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LA REBELLE

par Yannsayr et Erotica51



N°1 - Yannsayr


Près de l'immense porte de chêne derrière laquelle on m'avait prié d'attendre, j'entendais les coups qui sifflaient à intervalles réguliers, ponctués des plaintes étouffées de la victime punie.

Puis les portes s'ouvrirent lentement et, aussitôt, je la vis. Totalement nue, les poignets liés à un anneau de fer fiché en hauteur dans le mur, les cuisses lardées de marques rouges, la tête penchée sur le côté, elle me regardait approcher.

Elle savait qu'elle m'avait été offerte mais je crus percevoir dans son regard comme une pointe de provocation, comme un défi qui me fit comprendre qu'il me faudrait la mériter.

Le don de sa personne ne serait total que si je parvenais à la faire hurler de la bonne manière. Enfin, elle se pencha en avant, ses yeux s'abaissèrent en signe de soumission. Elle me présenta ses fesses. Il ne me restait plus qu'à l'honorer de la plus belle des façons: la sienne.


N°2- Yannsayr


Je ne cessais d'admirer le corps de cette femme. Grande, assez fine, avec des formes nettement dessinées et généreuses, prête à donner beaucoup, sûrement, à recevoir autant, sans aucun doute, à partager... peut être, elle devait être certainement, là, pour moi, une forme d'idéal féminin qui ne reculait devant rien. Seuls ses yeux trahissaient un violent et brutal désir d'indépendance. Ceux là me firent aussitôt penser que celle-ci, contrairement à ma première impression, ne me donnerait qu'une infime partie de son être, la partie la plus visible.

Certes, cette femme qui m'était ainsi offerte représentait pour moi un original cadeau de la part de mon employeur du moment. Comme je passais le plus clair de mon temps à voyager dans le monde, à créer des entreprises que je vendais ensuite aux plus offrants, et que l'on me savait grand amateur de femmes, j'étais, bien sûr, parfaitement capable d'apprécier cette beauté à sa juste valeur.

Je venais donc juste de conclure une belle affaire en Argentine, une entreprise rapidement élaborée de maintenance informatique, spécialisée dans la miniaturisation, que je recevais un appel du principal futur actionnaire de la boîte me précisant que lorsque je repasserai par Londres afin d'y traiter de mes commissions avec ses assistants et de mes éventuels engagements futurs, je n'oubliais pas de le contacter directement quelques jours avant. Il me réservait une petite surprise, arguant le fait qu'il me devait bien ça.

Une quinzaine de jours plus tard, je me rendais donc dans la belle demeure de ce dernier, sis pas loin du Regent' Park et me retrouvais face à cette belle femme qui me narguait de son noir regard.

- Elle est à vous pour le temps que vous désirez! Partez donc en voyage, ça vous reposera un peu, vous en avez besoin Je vous trouve un peu pâle! Me dit en riant mon homme d'affaires tandis nous fumions d'incroyables cigares importés directement du Honduras.

Ce n'est que tard dans la soirée, après un magnifique accueil, que je découvrais de quoi il retournait. C'était une offre généreuse. Enfin, généreuse, c'était relatif. Mon homme devait être tout de même un des plus riches actionnaires de la planète!

Nous nous observions toujours. Je n'éprouvais aucune envie de la frapper. D'ailleurs, je n'en possédais pas la technique. J'avais le droit de la flageller mais pas de la blesser, et cette idée m'obligeait à penser autrement.

Elle commençait à perdre patience. Je pris donc ma décision. Je la délivrais de ses chaînes et la couvrait de mon manteau.

Dehors, une pluie fine nous agaçait le visage. J'appelais un taxi et nous nous fîmes conduire à mon hôtel.

Elle était désirable ainsi nue sous mon grand manteau. Mais son regard acerbe, qui ne me quittait pas d'une seconde, son mutisme, ses gestes saccadés et nerveux, m'informaient clairement que je n'obtiendrais d'elle que ce que j'étais capable d'envisager.


N°3 - Erotica51


L’homme qui m’accompagnait ne cessait de me regarder à la dérobée. Sur qui était-je tombée cette fois ? Il allait me falloir patienter pour le découvrir. Je me sentais étrangement troublée et excitée en sachant que j’allais lui appartenir tout un long week-end.

Il devait être bien éduqué car pas une seule fois, il n’avait tenté de me caresser, sachant pourtant que j’étais entièrement nue, sous son immense manteau et que j’étais à sa disposition.
Et si je me rebellais ? Je retins un sourire sachant combien l’homme à qui j’appartenais me le ferait payer chèrement.

