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CARESSE A LA LUNE

par Erotica51 et Aigle Solitaire



Il avait fait, si doux, toute la journée, tellement doux que je n'avais pas le coeur à travailler, que je ne pouvais me concentrer. Mon regard s'est posé à maintes fois, sur ma montre, guettant, impatiente, déjà, le moment de sortir, de m'enfuir de ces murs qui me retiennent, malgré moi, prisonnières. Enfin, 17h apparut. Vite! mon sac, ma veste légère et je partis, presque en courant.

Je remontais l'allée piétonnière, chantonnant, à mi-voix, sous le regard amusé des passants. Oui, depuis de longs mois, la joie revenait. J'avais hâte de rentrer à la maison, de m'isoler, de penser à Toi.

Posant ma veste, sur le fauteuil, je partis, en direction de la douche, au fond du couloir. L'eau se mit à couler, sur mon corps, dégustant le ruissellement de milliers de gouttes d'eau. Je ferme les yeux, t'imaginant, soudain, près de moi, n'attendant qu'un sourire de ma part, pour te retrouver, contre moi mais tu n'es pas là et mon sourire se dilue lentement. Enveloppée dans une immense serviette éponge, je vais sur le balcon, survolant la ville, qui retrouve son calme. La nuit approche. Mes mains s'accrochent, à la rambarde du balcon. Je ferme les yeux, emportée par un vertige. Ma serviette se décroche, lentement puis glisse le long de mon corps, s'échouant sans bruit à mes pieds. Je m'adosse au mur, observant le ciel, parsemé de milliers d'étoiles, qui brillent, en silence, la nuit.

Mes mains glissent, doucement, caressant mes seins, pinçant leur pointe, avec délicatesse. Mummm.Mes mains continuent à caresser mon corps, frôlant mon ventre, lentement,descendant toujours plus bas, entre mes cuisses qui soudain, frémissent. Mes doigts semblent s'éveiller, s'ajuster, s'épouser, unis dans une même pensée. Mon corps se cambre. Il y a, si longtemps et sans savoir pourquoi, ce soir, j'ai tellement envie, de caresses, de soupirs, de désirs entremêlés, de corps qui se frôlent, se meuvent, s'accouplent, avec ardeur.

Ma main se fait plus ferme, mes doigts plus exigeants. Je sens une douce moiteur perler à l'orée de mes lèvres. Il est trop tard pour m'arrêter. J'ai si faim d'amour, soudain, je mords mes lèvres, imaginant ta voix rauque de désir, à mon oreille. Ton corps qui se glisse, contre le mien.

Mon doigt est devenu nerveux, entre mes lèvres humides. Il glisse, doucement, irritant mon bouton si fragile. Il joue avec du bout de l'ongle appuie, dessus, puis recule, roulant, autour, inlassablement. Mes cuisses se raidissent, mon ventre se contracte. Je ne suis plus qu'une immense vague prête, soudain, à déferler. Je me cabre, me contracte puis soudain, me laisse aller...Je la sens qui m'entraîne, qui m'élève, irrésistiblement, me portant vers des sommets stupéfiants de plaisir. Ahhhhhhhhh! Mummmm...

J'ai rouvert les yeux, me sentant soudain observée. La Lune me contemplait, comme arrêtée, immobile, soudain, pétrifiée...

II. Aigle solitaire

Je retournais à la rambarde du balcon pour apprécier pleinement ce pur moment de plaisir , tout en continuant de narguer la lune de mon regard le plus satisfait ; puis peu a peu , mes yeux se détachèrent de l astre blanc pour se perdre dans l'infinité de ce magnifique ciel étoile , ou scintillements et miroitements contrastent avec la noirceur et la froideur de la nuit ;

Une étoile plus brillante que les autres attira mon attention par le sillon qu elle laissa dans le ciel ; c est le moment de faire un voeu me dis je ;

Je n'en eus pas le temps ; le souffle d'un petit vent frais glissa sur ma peau et me fit frissonner , me rappelant que j étais encore nue ; ce frêle vent ne faiblit pas et s attarda sur ma peau , la parcourant dans les moindres recoins ; j étais bien et je me laissais aller , le laissant vagabonder au gré de son humeur sur mon corps ; ces caresses ventées étaient délicieuses a souhait , tantôt délicates , tantôt plus appuyées ; ta présence commençait tellement a me peser , que je me mis a délirer : j imaginais que ce vent aux caresses exquises avait des mains ; pure folie a vrai dire , mais la folie des sens n est elle pas pure quand on se laisse aller ?

