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LE GOUT SULFUREUX DU PECHE

par Yannsayr et Erotica51



N°1 – Erotica51 - 5.9.06

Un bref regard à la fenêtre. Une voiture freine sa course puis s’arrête devant le perron. Un homme d’une belle prestance en sort, relève un bref instant la tête comme s’il devinait une présence. Plongée depuis des mois dans ses livres, Jade reste debout, cachée derrière le fin voilage qui couvre légèrement la fenêtre.

Depuis combien de temps n’a-t-elle pas mis le nez dehors ou discuté avec âme qui vive ? Il y a longtemps déjà, bientôt deux mois maintenant.

Jade s’est enfermée dans sa chambre, refusant tout contact avec son époux qu’elle refuse de laisser l’approcher. Adèle, la jeune servante vient lui apporter son petit-déjeuner et la regarde d’un air désolé, voyant qu’elle a à peine touché au repas d’hier soir.

- Vous devriez vous habiller et prendre un peu l’air, Jade
- Tu as raison Adèle mais je préfère rester ici où je me sais en sécurité…Je sais que mon époux n’osera pas forcer ma porte, répond Jade, un petit sourire triste flottant sur son visage.
- Promettez moi de manger un peu ce matin. Vous êtes devenue si pâle…
- Je te le promets, Adèle ! Dis moi, qui est le propriétaire de cette voiture qui vient de pénétrer dans notre propriété ?
- Monsieur a invité le Directeur d’un grand journal. Je crois qu’il se nomme Mr LEMAITRE. Oh ! Je file ; Monsieur m’appelle ! à toute à l’heure, Jade

La porte s’est refermée. Adèle est sa seule amie mais ne peut rien faire pour la sauver. Jade est liée à cet homme jusqu’à ce que la mort les sépare. Ces mots, prononcés le jour de son mariage, résonnent dans sa tête comme un glas.


N°2 - Yannsayr


Mariage ! Mariage !

Ce mot résonne dans sa tête depuis... et bien depuis, six mois, à présent. Elle éprouve de plus en plus de difficulté à se remémorer la vie qu'elle menait avant ce jour exécrable.

Mariage !

Considérer que son enfance fut heureuse, serait un bien grand mot. Mais, disons qu'elle possédait alors, encore, quelques-uns de ses rêves. Des rêves et espoirs, somme toute, pas très originaux. Ceux de n'importe quelle jeune femme.
Alors, elle ne cessait de se le répéter, se le marteler: Hélas pour elle, mille fois hélas, elle était bien loin d'être une fille ordinaire !


N°3 - Erotica51

Que s'était-il passé pour qu'elle se soit laissée menée devant l'hotel aussi facilement et se retrouver aujourd'hui, mariée à cet homme qui ne l'a jamais attirée ?

Elle avait si faim de liberté ! Et cet homme avait su si bien l'entortiller lui offrant cette cage dorée comme s'il s'agissait du paradis ! Comment avait-elle pu se montrer aussi naïve ?

Elle vivait dans un cadre magnifique. Une immense batisse restaurée entièrement accueillait les amis de son époux. En général, ceux ci restaient huit jours et manisfestaient souvent des regrets à repartir. C'était alors pour elle un véritable supplice de devoir descendre dans la salle à manger et s'asseoir à coté de son mari, comme une jeune épousée à l'air heureuse.

Qui aurait pu deviner l'homme réel qu'il était en voyant les regards admiratifs qu'il lui lançait, devant ses invités ? Ce fut trois mois après son mariage qu'il dévoila sa vraie nature. Depuis son mariage, il ne l'avait même touchée ! Mais, le plus odieux restait à découvrir. Il adorait l'offrir en pature à quelques rares invités choisis par lui sur le volet !


N°4 - Yannsayr

La première fois qu'elle comprit ce qu'allait devenir son mariage se produit un soir, lors d'un repas où elle se trouvait être la seule femme de la soirée.

