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RIEN QU'UNE LARME DANS SES YEUX

par Bb, Yannsayr, Keskelledi et Erotica51



RIEN QU UNE LARME DANS SES YEUX (par Bb)

Avec Bb, Yannsayr, Keskelledi et Erotica51

N°1. Erotica51 – Ier Mai

Enfin le grand jour était enfin arrivé. Il ne lui avait fallu que dix minutes pour préparer quelques affaires. Jean Michel s’était engagé à l’attendre à la gare de l’Est. Son train allait arriver dans quelques minutes. Marina ferma les yeux, sentant son cœur soudain s’emballer. Il y avait si longtemps qu’elle attendait cet instant où ils allaient se retrouver. Déjà six mois qu’ils correspondaient ensemble. Ils avaient échangé au début sur un sujet anodin puis petit à petit, ils en étaient venus aux confidences.

Avec le temps, leurs cœurs s’étaient trouvés pris dans un tourbillon de sentiments rendant leur attirance pressante. Ils avaient donc décidé de se retrouver à Paris. Marina arrivait de province et angoissait chaque fois en retrouvant le stress et le bruit de cette immense ville. Enfin le train s’arrêta. Les jambes un peu tremblantes, Marina descendit les trois marches du wagon et se dirigea vers la sortie. Quel ne fut pas son désappointement en se rendant compte que Jean Michel n’était pas là !

N°2 – par Bb

Jean-Michel pestait contre son employeur. Dix minutes avant de quitter son bureau, celui-ci lui avait demandé de régler un litige avec client mécontent. Un prêt bancaire pour un achat immobilier tardait à se débloquer.

Il lui fallu bien une demi heure pour expliquer à ce monsieur qu’un projet aussi important demandait du temps pour se réaliser.

Bloqué à feu rouge, il tentait de se calmer. Il était furieux d’avoir autant de retard. Le train de Marina devait être arrivé depuis un bon moment maintenant. Pourvu qu’elle ne soit pas repartie en ne le voyant pas. Bon sang ! Et ce feu qui s’éternisait ! Vert ! Enfin !

Après s’être garé, Jean-Michel se précipita à l’intérieur. Il n’avait pas fait 10 mètres qu’il la vit…Elle était là, l’air désemparée. Elle leva la tête et son regard bleu croisa celui de Jean-Michel.

Un magnifique sourire éclaira deux visages...

"N°3 par Yann"

Sans attendre une seule seconde de plus, négligeant toutes ses hésitations, elle se précipita sur lui et se jeta à son cou en criant.

- Jean-Michel, toi!

Elle avait oublié ses doutes, ses craintes, ses timidités. Alors que durant tout le voyage, elle avait cherché la meilleure attitude à adopter lorsqu'elle serait face à lui.
Devait-elle lui faire une bise toute simple, lui serrer la main voire tenir quelques distances? Elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Mais là, tout était oublié. Elle avait eu si peur de ne jamais le voir.

- Jean Michel, tu... pourquoi?

- Ho, Marina, je m'en veux. Tu ne peux pas savoir comme je m'en veux.

Mais ce furent les seules paroles prononcées sur le quai car leurs bouches s'étaient rencontrées, leurs lèvres se collaient l'une à l'autre et les corps, déjà, avaient amorcé le désir de mieux se connaître.

N°4 - par Erotica51"

Le souffle coupé, Marina reprit lentement ses esprits et repoussa doucement Jean Michel, les jambes tremblantes d'émotion. Il embrassait divinement. Elle tourna la tête, gênée par les sourires complices des passants.

La prenant par la main, jean Michel l'entraîna à sa voiture, comprenant son désir de se retrouver seule avec lui. Tout en démarrant la voiture, il se tourna vers elle, les mots ayant bien du mal à franchir ses lèvres :

- Marina, j'ai un aveu à te faire. J'avais si peur que tu refuses de me rencontrer que je n'ai pas osé t'en parler avant. Pour tout te dire, j'ai même failli par ne pas venir tant j'ai eu honte de t'avoir menti. En réalité, je ne suis pas libre !

Paniqué, il la vit devenir soudain toute blanche se demandant si elle allait perdre connaissance. Pourquoi la faisait-il souffrir ? Quand il l'avait vue si désemparée, sur ce banc, il s'était morigéné, revenant sur ses pas et avait décidé de tout lui avouer.
Il avait décidé de lui dire la vérité.

Marina ne disait plus rien, fixant ses mains crispées sur ses genoux, le regard fixe, plongée dans ses pensées houleuses. Il coupa le contact, se tourna vers elle, demandant d'une voix pleine d'angoisse :

- Il me fallait te voir; me prouver que tu n'étais pas un mirage. J'aurai pu te le dire plus tard mais je ne suis pas un salop... Je vais t’expliquer ma situation. M'en veux-tu vraiment Marina ? Je t'en prie, répond moi ...

"N°5" – par Yannsayr

La pauvre, elle qui croyait encore à son Prince charmant. La douche était plutôt fraîche. Elle finit par balbutier quelques paroles incompréhensibles.

- Mais... pourquoi ne pas en parler?... c'est... c'est idiot!

Elle hochait la tête sans comprendre. Comment un homme si élégant, si fin, si proche des ses sentiments à elle, put la tromper sur une telle question.
- Depuis six mois... dit elle encore dans un souffle.
- Ecoute moi! Il faut que je t'explique ma situation et...
- Non! Je n'en peux plus. Ramène moi à la gare.
- Enfin, c'est trop bête...
- Je t'en prie.