Je sentais une douce moiteur entre mes cuisses. J’observais ses belles mains aristocratiques sagement posées sur ses cuisses, aussi immobiles que les mains d’une statue. Quel age avait-il ? 47 ans ? 50 ans ? Impossible de le dire. Cet homme était un raffiné qui devait prendre soin de lui dans les instituts spécialisés.

Il tourna la tête et me fixa, d’un regard énigmatique, comme s’il réfléchissait encore au cadeau encombrant que j’étais et dont il venait d’hériter. Je décidais d’affronter son regard, lui montrant que je ne le craignais point. Cette tentative de rébellion eut l’air de lui plaire et le fit sourire. Il ignorait encore qu’il ne me mettrait pas dans son lit aussi vite qu’il l’escomptait.

La voiture s’arrêta devant l’hôtel. Le chauffeur descendit et m’ouvrit galamment la portière. L’homme demeurait à coté, immobile. J’avais espéré qu’il m‘aurait parlée, interrogée mais pas ce silence inquiétant. Je serrais son long manteau contre mes jambes afin de dissimuler la moindre parcelle de ma chair nue à son regard acéré.

Nous entrâmes dans un hall largement illuminé. Le sol était de marbre rose de belle qualité. Des plantes immenses entouraient les fauteuils, cachant discrètement les clients vis-à-vis de ceux qui arrivaient.

- Bonsoir Monsieur, Bonsoir, Madame, dit le réceptionniste avec un sourire mielleux, tout en me lutinant à la dérobée. Avez-vous fait une réservation ?
- Parfaitement ; au nom de Mr Durant répondit l’homme qui allait devenir pour plusieurs jours et heures celui qui déciderait de mon corps.
- Veuillez signer sur le registre. Voici votre clé : 3ème étage, Porte N°125. Vous trouverez tout concernant les repas et les numéros à appeler. Si vous souhaitez dîner dans la salle à manger, c’est juste à coté, dit le réceptionniste en nous indiquant une salle immense, faiblement illuminée.

Je me contentais de regarder autour de moi avec curiosité. C’était un hôtel important. Je m’y sentais pourtant à l’aise, sauf dans cette tenue ridicule qui commençait à me gêner. L’homme qui m’accompagnait me prit par le coude et me fit avancer vers l’ascenseur. Un long frisson me traversa le dos quand la porte de l’ascenseur se referma sur nous. L’homme s’avança, aussitôt vers moi, ouvrant grand son manteau, contemplant mon corps d’un air appréciateur :

- Très joli cadeau ! dit-il simplement. Puis l’ascenseur s’arrêta au 3ème étage. D’un geste vif, il referma le manteau, puis me fit avancer le long du corridor en me guidant vers la chambre. J’ignorais encore que mon destin venait de basculer.


N°4 - Yannsayr


- Comment appelles tu ? Fis-je sans autre forme d'entrée en matière dès que la porte de chambre se fut refermée sur nous.

Elle me fixa un instant. Je crus déceler sur ses lèvres un vague sourire. Un sourire, néanmoins, qui s'apparentait plus à une esquisse de grimace qu'à un quelconque signe de satisfaction. Cette femme là impressionnait, c'était évident. Alors que j'aurais dû être, par le prisme de mes fantasmes, le bourreau de ces plaisirs, et des miens, je me trouvais, pour le moment, plutôt en mauvaise posture. Elle cherchait à s'amuser de moi. Mais peut être que tout cela, en fin de compte, n'était même pas de l'ordre du jeu. Peut être était-ce tout simplement sa manière d'être, sa manière de braver l'autorité qui s'opposait à elle.

Impressionnant, songeais-je une nouvelle fois. Il était évident que je n'avais aucunement l'intention de me laisser mener par cette créature ensorceleuse. J'eus alors cette incroyable image que, même enchaînée sur le mur, nue et le corps marqué de traces de fouet, cette femme là conservait sans fléchir sa terrible arrogance.

- Comme tu voudras! Me répondit-elle, laconique.

Je considérais cette réplique comme une déclaration nette d’hostilité.

- Alors, ce sera Alexandra! Fis-je dans le même ton.

Elle ne me répondit pas. Elle chercha du regard un coin où se poser puis se dirigea à pas lents mais fermes vers le petit sofa qui jouxtait l'immense et impressionnante penderie Louis XV.

J'avais évidemment pris l'habitude, lorsque les affaires fructifiaient, comme c'était le cas en ce moment, de ne loger que dans de telles suites. Heureux homme que j'étais! En attendant, je devrais compter sur toute ma finesse et toute mon expérience pour capter l'attention de cette... Alexandra.