Elle considéra ce fait pour le moins étrange et inquiètant et s'en ouvrit à son mari, en douce, juste avant de passer à table. Ce dernier la rassura si longuement et si tendrement qu'elle s'en voulut de ses mauvaises pensées.

Puis, au beau milieu du repas, alors qu'elle s'ennuyait à mourir, elle sentit une légère pression sur son pied droit. Vivement, elle se tourna vers son voisin, un homme d'une quarantaine d'année, plutôt bien fait de sa personne. Celui-ci faisait mine de discourir à haute voix sur les résultats des dernières élections municipales sans se préoccuper le moins du monde de sa voisine.

Elle crut se tromper. Sans doute avait-elle rêvé.

Mais le contact se renouvela, se précisa, se fit agaçant. "On" cherchait à lui ôter sa sandale. Elle tenta de s'échapper, outrée de cette audace, mais l'autre ne voulait pas céder.

Elle observa son mari à la dérobée. Elle craignait qu'il ne remarquât son trouble. Mais il la gratifia d'un petit signe de connivence.


N°5 - Erotica51

Interloquée, elle se sut que penser. Avait-il deviné ce qui se passait ou ne lui avait-il adressé ce petit signe que pour la mettre à l’aise ? Elle chassa très vite cette pensée dérangeante, obligée de répondre à l’homme qui venait de s’adresser à elle :

- Pardonnez-moi, Monsieur, mais j’avoue que la politique n’est pas mon sujet de prédilection. Toutefois, je reconnais avoir une préférence pour DUMONT qui a un programme constructif. S’il tient ses engagements, il pourrait faire un maire apprécié de la population.
- Je vois que vous vous intéressez de près à la politique, malgré un certain détachement. Comme vous, je reconnais que ce candidat me parait le plus intéressant et je serai heureux s’il était élu aux prochaines élections. Trinquons à sa réussite, voulez-vous ?
- A sa vict… Gloup !

Jade s’était étranglée en avalant le liquide qui lui brûla la gorge. Furieuse, elle toussa plusieurs fois, puis se leva de table devant les convives, tout surpris. Son époux, qui conversait lui aussi d’une manière animée n’avait rien remarqué ! C’en était trop cette fois ! L’homme venait de lui glisser son pied déchaussé, entre les jambes, remontant à son entrecuisse ! Mais qu’est-ce que c’était que c’était cet invité qu’il avait osé lui ramener !?

Dans la salle de bain, elle se rafraîchit le visage d’eau fraîche, se donna un coup de brosse, retrouvant, peu à peu, son calme. Elle entendit dans le couloir des pas pressés. Pourvu que ce ne soit pas lui ! Elle se mit brusquement à trembler, saisie d’appréhension, les mains posées sur la bouche pour ne pas crier.

Elle entendit les pas soudain s’arrêter ; la poignée se mit doucement à tourner ; la porte s’ouvrir… Elle sentit son cœur s’arrêter …


N°6 - Yannsayr


- Chérie! J'espère que tout va bien? Je t'ai vu te sauver de façon précipitée.

Elle se tourna vers son mari, lui sourit, répondit par un signe de tête. Elle était soulagée.

Mais tout au long de sa vie, il était certain qu'elle se souviendrait de cet instant précis. Là où tout bascula. Là où sa vie amorça une courbe définitive, balayant en un instant tout ce qu'elle avait pu assimiler depuis qu'elle réalisait.
Ce fut à ce moment précis qu'un sentiment trouble l'envahit.

Elle saisissait bien de quoi il s'agissait, bien sûr. Mais voilà, elle avait une éthique, une conviction religieuse, elle avait reçu une éducation très stricte qui la poussait sans cesse vers une forme de perfection morale vis à vis des pricipes de notre socièté. Elle s'en trouvait très bien, du reste. Elle était équilibrée et passait outre, très aisément, ses petites poussées de désirs intimes. Tout cela était claire et parfaitement ancré dans ses gênes.
Et pourtant!