Le voici, maintenant, doté d'une bouche , dont les douces lèvres parsèment ça et la mon corps de baisers suaves ; le voila maintenant jouant avec ma chevelure , puis mon visage et enfin mes épaules ; il m invite alors a me retourner et a découvrir son visage ; Eole te ressemblait étonnement ou plutôt c est toi qui avait emprunte ses traits , cheveux au vent , sourire divin , enchanteur , l'air heureux d être prêt de moi , d'être là, à me faire frissonner et à me savourer ; tu m enlaças, tendrement , puis me portas jusqu'à notre chambre , ou m attendait un autre ciel étoilé , le ciel de l'amour , celui qui brille de milles feux ...

III.Aigle solitaire

Je n'avais osé espérer ton retour, si rapidement , et voulais t' interroger sur ce sujet ; mais je ne le fis pas , de peur de briser la magie de cet instant , et de ne pouvoir l'apprécier, pleinement ; tu étais la et c'était bien la l 'essentiel ; pour moi qui crois aux signes , mon voeu avait tout simplement était exauce par cette étoile filante ; a moins que ce ne soit cette lune au regard hagard , qui , me voyant seul , m' eut pris en pitié ...

Ces pensées s'estompèrent bien vite ; déjà, tu dispersais sur moi une multitude de baisers, si doux , si délicats , que mon esprit se détachait de toutes questions , pour laisser place a un total éveil des sens , tout destinés à succomber à tes gestes les plus sensuels , les plus audacieux ;

Tes mains prirent le relais et se baladèrent d'une extrémité à l'autre de mon corps ; toute parcelle de ma peau pu goûter au plaisir d'être parcouru par ses dix doigts de velours ; d'autant plus que je rentrais dans ton jeu , ou peut-être bien, dans le mien , en me tournant et en offrant toute partie de mon corps , comme une invite à continuer ; toute partie de mon corps , ou plutôt presque toute , car toutefois je conservais les jambes blotties, l'une contre l autre ;

Ces merveilleux instants semblèrent durer une éternité ; tu emplissais mon coeur de bonheur , et comme pour t'en remercier , de frêles petits sons commençaient a s'échapper de ma bouche ; puis , ce fut le bouquet final , véritable cascade de caresses et de baisers ; Tes doigts insistaient maintenant sur ma peau , comme pour laisser une empreinte de leur passage ; ta langue avait remplacé tes lèvres et déferlait tel un torrent de vagues qui vous heurte et vous fait chavirer ;

Comme par instinct , mes jambes s'écartèrent , et tu ne te fis pas prier pour t y engouffrer et remonter jusqu'à la source ; ta langue s'offrit le nectar qui en coulait , puis navigua à sens et contre sens , alternant douces et plus intenses caresses ; je ne fus pas long à te résister , et fus envahi pour la seconde fois de terribles sensations de plaisir ;

Une fois mon corps détendu , tu m'entraînas, à nouveau, sur le balcon où je m'agrippais, fermement à la rambarde , les jambes légèrement espacées ; je m'introduisis alors en toi , et commença un va et vient , tantôt lent ou tes mains s'attardaient sur mon visage , plus particulièrement ma bouche , tantôt plus vif ou mes mains te caressaient les seins ;

C'est alors que je laissais la rambarde , pour me pencher vers le vide , fortement cambré en avant et bras tendus vers l'arrière ; tes mains prirent mes poignets et plus je me penchais en avant , plus tu me tirais en arrière ; ainsi positionnés , nous ne tardâmes pas à jouir, simultanément , flot de tremblements , de frissons , et de bien-être ;

Quand je rouvris les yeux , la lune était toujours la , ronde et scintillante ; je crus même lui deviner un léger sourire .

IV. Erotica51

Tes mains frôlaient, doucement, mes épaules. Tes lèvres souriaient, mystérieusement, me regardant, avec tendresse. Ma bouche avait gardé le goût de tes baisers enfiévrés. Mes yeux brillaient d'un doux éclat auquel tu n'étais pas étranger. Je venais de perdre la tête, cette nuit de pleine lune, en me donnant à toi.

Ai-je eu des regrets ? Non, je ne crois pas, juste des frissons en me retrouvant, à nouveau, dans tes bras. Je percevais ta hanche contre la mienne, tes jambes aux cuisses fermes. Tu te pressais, doucement, contre moi et je frémissais à nouveau d'envie…Je pris ta bouche et y apposer mes lèvres brûlantes…la nuit était à nous.

