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LA RECREATION

par Auguste et Erotica51



I. Auguste



Tu courais sur le chemin. Tu avais attaché tes cheveux. Ils se balançaient au rythme de ta course. Tes baskets faisaient un bruit régulier. Je voyais tes jambes bronzées, tes cuisses musclées. Tu arrivais près de moi. Bouche bée, je te regardais passer. Un elfe!

Je me secouais un peu et repris ma course, dans le même sens que toi. Tu n'étais pas encore très loin mais je sentais que j'aurais des difficultés à te rattraper si je n'accélérais pas un peu. J'allongeais ma foulée. Imperceptiblement, je te rejoignais.

Je voyais le balancement de tes hanches, tes fesses moulées dans un cycliste noir, la marque d'un slip... C'était un point de mire pour moi. J'étais comme fasciné par cette vision. Je n'étais plus qu'à quelques mètres de toi. Je restai dans ton sillage. Je sentais les effluves exhalés par ton corps, une bonne odeur de savon. Tes cheveux blonds oscillaient de droite à gauche sur ton haut rouge. Entre le cycliste et lui, je voyais une petite bande de peau rosée.

Mon allure se calqua automatiquement sur la tienne. Deux mètres nous séparaient. Mes pas se réglèrent sur les tiens. Quand ton pied gauche touchait la terre, mon pied gauche touchait le sol en même temps. Combien dura cette course ? Je n'en sais rien ! Tu continuais imperturbable. Bientôt, tu entras dans le petit bois, une légère montée. Le chemin était raviné.

Tout à coup, tu trébuchas dans une ornière. Tu t'affalas mais deux bras te saisirent au vol, les miens, comme au rugby, mais au lieu de te plaquer au sol, je pivotais et te reçus sur moi. Quelle ne fut pas ta surprise! Un parfait inconnu qui sauvait un Ange!

II. Erotica51

Je rougis de confusion, me sentant maintenue contre le torse de cet inconnu, ne sachant plus comment réagir. Assurément, celui-ci venait de me sauver la mise ! La chute aurait pu être plus brutale !

Ton visage était si près du mien que je te fixais intensément. Ta bouche était si près...Je secouais la tête comme pour chasser cette pensée pleine de tentation puis m'époussetais en me relevant :

- Je vous remercie vraiment! Sans vous, j'étais quitte pour une solide entorse ou une fracture au genou !
- C'était tout naturel. Je courrais à quelques mètres derrière vous et j'ai aperçu cette racine à la dernière seconde ! Il était trop tard pour vous prévenir. C'est un parcours pourtant que j'ai l'habitude de faire !
- Accepteriez-vous que je vous offre un verre pour vous remercier ? Je suis à l'orée du bois; en vacances. Ma tante m’a prêtée sa propriété.
- Excellente idée ! Je suis moi même assoiffé...

L'idée que tu acceptes ma proposition me remplissait d'aise. J'avais bien entendu compris que tu me suivais mais j'avais pensé te décourager en allongeant ma foulée. Finalement, c'était une chance que tu sois intervenu. Il n'y avait personne d'autre dans ce bois! Comment serai-je rentrée si je m'étais blessée ?

Je n'osais à nouveau croiser ton regard. Tu me troublais délicieusement. C'était une chance que tu aies accepté de m'accompagner. Nous allions pouvoir faire plus amples connaissances.

- On y va en courant? Je m'adapterai à votre foulée, te dis-je en riant. Je savais très bien qu'il me serait facile de te semer mais je n'y tenais guère..
- D'accord! Allons-y !

Et aussi rapide qu'un garenne, je te vis t'élancer. Humm charmante silhouette! Belles jambes bien dessinées; charmant fessier paraissant me provoquer. La vue était imprenable ...me dis-je moqueuse, en te suivant, légère comme une gazelle.

III Auguste

Encore troublé par ce petit échange, mon cœur battait la chamade. Quelle beauté ! Et en plus, tu m’invitais. Comme porté par un ange, mes pieds étaient légers. La montée fut avalée en un rien de temps. Nous longions le mur d’enceinte d’une propriété. Je ralentis un peu pour me porter à sa hauteur. Ta foulée était magnifique. Un léger balancement des seins. Pas une trace d’essoufflement. Les muscles des cuisses bien dessinés. Sans un mot, nous courions de concert. L’orée du bois arrivait.

- C’est là !
- Vous êtes vraiment à l’orée du bois !

Que de banalités dans mes paroles ! J’allais passer pour un joggeur sans cervelle ! Tu défis ses cheveux, secouas un peu la tête. Quelle chevelure ! Tu t’apprêtais à remettre ton chouchou.