Elle se tenait immobile, le regard atone, une jambe repliée sur l'autre, un pan de mon manteau traînant sur le parquet ciré, une cuisse intégralement dénudée.
Elle attendait.

J'appris immédiatement après, comme un aveux foudroyant, en un coup de poing terrible asséné au moment où je m'y attendais le moins, achevant, s'il en était encore besoin, de me déstabiliser complètement, qu'elle n'était pas la prostituée payée pour les plaisirs luxueux et pervers de quelques privilégiés dont je faisais partie, mais tout simplement la femme de mon patron. Celle-ci ayant eu soudainement quelques envies de subir divers fins plaisirs de... son si doué associé. Puis elle conclut par ces mots terrifiants:

- Méfie-toi de tout le monde !


N°5 – Erotica51


Surpris, il n’avait pu s’empêcher de l’interroger :

- Pourquoi devrai-je me méfier ? Et de qui ?

Elle avait souri à nouveau de ce sourire énigmatique qui l’attirait et le glaçait.

- Mon mari est capable d’une férocité inouïe quand il saura que je l’ai trompée avec toi !
- Ne me dis pas que tu comptes lui en parler !?
- Qui sait ? Peut-être lui en parlerai-je quand je serai lassée de toi…
- Même s’il ne se passe rien entre nous ? Avait-il rétorqué, afin de la provoquer à son tour
- En es-tu si sur ? Les yeux d’Alexandra furent traversés d’un éclair

Sa gorge s’était soudain nouée, la voyant s’avancer dans sa direction, faisant glisser son manteau lentement à ses pieds, dévoilant son corps de femme en pleine beauté. Sa toison sombre l'attirait irrésistiblement. Seigneur ! Quelle beauté ! Ses yeux avaient cillé, signe qu’Alexandra avait réussi à le troubler.

Ses seins orgueilleux semblaient le narguer. Il imaginait ces deux obus au creux de ses mains, ce corps affolant à basculer, ce sexe affamé qui ne demandait qu’à être comblé…Tout allait trop vite pour lui. Il devait mettre certaines choses au point avant. Soit, il lui résistait mais il savait qu’une femme repoussée ne pardonne jamais. Soit, il succombait mais à quel prix ? Son mari était-il violent ? Tout lui donnait à penser. Un frisson glacial lui traversa l’échine.

Elle continuait à sourire mystérieusement, offrant son corps impudiquement à son regard, en tournant lentement autour de lui, glissant ses doigts aux ongles effilés sur sa nuque, le faisant déglutir d’appréhension, griffant son dos sauvagement. Cette femme avait un pouvoir terriblement ensorcelant, inquiétant. Ses caresses étaient terriblement redoutables d'efficacité. Il sentit sa queue se dresser.

Il ne devait pas la décevoir sous peine de la voir s’en aller. Toutes ses résolutions pour lui résister volèrent brusquement en éclat. Il l’attrapa brusquement par la taille, la faisant basculer avant de prendre ses lèvres pleines d’un baiser avide. Leurs bouches d’un commun accord s’entrouvrirent, leurs dents s’entrechoquèrent laissant leurs langues s’emmêler, audacieusement, sensuellement.

Quand elle se redressa, le souffle court, elle paraissait soudain désorientée…


N°6 – Erotica51


Depuis son dernier accident, son mari s’était refusé à tout contact charnel. Il prenait par contre un plaisir cruel à l’offrir à ses amis, lui ordonnant de ne jamais jouir, à leurs contacts.

Il savait pourtant combien elle adorait faire l’amour, lui qui la faisait crier avec ses jouets démoniaques, qui la laissaient pantelante au cours de certaines nuits.

Comment arriverait-elle à résister à l'associé de son mari, lui qui l'avait toujours attiré ?


N°7" par Yannsayr



Elle avait stoppé net son action pour me raconter en quelques mots crachés les désirs incroyablement pervers de son mari. Il lui offrait les hommes qu'il croisait sur son chemin, lui permettait de s'en faire les jouets de ses fantasmes lubriques, mais ses orgasmes à elle, il les voulait que pour lui. Ils lui étaient réservés.

Je ne pus m'empêcher de manifester mon incompréhension sur ce point.

- Mais enfin, tu n'as qu'à le lui cacher. Que t'importe ! Tes orgasmes ne seront pas marqués sur ton visage, que je sache!

Elle me regarda, l'air méprisante.

- Qu'est ce que tu connais de mes plaisirs !?

