LES AFFRES DE L'AMOUR

par Erotica51



Pour la première fois, Fred avait décidé de faire une heure supplémentaire au travail. Cela ne lui ressemblait pourtant pas. Ses collègues n'avaient rien dit, juste élevé un peu plus haut leurs sourcils, en l'observant à la dérobée, intrigués. Qu'est-ce qui avait bien pu décider Fred à rester, lui qui était la ponctualité même, que ce soit pour arriver au travail comme en repartir ?

Les jours suivants, le phénomène se reproduisit, ravivant leur curiosité naturelle, sur cet évènement. Fred était un bel homme, dans la quarantaine et pourtant, depuis son divorce, nul ne pouvait prétendre l'avoir aperçu avec une femme. Voir Fred toujours seul avait quelque chose d'incompréhensible. Etait-il fâché à ce point avec la gente féminine ?

Ce n'était pourtant pas faute d'avoir tenté de l'inviter, entre amis, ou d'essayer de lui présenter quelques copines qu'il avait refusé poliment. Finalement, ses collègues avaient fini par renoncer à l'emmener avec eux, le laissant souvent seul devant son écran. Une solitude sans fin avait fini par envahir sa vie.

Ce fut Michèle qui, la première, remarqua un léger changement dans son comportement. Fred commençait à s'habiller de couleurs plus gaies. Elle l'avait entendu, un jour, arriver dans le couloir en sifflotant, cas vraiment inhabituel de sa part.

Il lança un joyeux "bonjour" à la cantonade qui les laissa tous surpris ! Mais que lui arrivait-il depuis quelques temps ? Sur, il devait y avoir une femme derrière ce changement de comportement mais qui cela pouvait-il bien être ? Fred semblait avoir limité sa présence entre son et son appartement. Peut être une commerçante du coin ? Une nouvelle boulangère ou une nouvelle pompiste à la station d'essence, installée, récemment ? C'était à n'y rien comprendre de découvrir Fred, tout joyeux, arriver au boulot, en sifflotant.

Ce jour là, veille de fête, le patron les avait dispensés de venir bosser leur octroyant leur après midi. Seul Fred avait remercié son boss mais avait refusé, arguant qu'il avait un dossier sur lequel il devait travailler. Il s'installa donc devant son écran et mit le son, se sachant seul. Très vite, il obtient la connexion :

- Bonjour Calamity, écrivit-il
- Bonjour Fred ; je croyais que tu ne devais pas travailler cet après midi
- En effet mais j'ai prétexté un dossier important à terminer. As-tu pensé à moi hier soir Calamity ?
- En effet, Fred. Notre dernière conversation m'a terriblement troublée
- Je pars bientôt en vacances et si tu le veux, je te propose de partir ensemble. Dis moi oui et je m'occupe des réservations ! Qu'en penses-tu ?
- Où aimerais-tu que nous allions ?
- Que dirais-tu de la Réunion ? Un de mes amis m'a proposé son appartement en échange du mien, le temps des vacances car il doit régler de nombreux papiers en France.
- Cela me laisse peu de temps pour y réfléchir. Quand ? dois-je te donner ma réponse Fred ?
- Ce serait bien à la fin de la semaine prochaine, dernier délai, mon ange. Je ne te dis pas cela pour te mettre la pression mais à cause des réservations qu'il me faut confirmer.
- Je te promets de te donner ma réponse ! Je dois te quitter, Fred...à demain même heure ?
- A bientôt Calamita. Sache que loin de toi, tu me manques énormément.

Fred éteignit son écran, un sourire songeur aux lèvres. S'il parvenait à la convaincre de venir avec lui, ses vacances promettaient d'être fabuleuses. De retour chez lui, il se prépara un repas rapide puis partit s'allonger, sortant de son portefeuille l'ultime photo d'elle qu'elle lui avait envoyée. Elle avait un joli visage racé, un nez fin et un sourire ravissant. Elle portait de longs cheveux bruns qui le faisaient rêver imaginant la jeune femme lui caressant le torse avec. Vêtue d'une délicieuse mini robe, celle-ci dévoilait ses longues jambes nerveuses. Aimait-elle marcher ? Courir ? Danser ? se demanda Fred, rêveusement.

Il observa ses mains avec plus d'attention. Celle-ci ne portait aucune alliance ! Soulagé, il poussa un long soupir de soulagement.

