si, brusquement, elle était plongée dans une autre atmosphère…Des tons jaunes et des fils d’or égayaient la pièce créant une véritable harmonie dans cet étrange décor. L’Orient semblait avoir influencé sa vie.

Il revient, peu après, portant une théière en argent, sculptée et deux verres très fins, pour lui faire déguster un thé au jasmin. Elle admira son geste quand il leva le bras, plusieurs fois, pour le verser, prenant soin de ne pas le verser à coté. Elle savait qu’il fallait parfois des années pour en maîtriser la technique, jusqu’à ce que le geste soit naturel voire parfait.

Peu à peu, ses joues reprirent un joli teint rosé. Quand elle eut fini d’avaler son thé, elle se rendit compte que Thierry ne l’avait pas lâchée pas des yeux. Elle devinait le tumulte de ses pensées. Il plongea son regard au fond d’elle et, elle sentit, à nouveau, son cœur s’emballer. Elle savait qu’il allait l’embrasser. Elle désirait cet instant, tout en l’appréhendant.

Il approcha sa main, écartant ses cheveux longs, la prenant, doucement, par le cou, la faisant s’approcher. Elle avait l‘air, soudain, d’un oiseau affolé. Il pressentait ce qui allait arriver. Il ne servait à rien de lutter contre cette attirance, qui les poussait, dans les bras, l’un de l’autre. Il fixa ses lèvres, en se rapprochant, lentement, réduisant l’espace qui les séparait.

Il lui sourit, murmurant d’une voix rendue rauque, par le désir :

- Sais-tu ce dont j’ai le plus envie en ce moment ?
- Humm je crois le deviner…
- Tu ne ressens pas la même chose ?
- Si, avoua Sabine, baissant, soudain, les yeux, en rougissant


Il n’en fallut pas plus pour qu’il la prenne dans ses bras, tendrement, prenant sa bouche comme un fruit mur, la dévorant de baisers gourmands. A son tour, elle se détendit, l’embrassant avec une passion qui lui coupa le souffle. Il décida de pousser son avantage plus avant et entreprit de la dévêtir. Quand sa main glissa sur ses hanches, elle étouffa un léger gémissement…

XI. Sabine sentit son corps s’embraser, sous les caresses douces et suaves de Thierry. Elle sentait ses seins se dresser, cherchant la chaleur de ses mains ; il défit son soutien gorge d’une main experte. Ses mamelons se durcirent, aspirés entre ses lèvres, déclenchant au fond d’elle des spasmes de désir.

Thierry continua son exploration, avec une douceur exaspérante. Il savait qu’il ne servait à rien de la brusquer, qu’il devait prendre son temps pour l’amener au diapason de son désir. Il glissa ses mains autour de son visage, délaissant sa poitrine, entreprenant de l’embrasser, voracement, mêlant sa langue à la sienne dans un ballet affolant.

Il glissa ses mains sur ses épaules, tendrement, retirant un à un, chaque vêtement, tout en la couvrant de caresses délicieuses. Elle fermait les yeux, savourant les frissons que Thierry lui donnait. Dans la pénombre, leurs corps paraissaient se dénuder au même rythme, dévoilant une épaule douce, ses seins, ses hanches d’une douceur émouvante. Bientôt ses cuisses d’albâtre apparurent. Ses mains glissèrent dessus, lentement, savourant ses courbes délicates.

Il joua du bout des doigts sur sa chair frissonnante, la faisant vibrer de désir. Puis il nicha sa tête entre ses jambes, les écartant doucement, posant ses lèvres sur sa fente humide qu’il se mit à laper doucement. Il sourit en l’entendant gémir de plaisir. Son corps ondulait comme traversé de vagues de désir. Il maintint sa prise, glissant sa langue entre ses lèvres, jouant de son désir comme les touches d’un piano sous ses mains.

Sabine haletait, gémissant, de plus en plus fort, offerte à son plaisir, impatiente qu’il la possède. Thierry sentait son sexe battre en cadence son ventre, raidi orgueilleusement, prêt à la pénétrer. Mais il la voulait totalement consentante et repartit de plus belle, entre ses cuisses, ravi de sentir son sexe rosé dégouliner de cyprine. Ses lèvres se gorgeaient de désir ; son pubis se dressait vers le ciel comme pour l’appeler à calmer cette faim dévorante qu’il avait provoquée.

Il fit glisser, tendrement, son doigt, dans sa fente, titillant avec virtuosité son clitoris, dressé, l’électrisant, doucement, posant le bout du doigt avec précaution, en le contournant. Sabine gémissait, les jambes ouvertes, grisée par le plaisir qui l’envahissait…Il avança à nouveau sa bouche, la buvant, avec avidité. Elle se cambra de plus belle, lui prenant la tête, la guidant en fonction de son plaisir. Thierry la lécha longuement, jouant à faire grimper son désir puis le laisser redescendre, avec délice, jusqu’à ce qu’il la sente impatiente.

Il releva la tête, l’observa, étendue, belle de désir, les yeux à demi clos, perdue dans un monde de plaisirs. Il se redressa sur les genoux, se plaçant devant elle, prenant son sexe durci de la main, le guidant entre ses cuisses ouvertes. Il posa son gland à l’entrée, appuyant avec une lenteur qui la fit se crisper d’impatience, puis s’enfonça dans son conduit brûlant.