Elle se décolla de mon emprise, se leva et alla se rafraîchir en se versant un verre de bourbon dans lequel elle jeta deux glaçons.. Elle referma brutalement le petit frigidaire du bar puis se présenta à la fenêtre. Elle était nue. Elle me regarda encore. Je ne parvenais pas à me soustraire de l'éclat de ses yeux. L'éclat d'une lame affûtée prête à me pourfendre.

Je ne savais comment faire, comment agir pour attirer à nouveau son attention vers moi.

Tantôt, elle s'offrait, m'attisait, elle semblait me vouloir pour aussitôt, l'instant d'après, s'enfuir et me retourner un mépris absolument ignoble.


N°8 - Erotica51


Que savait-il en effet du plaisir trouble que je pouvais ressentir ? Trop souvent l'homme se forge une idée du plaisir qui estloin de celle des femmes.

Notre sensualité est totalement différente. Notre érotisme aussi. Nos jeux amoureux ont grand besoin d'être pigmentés par de nouveaux plaisirs pour éviter la lassitude.

Bien que je haïsse mon époux, je ne pouvais pourtant m'empêcher d'éprouver un plaisir trouble qui me laissait la nuit venue, les jambes pantelantes.

Je regardais autour de moi cette chambre inconnue où je m'étais laissée entrainée. Devais-je m'en aller ou lui avouer les plaisirs que j'attendais ? Difficile de selivrer cors et âme avec un parfait inconnu qui déjà ne me comprenait plus.

Je me détournais de lui, écartant les rideaux légèrement, plongeant mon regard dans la rue. Où couraient ces gens ? Après quoi ? Quels étaint leurs fantasmes ? Les réalisaient-ils parfois ? Je poussais un soupir en percevant un frôlement derrière moi. Il m'obligea à me retourner vers lui :

- Donne moi tes mains Alexandra ! dit-il d'une voix plus rude

En un tour de main, il m'avait attachée solidement au montant du lit, m'obligeant à rester allongée, sur le ventre. Un fourmillement de plaisir me chatouilla le bas ventre. Peut-être finalement avait-il compris ce que le mot "plaisir" pour moi voulait dire ?

Le nez enfoui dans l'oreiller, je ne pouvais le regarder; juste tendre l'oreille aux moindres bruits. Je l'entendis retirer sa fine ceinture de cuir. Un cri de surprise m'échappa quand la fine lanière me frappa les fesses , une première fois !


N°9 - Yannsayr

D'un mauvais réflexe, sous ce premier contact, tu ouvris aussitôt tes jambes. Cela ne me plut pas. Je te voulais totalement prisonnière, incapable du moindre mouvement. Peut être, au fond de moi, je pensais que si je te laissais la moindre liberté, même fort étroite, tu serais tout à fait capable de l'exploiter afin de tenter de me dominer un peu plus encore. Pour éviter cela, il me fallait t'enfermer étroitement, sans aucun espoir de mouvements ni même de pensées.

J'accrochais donc tes chevilles ensembles puis étirais tes jambes jusqu'aux pieds du lit. Je liais le tout solidement.

Je te regardais. Toi aussi, comme tu pouvais en tirant sur tes liens, tu essayais de me lancer des regards puissants. Mais c'était difficile. J'avais réussi à te maîtriser, enfin.

Je ne cachais pas ma satisfaction de te voir ainsi.

Tu étais magnifique, longue, immensément, mince, avec un creux au niveau des reins à damner un saint. Puis les fesses, ce rebondi magnifique, ce mont incroyablement attirant dont la pente allait ensuite se perdre entre tes cuisses serrées en une ligne parfaite se déroulant jusqu'aux pieds.

Je levais le bras, une seconde fois, me concentrais sur mon geste, cherchais ma précision puis frappais, fort, bien, long.

Tu crias dans l'oreiller.


N°10 - Erotica51


La lanière venait de mordre ma chair un peu plus fort et je n’avais pu m’empêcher de crier. Sous la morsure de ce fouet improvisé, ma chair commençait à s’échauffer. Je te lançais un regard de défi, te faisant comprendre qu’il en faudrait plus pour m’effrayer ou m’intimider.

Je regrettais juste que tu ais réussi à m’attacher, me privant de liberté. Si tu croyais que j’allais le supplier, tu allais pouvoir attendre ! Puisque tu cherchais à m’intimider, il ne me restait qu’à tenter d’esquiver ta ceinture au moment ou celle-ci retomberait. Je savais au fond de moi que tu allais encore me frapper, pour me faire plier. Mais tu ignorais que j’étais une rebelle et que personne jusqu’ici n’avait réussi à me dompter.