Demain, je repartirai et nos destins se sépareront. Comment te dire tout ces mots qui ne demandent qu'à sortir de ma bouche ? Comment ne pas laisser mon cœur se serrer en me disant que c'est notre dernière nuit ? Je veux être encore et encore à toi jusqu'à plus faim…Je veux que tes mains emprisonnent encore mes seins ; j'ai si faim encore de tes lèvres pour me mener encore l'extase…

D'un geste de la main, je t'entraîne, à nouveau, pénétrant dans l'ombre complice de la chambre ou seul , le rideau bouge, comme sous la caresse de la nuit…Tu es là, si près que j'en tremble d'impatience…Tes mains parcourant mes hanches, mon ventre, mes cuisses puis remontent sur ma gorge, lissant doucement mes lèvres sur lesquelles tu te penches si tendrement que j'en gémis…

Tout ton visage demeure dans l'ombre et tu parais immense, ainsi, campé dans la nuit…Je te laisse me dévêtir et la lune joue sur mon corps, provocant d'étranges jeux d'ombre, ou ta bouche s'acoquine…Ai-je froid, ou chaud ? je ne sais plus…Toute ma chair frissonne, délicieusement, en laissant tes mains me découvrir…

Tu me déposes, tendrement, sur la courtepointe blanche, observant mon corps alangui qui t'attend…Cette nuit est étrangement faite de silences, de soupirs et de doux frôlements. Viens, encore une fois, fais moi l'amour; fais briller encore mes yeux de désir. Prends moi autant de fois que cela t'est possible…Je suis à toi, encore cette nuit…

Tu t'es approché, d'une démarche féline, comme prêt à bondir, sur moi mais tu t'es fait si doux, si sensuel que mon corps se rappelle et redemande d'autres caresses. Mon corps t'attend, se tend, se cambre sous ton sexe frémissant. Des paroles tendres me viennent aux lèvres : Je t'aime!

V.Aigle Solitaire


" Je t'aime "


Ta voix vient de faire écho à mes pensées. Etonnement, ce sont les deux mots qui martèlent mon esprit, depuis quelques instants, sans que ma bouche ne puisse les délivrer ; mots si simples en pensées, mais si difficiles à dire quand ils sont empreints d'autant d'émotion. Sans doute , la perspective de cette nuit se terminant, de cette séparation forcée, m'empêche-t-elle de te faire une telle déclaration, qui pourrait provoquer, tristesse et émoi. Alors que nous nous apprêtons a passer cette dernière nuit ensemble ; encore une nuit en éveil , une nuit sans sommeil, une nuit délectable, mon amour; laquelle doit rester inoubliable, ancrée à jamais, dans nos mémoires et pour ce, je contemple à nouveau ton corps , par lequel j ai connu tant de sensations aussi multiples qu'intenses ; corps parfait , aux contours vertigineux que l'on ne peut s'en lasser, corps dont on ne peut se passer. Mes yeux se délectent de chaque centimètre de ta peau , malgré la pénombre envahissante .


" Ne ferme pas les yeux , ne soit pas triste "; oui , laisse moi fixer ce regard , admirer ces deux émeraudes dans lesquelles je me suis si souvent perdu ; laisse moi réveiller ces lèvres si frêles et si tentantes ; laisse moi découvrir ton corps , comme si c'était la première fois .

Quel émerveillement à chaque fois , le toucher , le parcourir de mes doigts, le sentir frémir sous mes lèvres, pour cette ultime étreinte, nul besoin d artifices : ni dessous dentelés , ni musique douce, ni alcool relaxant . Juste toi et moi au milieu de ces draps de soie, en toute simplicité .

Contraste saisissant, à vrai dire , avec l'ardeur et la fougue dont nous faisons preuve, à présent . A tour de rôle , nous prenons les choses en main , délivrant caresses et baisers qui provoquent, sur l'autre, gémissements de plaisir et petits cris mutins . Les différentes positions, dans lesquelles, nous nous retrouvons , sans être des plus inventives , suffisent, amplement, à nous délivrer d'intenses sensations , tant notre excitation respective est grande . Nos corps se croisent et se décroisent , sans fin , s'entrechoquent, sans se choquer et se fondent, en une seule masse agile et mouvante ; Notre complicité est le meilleur des guides pour nous mener vers les sommets de l'extase .

Cette chevauchée s'achève alors, non sans nous être embrassés, une énième fois, à pleine bouche, à presque en perdre mon appendice lingual, que tu faillis me dérober. Tes mains serrent, les miennes, de plus en plus fort ; tu commences à perdre pied , à tressaillir et moi , je ne pourrai bientôt plus retenir ce torrent d' amour que je te promets . En effet , un bref instant, plus tard , je déverse au plus profond de ton intimité , un long flot de liquide , alors que les cris qui s'échappent de nos bouches résonnent, au beau milieu de la chambre . Nous nous allongeons alors, cote à cote, sur le lit .

Le calme et le silence revenus , j'ouvre les yeux , me tourne vers toi et dépose un long baiser langoureux sur tes lèvres , où se mêlent, bientôt, tes larmes s'écoulant le long de tes joues, délicatement . De mes deux pouces , je sèche tes yeux et m'approche, doucement, de ton oreille :

-" Je t'aime "



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