Et pourtant, elle dut le reconnaître. C'était bien de la déception, une terrible déception même, qu'elle éprouvait à l'instant, face à son mari qui venait s'enquérir de sa santé.
Elle pâlit. Son mari se méprit sur les raisons de ce malaise passager. Elle s'accrocha au lavabo. Il se précipita sur elle.

- Attends! Je vais t'aider. Allonge toi un moment sur le canapé du salon. Nous continuerons notre repas sans toi. Ne te fais pas de souci.

- Tu as raison, Jean-Philippe. Mais ca va passer. Je vous rejoindrai dans quelques minutes.

Ils retournèrent dans la grande salle, où chacun fit mine de s'inquièter de la santé de la jeune femme. Ils l'allongèrent, la rassurèrent chacun à leur tour puis l'oublièrent aussi vite.
Avant de sombrer dans un léger sommeil, troublé de lourdes pensées, elle les observa discuter, rire, parler fort. De temps à autre, un visage se tournait vers le corps alangui, couché à quelques mètres d'eux. Elle se sentait examinée, observée, fouillée. Elle n'était pas oubliée, loin de là.
Ils l'observaient.

Quelques minutes plus tard, une ombre s'approcha du canapé. Elle ouvrit les yeux. C'était son voisin qui se penchait sur elle.
Une main chaude se posa sur sa cuisse.


N°7 – Erotica51

Trop surprise, elle tenta de crier mais sa gorge restait coincée. Elle tenta de repousser cette main qui remontait sur sa cuisse. Elle tenta de s’agiter mais elle se sentait si mal tout à coup, si lourde, comme si …on l’avait droguée !

Affolée, elle continua de repousser cette main qui avait réussi à se glisser entre ses jambes, fouillant le fin voilage qui recouvrait sa féminité. Mon dieu, où était son mari ? Il était impossible que Jean Philippe soit sorti en la laissant seule avec ces hommes. Elle devait faire un cauchemar et ferma un instant les yeux puis compta jusqu’à trois avant de les rouvrir.

Un ! Deux ! Trois ! Elle rouvrit les yeux, se disant qu’elle avait rêvé mais ce qu’elle vit la cloua de surprise. Ils étaient tous là, immobiles, les yeux dévorant ses cuisses dénudées pendant que l’homme continuait de la caresser. Une étrange chaleur s’insinuait au fond de son ventre. Elle devait résister ! Ne pas laisser ce trouble l’envahir, l’affaiblir.

Elle agrippa le poignet de l’homme au prix d’un terrible effort. Sa tête était si lourde. Elle le voyait mais sa vison était si trouble ; qu’avait-elle pu avaler pour se sentir ainsi ? Elle n’avait bu que du champagne et celui-ci avait été versé par son mari !

On mon dieu ! C’était impossible ! Elle tenta de secouer la tête refusant d’y croire. Ils étaient mariés depuis si eu de temps ! Li qui paraissait si jaloux des regards masculins qu’ils croisaient dans la rue ! Comme était-ce possible !

Elle se mit à crier :

- Jean Philippe ! Aide moi, je t’en supplie !

L’homme continuait, imperturbable, faisant glisser le long de ses cuisses son slip…


N°8 – Yannsayr

Elle ne rêvait pas. Il était tout simplement en train de la dénuder. L'homme prenait son temps, sûr de lui. Dans le cas contraire, il n'aurait certainement pas agi de la sorte.
Elle tenta d’appeler faiblement son mari. C'était sans conviction. Elle le pressentait.

- Jean-Philippe? Viens à mon aide...

L'homme stoppa son geste un instant. Puis se penchant vers elle, il approcha son visage du sien et lui sourit en murmurant :

- Inutile de l'appeler. Tu sais très bien ce qu'il veut ! Cesse donc de faire l'effarouchée !
- Mais... Fit-elle d'une voix à peine audible.
- Allez! Laisse-toi faire et on va s'occuper de toi de la meilleure des façons.