Il la regarda un instant encore, puis, en soupirant, remit le moteur en route. De temps à autre, il soupirait. Il s'en voulait. C'était de sa faute, bien sûr. Comment ne pas la comprendre.

Marina se savait plus quelle attitude adopter. Quand elle posait les yeux sur cet homme qu'elle avait accompagné pendant cette demi année, elle ne pouvait imaginer un seul instant repartir sans lui. Son corps l'appelait de toutes ses forces. Ses lèvres le réclamaient.

"N°6" – par Keskelledi

Il emprunta la rampe pour descendre dans le parking souterrain, il voulait la raccompagner jusqu'au quai.

Elle ne dit rien mais tout son corps était tendu. Sa tête remplie de questions, de conflits entre la raison et le coeur, elle essayait de réfléchir. Qu'avait-il à lui expliquer ? il l'avait trompée...mais pourquoi ? Qu’est-ce qui l'y avait obligé ? Repartirait-elle sans entendre son explication ?

Les mots sortirent alors de sa bouche avec un calme qu'elle ne s'imaginait pas.

- Mon prof de philo m'avait bien dit "commencement, comme on se ment" c'est sans doute le passage obligé de toute nouvelle relation. Nous sommes ensemble, avant de repartir je vais écouter ce que tu as à me dire. C'est toi qui m’offres le déjeuner, pour la peine !

Le sourire de Jean-Michel fit plaisir à voir.

Ils prirent l'ascenseur qui menait jusqu'à la rue, avisèrent un petit bistrot sympa et entrèrent, tous deux, un peu nerveux.

"N°7 – par Erotica51"

Il y avait peu de monde. C'était mieux ainsi, pensa Marina. Le serveur arriva, leur tendant le menu.

- C'est l'anniversaire du patron aujourd'hui et il offre une coupe de champagne à tous les amoureux, leur dit-il d'un jovial

-Parfait ! Rétorqua Jean Michel.

Ils se concertèrent du regard puis choisirent une salade de crudités mélangés et une poularde au champagne...pour le dessert, on verrait plus tard.

Marina restait plongée dans ses pensées, se disant qu'elle n'aurait pas du rester. Elle pressentait que quelque chose, entre eux, allait se passer.

Tous ses sens criaient, en silence, avides du contact de son corps. Même ses seins en devenaient douloureux à le désirer en silence...Elle tressaillit en sentant le genou de jean Michel s'insinuer entre ses jambes !

"N°8" - par Keskelledi

C'était pour lui une façon d'attirer l'attention de Marina qui était plongée dans le menu depuis cinq minutes, comme si elle allait l'apprendre par coeur. Cela fonctionna. Elle leva son joli visage vers lui. Il la pénétra du regard comme pour lui dire ce que sa bouche se privait de faire, décidé à ne pas la lâcher.

Face à autant de ferveur, Marina ne put réprimer un sourire qui illumina son regard.
Quelle est jolie ! pensa6t-il tout haut. Et une légère coloration monta jusqu'à son front.

Marina de façon tout à fait naturelle et inattendue se saisit de sa main et lui dit, inclinant un peu sa tête, d'une voix qui était presque un murmure : merci.

"N°9 - Erotica51"

Jean Michel surpris ne dit rien, sentant soudain l'espoir l'envahir. peut-être finalement que tout n'était pas perdu ? Qu'il avait eu raison de choisir d'être franc avec elle ?

Il observait Marina déguster son dessert : une pêche melba qu'elle savourait à chaque coup de petite cuillère. Il fondit en la voyant passer le bout de sa langue rosée sur ses lèvres, d'un air gourmand. Gourmande et délicate, se dit-il, en la regardant faire. Faisait-elle l'amour de la même façon ?

Jean-Michel mourrait d'envie de le savoir mais choisit de ne pas tout précipiter. Il attendait l'instant propice où elle se réfugierait dans ses bras afin qu'il la rassure.

- Ce dessert m'a l'air bien savoureux, lui fit-il remarquer, d'un sourire espiègle
- Hum en effet, il l'est ! Et tu vas regretter de ne pas l'avoir commandé...rétorqua Marina, d'un air frondeur.

Il tressaillit. Marina venait de glisser entre ses jambes, son pied qu'elle avait dénudé, jouant entre ses cuisses avec audace...Un espoir fou lui broya la poitrine. Ils savaient l'un et l'autre qu'ils allaient faire l'amour ensemble. Ils le devinaient dans leurs regards.

Une fois le repas terminé et un bon café, ils savaient qu'ils sortiraient du restaurant, pressés l'un contre l'autre, avides de se retrouver dans un endroit plus discret. Mais ils devaient encore patienter, augmentant le désir latent qui leur brûlait le ventre...Seuls, leurs regards chargés d'intensité les trahissaient...

"N°10" par Yannsayr

A partir de cet instant, Marina se sentait devenir femme. Une femme avec ses désirs, ses fantasmes, ses angoisses aussi de déplaire. Bien sûr, il l'avait trompée et elle lui en voulait pour ça. Mais se sentir devenir femme, c'était aussi apprendre à se servir, apprendre à se débarrasser de ses inhibitions, de ses complexes de jeune fille trop bien élevée dans le respect de l'amour qui exclut forcément la notion de plaisir immédiat et rapide.

