A CORPS PERDUS

par Erotica51



Allongé, tu attends, les yeux bandés. Ton corps nu est soumis à ma volonté, à mes désirs les plus secrets, à tout ce que je n’osais pas te faire quand tu me contemplais. Une musique en fond se fait entendre, comme le chant des anges soudain en train de voler autour de toi dans cette chambre, ou tu n’aurais jamais du mettre les pieds. Maintenant il est trop tard pour te sauver. Les jeux sont faits ! Te voici piégé…

Soudain, tu tressailles. Un fin tissu de soie vient de frôler ton ventre puis les cuisses, qui ne peuvent s’empêcher de se crisper. Doucement Il te faudra encore attendre... Patienter... Tu vas devoir deviner ce qui va t’arriver. La senteur des bougies parfumées arrive jusqu’à toi, te laissant planer dans une douce inquiétude...

Que vais-je donc te faire ? Me contenter de te caresser ? M’amuser à te surprendre ? Guetter comme une tigresse affamée la moindre de tes réactions ? Je ne sais pas encore ce qui t’attend et laisse mon désir improviser un étrange ballet, en bouleversant tes sens, graduellement.

Silencieuse, je tourne autour de toi, frôlant la moquette, d’un sourire mystérieux. Je sais que tu appréhendes ce moment et le désire à la fois. Tu ne sais encore rien de moi, de ma façon de te caresser, de ma manière de te faire l’amour.

Un doigt se pose sur ta chair, glisse sur tes pectoraux, descend vers le léger bombé de ton ventre. Ta bouche s’entrouvre, comme si tu recherchais l’air. Mais tu n’es pas encore suffisamment conditionné et j’ai envie de m’amuser à jouer avec ta chair jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’un immense brasier en train de se liquéfier.

Cette fois ci, je sors mes griffes, les ayant affutées durant plusieurs semaines. Ta chair se creuse et mon ongle laisse filer une longue trace blanche dans ta chair, prenant garde à ne pas te blesser, toutefois. Tu aimes cette forme de cruauté que tu ne soupçonnais pas en moi. Ton sexe se dresse, quémande déjà mes caresses, mes lèvres, ma langue…Mais je ne suis pas pressée. Alors tu attends, déjà impatient, pressé de connaître encore d’autres sensations…

Je t’oblige à te retourner, te faisant mettre sur le ventre, toujours les yeux bandés. Mes cheveux glissent sur tes fesses, le long de ton entrecuisse, recommençant à t’exciter. Tes fesses se pressent l’une contre l’autre. Ton ventre se creuse d’impatience.

Ta queue prisonnière entre les draps et ton ventre, tente de se dresser…Ta voix me presse, soudain ardente, me demandant de te prendre. Mais tu dois encore attendre.

Quelque chose de frais descend le long de tes reins. Des gouttes d’eau fraiche s’écoulent le long de mes doigts fuselés, créant sur tes reins de minuscules rivières. Tu ne vois toujours rien et dois te contenter de tes autres sens pour essayer de deviner ce que je vais te faire subir. Tu attends, espères, soupires déjà d’être délivré de ce feu dévorant qui martèle tes tempes et ton sexe soudain devenu impatient.

Puis quelque chose de chaud, de doux et fort à la fois, glisse le long de ton dos, s’abreuve à cette source imprévue pour calmer ce feu dévorant qui t’agite le bas ventre. Tu t’agites, remues doucement tes hanches, cherchant inconsciemment une autre position.

Ma main s’abat sur tes fesses, exigeant une immobilité parfaite. C’est moi qui mène la danse ! Pas Toi. Tu es devenu mon esclave ce soir, en acceptant de devenir l’objet de mes désirs, les plus troubles, les plus fous en même temps. Car au cours de cette soirée inoubliable, ce que tu ignores encore, c'est que tu vas devenir mon Amant…

Je veux disposer de ton corps à ma guise, et te soumettre à mes désirs les plus puissants. Tu vas connaître entre mes bras ce soir, enfin, l’ivresse des sens. Tu tressailles, tends l’oreille, te demande ce que je vais encore te faire. Un léger sourire sadique aux coins des lèvres, je dépose sur ta chair palpitante quelque chose de froid, d’humide, qui roule par moment.