Tu m’observais, comme un tigre prêt à bondir, la main agrippant solidement la lanière, jouant avec, testant ma résistance nerveuse. Tes yeux glissaient sur mon corps impudiquement offert à ton désir. Je tentais de maintenir mes cuisses serrées, te cachant ces premières gouttes de cyprine que la morsure du cuir venait de provoquer. Je te fixais, d’un air de plus en plus effronté, te défiant littéralement.


N° 11 – Yannsayr

- Tu ne parles plus, hein, Alexandra? Tu n'attends plus que ma décision! Enfin, tu vas être mienne !

Ma voix se faisait plus convaincante, plus hardie, plus agressive, aussi. Etais-je en train de prendre goût à ce genre de petit jeu ? Peut être. Mais je continuais mon manège.

- Il va falloir que tu cries sous mes coups. J'exige de t'entendre crier. Tu entends? Mon plaisir n'en sera qu'à ce prix.

Je te frappais encore. J'en étais au sixième ou septième coup. Je ne savais plus. La peau de tes cuisses, de tes fesses, du bas de ton dos rosissait de la plus agréable des façons.
- Regarde moi! Regarde donc l'effet que tu me fais, garce!

Afin de reposer mon bras qui commençait à faiblir, je me posais sur le côté, juste à la hauteur de tes yeux et commençait à me déshabiller devant toi. Mon sexe se dressait à rompre. Mon torse dégoulinait sous l'effort que je venais de fournir. J'haletais.

- Tu vois? Ca te plait? Tu aimes voir le plaisir que tu provoques chez les autres? Alors profite, parce que je vais continuer à te corriger comme tu aimes.


N°12 – Erotica51


Ma peau commençait à s’échauffer. Je mouillais sans lui avouer. Chaque endroit qu’il avait touché me brûlait, m’échauffait, m’excitait. J’observais d’un air bravache ce corps trempé par l’effort. Je savais qu’il avait du se forcer au début. En voyant ces légères zébrures qui apparaissaient laissant de longues traces rosées sur mes cuisses, mes fesses, l’entrée de mon sexe, et le bas de mes reins, je voyais combien cela lui faisait aussi de l’effet.

Sa queue se dressait fièrement sous mes yeux et je tendis le cou pour tenter de l’embrasser, lui lécher. Il se recula brusquement, une lueur diabolique dans les yeux :

- Oh oui, elle te plait ! Et tu aimerais bien la lécher mais avant je veux t’entendre crier, me supplier de te posséder…Comme elles sont douces ces jolies fesses, dit-il en me caressant tendrement.

Après la morsure de sa ceinture de cuir, j’avoue que sa main avait, sur ma chair brûlante, un effet des plus apaisants. Je fermais les yeux, savourant ce délicieux instant. Ma passivité l’exaspéra et sans prévenir, me claqua les fesses, cette fois-ci, plus sévèrement.

Malgré mes résolutions, je laissais échapper un cri de surprise.

J’ouvris les yeux, immédiatement, stupéfaite par sa réaction. Il bandait de plus belle, excité par ce cri qui m’avait échappée. Sa main retomba sur mes fesses, encore et encore et bientôt mes yeux s’embuèrent, empêtrée entre le plaisir qu’il me donnait et la souffrance que je ressentais…

Je sentais ma chatte palpiter d’excitation. Je désirais cette queue au fond de moi, soudain terrifiée à l’idée qu’il se refuse de me posséder. J’abdiquais, laissant de coté ma fierté et commençais à crier, à me tortiller, pour échapper à cette main déterminée à me dompter


N°13 – Yansayr

- Alors, ma belle! On fait moins la rebelle ? Tu as envie que je te libère de ton plaisir, hein !?

J'approchais ma tête de ton visage, à moitié enfoui dans l'oreiller et te regardais droit dans les yeux. Je m'aperçus alors que, à pleine bouche, tu mordais le drap, de rage ou de désespoir, va savoir, sans doute parce que ton plaisir n'en pouvait plus d'attendre et que tu imaginais que personne ne le satisferait. Je compris enfin ce que tu désirais vraiment et allais m'en amuser.

Je regardais encore une fois ce corps emprisonné qui se tortillait, tentant de se délivrer comme il pouvait. La peau de tes fesses frémissait sous mes doigts qui la frôlaient par moment en petites touches savamment organisées. Puis, sans prévenir, je te frappais violemment du plat de ma main, bien au centre des deux globes, et je continuais par de petits attouchements délicats. J'exécutais cette manœuvre, au moins une bonne dizaine de fois, changeant à chaque fois d'endroit, vérifiant bien que ta peau restait brûlante, à la limite de la douleur insupportable.

Tu commençais à gémir.

