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JADE A VENISE

par Yannsayr et Erotica51



N°1 - Yannsayr


Des semaines passèrent. Son mari était de moins en moins présent. Peut être lui en voulait-il de la voir se laisser prendre aux vertiges des nouveaux plaisirs qu’elle venait tout juste de découvrir.

Ainsi sont les hommes : ils poussent leurs compagnes à se plier à leurs fantasmes de mâles pour, un peu plus tard, se retirer, incapables qu'ils sont de gérer les nouvelles capacités de celles qu'ils croyaient, à tort, frigides.

Pour preuve : Jade commençait doucement à se lasser des caresses trop régulières de son ami. Elle éprouvait le secret désir d'une nouveauté qui lui permettrait de replonger dans d’exceptionnels délices. Elle avait été parfaitement bien initiée.

L'autre, fin connaisseur, s'en aperçut rapidement et s’arrangea pour laisser, un matin, sur l'oreiller, à la hauteur de la tête de la jeune dormeuse, une enveloppe cachetée de sa main.
Jade, tout à la fois intriguée et heureuse de ce nouvel épisode qui tombait à point, l'ouvrit aussitôt en tremblant dès qu’elle fut bien réveillée.

"Ma chère amie,

Toujours désireux de vous voir en de bonnes dispositions, j'ai pris sur moi de vous inviter à un petit voyage, qui, je l'espère, vous satisfera. La seule condition que j'oserais y mettre serait de vous laisser guider aveuglement. Je ne doute pas de la confiance que vous mettrez en ma démarche et vous embrasse longuement, juste là où vous savez.

Votre amant amoureux.

Ps: voici, ci-joints, les quelques papiers qui vous seront nécessaires :

- un carnet de route qui vous guidera jusqu'à destination,
- les réservations de trains et d’hôtels,
- de l'argent et une petite surprise à aller prendre dans votre garde robe, juste à coté de vous."

Sans attendre, Jade se précipita dans l'armoire en question et se mit à chercher la fameuse surprise. Elle dénicha vite un carton à chapeau blanc, posé à même le sol, sous les robes. Elle s’en empara et l’installa sans façon sur le lit. Un petit mot accroché à la poignée lui était destiné :

"Pour vous, ma chère. Cet objet vous sera utile en temps voulu."
Elle ouvrit le couvercle et poussa un petit cri de plaisir à la vue de son contenu.

- Mon chéri! C’est magnifique! S'écria-t-elle.

Elle prit l’objet précieux dans ses mains et l’ajusta immédiatement à ses yeux. L’immense miroir qui se trouvait face à son lit lui renvoya l’image d’un magnifique loup en velours noir rehaussant magnifiquement la belle couleur de pêche de son visage.
Elle se souvint alors de la destination finale qui figurait sur le carnet de route qu'elle avait rapidement feuilleté :

“Hôtel San Marco. Venise. Italie “



N°2 – Erotica51

Lui la regardait, admirant les courbes émouvantes de son corps nu que le miroir lui renvoyait. Il savait qu’il n’avait pas droit à l’erreur avec Jade. Cette jeune femme l’avait ensorcelé. Pour la garder, il savait qu’il devrait encore la charmer, l’étonner, la subjuguer comme ce premier jour où il l’avait rencontrée.

Amusé, il l’observait esquisser quelques pas de danse, dévoilant son corps nu avec une totale impudeur. Dieu, comme elle lui plaisait ! Il y avait en elle une telle soif de connaître tous les plaisirs de l’amour, d’en goûter tous les secrets, de les savourer follement.

Un bref regard à sa montre l’informa qu’il allait être en retard s’il ne se pressait pas plus que ça. Il fila devant elle, pour aller sous la douche, après lui avoir pincé en riant une fesse, au passage.

Folle de joie, Jade se lova contre cet homme qui avait bouleversé sa vie en si peu de temps et qui s’ingéniait sans cesse à la surprendre. Elle glissa ses mains sur ses hanches, caressa doucement ses fesses puis s’agenouilla devant lui, glissant sa paume douce pour attraper son sexe déjà dressé, en le fixant effrontément.

Sa bouche s’arrondit, en une prière muette. Il sourit, se laissa fléchir, puis la laissa faire. Il n’aurait qu’à donner un coup de fil ensuite pour avertir de son retard. Très vite, ses pensées vinrent se poser sur Jade, qui s’activait déjà sur sa queue aussi raide que celle d’un étalon en manque.