Pourquoi ne pas profiter de ce qui s'offrait à elle? L'amour? Les sentiments? On verrait après.

Devenir femme? Elle le comprit ici, d'un coup, dans la voiture de cet homme qui déjà lui mentait, c'était répondre à cette attirance sans restriction aucune. Comme un être humain qui a envie d'un autre être humain. Et ceci, c'était à l'opposé de tout ce qu'on lui avait enseigné.

Alors, au fond d'elle-même, silencieusement, sans que l'homme n'en prenne conscience, elle enterra sa vie de jeune fille une bonne fois pour toute.

Dans quelques instants, elle ne serait plus la même femme.

N°11" par Keskelledi

Elle ne se doutait pas qu'en tournant cette page, elle ouvrait le chapitre passion, même si la partie inconsciente d'elle-même le savait quand elle commanda son cocktail au garçon :

- Un Appassionato, pour moi!

Jean-Michel ne put s'empêcher d'entendre cette demande à sa façon et chercha un moyen de lui répondre de même :

- Un Rouge baiser pour moi, s'il vous plaît.

Leurs regards se croisèrent, leurs sourires se dessinèrent et une complicité jaillit. Les bulles pétillantes dans leurs yeux et sur leurs papilles donnèrent au repas une allure festive et très sensuelle.

Tout autour d'eux disparaissait ou devenait complice de leur conversation légère et séductrice.
Les derniers clients avaient déserté ; ils étaient seuls dans le restaurant.

N°12 – par Erotica51

Peu à peu, leurs voix devenaient plus rauques ; bien que la salle se soit vidée discrètement de ses clients, ils n’avaient rien remarqué, plongés dans leurs pensées tumultueuses. Une brèche venait de s’ouvrir dans laquelle l’un et l’autre pénétraient. Des émotions nouvelles jaillissaient entre eux sans que rien ne puisse les arrêter.

Jean-Michel lui prit la main, doucement, espérant ne pas l’effrayer. Il observa la finesse de ses doigts délicats, se disant qu’ils étaient faits pour caresser. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, la sentir se blottir contre lui, sans un mot, unis par leurs pensées. Il ne devait pas aller trop vite avec elle, il le savait.

N°13 - par Bb

Et puis, il lui devait bien une explication. Il lui fallait trouver les mots pour qu'elle comprenne sa situation et le fait qu'il ne s'était pas moqué d'elle.

- Excusez moi, nous devons fermer le restaurant.

- Oui, bien sûr, nous partons.

Jean-Michel régla l'addition, prenant la main de Marina dans la sienne, ils sortirent du restaurant.

Dehors, l'air était plus frais. Ils marchèrent et sans se concerter, passèrent devant l'entrée du parking, la dépassèrent. Bientôt, les quais de la Seine apparurent.

- Je crois qu'il est temps que je t'explique pourquoi je t'ai caché ne pas être libre.

- Je t'écoute - répond Marina, en s'asseyant sur un banc, sans lâcher la main de cet homme qu'elle désirait malgré tous ses mensonges.

Il prit place à côté d'elle, la peur au ventre.
Peur de la perdre.

"N°14" Yannsayr

L'homme resta silencieux un long moment. Il ne savait comment débuter.

- Ecoute...! Firent-ils soudain tous les deux ensemble.

Ils éclatèrent de rire de cet élan commun. L'atmosphère gagna en détente et encouragea l'homme dans ses confidences.

- Je voudrais te dire que, en effet, je ne suis pas libre mais la raison pour laquelle je ne t'ai rien dit est suffisamment importante pour que tu puisses me pardonner.

Il déglutit bruyamment. Marina comprenait que ces vérités étaient difficiles à extraire de la conscience de Jean Michel. Elle choisit de rester silencieuse.

- Depuis trois ans, je suis marié à Valérie.
- Ha, tu es marié? Fit Marina d'un ton de reproche.
- Attends, attends. Mais elle ne m'aime pas. Elle couche à droite et à gauche. C'est une vraie garce qui me rend la vie impossible. Elle... elle est horrible, tu sais.
- Alors, quitte là!
- C'est bien tout là le problème.
- Comment, le problème?

Il attendit encore un peu puis continua.

- Le problème, vois tu, c'est que j'en suis dingue...
- Mais je ne comprends pas ce que tu me chantes là.. je... Marina se leva, excédée.
- J'en suis dingue mais c'est comme une maladie pour moi. Je cherche à me libérer d'elle. Et tu es la première qui parvient enfin à détourner mes pensées de ce cauchemar.

"N°15 - Erotica51"

Marina l'observait, éberluée. Mais il y avait trop de questions restées en suspens pour qu'elle reste impassible. Elle déglutit avec difficulté puis demanda d'une traite :

- Tu veux dire que cela t'excite qu'elle se conduise en salope ?

- C'est dur à expliquer. Je la hais par moment au point de vouloir l'étrangler puis quand je me calme, je me dis qu'elle est malade. Elle est devenue insatiable depuis son accident dans l'escalier. Un jour où je suis rentré plus tôt que prévu, je 'ai surprise en train de faire une pipe d'enfer à son infirmier.