- Quoi? Que dis-tu? Je ne comprends pas bien. Fis-je faussement étonné en approchant mon oreille de ta bouche. Allez, je vais être gentil, je vais te délivrer.

Je déliais tes liens et te positionnais sur le dos. Aussitôt, ta main droite se jeta sur ton sexe poisseux et se mit à le masser vigoureusement afin de te délivrer d'un orgasme à la limite de l'explosion. Aussitôt, je t'empêchais d'agir.

- Non, non. C’est trop tôt, ma toute belle! Il va te falloir attendre encore un peu.


N°14 – Erotica51


Je levais un regard courroucé dans ta direction. Ne voyais tu donc pas comme ce désir me taraudait le ventre ? Tout mes sens semblaient dirigés vers ma chatte aussi brûlante qu’un volcan, pas loin de l’éruption. Comment allais-je pouvoir te convaincre de me faire l’amour et d’apaiser ces feux qui me mettaient le corps en feu ?

Tu m’observais avec acuité, guettant avec un plaisir sadique l’instant ou tu m’empêcherai encore d’obtenir ma jouissance. Le feu de mes fesses irradiait jusqu’à ma chatte. Il me fallait pourtant arriver à me soulager ! Je tentais vers toi une diversion, entrouvrant mes jambes, histoire de t’allécher.

Tu étais un homme et tu finirais bien par craquer. Je me tortillais lassivement, ondulant des fesses et des hanches, pour mieux t’aguicher. Mes mains remontèrent sur mes seins, emprisonnant ceux-ci en les malaxant. Très vite leurs pointes se dressèrent, excités, par les caresses que je me donnais, d’un air impudique…

Je vis ta pomme d’Adam descendre puis remonter aussi vite, signe évident que tu étais bien troublé, en dépit de ton impassibilité. Je glissais un doigt dans ma bouche, le faisant entrer et sortir, d’un air équivoque. La rigidité de ta queue me fit sourire…Tu tentais de résister mais pour combien de temps ? Une chose était sure : je n’en pouvais plus et allais tenter le tout pour le tout !

Mon autre main glissa entre mes cuisses, à la recherche de mon petit bouton gorgé de substances troublantes que je masturbais doucement. Je m’avançais vers le bord du lit, me rapprochant de toi, innocemment…Allais-tu résister à mes avances ?


N°15" par Yannsayr


- Non! Fis-je d’une voix troublée de désir. Laisse-moi faire.

Je n'en pouvais plus, moi aussi, d'attendre. Ce petit jeu devait cesser. J'en avais trop envie de ce corps en feu, qui n'attendait qu'un geste de moi pour lâcher son plaisir. Un plaisir qui serait violent, à n'en pas douter. Je te voyais faire. Tu cherchais mon corps, tu t'approchais de moi, incidemment. J'étais donc satisfait d'avoir vaincu ta rébellion. Enfin, c'était ce qu'il me semblait. Alors, j'allais agir comme tu le souhaitais. J'allais te satisfaire.

J'écartais doucement tes cuisses, t'amenais au bord du lit, tout près de moi, tes pieds reposant sur le sol. Ton visage s'adoucit un peu. Tu avais compris qu'après cette violence initiale, nous allions partager des moments de pures jouissances.

Et là, je te vis faire une chose incroyable, imprévisible, une chose si étonnante de ta part, qu'un instant, je crus même l'avoir imaginée. Tu m'adressas un sourire.
Immédiatement, Alexandra quitta les traits d'Alexandra, cette femme brutale, sauvage, indomptée, pour se muer en une sorte de sirène, mi ange mi démon, mais si adoucie, si tendre, qu'aussitôt mes dernières craintes de me voir berné, s'évanouirent d'un coup.

Ainsi, pour répondre à cette avance si significative de ta part, je plongeais mon nez, ma bouche, mes lèvres entre tes cuisses et me mis en demeure de te satisfaire une première fois de cette manière là.

En quelques secondes d'agacement de la pointe de ma langue durcie tout autour de ta petite chair turgescente, à ma grande satisfaction, tu hurlas de bonheur. L'instant d'après, à l'expression de ton regard, je compris que c'est toi qui m'avais vaincu. Je craignis pour la suite.


N°16 – Erotica51


Malgré ton désir, tu avais su me donner avant du plaisir et je ressentis pour toi, en cet instant, une étrange émotion. J’avais pourtant dressé un rempart entre nous, essayant de t’impressionner, de t’effrayer, de te faire reculer, essayant de te dissuader de vouloir aller plus loin. Pourtant, tu avais fait preuve d’une patience d’ange. Mon corps, délivré de sa jouissance, te désirait encore et je souris cette fois, sans me retenir, m’avançant vers toi, les yeux brillants de convoitise.