Quand ses lèvres se refermèrent, brûlantes, sur sa chair, il ferma les yeux, submergé d’un plaisir impensable. Elle prenait un plaisir fou à lui offrir une fellation royale ! Sa langue tournait, glissait sur sa hampe dressée, tout en lui électrisant le bout du gland qu’elle humectait, taquinait, aspirait goulûment, lui pinçant le nerf du bout des dents.

Il soupira inconsciemment. Comme c’était bon ! La coquine s’était mise en tête de le faire jouir avant qu’il ne parte ! Comment résister à une telle pipe ? Il se laissait faire, envahi par mille sensations voluptueuses que sa bouche faisait naître. Peu à peu il sentit monter sa tension. Il prit appui contre une chaise et sentit son vas ventre s’enflammer. Des pulsations dans son sexe l’avertir qu’il n’allait pas tarder à prendre son pied. Jade le dévorait, l’aspirait à une vitesse folle. Impossible de résister cette fois ci ! Jamais une femme ne l’avait pompé ainsi. Ses testicules se durcirent, remontèrent légèrement sous la caresse de ses ongles durs. Son cœur se mit à s’accélérer. Son sang à battre dans ses tempes. Il ferma les yeux, incapable de résister à la violence du plaisir qui ravagea son visage, quand sa semence jaillit, dans un cri :

- Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh Quelle femme dépravée te voici devenue !

Jade lui répondit par un éclat de rire remettant son loup de velours en se relevant, le fixant d’un air provocant ! Il comprit qu’à Venise, il n’allait pas être au bout de ses surprises !


N°3 - Yannsayr

Ce qui était passionnant avec cette femme, c’était sa bonne humeur perpétuelle.
D’une femme tiède, repliée sur elle même, freinée par un nombre invraisemblable de nœuds, il en avait fait, en quelques semaines, un constant éclat de rire ; comme si elle n’avait attendu que de découvrir les innombrables possibilités de jouissances dont son corps était capable pour s’ouvrir à la vie de cette si belle manière.

Jade avait choisi pour son voyage un chemisier blanc, assez échancré, un peu masculin, une jupe courte d’un beau rouge carmin qui ne cessait de se soulever au moindre coup de vent et une paire de sandales dont les cordelettes lui nouaient les chevilles avec délicatesse jusqu’aux genoux. Une veste Tulipe de chez Claude Patrick, d’un bain identique à la jupe, apportait la touche finale à cet ensemble particulièrement stylé.

C’était une jolie brune. Grande, mince, d’une démarche qui dévoilait de longues années de pratique intensive de la danse. Elle avait aussi ce port si singulier des jeunes filles qui venaient tout juste de comprendre ce qu’elles pouvaient faire de leurs désirs. Cette attitude fière, voire un rien provocante, de cette jeunesse qui arrivait à maturité ne pouvait échapper aux fins connaisseurs qui ne manqueraient pas de se trouver dans son sillage.
Ses yeux étaient allongés, noirs comme du jais et la plupart du temps balayés par des mèches rebelles qui dansaient sur son visage.

Mais elle ne fut véritablement au cœur de son voyage que lorsqu’elle grimpa, précédée d’un jeune et élégant steward, dans la voiture bleu et or, n° 14, du fameux Venice- Simplon-Orient-Express, en gare de L’Est.

Le jeune garçon l’aida à s’installer dans la luxeuse cabine. Il rangea son unique valise dans le compartiment supérieur et attendit que la jeune femme lui dicta d’autres ordres. Il resterait à sa disposition tout au long des deux jours que durerait le voyage jusqu’à Venise.
Il était beau, fin et semblait très à l’aise dans ce job dont les principales qualités étaient, bien sûr, la finesse d’esprit, l’élégance et la discrétion...



N°4 – Erotica51

Très vite, Jade se mit l’aise, retirant sa petite veste et l’accrocha au porte manteau prévu à cet effet. D’un sourire engageant, elle fit signe au jeune steward de s’asseoir en face d’elle, n’ayant aucune envie de faire seule le voyage. Ne voulant pas se mettre à dos son responsable, celui-ci lui demanda :

- Puis-je aller prévenir mon responsable au cas où il me chercherait ?
- Bien sur ! et revenez moi vite ! Dîtes lui bien que je déteste la solitude…

Le jeune homme fila rapidement dans le couloir, croisant les doigts pour que sa demande ne lui soit pas refusée. Cette jolie femme était des plus agréables et l’attirait. Faire le voyage en sa compagnie allait être un délice. Bien entendu, quand son responsable sut le numéro de la cabine et le nom de la jeune dame, il permit au jeune steward de lui tenir compagnie. En le regardant partir, il eut même une lueur d’envie. Malheureusement, dame nature l’avait doté d’un visage ingrat ne lui laissant aucun espoir d’approcher des femmes. Il avait donc privilégié sa vie professionnelle plutôt qu’amoureuse, montant grâce à son opiniâtreté les échelons dans les postes importants. Ce jeune steward allait lui, monter auprès des femmes grâce à son physique. Quelle injustice parfois !