- Ne bouge pas sinon tu auras un gage ! T’ai-je chuchoté à l’oreille d’une voix lourde de menaces

Tu acquiesces en hochant la tête, pendant que je me glisse entre tes jambes, en te les écartant. J’aime le bombé de tes fesses, ce petit creux de tes reins quand tu te redresses, le frémissement de ta chair quand je la caresse de mes paumes brûlantes, l'épanouissement de tes fesses quant je les caresse doucement…

Ton esprit se met à tourner à toute vitesse. Que t’ai-je mis, de si froid, le long du dos qui semble parfois rouler pendant que ma voix constate comme un couperet :

- Te voici avec un gage !

Seigneur, qu’il t’est difficile de ne pas bouger, en sentant mon corps frôler le mien, mes seins caresser ton dos frémissant…Sur toi, soudain, mes lèvres se posent, t’embrassent avec légèreté, butinent ta peau qui frémit à nouveau, puis avec lenteur, ma langue se fait sur toi plus pesante, cherchant à attraper cette chose froide qui roule toujours un peu plus loin. Ton inquiétude grandit en percevant son mouvement. Et si cela tombe, quel sera à nouveau la sentence ? Un gémissement t’échappe, rauque, venant des profondeurs de ton subconscient…

Ma langue s’arrête, bloquant enfin cette chose ronde qui t’arrache malgré toi de légers frissons. Tu m’entends déglutir en l’avalant…Je t’oblige à te retourner sur le dos cette fois. Que va-t-il t’arriver ? Dans quoi t’es-tu laissé entrainer ? Mes lèvres se pressent sur les tiennes, exigeantes, t'imposant d’ouvrir la bouche, entrainant ta langue dans un ballet endiablé avec la mienne. Tu halètes, respires à petits coups nerveux, pressé enfin que je te prenne…

Tu reconnais le jus d’une cerise sur ma langue et souris. Ton inquiétude se calme miraculeusement. Tu sais que ce n’est qu’un jeu délicieux dans lequel je t’entraine, même si tu n’en connais pas encore l’enjeu. Mais je ne suis pas satisfaite. Je veux que ton désir soit poussé au paroxysme à l’unisson avec le mien. Ce soir, tout s’y prête. Tu ne seras plus cette nuit, qu’un objet de plaisir torride, entre mes mains, tu ne seras plus qu’une queue avide de plaisir entre mes reins. Un homme, soumis, dont je veux tirer le maximum de plaisirs.

Mes mains glissent le long de tes cuisses, te palpent, te griffent délicatement, t’arrachant mille soupirs. Ton visage se redresse. Ta queue se dresse, comme une hampe ardente, bandante, excitante…Je t’ai attendu si longtemps jusqu’à ce que mon désir ne soit plus qu’une idée fixe : te prendre. Unir mon corps à ta chair si tendre…Tu bouges, impatient, espérant que je vais mettre fin à ta torture qui dure depuis si longtemps…

Je t’enjambe à nouveau, plie mes cuisses devant toi, sans que tu en ais conscience. Mes cuisses se referment sur ton visage, toujours aveuglé par ton foulard. Ma voix se fait autoritaire, cette fois-ci :

- Lèche-moi !

Tu bouges légèrement la tête, m’indiquant que tu as compris ce que j’attends de toi. Sous tes coups de langue, je ruisselle et mon cœur danse une furieuse sarabande. J’aime tes coups de langue et m’en régale, appuyant ta tête entre mes cuisses, exaspérant encore mon désir devenu une véritable vague brûlante.

Au bout d’un moment, je te repousse, me recule, descends le long de ton torse, jusqu’à saisir ton sexe palpitant de ma main, sur lequel, sans te prévenir, incapable de résister plus longtemps, soudain je m'empale, les reins cambrés, le corps secoué de décharges électriques.

A corps perdus, nos corps fusionnent enfin merveilleusement, laissant grimper dans l’air nos gémissements de plaisir intense….

Le 6/07/2009

Erotica51



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