Alors que tu venais de m’offrir un plaisir fabuleux, mon esprit fertile se mit aussitôt en mouvement, déterminée à t’entendre gémir de plaisir. Je farfouillais dans mon sac à main, faisant sortir deux foulards de soie vert pâle. Je les fis glisser doucement sur ton visage puis sur tes yeux, amusée de te sentir un peu inquiet. Ma première idée fut de te voiler le regard, sachant combien cela me permettait de me déchaîner. Ma longue expérience des hommes m’avait aussi de comprendre combien peu y étaient habitués.

Je dénichais une longue serviette de bain…puis te fis t’allonger sur le divan, sans un mot, dans un silence redoutable. Je crois que l’idée de faire de toi mon amant jaillit en cet instant. Tu étais suffisamment téméraire pour me résister et suffisamment tendre pour m’apporter ce que tant d’égoïstes n’avaient su faire. Il me fallait maintenant te convaincre que j’étais celle que tu cherchais au travers de tes conquêtes.

Un ultime regard sur ton corps allongé. Je remarquais ta respiration légèrement saccadée et ta queue énergiquement érigée. Tu attendais, sans te douter de ce que je manigançais. Mes mains se mirent en mouvement, silencieuses et caressantes. Pour toi, j’acceptais de me dévoiler, te faisant découvrir l’amour avec une amante. Mes ongles ensuite prirent le relais, griffant tendrement tes chairs, te faisant longuement frissonner.

Ma bouche se fit chaude et tendre, embrassant chaque centimètre de ton corps excité. Je me reculais, sans un mot, certaine que tu étais à point, prête à te déstabiliser…J’ouvris discrètement une porte, sortis une bouteille, puis fis sauter le bouchon de champagne, te faisant sursauter. Je versais le fin nectar dans une coupe, avant de la pencher lentement, laissant chaque goutte picoter ta peau, observant tes réactions, un sourire lumineux aux lèvres.

Ma langue suivait chaque rigole, lapant le champagne doucement sur ta chair hérissée. Je lapais avec application tes tétons dressés, les pinçant légèrement entre mes dents. Puis recommençais à déguster ta peau avec volupté…Tu commenças à t’agiter quand ma bouche descendit sur ton ventre avec gourmandise; quand le nectar glacé coula entre tes cuisses entrouvertes, m’offrant ton dard dressé comme une obélisque offerte…

Tu commenças à gémir, quand ma langue vint te goûter, suçant les gouttes de ton miel, mêlées au champagne, quand ma bouche se fit vorace, engouffrant ton sucre d’orge avec délice et que ma langue, taquine, se mit à te titiller…Je sentis ton nerf palpiter. Ta respiration devint rauque, ton torse se souleva rapidement…Tu essayais de me résister. Je versais brusquement le reste de la coupe d’un geste du poignet, pendant que je me mettais à te pomper, énergiquement…Tu te cabras, haletas puis dans un râle, je t’entendis me supplier…

-Ahhh Diablesse ! Je n’en peux plus ! Laisse-moi jouir dans ta bouche …


N°17 – par Yannsayr


Bien sûr. Je n'imaginais pas une seconde que tu ferais ce que je te demandais. J'avais bien saisi que c'était toi qui menait le jeu. Un temps, j'eus quand même ce sentiment magnifique d'être l'ouvrier de ton plaisir voire le bras qui te guidait, mais non, je m'étais encore trompé. Les paroles que tu prononças alors me révélèrent toute la vérité. Ta vérité.

- Bien sûr, chéri!

Voilà tout ce que tu répondis à ma supplique. Et tu me lâchas. Tu t'éloignas. Ce fut une horrible sensation. Je savais mon son sexe à la limite de l'explosion et toi, tu t'en fichais. Je sentais un feu me brûler les entrailles, une douleur sourde me serrer la hampe en un terrible étau. Je te criais mon désespoir.

- Non, Alexandra. Fais moi jouir. Je ne peux plus attendre. Viens vers moi. Ne me laisse pas comme ça!

Tu te levas, un sourire aux lèvres et tu te contentas d'observer, de t'amuser de ma souffrance. Moi, j'étais tellement subjugué par ton audace que je n'osais porter ma main sur mon sexe afin de me soulager.