- To ! toc ! fit le jeune steward à la porte vitrée, voyant les tiroirs tirés.
- Entrez donc. Je vous attendais avec impatience craignant que votre direction ne vous ait empêché de me rejoindre.
- Je vous ai apporté une bouteille de champagne, offerte gracieusement par mon responsable. Voulez-vous y goûter ? Elle sort du frigidaire.
- Avec plaisir ! J’adore cette marque là ! Vous voulez bien trinquer avec moi ?

Le jeune steward remplit aussitôt les deux coupes et ne put s’empêcher de rougir envoyant sa poitrine généreuse offerte au travers du corsage. Tout en dégustant sa coupe, Jade se prit à sourire. Ce voyage allait être riche en agréments, se dit-elle. Avec un compagnon de route aussi mignon, ce serait vraiment dommage qu’il ne se passe rien. Il aurait pu passer pour un ange si ce n’est que son regard gourmand posé sur ses appâts l’avait trahi.

Elle avala sa coupe en soupirant, s’étirant comme une chatte devant lui. Le jeune steward sentit sa pomme d’Adam monter puis descendre aussi vite, en voyant le léger tissu de sa jupe rouge remonter sur ses cuisses. Impudique et provocante, elle écarta devant lui les cuisses. Cette fois-ci, il sentit le rouge lui monter au front. Que devait-il faire en pareille situation ? Dans son affolement, il en oubliait toutes les consignes dont son responsable l’avait abreuvé.


N°5- Yannsayr

Quant elle en eut assez de minauder devant ce jeune homme sans doute encore très novice sur les choses de l'amour - elle avait vite oublié qu'elle-même, il y avait peu de temps, en était réduit au même sort ! - elle opta pour un ton plus en rapport avec sa situation de "cliente privilégiée". N'était-elle pas une précieuse voyageuse que le personnel devait à tout prix satisfaire ? Elle s'adressa encore au steward.

- Comment me trouvez-vous? Dites le moi franchement.
L'autre, sidéré d'une telle demande, ânonna bêtement.

- Ecoutez.. je... et bien, bien sûr...

- Ne tournez pas autour du pot, voyons ! Si vous voulez que nous fassions bon ménage sur ce voyage, tous les deux, tachez d'être plus ferme dans vos propos. Alors, comment me trouvez-vous ?

- A vrai dire, vous êtes… ravissante.
- Vous le pensez ?

- Je crois même n'avoir jamais vu tant de beauté sur une seule personne! Dit-il encore naïvement.
Elle sourit de cette charmante maladresse.

- Allons donc !

Elle réfléchit encore un long moment.

- Ecoutez. Vous m'êtes très sympathique. Si, si ! Oui, je le dis bien franchement. Et donc, j’ai décidé de vous faire don de quelques uns de mes petits secrets. Histoire de vous apprendre divers trucs et astuces qui pourront vous servir pour l’avenir.
- De vos petits...

L'autre, médusé, ouvrait deux yeux aussi ronds que les poignets dorés des portes du compartiment. Elle se mit à rire.

- Et bien oui! Il me faut votre avis sur mes derniers achats. Je compte les porter à Venise.
Mais je ne sais pas si j’ai bien fait d’acquérir ceci…

Jade se souleva légèrement et fit tomber sa jupe jusqu'aux chevilles. Un léger tanga court en tulle rosé de chez Dior se dessina alors entre les cuisses serrées de la jeune femme.

- Alors? N'est ce pas mignon? Mais la couleur me semblait un rien niaise... enfin, je ne sais pas...

Il était évident que la couleur et l’éventuelle niaiserie de l’objet en question représentait fort peu d’importance aux yeux du steward vu qu'il n'avait sans doute jamais vu d'aussi près une si jolie touffe à peine dissimulée par le tissu transparent. Elle le regarda soudain comme si elle venait de prendre conscience de sa présence face à sa quasi nudité et de son regard un peu dément.

- Mais on ne touche pas! Je veux bien être gentille avec vous, mais pour l'heure, bas les pattes ! Contentez-vous d'observer ce qui va se passer. Nous verrons plus tard, si vous le méritez.