Les autres s'approchèrent encore plus près. Elle se trouva vite cernée de toutes parts. Elle ferma les yeux.
Une main fit glisser son slip le long de ses cuisses tandis que plusieurs autres se chargeaient de lui ôter sa petite robe blanche. Son soutien-gorge rose clair ne résista guère longtemps, lui non plus.

Elle se vit totalement nue au milieu de ce groupe d'hommes, cernée par cette grappe humaine qui l'a serrait, l'encerclait, la retenait prisonnière, l'immobilisait. Elle ne pouvait fuir ni même résister. Elle ne ferait, en ce cas, que rendre ces moments plus agressifs.
A présent, les hommes la touchaient, la découvraient, la sentaient, la fouillaient un peu plus à chaque minute qui passait. Ils la soulevaient sans peine, explorant son dos, remontant jusqu'aux épaules, son menton, ses oreilles, sa bouche, son nez. Pas un centimètre carré de son visage n'échappait aux contrôles furieux de ses mains affamées.
Elle s'obstinait à maintenir ses yeux fermés. Elle avait le sentiment que tout ceci serait plus supportable si elle ne voyait pas les autres agir. Et pourtant, c'était bien une sensation incroyablement généreuse qui naissait entre ses jambes. Elle refusait encore de l'admettre.

Soudain, ils la soulevèrent. Elle ne pesait rien face à cette dizaine de bras puissants. Ils la transportaient tranquillement, sans hâte. Elle se trouvait à un mètre au-dessus du sol, la tête rejetée en arrière, les jambes en hauteur.
Des bruits de vaisselle que l'on déplace lui parvint soudain. Elle poussa un petit cri lorsqu'elle comprit qu'ils la posaient directement sur la nappe blanche de la table, sur le ventre.
Des mains la maintinrent fermement, bras et jambes écartés, le nez écrasé contre le bois dur.
Elle se sentit à leur merci...

N°9 – Erotica51

Le contact froid de la nappe la fit frémir. La pointe de ses seins sous le froid se mit à durcir. Elle se mit à haleter en sentant tous ces doigts à nouveau la caresser surs de toute impunité, la fouiller, s’introduire dans sa bouche, dans son sexe sans vergogne. Elle tenta de résister, de serrer les cuisses pour leur échapper, remua une fois encore pour tenter de s’enfuir. Toutes ses tentatives se soldèrent par un échec pitoyable qui les fit éclater de rire.

Elle remua de plus belle, essaya de lancer des coups de pieds, pour les obliger à la lâcher. Cette fois-ci, les mains se firent plus fermes, plus nerveuses en lui enserrant les chevilles. Elle tenta de crier mais n’y arriva pas, comme si ses cordes vocales s’étaient brusquement nouées !

Elle se mit à appeler désespérément son mari à l’aide :

- Jean Philippe ! Jean Philippe !

Un homme s’approcha d’elle et lui fit boire de force un étrange liquide ambré, qui la fit tousser tant c’était fort. Les autres la maintenaient l’empêchant de se débattre. Soudain, une voix qu’elle aurait reconnue entre mille, se fit entendre :

- Tu m’as appelé, ma chérie ?

- Je t’en prie, dis leur de me laisser..que tu es mon mari

- Oh je ne m’en étais pas aperçu ! Tu es si frigide dans notre lit que je me suis dit que tu manquais d’expériences dans certains domaines et que tu devais parfaire ton éducation. Sois sans crainte, je veillerai à ce qu’on ne te fasse pas de mal. Je te regarderai avec attention…J’ai besoin de savoir si tu n’éprouveras rien avec eux aussi…Sais-tu à quel point c’est dur pour un homme d’avoir une jeune épouse qui ne désire pas son mari ?

- Mais tu plaisantes ! A quoi rime cette histoire ! Je vais divorcer ! Je vais …

- Pour le moment, je ne vois pas ce que tu peux faire de concret. Je t’offre à ces messieurs pour te faire découvrir le vrai plaisir. Tu vois le fauteuil en face ? Je vais m’y installer et veillerai à ce que tout se passe bien. Je me sens tout excité par ce que tu vas éprouver ce soir…

- Nonnnnnnnnnnnn !