- S’il vous plaît ! Laissez vos cheveux détachés !Qu’est-ce qui me prenait ? Du banal je passai à l’oser ! Je m’enterrais ! Tu partis d’un grand éclat de rire ! Un rire clair, cristallin ! Mon cœur remonta dans ma gorge. Je me sentais la bouche sèche, le rouge aux joues. Tu poussas le petit portillon.

- Vous n’avez pas peur d’être invité par une inconnue ? Et si je vous sautais dessus ?

D’un seul coup, je ne savais plus où me mettre, ni quoi répondre. Le trouble était parfait. Je souris d’un sourire qui me parut tout de suite niais.

Sous la tonnelle, une dame d’un certain âge, cheveux blancs, visage ridé, rieur, nous regardaient s’avancer vers elle. Quand nous fûmes à quelques mètres :

- Soyez les bienvenus ! C’est un plaisir d’avoir Marie en vacances ! Elle me ramène toujours de beaux spécimens de l’espèce masculine.

Sur ces propos, elle éclata de rire aussi. La tante et la nièce étaient des joyeuses. Mais que faisais-je là ? En homme poli, je la saluai.

- Monsieur m’a évité une chute. Sans lui, je n’aurai peut être pas pu revenir.- Tu dis cela… Une bière ? Un coca ? De l’eau ?

La tante disparut dans la maison. Nous nous installâmes. Je n’arrivais pas à placer un mot.

- Je m’appelle Marie
- Marc, bafouillai-je

Pour la première fois, nos regards se croisèrent vraiment… Je m’y plongeais, je m’y roulais, je m’y complaisais. Une douce chaleur m’envahissait. Je sentais ton regard entrer en moi, me pénétrer, m’investir. J’avais envie de m’approcher de toi, de te toucher, de te sentir. C’aurait été rompre le charme qui nous unissait.

Toi non plus, tu ne bougeais pas, comme si le moindre mouvement, le moindre souffle pouvait faire s’éteindre cette flamme naissante. Ta tante revint avec ses boissons. Devant l’aura que devait dégager cette union. Elle posa sans le moindre bruit le plateau et se retira…

Combien de temps après cela revînmes-nous à la réalité ? Je ne saurais pas le dire après toutes ces années. Ce dont je me souviens maintenant que tu es là près de moi en train de tricoter, c’est que je ne sais pas ce que j’ai bu !

Nos regards s’étaient détachés, comme à regret, un léger soupir sur les lèvres.

- Vous allez prendre froid. Je vais aller chercher une serviette, vous aller prendre une douche, je vais vous prêter un pull.
- Rien que cela ? Ma foi, je ne dis pas non mais je vais vous déranger !
- Vous ne me dérangez en rien. Il y a une douche au coin dehors.Tu me conduisis à l’angle de la maison. Au passage, tu pris sur le fil deux draps de bain qui séchaient. C’était une douche d’extérieur avec une chaînette pour activer le jet.
- Voila ! Le savon est dans la niche de pierre.

Je restais un peu gauche. Dans un enchaînement de mouvements charmants, tu te retrouvas en soutien gorge et slip.

- Et alors qu’attendez-vous ?

Mon polo et mon short rejoignirent les tiens au sol. J’étais comme toi en slip. Un peu serré le slip ! Il faut dire que ton corps était magnifique, délicieusement bronzé, tes cheveux blonds flottaient sur tes épaules. Tes tétons pointaient à travers ton soutien-gorge. Quel beau ventre plat ! Quelle fermeté de cuisses ! Tu tiras la chaînette. Une douche glacée me tomba soudain dessus ! Riant aux éclats, tu…

IV. Erotica51

…Eclatas de rire. Tu paraissais pétrifié, glacé, les yeux oscillant entre la colère et le rire. Il est vrai que j’avais oublié de te dire combien j’étais espiègle, quelque fois. Je vins te rejoindre, hoquetant de rire. Il est vrai qu’il y avait de quoi calmer le plus chaud des hommes. L’eau était glaciale, venant du puits. La journée s’annonçait belle et je me mis à chantonner allègrement, faisant soudain taire les cigales, surprises.

Je pris le savon et commençais à te frictionner le dos avec puis mes mains fermement suivirent. Tes muscles roulaient sous mes doigts et tu te détendais peu à peu. Tu y prenais plaisir. Je le devinais en voyant ta nuque se détendre. L’eau avait plaqué le tissu sur ta peau, me laissant deviner ta chair cachée. Tes fesses étaient doucement arrondies et malgré mon désir de continuer à te savonner, il me fallait résister à te caresser de suite. Je m’efforçais de descendre de ton dos, doucement, laissant le désir t’envahir, lui aussi. Il était évident que tu ne pourrais me le cacher quand tu te retournerais.