Et puis - il me restait tout de même quelques grammes de lucidité -! J'observais que ton sourire n'était plus l'outil de domination que tu arborais depuis le début, mais bien plutôt un nouvel élément, plus subtil, plus indéterminé, lequel modifiait ton apparence et ta manière de me considérer. J'avais l'impression que tu cherchais à me faire entrevoir ton domaine privé, que tu m'ouvrais à demi une de tes portes vers un lieu qui t'appartenait et dans lequel - enfin, il me semblait! - dans lequel tu désirais me faire entrer. Sorte d'élu, choisi par toi.
Tu m'apparus plus riche, plus élaborée, plus vaste aussi que le simple jouet de plaisirs promis.

Enfin, tu daignas t'occuper de moi et de mon sexe fou. Tu y approchas tes lèvres puis, de quelques coups de langue très précis, très nets, exactement comme je l'avais fait pour toi il y avait quelques instants, tu t'amusas à le frapper en divers endroits de la colonne claire, mais d'une manière si subtile, si brève, que cela ne faisait que me torturer encore plus sans me libérer. A chaque estocade, je bondissais, me tordais de souffrance.
Puis tu cessas pour porter ton regard vers moi.

- Tu es ce que je cherche. Accompagne moi et tu ne le regretteras pas! Me dis-tu simplement.

J'étais bien incapable de la moindre réflexion logique. Tout ce que je voulais c'était que tu me libères de mon plaisir. Je répondis donc ce que tu désirais entendre.

- Alexandra, je te suivrai où tu voudras... Fis-je entre mes lèvres serrées.

Tu semblas heureuse de ma réponse. Alors, tu te positionnas à quatre pattes sur mon corps, la tête au niveau de mes cuisses, ton sexe juste au dessus de ma bouche mais sans aucun contact des peaux. Puis tu saisis du bout de tes lèvres fermées juste la pointe de mon sexe et tu te mis à en aspirer son contenu, doucement, tranquillement. Cette sensation incroyable me torturait littéralement.
Je sentais venir mon plaisir graduellement mais si lentement, si lentement que j'étais presque capable de suivre le chemin que ma semence empruntait dans mes chairs à vif. Tu ne bougeais absolument pas, juste cette aspiration régulière et prolongée qui me mettait hors de moi.
Je poussais un cri enragé lorsque ma semence se précipita dans ta bouche en une violence inouïe. Ce fut long, long et douloureux.

Quelques instants, plus tard, alors que j'en redemandais, tu me lanças mes vêtements d'un geste brusque.

- Viens chez moi! A partir de cet instant, tu ne diras plus rien, ne feras aucune remarque sur ce que tu découvriras et n'opposeras aucune résistance. Mon paradis pourrait devenir le tien.
Peut être. On verra…

Je m'habillais rapidement, le sexe toujours très dur et sensible puis je la suivis alors qu'elle était déjà en bas, dans le hall de l'hôtel à m'attendre.
Alexandra était redevenue la rebelle qui m'avait été offerte...


N°18 - Erotica51


Au moment où tu arrivais à coté de moi, un taxi s'arrêta que je venais discrètement d'appeller:

- Gare de l'Est ! Intimai-je au chauffeur d'un ton sans réplique, lui designant ma valise préparée dans un recoin qu'il n'avait point vu
- Mais où vas-tu Alexandra ? me demanda-t-il,le sexe douloureux ...Je t'en prie, ne pars pas !
- Là ou je vais, ta présence n'est pas encore prévue ! Voici ma carte avec mon numéro personnel; ne le perds surtout pas ! d'ici un mois, je t'appellerai et t'emmènerai avec moi. Tache d'être prêt ! Je ne t'attendrai pas !
- Je t'en prie, ne pars pas sans moi Alexandra...J'accepterai tout de toi, même dormir à tes pieds, si tu l'exiges...

Je lui ébourriffai les cheveux tendrement, plongeant mon regard dans le sien puis l'embrassai, lui mordillant la lèvre inférieure, cruellement. J'hochai la tête négativement :

- Je ne puis t'emmener pour le moment mais je "les" préviendrai de ta prochaine arrivée. Souhaite-moi de bonnes vacances !
- Je..je te souhaite de bonnes vacances, murmura-t-il, d'un air brisé de douleur
- Ne fais pas cette tête, mon ange. Tu ignores encore ce qui t'attend...Mais dès septembre, il te sera impossible de reculer ! En route, chauffeur !

La portière claqua. Je soulevais une jambe, dévoilant mes bas finement décorés, lui offrant la vision de mon intimité brillante, un trop bref instant. Je ne le regardais même pas. Il restait immobile, serrant ma carte, entre ses doigts pétrifiés.
Il paraissait préoccupé. Dans quel guêpier allait-il s'engager ? Il soupira. Puisqu'il n'avait pas d'autres choix, il l'attendrait, le corps en feu, impatient déjà de l'appeler ...


OOOOO



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