N°10 – Yannsayr


- Allez y! Je vous la laisse.

La voix de Jean Philippe se fit entendre, dure, cassante, tranchante !

La jeune femme, entendant ces quelques mots qui annihilaient tout espoir de se voir secourir, manqua de défaillir. Une fois de plus, elle ferma les yeux.

Ils la soulevèrent et l'amenèrent à l'une des extrémités de la longue table de bois, toujours sur le ventre, de sorte que sa tête se trouvât libre de ses mouvements. Pour ne pas la laisser tomber au bord de la table, en une position qui serait très inconfortable, elle devait sans cesse la soulever. Ainsi, il lui était impossible de se laisser aller, de faire celle qui ne voulait plus répondre. Cela aurait été pour elle, pourtant, le seul moyen de défense. Peut être se seraient-ils lassés de jouer un corps inerte.

Mais elle n'avait aucune idée de l'imagination délirante qui peut y avoir dans le crâne d'une dizaine d'hommes en rut dont l'intelligence et la finesse n'avaient d'égales que leur appétit de nouveautés.

Ce jeune corps incapable de la moindre réaction les stimulait, les excitait - c'est ce que Jean Philippe leur avait dit, en les invitant tous à cette soirée d'initiation un peu spéciale - leur faisant trouver des attitudes et des gestes inédits. Jamais ils n'auraient agi de même avec des femmes plus expérimentées, plus gourmandes.

Ils se prenaient au jeu de la découverte le plus sérieusement du monde. Il s'agissait de prouver, de se rendre compte de ce qu'elle était capable de ressentir. Un rôle à leurs mesures, bien dans leurs idées de mâles dominants.

"Pour une fois qu'on leur offrait une petite biche à éveiller!"

Ils lui voilèrent le regard, lui bloquèrent les bras et les jambes et se présentèrent tous face à son visage. Des doigts discrets lui touchèrent les cheveux, le front, la bouche, d'abord délicatement, puis plus fermement.
Elle savait qu'elle ne pouvait rien faire d'autre que d'obéir à leurs volontés. La jeune femme laissa sa bouche s'ouvrir et elle sentit immédiatement un corps souple, dur, brûlant, entrer doucement...


N°11 - Erotica51


Elle secoua la tête, essayant de dégager de sa bouche ce sexe, mais une main lui maintenait la tête, lui caressant les cheveux pour la calmer, comme il l'aurait fait à une pouliche effrayée.
L'homme en face d'elle lui relevala tête, lègèrement, bien décidé à la regarder faire.

- Allez ma belle, essaie que ce soit agréable pour nous deux !Pense à ton homme qui t'observe...

A cette idée, elle se sentit envahie par la rage et la colère. comment avait-il osé l'offrir à ces hommes ? Son regard plongea dans la pièce et elle eut un hoquet de dégout en voyant son époux
affalé dans un fauteuil, en train de se masturber tout en en les regardant. Il allait le payer ! Se yeux lancèrent des flammes de défi pendant qu'elle commençait à lécher la queue raidie de l'homme.

Peut-être que la jalousie le ferait réagir ? Qu'il la délivrerait de ces hommes affamés de sexe ? Des mains parcouraient sa chair,
ses fesses, fouillaient l'intérieur de ses cuisses; des doigts pénétraient son sexe, la faisant lubrifier malgré elle. Peut à peu elle sentait
une étrange chaleur lui parcourir le ventre. L'homme venait de jouir sur son visage, en hoquetant de plaisir. Déjà un autre le remplaçait. Une nouvelle queue pénétra ses lèvres, s'enfonça dans sa gorge, buttant tout au fond.

Des mains partout la caresaient, la pétrissaient,sans arriver à s'en rassasier. Deux mains puissantes se glissèrent sous elle, touchant ses seins avec obtentation, lui pinçant les pointes.
Elle fut surprise de se sentir aussi excitée...Son mari s'était levé, continuait de la fixer en se masturbant comme un forcené. Il s'approchait si près comme s'il voulait mieux la regarder se faire prendre...