L'autre crétin a pris un de ces coups de pied au derrière avant d'atterrir le nez dans le gazon ! Depuis j'ai demandé des infirmières mais c'est encore pire ! C'est à se demander si elles sont toutes devenues lesbiennes ?! Elles font exprès de m'allumer, de se tripoter devant moi, de me faire saliver, et elle m'interdit depuis de la toucher ! je vis l'enfer avec !

- Tu as pensé à divorcer ? Chuchota Marina, n'en revenant pas
- Impossible ! Elle est à demi paralysée depuis sa chute dans l'escalier et je suis condamné à vivre avec...J'ai consulté un avocat qui m'a même dit que je perdrais mon procès ! On ne peut divorcer avec une personne paralysée !

"N°16" par Yannsayr

Et pourtant, je l'aime encore. Mais si fort, que j'en ai mal en moi. La nuit ça m'empêche de dormir. Je me réveille en nage, au moins deux fois dans la nuit, le coeur pris dans un étau de fer et je l'écoute, longtemps, respirer dans la chambre à côté. Une fois, j'y suis allé. J'avais trop envie d'elle, de la sentir près de moi, de me glisser entre ses bras. Mais je n'ai pas osé. Elle m'aurait rejeté, de toute façon.

Marina l'écoutait en silence. Une larme perlait au coin de son oeil droit. Elle ne savait si c'était pour elle même ou pour l'horrible destin de Jean Michel.

Mais il continua. Plus rien ne semblait pouvoir l'arrêter à présent. Les vannes s'étaient ouvertes, enfin. C'était comme un fond de cuve pourri qui déversait pour la première fois son trop plein de miasmes. Le nettoyage commençait. Il parla ainsi des heures durant. Racontant cet enfer, le mimant, le décrivant. Enfin, il éclata en sanglots. C'était terrible à voir ces larmes! Elles ne s'arrêtaient plus.

Marina le prit dans ses bras et tenta quelques vagues mots de consolation. Elle était manifestement totalement dépassée par ce monstrueux courant de vieilles rancunes qui se lâchaient ainsi. Puis le temps passa. Les larmes s'estompèrent. La voix du garçon prit une autre couleur. La tempête salvatrice s'était éloignée.

- Mais depuis que je te connais, Marina, ma vie a changé. Tu es une sorte de petit rayon transparent, ho, encore timide, mais si clair et limpide et coloré. Tu as réussi à pénétrer l'épaisse noirceur de mon univers. Tu comprends que je ne pouvais t'en parler avant. Le fil est trop fin, trop ténu encore...

N°17 – par Erotica


Marina trop émue ne pipa mot. Comment lui dire qu’elle était touchée par ce compliment indirect. Ainsi elle ne lui était indifférente comme elle l’avait cru, ne le voyant pas l’attendre à la gare.

Elle caressait ses cheveux doucement, comme pour calmer sa douleur et dissiper sa souffrance. Il avait fermé les yeux, se laissant faire comme un enfant. Indécise, Marina n’arrivait plus à réfléchir calmement.

La tête de Jean Michel reposait entre ses cuisses; ce simple geste la troublait délicieusement. Elle sentait son bas ventre palpiter de désir pour lui. Comment lui dire qu’elle lui pardonnait ses mensonges en découvrant l’enfer qu’il vivait.

Elle sentait combien elle le désirait. Tout son corps gémissait d’impatience. Le sentir si près, si fragile brusquement la renforça à prendre une décision.

- Jean Michel, trouvons vite un hôtel…

Celui-ci redressa la tête, encore troublée par la douceur de ses caresses sur ses cheveux. Comme il avait envie d’elle, maintenant qu'il avait soulagé sa conscience ! Il se redressa, la prenant avidement dans ses bras puis lui sourit :

- J’en connais un, pas très loin d’ici…Nous y serons tranquille Marina, ma chérie…

"N°18" par Yannsayr

Quand le couple pénétra dans le petit hall d'un hôtel tout simple. Marina ne put poser les yeux sur l'homme qui leur remit les clés. Elle se sentait très mal à l'aise de montrer à cet inconnu à l'air stupide qu'elle ne venait pas là pour dormir, mais bien pour une chose qu'elle avait du mal à assumer. Jamais, elle n'aurait même pu imaginer ce genre de chose.
Dans l'ascenseur, Alexandre perçut sa gêne et chercha à la rassurer.

- Ne t'inquiète pas. Il a l'habitude, tu sais!
- Lui, peut être, mais pas moi! Fit- elle d'un ton qui ne lui était pas habituel.
- Oh, c'est une pratique courante de...
- Ha bon? Parce que tu fais ça avec toutes les filles que tu rencontres?
- Mais que tu es bête! S'écria-t-il, tentant de rattraper sa bourde.
Il la saisit par les épaules et la serra contre lui. Elle chercha à s'échapper de son étreinte en riant.

- Attends, je ne vais pas me laisser embrasser par un mec comme toi!
- Mais? Tu... tu ne veux plus? Fit-il soudain l'air apeuré.
- Cesse de faire cet air de cocker qui a perdu son jouet favori. Je te laisserais m'embrasser seulement quand tu m'auras prouvé que tu ne viens pas ici toutes les semaines avec des filles.
- Marine, t'es trop dur avec moi.

Elle éclata de rire en voyant son air penaud.

- Ha, vous les hommes, il vous en faut peu pour vous dérouter !
-
Jean Michel comprit quel jeu elle avait choisi de mener.

- Et tu crois ça. Tu vas voir ma belle ce qu'un tombeur comme moi peut te faire subir !