- Ahhhhhhhh gémit Sabine qui l’agrippa par les hanches, impatiente de le sentir au fond d’elle.
- Hummmmmmm comme tu es chaude…murmura-t-il en s’arc-boutant, décidé à la faire jouir

Ce fut un merveilleux ballet que ces deux corps empalés, vibrant d’un même accord, s’accordant comme deux violons, unis dans la montée vertigineuse de leur désir…Ils ne disaient plus rien, concentrés sur leurs sensations, le souffle court, le corps brûlant d’impatience…

- Viens ! exigea-t-il, en la labourant, énergiquement, sentant son désir au bord de l’explosion
- Ouiiiiiiii, ohhhhhhh tu es bonnnnnnnnn


Il sentit le sexe de sabine se contracter sur le sien, spasmodiquement, comme si elle tentait de l’aspirer, profondément…Il sentit perler les premières gouttes de sperme, la taraudant, de plus en plus vite puis laissa son sperme jaillir, en l’inondant, violemment.

- ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
- Hummmmmmmmmmmmm


Quand le soleil disparut, à l’horizon, ce fut deux ombres tendrement entrelacées qui restèrent, allongées, sans bouger, le cœur battant. Ils plongèrent, béats, dans un heureux engourdissement.

XII. - Allo? demanda Sabine immédiatement sur le qui vive. En effet, très peu de gens connaissaient ce numéro confidentiel. De plus son interlocuteur avait caché le sien.

- Espèce de garce ! Tu vas voir la volée que tu vas prendre ! Rentre immédiatement, salope !

Terrifiée, Sabine coupa immédiatement la communication, devenant aussi blanche qu’une morte. Thierry se redressa immédiatement, la prenant dans ces bras, cherchant à la rassurer.

- N’aie pas peur de ce dingue ! Je t’ai promis de te protéger ! Je vais descendre à la boite à lettres et voir si le courrier est bien arrivé. J’attends un courrier important. Puis nous aviserons calmement. En attendant, prépare moi un bon café. D’accord ?
- Oui, tu as raison…Murmura Sabine, encore sous le choc

Quand Thierry revient, ses yeux brillaient d’excitation. Apparemment, la lettre qu’il tenait dans ses mains devait être importante.


- Veux-tu savoir de quoi il s’agit ?
- Bien sur ! Cela a l’air de te faire tellement plaisir…dit-elle en riant
- Juste une question : as-tu un passeport sur toi et à jour ?
- Bien sur, pourquoi cette question ?
- Es-tu prête à me suivre au bout du monde ?
- Humm je crois que j’en serai bien capable, en effet mais encore ?
- Alors, prépare ma valise puis nous irons acheter pour toi ce qu’il te faut avant de partir. Nous allons partir à Caracas pour un nouveau reportage.
- Mais, toutes mes affaires sont chez moi…br>- Ce n’est pas grave ! Attends, j’appelle le Boss pour arranger quelques détails avec lui.
- Comme tu veux…

Thierry commença à discuter au téléphone, rapidement, posant diverses questions sur ce qu’il devait enquêter. Un trafic découvert sur des enfants enlevés pour leur voler leurs organes. C’était dangereux, il le savait.

- M’avez-vous trouvé un assistant pour m’aider ? demanda-t-il en respirant calmement
- Non, pas encore mais d’ici deux jours j’aurai trouvé.
- Dans ce cas, inutile de chercher. Envoyez moi deux billets d’avions simplement et un chèque comme d’habitude pour les frais. Je viens de trouver la perle rare et je l’emmène avec moi.
- Quoi !? Thierry, mais qui est-ce ?
- Je vous la présenterai à mon retour, en vous ramenant les résultats de notre travail.
- Thierry, vous êtes sur d’aller bien ? Jusqu’ici, vous aviez toujours refusé d’être accompagné d’une femme.
- Seuls les idiots ne changent pas d’avis. Vous connaissez la seconde nouvelle ?
- Non, mais je ne vais pas tarder à la connaître…dîtes-moi !
- Et bien, de retour en France, je l’épouse et vous informe que vous serez mon témoin!!!
- Quoi !!!!!?

Sabine, stupéfaite, en fit choir un bol. Cet homme était fou ! Il la connaissait à peine. Quant Thierry revint la prendre dans ses bras, elle leva les yeux sur lui, inquiète :

- Tu plaisantais, j’espère ?
- Ai-je l’air de quelqu’un qui parle à la légère ?
- Non mais….

Les deux jours qui suivirent furent un véritable tourbillon. Ils partiraient le mercredi, dans l’avion de 15h 30. Quand Thierry referma la porte de chez lui, les valises auprès d’eux, il la regarda, étrangement ému de voir la confiance qu’elle avait en lui. Un taxi les emmena à l’aéroport. Une fois, les billets compostés, leurs papiers vérifiés, ils se dirigèrent vers l’avion qui les attendait. Arrivés devant l’escalier, Thierry la souleva dans ses bras, déposant sur ses lèvres un doux baiser :

- Je t’ai promis de te protéger. Je respecterai ma promesse. Je t’aime Sabine dès le premier regard que j’ai posé sur toi…ne l’oublie jamais !
- Je ne sais vers quoi tu m’entraînes mais j’ai envie d’y aller, avec toi…

Quand l’avion décolla, ce fut dans un joyeux éclat de rire. Son ex-amant venait d’arriver en courant sur la piste, hurlant comme un fou furieux, montrant son poing menaçant, vers elle. En quelques secondes, il fut attrapé, menotté par la Police puis reconduit. Sabine poussa un soupir de soulagement, en sentant l’avion s'élancer puis enfin décoller. Elle se savait hors des griffes de son ex-amant, définitivement…

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