N°12 - Yannsayr

Jade avait bien du mal à garder l'esprit lucide. Jamais elle n'aurait pu imaginer se trouver au milieu d'une scène pareille et y prendre autant de plaisir. Bien sûr, elle avait souvent imaginé se trouver au beau milieu d'un groupe d'hommes, vautrée, nue et offerte; mais cela avait été des instants courts de délire, vite relégués au fond de son esprit, persuadée que ce n'était là que des fantasmes lubriques, franchement inhumains ; En tout cas, parfaitement indignes d'une jeune fille comme elle.

Et voilà qu'à présent, dans une telle situation, elle perdait l'esprit.
Son corps lui échappait. Les mille mains qui la parcouraient, la fouillaient, tous les membres qui forçaient chacun à leur tour sa bouche, les doigts qui lui nettoyaient le visage de tout ce sperme qui lui dégoulinait et qu'elle aurait dû normalement trouver dégoûtant; tout ça était en train de lui faire perdre la raison d'une manière qu'elle n'osait considérer encore comme jouissive.

Aussi incroyable que cela put paraître, elle n'avait pas encore admis qu'elle était littéralement en train de jouir.

Elle détesta brusquement son mari !

Il était ridicule ainsi, la queue entre les mains. Son visage prenait un aspect de minable qu'elle ne lui avait pas encore vu. Il ne se rendait pas compte, le pauvre, que c'était elle qui était à la fête.

Elle se reprocha aussitôt cette pensée qui faisait d'elle une catin de la pire espèce. Mais c'était si bon de se laisser prendre par toutes ses mains !

A présent, son corps se fit glissant, onctueux, plus souple, chaud. C'était comme d'être immergée en un liquide mou mais résistant. Elle avait bel et bien perdu tout sens commun car elle ne remarqua pas tout de suite qu'ils s'étaient mis en tête de la masser, de la tête aux pieds, avec des litres d'huiles parfumées.

Ils s'y mettaient tous maintenant, en même temps.

L'huile dégoulina vite en petites cascades visqueuses par tous les creux de son corps velouté, par les fentes et replis de son anatomie, s'étalant progressivement sur la nappe où reposait le corps écartelé de Jade...


N°13 – Erotica51


Peu à peu, elle en oubliait le regard étrange de son mari qui la fixait, d’un regard de possédé. La douceur des caresses qui l’envahissait annihilait toute résistance en elle. Elle se sentait étrangement alanguie, offerte à tous leurs désirs, dans cet océan de volupté et de parfum qui lui montait à la tête.

Malgré elle ses jambes s’écartèrent. Elle fut aussitôt retournée sur le dos, pétrie de caresses sensuelles qui finirent par laisser perler son sexe humide de perles translucides de désir. Oh oui, elle avait tellement envie qu’on la prenne, qu’on la possède comme une gourgandine !

Son corps se mit à se mouvoir, à onduler, cherchant à provoquer leurs caresses à des endroits plus précis. Ses seins se gonflèrent de désir, guettant les bouches gourmandes venant s’y abreuver. Tout son esprit fit le vide. Un seul mot résonnait pourtant au fond d’elle comme une litanie : plaisir, plaisir, plaisir.

Ahhh ce plaisir que son mari avait été incapable de lui donner, voila qu’il lui offrait sur un plateau d’argent, au-delà de ses rêves les plus fous ! Ces hommes étaient beaux ; leurs caresses étourdissantes et ses jambes commencèrent à trembler de désir. Son ventre s’agita de plus belle. Ses hanches frémirent, ondulèrent dans leur direction, cherchant la douceur et la fermeté d’un pénis.

Un homme beau comme un jeune éphèbe se pencha au dessus d’elle, plongeant son visage entre ses cuisses ouvertes, suintantes de cyprine. La douceur de sa bouche la fit défaillir. Elle laissa échapper un premier gémissement de plaisir. Le premier coup de langue la fit se cabrer, dans un cri de surprise. Son corps devint aussi incandescent que de la braise. Elle se mit à gémir quand son corps fut léché de plusieurs coups de langue gourmands. Mon dieu, quel plaisir ces inconnus lui offraient !