"N°19 - par Erotica51"

- Un tombeur ? Tiens donc ! dit Marina d'un air franchement moqueur en le toisant par défi

- Petite chipie ! Dans quelques minutes, tu vas subir les derniers outrages !

Installés devant l'ascenseur, ils se regardaient goulûment. Quand la porte s'ouvrit, Jean Michel la poussa dedans résolument, puis la porte à peine refermée, la pressa contre le rambarde, en la coinçant.

Pendant que les lèvres de jean Michel prenaient possession des siennes avec voracité, sa main glissa sous sa robe, remontant le long de ses jambes, la faisant frissonner de désir. Marina tenta de s'esquiver en gloussant de rire. Rien à faire. Jean Michel était plaqué contre elle, sondant son regard d'une étrange façon.

Comme elle était belle, les joues rosissantes, se dit-il en l'embrassant plus doucement pour ne pas l'effrayer. La porte de l'ascenseur s'ouvrit à nouveau, faisant entrer un visiteur qui leur tourna le dos. Marina en profita effrontément pour les pincer les fesses !

"N°20" par Yannsayr

Jean Michel grimaça. Il lui glissa à l'oreille.

- Petite peste !

L'inconnu qui montait avec eux les étages ne se retourna pas. C'était un homme plutôt âgé dont l'attitude empesée et rigide indiquait clairement aux amoureux qu'il pestait secrètement contre ces jeunes gens qui se permettaient tout et n'avaient aucune retenue décente.

Les deux amoureux pouffèrent de rire sous les gestes un rien déplacés de Jean Michel. En effet, ce dernier avait glissé sa main sur la cambrure de la jeune femme et en appréciait les creux et déliés avec délicatesse. Tout ceci amusait beaucoup Marina et la gêne qu'elle avait ressentie au départ semblait s'être estompée.
Puis, l'ascenseur parvint à leur étage et le couple abandonna l'homme furibond à ses fantasmes refoulés.

- Bonsoir Monsieur! Firent-il en choeur.

L'homme ne leur répondit pas et les fusilla du regard.

- Il ne doit pas aimer les femmes, celui là! Fit Jean Michel une fois que l'ascenseur eut disparu.
- Ou les hommes! Comment savoir! Répondit-elle.
- Ou carrément les deux! Bon, assez parlé de lui, continua le garçon. Je vais m'occuper de toi, à présent. Tu es ma chose, mon objet de désir, ma passion...
- Que tu crois ! Répliqua-t-elle en s'esclaffant moqueusement

La jeune fille s'enfuit dans le couloir en riant. Les épais tapis étouffaient agréablement ses pas.

- Attrape moi si tu peux !

N°21 – Par Erotica51

Il n’en fallait pas plus pour que Jean Michel se sente provoqué et se mit aussitôt à la poursuivre dans la chambre. Il tendait les bras, prêt à la happer mais la petite futée, se penchait, à la dernière seconde puis lui échappait brusquement dans un éclat de rire.

Comment arriver à l’attraper sans trop s’essouffler ? C’est qu’il avait prévu un tout autre programme pour elle ! Très vite, ses pensées se bousculèrent et brusquement il lui vint un éclair de génie. Courant toujours derrière elle, son genou parut taper le coin du lit et un « aie » sonore retentit s’échappant de ses lèvres.

Plié en deux, les mains crispées sur son genou endolori, il se laissa glisser sur la moquette, en grimaçant de douleur. Pétrifiée, soudain inquiète, marina s’était arrêtée de couvrir et commença à s’approcher :

- Laisse moi voir ça Jean Michel, dit elle, la voix chargée d’inquiétude. Je possède un brevet de secourisme, tu sais, dit-elle pour le rassurer.

Marina commença à remonter la patte du pantalon mais impossible de remonter au dessus du genou le jean !

- Non, tu en es quitte à retirer ce jean si tu veux que je vois les dégâts, dit-elle, esquissant un geste fataliste.
- Tu ne vas pas en profiter, j’espère ? rétorqua Jean-Michel d’un air inquiet…Mais dans sa tête ses pensées étaient diablement différentes de ce qu’il lui disait. Plus près elle s’approcherait, plus vite il se saisirait de ses poignets !

"N°22"par Yannsayr

- Ne bouge plus, Jean Michel ! Fit soudain sérieux Marina.

La jeune fille se mit en demeure de désengager les quatre boutons du jean puis l'ouvrit un peu. Le jeune homme souleva son bassin pour aider Marina dans ce geste. Elle ne riait plus. Le jeu semblait s'être arrêté aussi soudainement qu'il était apparu. Elle n'avait plus envie de jouer. Ses doigts tremblaient légèrement.

- Ne bouge pas ! Fit encore dans un souffle Marina.

Elle fit glisser le pantalon jusqu'aux chevilles.

- C'est là que tu as mal? demande-t-elle

Jean Michel se demandait si c'était la femme amoureuse qui cherchait un prétexte à ce contact ou simplement celle qui s'inquiétait véritablement de son incident.

- Non... un peu plus bas... fit il sans conviction.

Mais il trouva vite la réponse à ses interrogations car, sans prévenir, la jeune femme avait posé ses mains directement sur le boxer et cherchait à palper ce qui s'y cachait dessous. L'homme ne put empêcher son sexe de grossir. A partir de cet instant, Marina ne quitta plus des yeux cet organe qui l'attirait si violemment.