Tu ne bougeais pas, te laissais faire et j’aimais cette docilité apparente qui surtout te dévoilait ce que j’étais capable d’oser faire. Je m’enduisis à mon tout de savon, massant longuement mes seins avec puis me collais à ton dos, tout en te massant les trapèzes. Tu tressaillis sous la caresse de mes seins, plaqua tes fesses contre mon pubis, te pressa contre mon corps.

Mes mains prirent possession de ton torse, te caressant plus par plaisir que je ne te savonnais réellement. C’était si bon de te sentir t’abandonner ainsi. Ta nuque se relâcha un peu plus. L’eau nous éclaboussait joyeusement dans un rayonnement de lumière. Nos rires se faisaient entendre…

Mes mains longèrent tes hanches. Ton corps avait quitté l’adolescence depuis longtemps et atteint cette maturité que j’aimais. Tes fesses sous le tissu paraissaient me narguer. Je continuais pour te détendre à te masser, laissant mes doigts glisser, pétrir ta chair, détendre tes muscles que ce jogging avait soumis à rude effort.

Puis, sans prévenir, je fis glisser ton boxer trempé, dévoilant le velours de tes fesses. Tu tressaillis, soudain désarçonné, un peu désemparé, me sembla-t-il. Puis tu te détendis à nouveau, me laissant faire, impatient de voir la suite. Ma main glissa entre tes fesses, massa longuement l’une et l’autre comme deux beaux fruits appétissants.

Ma main, malicieuse, glissa dans le sillon. Mon doigt sentit, devina ton œillet sombre. Délicatement, tournant en rond autour, je le caressais, l’incitant à se détendre. Je le sentais frémir, sensible à mes caresses, se laissant peu à peu envahir d’un plaisir troublant. Tu levas tes mains sur le mur de pierres laissant l’eau jaillir sur tes fesses offertes, cambrant tes reins dans une savoureuse invitation. J’avais envie de te surprendre, d’oser ce que peu de femmes osent vraiment faire...

De mon autre main, j’entourais ta hanche et glissa sur ta hampe orgueilleusement dressée. Ma main se referma dessus, lui imprimant de savoureux allers et retours pendant que mon index te pénétrait, tout doucement…Tu laissas échapper un premier gémissement…

V. Auguste...

Ton doigt était impertinent. Ta main experte. Le savon faisait glisser tout cela, délicieusement. Je m'étais calé contre le mur, les fesses bien cambrées. Je m'offrais à toi. Je m'ouvrais à toi. J'étais à toi. Je n'arrivais pas à me concentrer sur l'une ou l'autre des caresses. Je me laissais aller.

Ton doigt avait glissé en moi, la rondelle était largement dépassée. Je sentais les autres doigts, repliés contre mes fesses. Tu l'avais enfoncé au plus profond. Tu le faisais aller et venir, doucement, trop lentement à mon gré. Tu le repliais, tu le tournais, tu massais. Tu avais trouvé un endroit sensible. J’avais envie que tu insistes. Mais perverse, tu te retirais un peu quand tu sentais le plaisir se faire jour dans mon corps. Deux ou trois fois, tu te retiras. Je restais bouche bée, attendant la prochaine pénétration. Quand tu te retirais, je soufflais, quand tu revenais, je râlais.Ton autre main, se faisait très glissante. Un véritable fourreau. Tu m'avais décalotté à fond. Maintenant, je sentais ta main jouer avec mon gland, direct, à cru. C'était bon et horrible à la fois. Tu massais mon gland. Je me demandais s'il n'allait pas exploser. De temps en temps, tu pinçais le frein, tu caressais la couronne... je me laissais aller à mon plaisir, solitaire, égoïste.De temps en temps, tes seins effleuraient mon dos. A chaque fois, je sentais une décharge dans tout mon corps. Tes tétons étaient durs.

Je ne sais pas combien de temps dura ce supplice. Je sais qu'à un moment, je criais. C'était la première fois que je criais ainsi. Je sentais le plaisir dans mes reins, dans mon cul, dans ma verge. J'avais chaud malgré la fraîcheur de l'eau. Tu refermas ta main sur mon gland, continuant à masser, glisser. Le savon se mêlait au sperme. Mon anus se crispait sur ton doigt. Tu massais de l'intérieur, essayant de contrôler le flot de sperme. Je ne savais plus où j'habitais...