Elle se tordait en gémissant, les suppliant maintenant de la prendre mais ceux-ci s’ingéniaient à la faire languir, sous le regard devenu ironique de son mari, qui n’en perdait pas une bouchée ! Jamais sa chère épouse ne s’était conduite ainsi avec lui. Il en éprouvait une certaine fierté et pourtant ressentait les affres de la jalousie. Sa chère femme si timorée dans l’amour en devenait éblouissante, rendue folle de désir… Pourquoi avait-il attendu si longtemps ?

Des mains se saisirent de Jade, la faisant glisser doucement sur la table, la laissant les jambes pendantes, la chatte gorgée de plaisir. Arriverait-elle à les contenter alors qu’elle se croyait repue ? Jamais son corps n’avait été si bien caressé. Jamais son sexe n’avait été léché avec autant de désir ; jamais elle n’avait été honorée avec autant de sensualité. Et dire qu’elle avait failli refuser et d’aller se coucher.

Son mari s’était approché d’elle, les yeux ombrés d’amour. Il posa la main sur son sein, en appréciant la douceur puis lui chuchota à l’oreille :

- Sais-tu comme tu es belle, ma chérie, quand tu jouis… Puis il se recula, invitant un homme qu’elle n’avait pas remarqué, derrière lui, à s’approcher.

- Fais la jouir jusqu’à l’épuisement ! Lui ordonna-t-il, d’un bref geste de la tête

Jade releva la tête, observant l’homme avec intérêt. Elle faillit s’évanouir en découvrant sa queue dressée tenue d’une main ferme.


N°14 – Yannsayr


Elle reconnut son voisin de table, le premier à avoir manifesté son désir. Jade se souvint de son pied qui cherchait délicatement mais fermement le contact de sa cheville sous la table et de sa réaction offusquée face à une telle audace.

Elle se trouvait bien loin à présent de cette première réaction. Si, à ce moment là, elle avait pu deviner dans quelle situation elle se trouverait, une heure plus tard, elle serait morte de honte.

L'homme se déshabilla complètement. Sans doute ne voulait-il pas que l'huile qui enduisait le corps de Jade tachât ses vêtement, ou alors, voulait-il lui aussi profiter des jouissances particulières que cela apportait.

Les autres, attendant leur tour, se positionnèrent le mieux possible autour de la table, qui le sexe à la main, qui moitiés nus, les yeux braqués sur cet incroyable attelage constitué d'une frêle jeune femme promise à l'offrande face à un étalon magnifique, prêt à tout.

Il toucha le pied gauche de Jade. Elle ne le quittait pas des yeux, suivait ses mouvements, tressautait, réagissait au moindre contact, l'interrogeait du regard, le suppliait.

Elle n'attendait pas, elle l'appelait de tous ses sens. Sa peau brûlante et dégoulinante d'huile hurlait son désir d'être profanée par ce membre dressé par cet acte. Elle attendait sa délivrance.

Il s'approcha plus près encore, se positionna entre ses jambes qui pendaient dans le vide, toucha du bout des doigts les petites lèvres, les écarta doucement, apprécia la facilité avec laquelle, grâce aux huiles essentielles, tout glissait merveilleusement. Il en faisait ce qu'il voulait.

Elle poussa un petit cri. C'était des décharges électriques qu'il provoquait en agissant ainsi.

Il amena l'extrémité de sa verge à l'orée du sexe entr'ouvert, le positionna parfaitement dans l'axe. La jeune femme le quitta des yeux pour se mettre à fixer bêtement le plafond, les yeux à demi fermés, le regard chargé de folie. Elle guettait la consommation de l'acte. Elle attendait sa perforation, son supplice. Jade était plus calme. D'un calme précédant la folie qui allait bientôt venir.