Sur ces mots, elle s'installa confortablement bien au fond de la banquette de velours et, tout bonnement, le plus naturellement du monde, comme si, soudainement, un désir irrépressible de femme enceinte lui montait entre les cuisses, elle décida de s’offrir un petit orgasme...



N°6 – Erotica51

Le jeune steward n’en croyait pas ses yeux ! Quelle mouche venait de piquer cette jeune femme pour s’adonner à son plaisir en public ? Vice bien agréable il fallait bien en convenir. Il dut s’éclaircir la voix avant de lui demander, le rouge aux joues :

- Désirez-vous que je vous laisse seule ? Mademoiselle ?

Ironique, Jade avait remarqué combien cette situation le gênait. L’occasion était trop belle pour qu’elle teste son pouvoir sur ce jeune homme qui ne devait pas avoir une très grande expérience des femmes.

- Approche ! encore ! as-tu déjà vu une femme se donner du plaisir ?
- Non, mademoiselle Jade, c’est la première fois que cela m’arrive
- Tu me promets de n’en parler à personne ? allez, promets le moi !
- Je vous promets de n’en parler à personne.
- Bien, dans ce cas, ferme à clé la porte du compartiment et baisse un peu les lumières. Voila c’est mieux ; aide moi à retirer cette petite culotte qui me gêne
- Heuu vous êtes vraiment très belle ainsi, Mademoiselle Jade, murmura le jeune homme les joues cramoisies. Son regard paraissait plus qu’intéressé plongeant entre les jambes écartées de Jade, qui l’observait amusée, tenant sa culotte sans savoir quoi en faire.
- Pose la donc sur une chaise. Maintenant, agenouilles toi en face de moi et dis moi ce que tu vois
- Gloups ! heu ..c’est que .. .
- Mais quel godiche tu fais ! Veux-tu être plus explicite sinon, je fais appeler un autre steward moins maladroit que toi !
- Oh non, Mademoiselle Jade ! Vous avez des cuisses d’une blancheur incroyable. Et votre petit fruit ressemble à un abricot que je rêve de toucher…
- Ah oui ? Dans ce cas, je t’interdis de le toucher avec tes mains. Juste avec ton nez et ta langue ; ça sera parfait pour commencer…Comment se nomme tu au fait ?
- Julien, Mademoiselle Jade
- Parfait Julien, approche ta bouche et lèche donc mon abricot…

Pauvre Julien qui été sur le point de suffoquer d’émotion. Sa queue était douloureusement comprimée dans son pantalon, trop serré. Il avait l’impression que s’il la touchait, sa bite allait exploser. Il fallait qu’il arrive à se retenir s’il ne voulait pas avoir l’air ridicule, le pantalon poisseux de sperme ! Il inspira profondément avant de mettre son visage entre les cuisses de notre petite perfide qui jubilait intérieurement.

Quand la langue de Julien frôla sa chatte, Jade poussa un long soupir de plaisir. Elle l’encouragea, en lui souriant…

- Encore ! Glisse bien ta langue partout
- Je vais essayer de faire ce que vous me demandez. Sachez que c’est la première fois…ce qui explique ma maladresse.

Julien lécha d’abord chaque coté de sa chatte, consciencieusement, puis sa langue s’insinua entre les deux cotés devenus plus gonflés. Quelque chose suintait entre ses lèvres humides. Son miel de femme !

Il jeta un coup d’œil à Jade discrètement se demandant si elle aimait. Quelle coquine quand même ! La tête penchée en arrière, il voyait sa poitrine se soulever rapidement. Ses copains allaient verts de jalousie quand il leur raconterait ! Pourvu qu’elle accepte de baiser aussi !

- Julien, glisse aussi ton doigt dans ma chatte mais doucement, puis tu lui feras faire des mouvements comme si tu entrais et sortais. Quand je t’appuierai sur la tête, tu accélèreras. Tu as bien compris ?
- Oh oui, mademoiselle Jade…comme ça ?
- Ohhhhh hummmmmmm continue et ne t’arrêtes surtout pas !
- D’accord ! mademoiselle

Fasciné, Julien voyait le corps de Jade onduler, avançant son bassin sur son doigt, en poussant d’incroyables petits gémissements. Il devait sûrement lui faire mal ! Mais s’il s’arrêtait, Jade serait fâchée ! Il s’activa un peu plus vite, entrant et sortant son doigt devenu trempé ! Soudain il vit le corps de Jade s’arquer, trembler et il sentit des spasmes sur son doigt pendant qu’elle jouissait en râlant de plaisir…

- Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh hummmm hummm


N°7 - Yannsayr

Il y avait du monde... une foule compacte se pressait, reculait, virait à droite, à gauche, hurlait, chantait, vociférait, un peu folle, désordonnée... C’était cette musique... une musique infernale qui martelait mes oreilles... c’était cette musique qui poussait vers un lieu indéterminé le serpent ondulant de cette foule compressée dans la rue trop étroite.
Mais où étais-je donc ?
Des visages que je ne voyais pas, me parlaient, m’évitaient, me frôlaient, me touchaient.
Riaient-ils ?
Se moquaient-ils de moi ?
Mais ou, bien sûr...
Je ne voyais que du noir, que des formes indistinctes, que des expressions vides... un gouffre de joie, de folies démentielles, tout à la fois délirant et particulièrement effrayant...