La nuit, Calamity venait le retrouver dans ses rêves. Elle sortait de l'océan, le corps nimbé de soleil et de gouttelettes d'eau miroitantes. Qu'elle était belle ! Elle s'approchait de lui, le regard grave, un léger sourire aux coins des lèvres, s'agenouillant devant lui, plongeant une main curieuse dans son slip de bain. Humm Les doigts fins de Calamita avait un pouvoir renversant ! Fred se cambra, dans son rêve, en encourageant la jeune femme à poursuivre son exploration délicieuse.

Elle se pencha un peu plus, dévoilant de beaux seins laiteux et fermes, qu'il soupesa en la fixant d'un air coquin. La jeune femme lui sourit, d'un air complice, comprenant ce qu'il désirait et fit glisser sa queue raidie au milieu de ses seins, en le masturbant doucement. Quelle garce savoureuse d'avoir Calamita dans ses rêves ! Son désir d'elle ne cessait de le troubler ! Il laissa sa main descendre sur son sexe et entreprit, tout en dormant de se masturber, afin de retrouver le sommeil. Calamita disparut peu après, une fois son orgasme obtenu.

Les semaines qui suivirent parurent longues aux collègues de Fred. Celui-ci était devenu plus souriant, plus détendu, au fur et à mesure que la date de ses vacances approchait. Souvent au cours des conversations, Fred avait laissé échapper un "nous" faisant comprendre qu'il avait quelqu'un dans sa vie. C'était donc cette femme inconnue d'eux qui le rendait si heureux ! Certains collègues se mirent soudain à le jalouser. D'autres heureusement furent très contents pour Fred qui était un charmant garçon qui ne méritait pas de vivre seul, indéfiniment.

Un beau jour, Fred décida de s'acheter un ordinateur portable. C'était devenu trop frustrant d'attendre au bureau que tous soient partis pour converser avec son amie. Et puis, bientôt ils seraient enfin ensemble pour partir en vacances ! Fred irradiait de bonheur...Calamita avait accepté de partir avec lui ! Enfin, il pourrait la tenir dans ses bras. Lui dire combien il était heureux de sa présence. Ses vacances allaient être, pour lui, pour la première fois depuis des années, vraiment merveilleuses.

Huit jours avant la date de départ, Fred fut aperçu au supermarché, effectuant divers achats. Un chapeau de paille, un canotier, un parasol, quelques revues, de l'huile à bronzer, etc. Son visage est fendu d'un joyeux sourire jusqu'aux oreilles derrière ses lunettes de soleil Ray ban. Il irradiait tellement de bonheur que tout le monde le regardait et lui souriait en retour.

Le soir, en rentrant chez lui, il brancha son ordinateur. Calamity était déjà là, l'attendant avec impatience. La conversation se fit plus tendre, puis devint franchement coquine, grâce à la webcam.

- Calamity, fais moi plaisir
- Bien sur, Fred. Que veux-tu ?
- Et bien, pour me faire patienter, montre-moi ce que tu comptes me faire découvrir quand nous serons ensemble...
- Que penses-tu de cela ? répondit Calamity, approchant de l'écran sa bouche pulpeuse
- Humm, jolie bouche, en effet, dit Fred amusé. Quelle est la suite de ton programme ?
- Chuttt et regarde...

Fred sentit sa gorge s'assécher en voyant Calamity se mettre à se trémousser, en cadence, glissant un doigt sous la bretelle de son petit caraco puis le fit glisser, dénudant son épaule droite, en le fixant d'un petit air coquin.

Fred en profita pour ouvrir le bouton de son pantalon, puis glissa sa main sous son caleçon. Calamity continua à danser tout en dénudant la seconde épaule, laissant le caraco s'arrêter au ras de ses seins gonflés de désir, sachant l'effet qu'elle était en train de déclencher dans le regard de son futur amant.

Cette fois-ci, Calamity se retourna, dégrafant une à une les pressions de son caraco, dévoilant peu à peu, la peau de dos bien bronzé.

Le regard fasciné de Fred ne quittait plus son écran. Calamity continuait de se trémousser, les mains lui retirant sa jupe maintenant, libérant le doux renflement de ses hanches aguichantes et des petits creux adorables de ses reins. Il voyait la naissance de ses fesses remuer sensuellement sur un rythme, de plus en plus, endiablé.