Enfin, il se mit à pousser lentement, très lentement, en tachant de ne rien toucher d'autre que leurs sexes, eux mêmes.

Le membre s'engloutissait, centimètre par centimètre, dans les profondeurs du corps de Jade, avec une facilité extrême, permettant ainsi à tous les connecteurs sensoriels de réagir d'une manière incroyablement vivace, sous la pression du glissement de l'engin et de l'écartement de sa chair...


N°15 - Erotica51


Jade haletait, prise dans un tourbillon de plaisirs sans fin. Elle regardait cet homme qui l’avait tant troublée, se demandant comment il était possible qu’il soit soudain en train de la posséder. Jamais elle n’avait autant frémi sous une main masculine. Jamais elle n’avait eu autant envie de crier son plaisir. Le plaisir pris avec son mari en devenait insignifiant.

La queue de l’homme s’enfonçait en elle avec volupté, caressant chaque millimètre de sa chair brûlante pour mieux se retirer, la laissant comblée puis tout à coup, frustrée. C’était un jeu démoniaque auquel l’homme s’adonnait d’un sourire provocant. Son regard la dévorait pendant que ses mains caressaient ses seins, avec fièvre.

Il lui releva les jambes, les posant sur ses épaules, maintenant ses cuisses de ses mains fermes. Puis il poussa son membre plus loin, encore plus fort, butant tout au fond de son vagin, la faisant crier de désir. Jamais Jade ne s’était sentie aussi femme, aussi offerte à l’acte de chair. L’homme se mit à la pilonner sans ménagement comme pris tout à coup d’une véritable frénésie.

Elle cria, se débattit, comprenant qu’il cherchait à devenir son maître. Il continua de plus belle, labourant ses chairs avec férocité. Ebranlée, au bord de l’inconscience, Jade hurla comme une possédée, jouissant à n’en plus finir. Mais quel genre d’homme était-il vraiment ? Il ne la relâcha qu’une fois son plaisir obtenu, la fixant, une lueur de défi dans les yeux.

Quand Jade se redressa, son mari n’était plus la. Ulcéré, celui-ci était parti dehors, ne voulant pas lui dévoiler sa jalousie. Une jeune servante arriva, la recouvrant d’un long peignoir blanc, l’emmenant à l’étage pour un bain bien mérité…La soirée était sûrement finie ?

Jade avait l’impression d’avoir eu tout le corps endolori. Son bas ventre lui faisait mal. L’eau se mit à s’écouler, recouverte d’une mousse laiteuse. Elle entra dans la baignoire, laissant la jeune servante lui masser la nuque pour la détendre. Elle poussa un soupir à rendre l’âme quand celle-ci lui massa les épaules …





Enfin, il se mit à pousser lentement, très lentement, en tachant de ne rien toucher d'autres que leurs sexes eux-mêmes.

Le membre s'engloutissait, centimètre par centimètre, dans les profondeurs du corps de Jade, avec une facilité extrême, permettant ainsi à tous les connecteurs sensoriels de réagir d'une manière incroyablement vivace sous la pression du glissement de l'engin et de l'écartement des chairs...


N°16 - Yannsayr



Un bref regard à la fenêtre. Une voiture freina sa course puis s’arrêta nerveusement devant le perron. Un homme d’une belle prestance en sortit, releva un bref instant la tête comme s’il devinait sa présence. Plongée depuis des mois dans ses livres, Jade resta debout, cachée derrière le fin voilage qui la couvrait, légèrement.

Enfin, il venait la retrouver. Chaque heure, de chaque jour qui faisait sa semaine, elle ne vivait que pour ces brefs instants de plaisir qu'ils s'accordaient, trop rarement.

Elle écouta ses pas dans l'escalier. Il frappa à la porte de sa chambre. Elle le regarda entrer. Il souriait.

Aussitôt, Elle ôta sa robe de chambre, s'allongea nue sur le lit et s'offrit à lui sans aucune arrière pensée.

Son mari était bien loin.

Elle s'en fichait, à présent…


OOO FIN OOO



26/9/06



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