Mais là.... soudain... juste devant moi... à quelques pas seulement se frayant un passage dans la populace excitée... Et soudain, je LE vis.
Un homme tout de noir...
Il arborait sur ses yeux un loup... Mon loup ! Celui là même que m’avait offert mon amant.
Mais qui se cachait dessous ?
... quel homme si effronté pouvait me le voler et me le présenter ensuite si odieusement?
Lui ? Non !
Il s’approcha de moi... je sentais son odeur... Il me dit un mot incompréhensible à l’oreille - il parlait une autre langue -
Il me prit le bras et m’emmena au cœur de cette foule qui commençait à me serrer. Tous me regardaient, me lorgnaient indélicatement.
Mais que me voulaient-ils ?

- Que me voulez-vous ? Criai-je.

Ils s’agglutinait contre mon corps... des mains tripotaient mes fesses... des doigts me fouillaient le corsage à la recherche de ce que je pouvais cacher.
On découvrait mes cuisses... mille mains... mille regards... à me voler mon corps...



- Mademoiselle ? Mademoiselle ?

Jade ouvrit les yeux. Elle mit un temps immensément long à reprendre conscience. Une sonnerie de passage à niveau retentit à l’extérieur du train, s’enflant et disparaissant très rapidement.
Le train, Venise... Son sommeil avait été lourd et désagréable.

- Mademoiselle ? Nous arrivons en gare d’Innsbruck. Vous pourrez vous dégourdir un peu les jambes. Nous y restons deux heures. Une voiture vous y attend pour une petite visite de la ville, si vous le désirez…
- Bien... bien... j’arrive... Julien...



N°8 – Erotica51

Jade secouait la tête, essayant de chasser ces images troublantes de ses pensées. Quel étrange rêve ! Quelle était sa signification ? Elle mit la main dans son petit sac à main et y retrouva son calepin où elle avait mémorisait quelques mots en italien afin de les mémoriser.

Julien avait ramassé toutes ses affaires, les rassemblant près de lui. Elle fut émue par tant d’attentions à son égard :

- Grazie, Julien, murmura-t-elle, troublée par le regard qu’il lui lança

Julien l’aida à descendre du train, mit ses bagages à la consigne puis lui proposa de visiter la ville. Une voiture les attendait devant la sortie de la gare.

Elle fut agréablement surprise en découvrant qu’il s’agissait d’un bel italien, la trentaine passé, qui la déshabilla des pieds à la tête, discrètement.

- Buon giorno, signorina, lui dit-il les baisant le bout des doigts, en se penchant galamment devant elle. « Je me nomme Luigi »
- Buon giorno. Enchantée. En route, Luigi ! lança-t-elle, en souriant malicieusement. Julien, venez vous asseoir à coté de moi, intima Jade, le voyant prêt à s’installer à coté du chauffeur.
- Me voila ! répondit Julien, tout heureux d’être à nouveau près de la jeune femme, lançant un regard de triomphe au chauffeur dans le rétroviseur. Il n’était sans remarquer le regard admiratif qu’il avait lancé à Jade et sentait en cet homme plein d’assurance, un futur rival.

Jade quand à elle, regarda son plan ; ils se trouvaient à 30 mn de la frontière italienne. Ils étaient donc encore en plein Tyrol. Très vite la voiture prit de la vitesse : Luigi lui montra quelques bâtiments historiques au loin puis ils passèrent devant les fameux châteaux d’Innsbruck qui comprenaient le Schloss Ambras, le Hofburg, le Fürstenburg et le Goldenes Dachl. Les musées valaient bien le détour,s’ils avaient eu plus de temps Ils étaient intéressants et instructifs tels que le musée d’art populaire du Tyrol et le Ferdinandeum Museum.

Jade soupira, malgré elle vouant les nombreux restaurants encore ouverts. Son estomac criait famine. Elle aurait donné dieu sait quoi pour dévorer une « conchiglie con cavalfiori » qui étaient des coquilles de pâtes au choux fleur et une assiette de foccacia et avaler pour terminer un véritable expresso.