Calamita se retourna vers lui, lentement, dévoilant ses seins recouverts d'une fine transpiration, comme deux beaux fruits gorgés de saveur. Il passa sa langue sur ses lèvres brusquement sèches, le regard hypnotisé. Cette femme le troublait terriblement. C'était un bonheur de la voir se déshabiller lentement, sous son nez, mais aussi un tourment impossible à refreiner. Elle savait le rendre fou de désir. Fred n'osait imaginer les vacances de rêve qu'il allait passer avec cette femme ! Il était sr qu'elle lui avait préparé des plans d'enfer et que rares seraient les nuits où elle le laisserait dormir. Elle semblait posséder un tempérament de feu, se dit-il en l'observant, amusé, derrière son écran.

Leurs conversations au fil des jours qui approchaient devinrent langoureuses, drôles et tendres. Son audace ne cessait de le surprendre. Son intérêt pour le travail commençait à faiblir. Seul l'idée de la retrouver derrière son écran prenait brusquement toute son importance.

Calamity devenait d'une curiosité incroyable, l'interrogeant sans cesse sur ses performances sexuelles ou ses goûts préférés. Bien sur qu'il adorait les fellations ! Il ne disait pas non, non plus, quand une femme désirait prendre l'initiative et le dominer...Avec Calamita, il serait vraiment gâté. Il percevait qu'il aurait du mal à la satisfaire toutes les nuits tant celle-ci semblait gourmande sexuellement. Mais pour elle, il était prêt à se damner !

Ce soir là, il referma son écran, tremblant d'excitation à l'idée que demain, ils seraient enfin ensemble. Un avion les attendrait pour les emmener sur le lieu paradisiaque de leurs vacances. Fred mit un temps fou à s'endormir cette nuit-là. Demain, il serait auprès d'elle et pourrait l'embrasser à l'étouffer !

Pressé de retrouver Calamita, Fred arriva en avance à l'aéroport. Parmi les passagers nerveux qui arrivaient, il chercha des yeux la femme qu'il aimait, sans la trouver. Que se passait-il ? Calamita avait toujours été d'une ponctualité exemplaire pourtant ! Pourvu qu'elle n'ait pas été victime d'un accident ! Quel idiot ! Il n'avait même pas eu l'idée de prendre son numéro de téléphone ! Au fur et à mesure que le temps passait, il se mit à faire les cent pas, le front plissé par l'inquiétude. Ulcéré, il jeta un regard à sa montre. Dans quelques minutes, leur avion décollerait ! Ce fut le visage rongé par la contrariété qu'il monta l'escalier le menant à sa place.

Déjà les réacteurs vrombissaient. L'avion était vide bizarrement. Seule, une femme à l'avant semblait plongée dans un roman. C'était de plus en plus étrange. Il entendit l'hôtesse d'accueil leur demander d'attacher leurs ceintures. De mauvaise grâce, il s'exécuta. Il avait brusquement envie de pleurer comme un enfant tant il était déçu. Il prit un cachet et dormit d'une traite, tout le long du trajet.

Un taxi l'attendait à son arrivée et l'emmena à l'adresse indiquée. Les pièces baignaient dans une lueur tamisée. La musique se faisait entendre en fond. Il déposa sa valise puis alla dans la salle de bain, pour se rafraîchir. Etrange, l'eau coulait derrière le rideau...Il écarta celui-ci, intrigué par la silhouette qui bougeait derrière et en demeura bouche bée.

Calamita l'attendait, laissant l'eau ruisseler sur son corps dénudé. Elle entrouvrit ses yeux sombres, lui sourit puis l'attrapa par sa cravate et il se retrouva trempé, ses habits avec lui !

Ce fut une débauche de plaisirs à laquelle ils s'adonnèrent durant une heure durant. Fred n'en revenait pas de sa chance alors que leur rencontre avait paru, si compromise. Trempés, ils se retrouvèrent sur le lit, pour assouvir leur faim dévorante...Finalement les vacances prenaient un tour fantastique, se dit Fred, en dévorant le corps de sa maîtresse, de baisers affolants. La nuit ne fut plus qu'une suite de gémissements ininterrompus, résonnant dans leur chambre.

Un mois d'amour torride les attendait et il se promit de lui faire trente fois l'amour différemment. Il n'oubliait pas qu'elle détestait la routine, lui avait-elle confié. Sa faim d'elle était devenue impossible à retenir. Il la posséda à nouveau, renversant ses jambes, sur ses épaules, plongeant sa queue au plus profond de son intimité humide, en jouissant ensemble.

- Ohhh Hummmmmmmmmm c’est trop bon, chuchota-t-elle les yeux brillants

- Hummmmmmmmmm Je vienssssss ! Cria-t-il, hoquetant de plaisir, lui inondant le sexe…

le 14/09/2006

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