- Enlève-le-moi. Fit Jean Michel doucement.


N°23. par Erotica51


Marina regardait fascinée, ce sexe caché qui paraissait grossir, de plus en plus, animé d’une vie propre. La main posée dessus, elle en savourait la douceur sous sa paume. Elle releva les yeux sur Jean Michel, la gorge soudain sèche, avalant avec difficulté sa salive. Son beau regard semblait assombri, par l’émotion. Jean Michel observa ses pupilles dilatées, preuve qu’elle était très émue, sans doute bien plus qu’elle ne voulait lui montrer.

Elle restait agenouillée devant lui et sans un mot, inclina sa longue chevelure, qui s’étendit sur les cuisses de Jean Michel, surpris par son audace. Il sentit son cœur soudain battre d’une façon désordonnée quand la bouche de Marina se mit à lui butiner l’intérieur des cuisses frôler.

Elle avait posé ses deux mains douces sur les cuisses de Jean Michel, le maintenant à demi allongé sur le lit. Il ne riait plus, le regard brusquement brillant d’un feu intérieur, n’osant l’interrompre. Il laissa échapper malgré lui, un gémissement quand la bouche brûlante de Marina le cueillit. Ce fut si chaud et si doux qu’il crut avoir rêvé.

Mais la mâtine avait décidé de prendre son temps, glissant ses lèvres autour de son gland, avec tant de plaisir qu’il en resta coi de surprise. Pour une ingénue, elle était sacrément douée. La nuit promettait d’être plus que mouvementée, pensa–t-il en se renversant totalement sur le lit, s’abandonnant à ses caresses…


"N°24" par Yannsayr


- Laisse moi te découvrir, dit à demi mots Marina. Je voudrais te goûter, te sentir, te lécher de mes lèvres timides.

Jean Michel ne répondit pas. Il tremblait légèrement. Tout son corps était tendu vers ces lèvres humides qui lui promettaient d'avance mille plaisirs.

Elle posa quelques baisers rapides sur toute la longueur de la hampe, à présent, parfaitement tendue et chaque contact le faisait tressaillir comme si elle cherchait à le brûler d'une minuscule flamme dont les mouvements imprévisibles ne cessaient de le torturer.
Ce jeu dura un long, très long moment.

Puis les lèvres timides remontèrent sur le torse du jeune homme que des mains complices avaient dénudé dans le même mouvement. Marina se positionna à cheval sur les cuisses de son ami et se redressa en le fixant fièrement.

Elle se découvrait avec étonnement une nature de dominatrice. A cet instant précis, elle comprit que, toute sa vie, il lui faudrait, avant toute autre chose, choisir le moment où l'homme pourrait s'amuser de son corps. Jamais un homme ne pourrait décider à sa place. Elle ne se sentait pas prête encore. C'était à elle de guider son partenaire en rapport avec ses propres mouvements internes.

Sans le perdre des yeux, elle ôta son chemisier, fit glisser d'une geste souple son soutien-gorge et lui offrit sa poitrine nue.

Elle sourit en voyant le visage de Jean Michel immobilisé par la surprise de la découverte.


N°25 – par Erotica51


Jean Michel fixait ses seins avec gourmandise, hésitant encore à lui toucher. Marina se pencha vers lui, lui posant son téton durci sur la bouche :

- Aspire moi le, souffla-t-elle…ça m’excite

Il n’en fallut pas plus pour que Jean-Michel ne lui caresse doucement la poitrine, prenant son téton dressé de désir, l’aspirant doucement, pour augmenter son désir. C’était bien la première fois qu’une femme osait lui dire ce qu’elle désirait comme caresses. De temps à autre, Marina lui retirait son sein, lui mettant l’autre entre les lèvres, en alternant ses sensations.

Celle-ci se cambrait contre lui, gémissait doucement, sensible à ses caresses. Ses yeux à demi clos luisaient dans la pénombre. Sa bouche demeurait entrouverte comme cherchant l’air. Ses joues avaient rosi au fur et à mesure que son plaisir augmentait.

Une fois bien excitée, elle retira son sein de la bouche de Jean Michel, glissant sur son corps, lentement, en reculant, le fixant droit dans les yeux. De temps à autre, elle lui embrassait le ventre jusqu’à ce qu’elle se trouve à hauteur de son entrejambe.

Sa main curieuse parcourut les cuisses fermes de Jean-Michel, posant ses doigts avec légèreté dessus, recherchant son sexe dressé. Comme il bandait ! Elle posa dessus ses seins durcis de désir, glissant sa queue au milieu puis commença un doux mouvement de va et vient avec. Elle comprimait ses seins de ses mains, observant le visage de jean Michel qui se laissait faire, le visage comme extasié…


"N°26" par Yannsayr

Puis elle en eut assez de ce manège. Elle voulut soudain plus encore.

- Déshabille moi! Fit-elle sur un ton qui étonna le garçon.

Elle se positionna à genou tout près du visage de Jean Michel et se redressa afin de faciliter le geste. Le garçon, de ses mains malhabiles car véritablement très troublées par cette manière de faire, obéit aussitôt à son injonction et commença de dégager les quatre boutons du jean de Marina. Elle ne faisait aucun geste pour l'aider. Son plaisir à elle était de le laisser faire même si cela devait prendre une heure. Les boutons très serrés cédèrent au bout d'un moment et il écarta la boutonnière du pantalon étroit.

