L'ARBRE MAGIQUE

Offert par MARIE51



Il y avait dans un enclos, un arbre très particulier que personne n’avait le droit de voir. Tout l’enclos était fermé, par un grand mur de vieilles pierres. Un gardien en assurait l’entrée, veillant jalousement à chasser tout curieux qui aurait eu envie de s’en approcher.

Deux jeunes enfants habitaient un peu plus loin. Ils avaient entendu parler de cet arbre, interdit à tous. Micky avait 9 ans ; Florent avait 10ans. A cet âge, il était difficile de les surveiller et de les empêcher de faire des sottises. Ils adoraient être ensemble et étaient complices pour toute nouvelle idée, pouvant les amuser.

Ce jour là, leurs parents étaient partis tout l’après midi chez une vieille tante, quand les enfants décidèrent de se promener ensemble et s’amuser. Une fois assurés que leurs parents ne reviendraient pas de suite, ils foncèrent vers la grande maison puis portant une lourde échelle, allèrent jusqu’au mur où l’arbre magique les intriguaient tant.

Ils avaient remarqué que le gardien s’absentait souvent entre treize et quinze heures. Il devait aller faire sa sieste probablement. Les enfants riaient, tout contents, à l’idée de la découverte fabuleuse qu’ils allaient faire.

Une fois montés sur l’échelle, l’un derrière l’autre, ils restaient muets, bouché bée d’émerveillement. La pelouse du jardin était si verte qu’elle donnait envie de se rouler dedans. Et au milieu, se dressait l’immense arbre magique qui agitait, en musique, ses brande chaque branches. A chaque mouvement, au bout des branches, les enfants découvrirent un superbe diamant ! Au soleil, ceux-ci brillaient de mille feux qui jaillissaient dans tous les sens, laissant les enfants béats d’étonnement.

Une fois l’effet de surprise, ils se consultèrent :

- On en prend quelques uns et on file vite fait avant que le gardien ne revienne ?
- D’accord, dépêchons-nous sinon on est bon pour un coup de pied au derrière et se faire tirer les oreilles, répondit Michael en rigolant.

Ils commencèrent à sautiller comme deux puces excitées autour des branches, et finirent par attraper chacun un gros diamant. Mais surprise ! Au lieu de se décrocher de la branche, le diamant parut s’agripper à leurs mains, les soulevant dans l’air comme des fétus de paille.

Les branches semblaient s’être liguées contre eux, les attrapant par les pieds, leur mettant la tête en bas, les faisant crier de frayeur. Il leur était impossible de s’échapper. Ils étaient devenus prisonniers de l’arbre vengeur. Soudain, ils entendirent le portail s’ouvrir en grinçant et le méchant gardien fonder droit sur eux :

- Ah !ah ! ah ! Voici de bien piètre voleurs, dit-il en s’exclamant de sa voix rocailleuse
- Pitié monsieur, aidez nous et nous ne reviendrons plus jamais ! C’est juré !
- Avouez plutôt que vous avez voulu me voler mes diamants !
- Heuu …pas tous, M’sieur ! Juste quelques uns, c’est vrai. Mais il en serait resté beaucoup pour vous monsieur ! bredouilla Mickael, en rougissant
- On en vous a jamais appris à ne pas voler ce qui n’est pas à vous, garnements ?
- Si, m’sieur ! Mais on a en pris juste deux pour les donner à nos parents qui sont très pauvres. Ce n’était pas pour nous, m’sieur le gardien ! On vous le jure ! Vrai de vrai !
- Très bien, je vous crois, dit l’homme d’une voix radoucie, en réfléchissant, le front barré d’une ride profonde.
Il fit un signe de tête à l’arbre magique et celui-ci lâcha les enfants à quelques centimètres du sol, pour éviter qu’ils ne se blessent. Les enfants n’étaient pas très fiers. Ils se relevèrent puis ramassèrent les diamants tombés de leurs poches et les tendirent à l’homme, en silence.

- Voila m’sieur ! On vous rend tout et nous vous promettons de n’en jamais parler à personne !
- J’ai votre parole ? demanda le gardien, en les observant de toute sa hauteur impressionnante, d’un air sévère
- C’est juré, Monsieur, dit Florent, pressé de se sauver à toutes jambes
- Si vous respectez votre promesse et me jurez de garder ce secret, je veux bien faire un geste pour vous aider ! dit le gardien
- C’est promis, m’sieur !juré ! Si nous mentons, nous irons tout droit en enfer ! dit Mickael d’un air si effrayé que le gardien avait bien du mal à garder son sérieux.
- Alors, voici pour vos parents, mes deux plus gros diamants. Avec ça, ils devraient être tranquilles durant de longues années. Je peux compter sur votre discrétion, les garçons ?
- Oh merci Monsieur ! merci ! merci ! Vous êtes l’homme le plus sympa du monde, dit Florent.
- Bon, nous allons les cacher dans un grand panier, que je vais vous remplir avec de belles pommes bien sucrées, dit le gardien en riant. Mais tachez de tenir votre langue surtout !

C’est ainsi qu’un beau matin, les enfants et leurs parents tout joyeux allèrent acheter une belle ferme. Ils retrouvèrent le plaisir de travailler à la ferme, devenant au bout de deux ans, des paysans très riches, grâce à leur courage et à leurs efforts. Jamais bien sur, les enfants ne leur racontèrent ce qu’ils avait fait et vu dans le jardin du gardien et ne volèrent plus jamais rien à personne.



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