Tout à coup, ton doigt se retira doucement, m'arrachant un nouveau cri. Ta main s'ouvrit. Je me sentais tout mou, tout vide. J'avais les jambes tremblantes. Je me tournais vers toi, te serrais fort. Mes mains commençaient à courir sur ton dos, à chercher à baisser ce qui restait de ton slip. Nos corps étaient collés l'un à l'autre, entre ventouse et glissade...Je me décollais un peu de toi, juste liés par la bouche. Je fis glisser ton slip. Tu levas une jambe, puis l'autre. J'étais à tes genoux, ton sexe près de ma bouche. La douche continuait à nous arroser. J'ouvrais la bouche, tirais la langue entre tes lèvres. L'eau se mêlait à ta cyprine. Un Ricard! Non, un nectar.

Tu écartas légèrement les jambes. Mes mains remontaient vers ton entrecuisse. Tu avais été perverse, c'était à mon tour. Une devant, l'autre derrière. Aucun des doigts ne fut caressant. Un derrière, un devant, la langue sur le clito. La position n'était pas terrible, je retirais le tout. Une main, pouce et index, un devant et un derrière. Et le clitoris entre mes lèvres. A ton tour, ce fut toi qui te calla contre le mur, le bas-ventre tendu vers moi. Je te sentais tout à tour mollir, frissonner, t'abandonner...

Mes doigts faisaient une pince. Je serrais, j'ouvrais. Je sentais mon pouce contre mon index et entre une barrière de chair. L'index se fit plus intime, cherchant un point plus sensible. Petit massage, léger, mais long dans le temps. De temps en temps, tu gémissais, d'autres fois, tu soufflais...

VI. Erotica51

Tes doigts me fouillaient, me caressaient, m’écartelaient, jouant dans ma chair, en provoquant un tourbillon de sensations. J’avais fermé les yeux, me concentrant sur toutes ces émotions que tu provoquais. J’avais oublié le reste, l’endroit où je me trouvais, ma tante qui nous attendait patiemment, en souriant. Je n’étais plus qu’un sexe avide de plaisirs, qui tentait d’aspirer tes doigts, sous l’effet de ta langue qui jouait de mes chairs astucieusement.

J’avais chaud et froid. C’est voluptueux comme sensations. Mes jambes tremblaient doucement. Est-ce de froid ou par ce que tu provoquais, au fond de moi ? Tout mon corps venait à ta rencontre. Dévore moi, ai-je pensé un long moment…Je fondais littéralement sous ta langue. Tes lèvres me buvaient, se gorgeaient de cette cyprine onctueuse que tu venais de déclencher. J’haletais…c’était trop bon.

Tu m’écartas encore plus les jambes ; mon dos touchait le mur froid. Je frissonnais sous ta langue devenue infernale brusquement. Tes doigts me faisaient soudain perdre toute conscience. Je naviguais entre la montée du plaisir et ces instants ou tu te retirais ou t’arrêtais soudainement, laissant la frustration m’emplir brusquement. Je gémissais, t’appelais à moi, te voulais en moi.

Mes reins me faisaient mal. Un désir sauvage me taraudait le ventre. Doigts, caresses, baisers, langue, je les sentais, en pleurais, quémandant, suppliant la fin de cette divine torture. Tu ne me quittais pas du regard, observant sur mon visage la montée de ce plaisir violent qui ne demandait plus qu’à se déverser, sous ta langue.

Enfin, tu décidas de ma libération, prenant entre tes dents, délicatement, mon clitoris engorgé, pulsant tout feu tout flammes, comme un volcan exaspéré. J’eus un premier hoquet de surprise, quand tu en aspiras le bout hyper excité. J’ondulais, dansais doucement pendant que tu me maintenais. J’avais trop envie de jouir. Je n’en pouvais plus de me retenir. J’agrippais ta tête, te faisant comprendre qu’il me fallait jouir, que me laisser ainsi devenait inhumain.

Une première secousse me traversa le corps. Tu plongeas tes doigts encore plus loin, percevant dans mon anus serré, les premières pulsions de plaisir. Ma chatte parut s’enflammer, puis mes chairs se refermèrent, par saccades, pendant que mon plaisir jaillissait sous ta langue…Un gémissement rauque sortit de ma gorge impossible à arrêter :

- Ahhhhhhhhhhhhh hummmmmmm hummmmmmmmmm ohhhhhhhhhhhhhhhhhh !

Mes jambes, soudain, fléchirent et heureusement, je me retrouvais dans tes bras, vidée de tout ce fabuleux plaisir que tu venais de me faire découvrir…Nous nous décidâmes, peu après, à sortir de la douche. Ma tante venait de dresser la table sous la tonnelle et s’exclama en nous voyant revenir :

- Je vous ai préparé une bonne tarte aux mirabelles ! A table !



OOOOO






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