- Continue. Mets moi complètement nue. J'en ai envie. Je suis là pour toi, tu sais.
- Marina, tu... tu es si belle, si... chaude... je....
- Oui, j'ai envie que tu te serves de moi. Touche moi, fais de moi ce qui te plait...

Encouragé, il fit glisser le tissu rêche le long des cuisses de la jeune femme. Elle portait un string noir si léger qu'il apercevait aisément une grappe de poils fins, sombre et encore emprisonnée.

Le jean se trouva bientôt au genou. Pour l'ôter complètement, elle devait se lever, faire un geste tout de même, mais il était évident que ce n'était pas encore son intention.

- Continue! Ne t'arrête donc pas!

Il reporta son attention sur le haut des cuisses. Il toucha en hésitant la fine dentelle de quelques centimètre de tissu qui cachait si mal cet endroit qui à présent l'obsédait.


N°27.par Erotica51


Marina tressaillit légèrement quand les doigts du garçon frôlèrent le frêle rempart de dentelle sombre. Elle passa un bras sous sa tête pour mieux l’observer, un éclair de désir transparaissant dans ses yeux troublés. Elle l’attendait, impatiente de sentir cet homme la déshabiller totalement comme Eve rencontrant Adam, pour la première fois.

Il possédait de belles mains, habituées à toucher le corps des femmes, elle le devinait. Etait-il lui aussi autant troublé qu’elle ? Elle ferma une brève seconde les yeux quand les doigts de Jean Michel poursuivirent leur découverte, crissant sur le fin tissu, électrisant sa chair palpitante. Sa peau ambrée ressortait dans la pénombre.

Le doigt de Jean Michel se fit plus inquisiteur. Plus fureteur, plongeant sans prévenir sous le string, caressant sa toison toute en douceur. Les cils de Marina battirent un peu plus vite. Sa respiration s’accéléra. Un gémissement d’impatience lui échappa, écartant ses cuisses, provocante et brûlante de désir. Elle releva ses jambes, le laissant retirer son jean, soupirant d’aise.

- Enfin ! Retire moi aussi le reste, dit-elle la voix soudain étrangement plus rauque.
- Petite diablesse! Tu ne sais pas ce qui t’attend ! dit Jean Michel rendu fou de désir, dévorant ses belles cuisses fermes du regard

Il s’accroupit devant elle, mordant soudain le tissu, le faisant glisser sur ses cuisses, dévoilant sa fine toison sombre, le cœur battant soudain la chamade. Dans quelques instants, il la posséderait avec voracité…Elle avait l’air d’un ange à la peau mate au regard diablement démoniaque…


N°28" par Yannsayr

Les deux semblaient pris de folie. Ils furent nus en quelques instants et se jetèrent enfin l'un sur l'autre.

- Prends moi, Jean Michel. J'en peux plus d'attendre!
- Je t'aime! Fit le garçon en se collant à elle puis en la renversant sur le lit.

Il sut exactement, sans qu'ils aient eu besoin de se le dire, que c'était maintenant que Marina souhaitait pleinement se donner à lui.

- Je te veux toute à moi! Je veux te sentir, te goûter, t'avaler, te mordre...
- Oui, vite. Fais le! Fouille moi. Partout où tu auras envie de me fouiller, je te laisserais faire.

Il chercha sur le corps de la jeune femme tous les endroits qu'il ne voyait pas. Il glissa ses doigts, sa langue, son nez dans tous les recoins secrets de cette affolante chair offerte.

Marine écartait ses jambes largement quand il la cherchait entre les cuisses, se laissait tomber sur le ventre en une position horriblement obscène quand il désira mouiller de sa salive l'intérieur de ses fesses, lançait ses bras en croix, en victime immolée emplie de désir pour son bourreau, quand il désira la sentir sur chaque centimètre carré de sa peau.

Enfin, il décida de l'immobiliser complètement afin d'assouvir son premier voeux: il voulait l'entendre crier.

Il lui ordonna alors de se mettre sur le dos, bloqua ses épaules en plaçant une main puissante sur les haut de sa poitrine puis agrippa à pleine main la touffe poisseuse de Marina. La jeune femme, sous ce contact brutal, essaya vainement de se libérer. Elle se replia sur elle-même en un geste de défense naturelle, se cambra, étira ses jambes jusqu'à la douleur, s'agrippa aux bras puissants de Jean Michel qui la maintenaient mais fut contrainte de céder.

Le garçon n'eut besoin d'aucun geste particulier pour parvenir à ses fins. La seule présence de ses doigts enfoncés dans le sexe brûlant de la jeune fille suffit à la faire céder. Vaincue, Marina laissa éclater en elle un premier orgasme violent. Elle cria sa joie.


"N°29 - par Erotica51"


Il fallut quelques minutes à Marina pour retrouver son souffle. Jean Michel l'observait d'un étrange sourire. Cet homme démoniaque l'intriguait de plus en plus.

Ainsi il aimait une certaine forme de sadisme dans leurs relations ? C'était suffisant
pour déclencher en elle son coté diabolique. Pas question de le laisser ainsi, le sexe encore palpitant. Elle voulait l'entendre jouir grâce à elle. Elle alla dans le frigidaire, le laissant admirer le mouvement gracieux de ses fesses aguichantes,se déhanchant exprès.