Son estomac commençait à donner des signes d’exaspération. Julien se rendit compte de sa nervosité :

- Qui y a t il ? Mademoiselle Jade ? Vous êtes toute pale. Etes vous souffrante ? demanda –t-il soudain paniqué
- Je ne me sens pas très bien. Je n’ai rien mangé depuis ce matin et j’ai la tête qui me tourne un peu…Pourrions nous aller manger quelque part ?
- Bien sur ! Luigi, trouvez nous un bon restaurant ! Mlle Jade a faim !
- Si, senor…répondit celui-ci en coupant la route aux voitures, d’un geste si vif que Julien se retrouva la tête enfoncée entre les seins de Jade, qui pouffa de rire, se disant que finalement, elle commençait enfin à s’amuser…

Elle réprima un léger sourire en sentant la main curieuse de Julien remonter doucement, sous sa robe..Hummm le petit coquin !


N°9 - Yannsayr


Ah ces italiens. Nom d’une pipe ! S’écria-t-elle en riant.
Il lui semblait bien que ce bel homme brun, que ce taximan beau comme un Apollon, jouait avec ses nerfs. Elle pouvait lui accorder un peu de mise en scène, tout de même.

- Voilà, Mademoiselle, ce petit restaurant conviendra à merveille à vos petites envies ! Si j’ose dire… hé hé hé !

Julien et Jade se regardèrent un instant. Un moment de connivence passa soudain entre eux. N’était la tenue professionnelle de Julien, aucun observateur extérieur n’aurait pu imaginer qu’il voyait là une voyageuse de luxe accompagné tout simplement de son stewart. Jade laissa la main chaude de Julien posée sur sa cuisse.

- Parfait, mon ami ! Allons y. Vous nous accompagnez bien sur ! Dit-elle d’une voix enjouée. Nous ne serons pas trop de trois.

L’homme jubilait.

- Alors, tout le plaisir sera pour moi.

Les trois compères pénétrèrent dans le lieu en question.
En plein centre du la vieille ville, cette maison typiquement tyrolienne, avec son toit très pentu, ces lourds balcons de fer forgé décorés de mille fleurs, forçaient l’admiration.
Jade crut basculer en un autre monde. « Elle ne se trompait pas de beaucoup, d’ailleurs ! »

Le restaurant était petit, plutôt sombre, avec juste deux chandelles posées sur chaque table. Quelques couples se trouvaient déjà là. Deux personnes se lutinaient tranquillement, sans se préoccuper le moins du groupe qui venait d’arriver.
Aussitôt la double porte de bois sombre franchie, une hôtesse vint les accueillir. Elle était magnifique : brune, grande, les hanches généreuses, la poitrine avenantes, le dessin des lèvres de sa bouche particulièrement mis en relief d’un large trait noir, l’œil pétillant d’une complicité qui aurait pu paraître douteuse à des visiteurs non avertis. De plus la jupe était beaucoup trop courte et le chemisier bien trop transparent pour être la tenue ordinaire de l’hôtesse d’un simple restaurant.
Elle leur proposa une table en retrait et leur offrit aussitôt un apéritif maison. Tout allait bien. Le jeune couple qui ne cessait de s’embrasser et de se caresser librement paraissait fort sympathique à regarder.

Tandis qu’ils lisaient la carte des menus, un pianiste s’installa soudain à son instrument et entonna quelques traditionnels du Pays. La musique était douce et bien adaptée au lieu.
Mais Jade n’était pas au bout de ces surprises – elle commençait néanmoins à se douter des particularités de ce lieu ! - car quelques couplets plus tard, la femme qui les avait accueillies vint se poser très près du musicien et commença de mimer dans son dos une danse des plus suggestives… "



N°10 – Erotica51

Fascinée, Jade la regardait, sans rien dire, oubliant pour un temps son estomac affamé. Tout le corps de cette femme semblait onduler comme un appel à l’amour. Sa poitrine généreuse tressautait à chaque mouvement donnant envie de les toucher. Ses hanches remuaient au rythme lancinant de la musique ne faisant plus qu’un avec.

Son bassin prenait des poses troublantes, comme si elle mimait l’acte de d’amour, tout en dansant. Jade sentit deux mains se poser simultanément sur ses cuisses discrètement. Julien et Luigi paraissaient pourtant trop occupés à mâter leur savoureuse hôtesse. Les mains se faisaient douces et caressantes, louvoyant sous sa jupe ample. Trop troublée Jade avait la gorge sèche. Elle dégusta d’une main tremblante son apéritif au goût spécial : un marsala aux amandes amères. Loin de la désaltérer, la boisson, sirupeuse, lui procura une étrange chaleur au fond de la gorge. Ses joues peu après se mirent à chauffer nerveusement.

