LE PETIT OISEAU ET LE VIEUX SAPIN

Offert par MARIE-ANGE



Il y avait de cela très, très longtemps, dans un pays nommé la France…L’hiver était arrivé et il faisait vraiment très froid. Le vent du nord s’était mis à souffler, furieusement, sur tout le pays. Les gens restaient prudemment à l’abri chez eux. L’hiver s’installait dans le pays pour plusieurs mois. La neige s’était mise à tomber, recouvrant tout sur son passage.

Dans la forêt toute enneigée, un petit oiseau était tout seul, tout triste. Il avait une aile brisée et sa famille l’avait abandonnée pour s’envoler vers des pays plus chauds, ou le froid n’existait pas et où le soleil continuait à briller.

Le petit oiseau voletait, péniblement, d’un arbre à un autre, essayant de se protéger du froid, en frissonnant, sentant le vent glacial se glisser sous ses petites plumes pourtant serrées frileusement contre son petit corps.

La neige se mit à tomber très fort ce jour là. Transi de froid, le petit oiseau alla se réfugier dans les feuilles d’un énorme chêne. Hélas, celui-ci le chassa alors de sa grosse voix :

- Va-t-en, vilain oiseau ! Je ne veux pas de toi chez moi et je t’interdis de venir manger mes glands !

Le petit oiseau baissa la tête, tout triste, et à petits pas, tenta de se chercha un autre abri. Ce vieux saule pourrait faire l’affaire, peut être ? Mais le vieux saule, lui aussi, le chassa, méchamment. Un peu plus loi, un marronnier semblait l’attendre. Il s’approcha. Mais le marronnier agita ses branches d’un air si menaçant que le petit oiseau s’enfuit, dans la neige, recommençant à frissonner de froid.

Tous les arbres, les uns après les autres, le chassèrent.

Complètement abattu, le petit oiseau n’essaya même plus de voleter, son aile cassée lui faisant trop mal avec ce froid glacial qui le transperçait jusqu’aux os.

« Il ne me reste plus qu’à mourir, puisque personne ne veut de moi. » se dit-il tout triste de découvrir que personne ne voulait de lui ni l’aider en lui offrant un abri.



Soudain, il lui sembla que quelque chose plus loin lui faisait signe. Malgré ses petites pattes transies de froid, il s’approcha. C’était un énorme sapin qui lui faisait signe, gentiment.

- Viens, approche toi, petit. N’aie pas peur de moi. Je ne suis pas méchant comme eux. Installe toi au chaud, à l’abri sous mes branches. Elles sont si épaisses que tu ne sentiras pas le froid passer ni cette pluie glaçante. Installe toi au creux d’une de mes branches et reprend vite des forces en mangeant mes graines, autant que tu voudras.

- Merci monsieur le sapin, dit le petit oiseau, si ému qu’il en avait les larmes aux yeux

Les jours passèrent ; le petit oiseau reprit doucement des forces. Son aile guérit enfin et il put voler à nouveau, mais prudent, restait près de son nouvel ami.

Le soir de Noël, une tempête de vent froid se leva, agitant les arbres dans tous les sens. Tous les méchants arbres perdirent leurs feuilles, les laissant nus et tremblants sous les bourrasques de vent glacial. Tous, sauf un seul : notre ami le sapin qui avait protégé le petit oiseau lui gardait chaudement ses belles épines vertes, fièrement, en se riant du vent.

Pour le remercier, le petit oiseau alla ramasser des baies rouges, un peu desséchées, et les déposa sur les branches du sapin, pour le décorer. Puis voletant, ici et la, il ramassa quelques plumes blanches que sa famille avait oubliées et alla les déposer sur le vieux sapin, pour le rendre encore plus beau, en cette froide nuit de Noël.

Le vieux sapin riait, tout content, touché par l'attention de son petit ami l'oiseau. Il lui restait heureusement de nombreuses pommes de pin encore acorchées à ses branches, qui le décoraient de couleurs douces.



- Qu'est-ce que tu es beau maintenant, lui dit d'un air admiratif, en sifflant, tout content !

Le vieux sapin se pencha un peu, vers un ruisseau, pour se regarder. Il était en effet magnifique grace à son petit ami l'oiseau.

C’est depuis ce soir là que toutes les familles choisissent un beau sapin pour fêter Noël et le décore, eux aussi.



Le petit oiseau n’est plus jamais allé vers les pays chauds, restant fidèlement auprès de son seul ami, le brave et bon vieux sapin.

Car en dépit des années passées, c'était le seul ami aussi à lui avoir offert en cette nuit glaciale à manger et un abri.

25/12/1011

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