FANNY T LA FORET ENCHANTEE

Offert par Erotica51



Malgré l’interdiction de sa maman de sortir de la maison, Fanny n’avait pu résister et avait marché jusqu’à la forêt. Elle savait qu’elle se ferait gronder mais elle avait gardé le souvenir d’une clairière si belle qu’elle voulait vraiment y retourner.

Elle se rappelait l’histoire du petit poucet et commença à faire des petits tas de cailloux pour retrouver le chemin du retour. Inutile de déposer dans le chemin des miettes de pain ; les oiseaux les auraient mangées.

Fanny sautillait, en chantonnant, toute joyeuse de retourner dans cette forêt. Quand elle pénétra dans le sous bois, la fraîcheur la fit frissonner. Elle avait oublié qu’il y faisait si frais. Elle vit entre les herbes quelque chose qui bougeait. Elle se pencha, intriguée, pour l’attraper. C’était une jolie reinette qui croassait. Elle était toute petite et verte. Fanny la reposa doucement dans l’herbe, se disant que sa maman allait la rechercher.

Plus Fanny avançait dans la forêt, plus celle-ci lui semblait belle. Les fleurs avaient toutes les couleurs. L’herbe était d’un beau vert tendre avec plein de nouvelles pouces. Dans le feuillage des arbres, on entendait les oiseaux chantaient joyeusement. Fanny se mit à ramasser des petites graines, remplissant son panier rapidement.

Très vite, une foule d’oiseaux se mirent à la suivre, en pépiant dans une cacophonie stupéfiante. Fanny les regarda, étonnée :

- Que voulez vous ? Je ne vous rien à ce que vous racontez ! leur cria-t-elle

- Cui cui, cui cui !!! Continuèrent ceux-ci en tourbillonnant, joyeux, autour d’elle

Soudain, Fanny eut une idée et comprit, prenant ses graines et en jeta quelques unes à terre. Tous les oiseaux se précipitèrent dessus dans un même élan, en se chamaillant. Ce fut une joyeuse bousculade !!! Toute la forêt retentissait de leurs petits cris incroyables ! Très vite, le petit panier de Fanny se retrouva vide ! C’était incroyable avec quelle rapidité ceux-ci avalaient ses graines ! de vrais petits voraces ! se dit en souriant Fanny, en les contemplant venir manger les graines, même dans sa main.

Zut ! Elle eut beau secouer son petit panier en osier ! Cette fois ci, il n’y avait plus rien à leur offrir ! Comme elle avait chaud, elle s’assit dans l’herbe. Tant pis, elle ramènerait de jolies fleurs pour faire la surprise à sa maman. Wahhhhhhh qu’elle était fatiguée tout à coup, se dit-elle en baillant longuement. Elle arracha quelques herbes bien épaisses et se fit un petit oreiller avec puis s’endormit, rapidement.

Quand elle se réveilla une heure après, bien reposée, elle sourit en voyant ses amis les oiseaux voleter autour d’elle pour lui faire un peu de vent et la rafraîchir des rayons du soleil. D’autres arrivaient à tire d’ailes en tenant quelque chose de rond, de rouge, dans leur bec et remplissait son panier avec. Curieuse, elle regarda et découvrit que c’était de belles et grosses cerises bien mures ! Miam ! Comme elle avait très faim et soif, elle en mangea quelques unes mais en garda, pourtant pour sa grande sœur et sa maman. Fanny n’était pas égoïste.

Peu après le soleil commença à se coucher et Fanny inquiète se rendit compte qu’elle s’était perdue. Les petits oiseaux avaient joué avec ses petits cailloux, derrière elle et les avaient caché dans les herbes. Bouhhhhhhh !!!! mamannnnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!! Cria-t-elle, soudain inquiète, craignant de passer la nuit dans la foret, devenue sombre.

- Cui cui ! cui cui ! viens ! petite fille ! suis nous vite ! la nuit tombe ! nous allons te guider jusqu’à ta jolie maison ! lui dirent les petites colombes blanches

- Ohhh merciiiiii ! comme vous êtes gentilles !

Aussitôt, Fanny se releva, ramassant son petit panier et suivit, confiante, ses amies jusqu’à l’orée du bois. Sa maman l’attendait, inquiète, regardant autour d’elle, se demandant où Fanny pouvait être partie, ne sachant dans quelle direction la chercher

- Oh Fanny ! te voila enfin ! si tu savais comme j’ai eu peur pour toi ! dit sa maman en la serrant dans ses bras

- Pardon, maman, je m’ennuyais toute seule et j’ai voulu voir la forêt, mais je me suis perdue ensuite. Ce sont mes nouvelles amies, les tourterelles qui m’ont guidée jusqu’à la maison, tu sais ! regarde comme elles sont belles !

- Oui, c’est vrai, elles sont magnifiques et méritent une récompense !

- Ah laquelle ???? demanda aussitôt Fanny, intriguée

- Et bien, tout l’hiver, pour les remercier, tu leur offriras des graines que je leur achèterai ! dit sa maman en souriant, soulagée de retrouver sa petite fille. Quand à toi, petite diablesse, je ne veux plus que tu me fasses des peurs pareilles sinon je te tire les oreilles jusqu’à ce qu’elles deviennent aussi longues que celles des lapins du sous bois ! c’est compris ?

- Promis Maman ! dit Fanny comprenant combien sa maman avait eu très peur pour sa petite fille.

C’est ainsi que tous les hivers les oiseaux viennent chanter sous leurs fenêtres et que la forêt retentit des chants d’oiseaux en toute saison.

OOOOO



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