Etait-ce l’alcool ou bien les pensées inconscientes que cette danseuse provoquait par sa danse du ventre ? à moins que son trouble ne le soit aussi par ces mains cachées en train de la caresser ? Jade avait de plus en plus chaud. Une envie furieuse de faire l’amour l’envahissait. La femme ne la quittait pas des yeux, lui adressant de temps à autre, des clins d’œil de connivence. C’est croire qu’elle devinait ce qui se passait sous la table !

Trop excitée, Jade écarta largement les cuisses, laissant les deux hommes enfin s’en occuper. Luigi commença par l’embrasser, tout en lui caressant la poitrine, voluptueusement. Quand à Julien celui-ci avait tout bonnement filé sous la table, lui remontant la jupe sans ménagement. D’une main fébrile, il écarta sa culotte de soie entièrement trempée et plongea son visage, entre ses cuisses ouvertes. Sa langue se mit si habilement en mouvement, que Jade ferma les yeux sous l’intensité des spasmes de plaisir que le jeune homme déclenchait.

La tête lui tournait. Une bouche vint se poser sur la sienne, glissant une langue douce entre ses lèvres. Jade troublée n’osait plus ouvrir les yeux. Cette bouche était bien plus douce que toutes celles qu’elle avait déjà embrassées. Un parfum lourd et capiteux lui monta aux narines.
Elle entrouvrit les yeux brièvement. Elle rencontra le regard énamouré de leur hôtesse en train de l’embrasser ! Le corps en feu, Jade n’avait plus envie de résister.

Luigi avait dénudé ses épaules, mettant sa poitrine gonflée de désir à l’air. Ses seins quémandaient encore ses caresses. Ses tétons appelaient sa bouche maintenant. Quand à son sexe trempé, Julien lui dévorait goulûment, la mettant littéralement en transe…



N°11 – Yannsayr

Ils étaient trois sur elle…


Quelques instants plus tard, une autre hôtesse – tout aussi « présentable » que la précédente - vint se présenter à eux munie d’un calepin afin de prendre le menu. Jade dut faire un effort considérable pour s’extraire de son état presque comateux.

Cette idée de devoir choisir son plat alors que tous, justement, s’évertuait à lui faire perdre la tête pouvait paraître comique; mais c’était sans compter sur les mentalités de ce lieu magique : non, les plaisirs de la chair n’excluaient pas ceux de la « bonne chair »…
Et malgré tout, elle avait très faim.

Ce fut l’Italien qui la sauva de cette terrible situation. Il commanda à la préposée le même plat pour tout le monde, lui enjoignant d’attendre un peu – tout de même !- La femme, complice, sourit en notant la commande, tout en jetant quelques regards brillants sur le spectacle offert ainsi que sur le corps de Jade presque complètement dénudé.
Elle devait pourtant y être accoutumée.

La première hôtesse s’était à présent positionnée « à cheval » sur les genoux de la jeune femme, face à elle, et l’embrassait goulûment.

Aussitôt, de dessous sa table, Julien s’empara de ces fesses qui venaient à point nommé se superposer au sexe de Jade. Une pareille occasion ne se présenterait guère souvent. Il le savait bien.
Il se mit donc en demeure de lécher copieusement ce plantureux et savoureux derrière, le mouillant des flux de Jade et des siens propres, passant des fesses de l’une aux lèvres éclatées et sanguinolentes de l’autre avec férocité, comme si sa dernière heure n’était plus loin.

Jade, ne voulant pas rester passive, ouvrit le pantalon de son bel italien et en extrait une magnifique queue, raide et palpitante à souhait, prête à tous les excès.

Dans la salle sombre, excepté le chanteur, dont c’était le job de chanter, tous avait les yeux rivés sur cette étrange troupe dont notre héroïne – cette coquine ! - était le pivot central.



N°12 - Erotica51

Jade perdait pied doucement, emportée par ce plaisir nouveau qu’elle découvrait. C’était fantastique d’être ainsi caressée, embrassée, léchée, observée, par une multitude de mains et de bouches en même temps. Elle repoussa doucement la femme qui l’embrassait comme si elle allait la dévorer. Des deux mains, elle appuya sur la tête de Julien l’incitant à accélérer ses léchouilles sur sa chatte en feu, pendant que Luigi continuait à lui caresser les seins gonflés de plaisir. Du bout des doigts, il se mit à lui pincer les tétons, déclenchant dans sa chatte des spasmes de désir violent.

