ALEXANDRE L'OISEAU

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Alexandre gambadait, joyeusement, dans le jardin de ses parents. L'herbe était luxuriante ; les arbres immenses. Bien qu'étant encore un petit garçon, Alexandre levait la tête et observait, avec curiosité, les oiseaux qui volaient, heureux, dans le ciel.

- Quand je serai grand, je serai un oiseau, se disait-il, prenant un air sérieux

Mais il n'avait que cinq ans et n' était qu'un petit garçon, aux grands yeux innocents. Un jour, il alla s'asseoir sous le pommier, observant avec attention, quelque chose qui bougeait, dans le feuillage. Un bel oiseau s'y été posé, lissant ses plumes, de la pointe du bec, avec soin. Il vit que le petit garçon le regardait, avec envie et lui demanda :

- Pourquoi, Petit, me regardes-tu ainsi ?

- Oh, j'aimerai tant voler, comme toi, dans le ciel, dit l'enfant en soupirant

- Crois-tu que ce soit suffisant pour être heureux ? demanda l'oiseau

- Mais tu peux aller où tu veux ! Tu fais ce que tu veux ! Tu peux même t'approcher du soleil, déclara, l'enfant

- Je peux, en effet, aller près du soleil, mais si je m'en approche, trop près, je risque de me brûler les ailes

- Et tu peux voir la mer ?

- Je la vois mais me tiens, loin d'elle, quant elle est en colère. Il faut se méfier de la force de ses éléments. Parfois, quand elle est en colère, elle t'emporte et soudain, tu disparais.

- Je voudrais, comme toi me poser, sur les fleurs, goûter leur miel et me laisser balancer sur les branches des arbres, dans le vent, reprit Alexandre

- Les fleurs n'arrivent qu'au printemps et s'épanouissent qu'au soleil. Mais il n'y a plus de fleurs durant l'hiver. Les feuilles des arbres se mettent à tomber et il fait froid, blottis sur les branches, ou nous nous tenons serrés, recroquevillés, pour nous tenter de nous réchauffer, répondit l'oiseau

- Mais vous pouvez demander aux gens de vous donner à manger !

- Les gens n'aiment qu'eux. Ils n'aiment les oiseaux qu'enfermés dans des cages. Ils ne savent plus, combien les oiseaux sont plus beaux, en liberté ! Notre plumage est plus brillants. Parfois, en cage, les humains oublient de nous donner à manger ou à boire !

- Mais tu n'as pas à marcher, à risquer de te blesser aux genoux, comme moi, si tu viens à tomber, dit l'enfant, poursuivant ses idées

- C'est vrai ! Mais les chasseurs nous attendent, puis, nous déciment, peu à peu, chaque année. Tu n'as pas remarqué que nous devenons, de moins en moins, nombreux ?

- Alors, être un oiseau, finalement, c'est encore plus dangereux que d'être un petit garçon ?

- En effet ! Tu as près de toi, tes parents, pour te protéger et qui continuent de t'aimer. Nous, sortis du nid, nous devons nous débrouiller. Alors, vas vite retrouver ta famille. Je reviendrai te voir, sur cette branche et nous pourrons continuer de discuter, reprit l'oiseau

- D'accord, l'Oiseau. Je reviendrai te voir, demain, à la même heure.

Alexandre, tout content de s'être trouvé un ami avec qui parler, rentra, chez lui, se précipitant dans la maison, retrouver ses parents, qui interrompirent leur discussion, en leur déclarant, d'un air grave :

- Vous ne saviez pas que les oiseaux peuvent parler ? J'ai trouvé un oiseau qui le fait. Saviez-vous que l'hiver, les oiseaux ne trouvent plus rien à manger ?

C'est depuis ce jour, que les parents d'Alexandre achètent des boules de graisse et de graines, pour que l'enfant les accroche les branches, afin que ses amis les oiseaux ne meurent plus de faim. Pour les remercier, on entend, hiver comme été, les oiseaux chanter, dans leur jardin.



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