LE SECRET DES PETITS CAILLOUX BLANCS

Offert par Erotica51



Avez-vous déjà remarqué sur les chemins des étranges petits cailloux blancs ? Sûrement ! Mais vous êtes-vous demandé à quoi ils servent ? Non ? Et bien je vais vous le raconter...

Chaque année, une fois le Père Noël passé, celui-ci frigorifié secoue sa longue barbe blanche remplie de petits glaçons, que le froid a congelé.

Il est facile, en se penchant sur les chemins d'en retrouver et de découvrir parfois le chemin par où le Père Noël est passé.

C'est ainsi qu'un jour, le jeune Mickael eut l'idée de trouver l'endroit où le Père Noël pouvait bien se cacher, le reste de l'année. Il s'habilla chaudement, prenant ses petits gants molletonnés et enfila ses jolies bottes fourrées que sa mamie lui avait achetées et décida un après-midi de s'en aller de la maison, sans rien dire à ses parents. Le père Noël ne devait pas habiter bien loin, pensait l'enfant en marchant d'un pas énergique.

Il arriva au bout du village où la foret commençait. Le chemin était recouvert de petits flocons tout blancs qui peu à peu recouvraient tous les cailloux. Michael pressa le pas, se disant qu'à la vitesse où tombaient les flocons, bientôt, il ne verrait plus aucun petit caillou blanc. De plus, son petit sac à demi rempli commençait à peser bien lourd sur ses jeunes épaules! L'enfant soupira. La lumière du jour baissait, elle aussi. Il allait devoir faire vite s'il voulait retrouver le chemin de la maison.

Un énorme craquement se fit soudain entendre. Michael releva la tête, tout surpris et vit tomber sur lui une énorme branche ! Bien qu'il mette ses mains en avant pour protéger son petit visage, l'enfant fut assommé et tomba dans un sommeil sans fond.

Entre temps, traversant la forêt, un étrange chariot traîné par d'immenses rênes avançait dans le chemin, en faisant entendre le bruit de grelots. Comme s'ils pressentaient quelque chose d'inhabituel, les rênes brusquement s'arrêtèrent devant un petit monticule recouvert d’une fine neige blanche.

- Qu'est-ce qui vous prend ? Grommela une voix ensommeillée, émergeant de son sommeil

L'homme, vêtu encore de sa houppelande rouge, descendit du traîneau et se pencha sur la petite forme inanimée.

- Mais, c'est un jeune enfant ! s'exclama le Père Noël, stupéfait. Et il est blessé ! Pas question de l'abandonner! Mieux vaut vite retourner au village et le faire soigner. Peut-être saura-t-il nous dire, une fois réanimé, qui il est ?

Le Père Noël emporta dans ses bras l'enfant inanimé et le déposa dans son traîneau, le recouvrant d'une épaisse fourrure pour le réchauffer. Puis, d'un long sifflement, il indiqua aux rênes de reprendre le chemin inverse et de revenir au village.

Il frappa à la porte de la première maisonnée. Une femme en pleurs vint lui ouvrir, suivie par son mari qui avait l'air inquiet :

- Pardonnez moi de vous déranger, à nouveau, dit le Père Noël, mais j'ai besoin de votre aide. Je viens de découvrir ce jeune enfant blessé en plein milieu de la forêt. Donnez-moi vite de quoi le soigner et lui désinfecter ses plaies.

- Le ciel soit loué ! Vous nous avez retrouvé notre petit garçon ! Jamais nous ne pourrons assez vous remercier, Père Noël, s'exclama la maman, riant et pleurant à la fois, en serrant contre elle, le corps de son petit garçon.

- Tenez Père Noël, voici de quoi le désinfecter et réduire la bosse qu'il a sur le front, dit le père, en regardant son enfant, à moitié fâché, mais au fond de lui, soulagé de l'avoir retrouvé.

Quelques minutes plus tard, l'enfant ouvrit les yeux et vit émerveillé le bon visage du Père Noël penché sur lui et celui de ses parents qu'il avait cru ne plus jamais revoir.

- Père Noël, vous êtes revenu ? demanda-t-il, inquiet, se demandant si celui-ci n'allait pas le punir et lui reprendre ses beaux jouets.

- Oui, et grâce au ciel, j'ai eu l'idée de passer par la forêt, où je t'ai trouvé sans connaissance. Une branche avait du tomber et t'assommer. Tu en es quitte pour une belle bosse qui va orner ton front, durant quelques jours.

- Vous m'avez sauvé la vie alors ? demanda ingénument l'enfant

- En effet. Si je n'étais passé ce soir là, tu serais mort de froid car la neige s'était remise à tomber. Une heure après, je ne t'aurai même pas vu ! Je devrais te tirer les oreilles pour la peur que tu as fait à tes parents ! Qu'est-ce qui t'a pris d'aller si tard dans la forêt, sans même les avertir ?

- Je voulais voir Père Noël où vous habitiez ...répondit Michel, l'air tout penaud. J'ai entendu des villageois qui racontaient qu'il suffisait de ramasser les petits cailloux blancs sur le sol, pour retrouver le chemin où vous étiez passé et découvrir la maison où vous vous cachez le reste de l'année.

- Hum ! Je comprends mieux ce qui a aiguisé ta curiosité. Sache que je vis très loin, tout au Nord du globe, là ou il fait si froid que seuls les ours polaires et les rênes sauvages arrivent à survivre. Jamais tu n'aurais pu faire ce chemin à pied ! Tu aurais pu mourir gelé ! Tu me promets maintenant de ne plus t'aventurer hors de la maison sans avertir tes parents ?

- Je vous le promets Père Noël et je demande pardon à Papa et Maman du chagrin que je leur ai causé, dit le petit garçon, en baissant la tête, tout honteux.

- Bien n'en parlons plus. Tu vas rester quelques jours à te remettre de tes blessures. Humm je crois qu'il me reste quelque chose au fond de mon grand sac; Ah voila! Tiens, c'est pour toi ! On appelle ça un livre de géographie. Tu découvriras plein de pays et de quelle façon les gens vivent. Tu verras même l'endroit aussi où je vis qu'on appelle le Groenland...Allez repose-toi, mon petit et à l'année prochaine !

Dans le village, les enfants bouche bée viennent d'écouter Michael qui leur montre tout fier l'endroit sur son beau livre neuf, où vit le Père Noël !

Quand au Père Noël, une fois arrivé chez lui, il secoue en souriant sa longe barbe blanche remplie de petits glaçons. Il ignorait lui-même que ceux-ci se transformaient en petits cailloux blancs...Voila comment naissent les légendes de Noël.

FIN



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