Elle se versa un quart de whisky, qu'elle garda dans sa bouche un bref instant puis rejeta le liquide dans l'évier. Quand elle tourna la tête vers lui, elle comprit en un instant qu'ils n'en avaient pas fini. Elle s'approcha de Jean Michel, s'agenouillant devant lui, puis prit son sexe délicatement entre ses lèvres.

Cette fellation le surpris agréablement. Mais Marina se retira rapidement, soufflant sur sa queue raidie de l'air froid. Avant de reprendre d'un air gourmand son sexe entre ses lèvres et l'engouffrer au fond de sa gorge, le fixant d'un air très coquin. Très vite, le chaud et froid le plongèrent dans des sensations incroyables, l'excitant de plus belle.

Plus il bandait, plus la langue de Marina s'activait, tournant sur son gland à toute vitesse. De le voir aussi excité ne faisait que l'exciter elle même. Elle mouilla son doigt discrètement, devinant les pulsations impatientes de la queue de Jean Michel dressée sous sa main. Celui-ci se tortilla, sentant la main de cette diablesse lui caresser les fesses. Marina perçut le souffle de son amant s'accélérer ; Il hoqueta puis un râle immense lui échappa.

Elle en profita pour lui glisser son doigt dans l'anus, d'un geste expert ! C'en fut trop pour Jean Michel ! Une jouissance terrible le traversa de toute part !

- Ahhhhhhhhhh hummmmmm hum mmmm


"N°30 par Yannsayr


Longtemps, ils laissèrent le temps filer en silence, allongés sur le dos, se tenant la main. Bien sûr, leurs corps étaient loin d'être rassasiés. Ils avaient encore faim d'eux mêmes et déjà ils recommençaient à se toucher. Marina craignait l'instant qui arrivait. Il fallait bien se résoudre. La phrase qu'elle détesterait le plus au monde allait bientôt résonner à son oreille.

- Je dois m'en aller, Marina! Il le faut.

Alors, en silence, elle se leva, s'habilla lentement et regarda une dernière fois le corps toujours nu de celui qu'elle aimait, qu'elle aimerait toute sa vie, quoiqu'il advienne.

Jean Michel suivait d'un regard de fou la surface de sa peau qu'il avait tant honorée tout à l'heure et qui maintenant disparaissait de sa vue, progressivement. Il en était malade.
Ils souffraient en silence. Ils allaient bientôt se séparer et ce serait comme un déchirement, un arrachement dont ils ne pourraient jamais se remettre.

Plutôt que d'utiliser l'ascenseur, ils choisirent de descendre le plus lentement possible l'escalier de bois, se tenant toujours la main, ne perdant aucun contact. Le frottement de leurs paumes brûlait leurs peaux. Leurs baisers enflammaient leurs lèvres. C'était particulièrement douloureux à supporter.

Puis le quai, le train bientôt sur le départ, leurs derniers regards hagards. Les yeux qui se cherchent désespérément, tentant de comprendre ce qui leur arrivait. La déchirure horrible en eux qui laisserait une plaie béante.

- Jamais je n'oublierai cet instant volé! Fit Marina.

- Tais-toi, je ne peux pas supporter ce que tu dis. Nous nous reverrons très vite. Il le faut. Sinon, j'en mourrai…


N°31 – par Erotica51


- Chutttt ! Garde l’espoir au fond de toi, murmura Marina, lui clôturant les lèvres d’un doux baiser

Ils se regardaient, si bouleversés que les passants se retournés avec insistance sur eux, devinant que quelque chose de grave était en train de se passer. Marina jeta un regard à sa montre, sachant que son train ne tarderait plus à partir. Plus que cinq minutes. Elle se sentait déchirée de quitter Jean Michel qui la fixait d’un air désespéré. Puisque le Destin leur avait permis de se rencontrer, qu’est-ce qui les empêcherait de se retrouver, pensait-elle en silence, blottie contre lui comme pour s’imprégner une ultime fois de la chaleur de ses bras.

-Jean-Michel, sauras-tu m’attendre ? Je te promets de revenir très vite te retrouver mais je ne peux oublier aussi que j’ai une vie ailleurs Donne moi juste un peu de temps pour régler certaines problèmes. Voici ma carte et ma ligne privée. Je serai toujours là pour toi, mon amour.

Le train émit un long sifflement, annonçant qu’il allait démarrer. Marina monta dans le train, se précipitant dans un wagon, puis se mit à la fenêtre, pour le contempler une dernière fois en retenant ses larmes. Tout l’amour qu’elle éprouvait pour lui passa dans son regard et elle agita sa main en guise d’adieu, une dernière fois. Quelques minutes plus tard, loin de celui qu’elle aimait si fort, elle s’effondra en larmes, le corps secoué de sanglots déchirants, trop bouleversée d’avoir du se quitter.

Elle plongea sa main dans sa petite veste, cherchant désespérément un mouchoir et sentit quelque chose d’imprévu au bout de ses doigts. C’était la chaîne d’or que portait Jean Michel à son cou avec un médaillon qu’elle ouvrit, le cœur battant. C’était son beau visage qui lui apparut éclairant son cœur d’un immense espoir…On dit que parfois l’amour peut faire déplacer des montagnes…Un léger sourire flotta à nouveau sur ses lèvres, illuminant son regard : bientôt, ils se retrouveraient…


OOOOO



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