Bientôt le désir de Jade fut poussé à son apogée. Elle avait une faim terrible de ce bel italien, qui jusqu’ici, s’était contenté de laisser les deux autres profiter sans vergogne, du corps dénudé de Jade. Elle croisa le regard brûlant de Luigi, avec l’impression de n’être plus qu’une immense vague de lave incandescente qui l’emportait.

Luigi se redressa, intimant d’une voix rauque de désir, à la serveuse et à Julien de lui laisser Jade pour s’en occuper, à son tour. Il percevait la chaleur de son corps sans même avoir besoin de la toucher. Etourdie, Jade se releva, les jambes toutes flageolantes et se dirigea vers Luigi, les yeux brillants et les joues en feu. Les clients dans la salle n’en perdraient pas une miette de ce spectacle aguichant, s’étant eux aussi rapprochés pour ne pas perdre une miette de ce qui déroulait sous leurs yeux.

Luigi dégagea une table, étendant une nappe pour la recouvrir. Puis, se retournant, il s’approcha de Jade, la prenant dans ses bras et la fit s’allonger, sur la table. La serveuse comme aimantée s’était approchée à nouveau, s’amusant à caresser les charmes troublants de Jade.

Julien installé en face, ne perdait pas son temps, aspirant goulûment le sein gorgé de désir de Jade, qui n’en pouvait plus. Son regard suppliant croisa celui de Luigi qui lui fit glisser les fesses au bord de la table, en lui soulevant les jambes, les mettant en appui sur ses épaules.

La serveuse, soudain empressée, s’approcha de Luigi, défit son ceinturon puis ouvrit sa braguette, dégageant d’une main experte la queue aux dimensions impressionnantes de Luigi, avant de l’enfourner dans sa bouche affamée. Luigi soupira ; il allait devoir patienter avant de pouvoir pénétrer le sexe brûlant de Jade qui semblait l’appeler, irrésistiblement. Mais il ne voulait pas non plus vexer cette charmante serveuse qui s’était mise en tête de l’honorer d'une langue experte.

Sentant sa résistance diminuer, il retira sa queue trempée de la bouche de la serveuse, puis tapotant les fesses de Jade, il eut un sourire féroce, en commençant à la pénétrer. Cette petite française voulait du sexe ! Elle allait être comblée au delà de ses rêves ! Il croisa le regard jaloux de Julien, muet d’exaspération, sachant que cette belle queue vibrante allait enfin combler Jade et qu’il devrait se contenter de regarder son rival la baiser...

Sous lui, le beau cul de Jade se trémoussait, se frottant contre sa queue dressée, l’appellant, le désirant à en mourir. Quand donc Luigi allait-il enfin la pénétrer ? Ce fut un léger frôlement qui la mit en alerte puis un frottement plus appuyé de son gland, mouillant sa queue dressée de sa cyprine dont elle ruisselait, par cette attente interminable. Les lèvres de sa chatte étaient toutes gorgées, vibrantes de désir. Luigi glissa son doigt malicieusement entre ses lèvres trempées, montant et descendant dans son sillon brûlant, heureux en voyant le beau corps voluptueux de Jade brusquement se cambrer…Elle était arrivée au paroxysme de la résistance !


N° 13" par Yannsayr


Jade ferma les yeux.
Elle s’échappa de ce lieu, de cette table sur laquelle on l’avait allongée, de ces gens qui s’amusaient d’elle, d’elle même, enfin, de son esprit, de sa conscience dont une ultime partie s’ingéniait encore à se révolter de cette attitude qui lui semblait être toujours à l’affleure d’une forme de débauche qu’elle rejetait.

Il lui restait encore quelques bonnes barrières à franchir avant d’espérer se libérer définitivement de ce joug éducatif et moral qui l’emprisonnait depuis sa plus tendre enfance.
Ce voyage, en quelque sorte initiatique, n’était-il pas le remède, l’antipoison, l’antidote à cet état qui persistait, malgré sa bonne volonté?
Certes oui. Oh combien !

Elle s’échappait de son environnement, se libérait corps et âme, laissait ses chairs s’exprimer à leur guise sous la poussée de ce corps étranger qui l’écartelait inexorablement.
Elle laisserait cet inconnu jouir en elle.

Elle souffrait de la force de cette intromission.
Cette queue devait être énorme car elle pouvait, les yeux fermés, imaginer sans peine la colonne de chair épaisse pénétrer lentement au plus profond d’elle.
C’était comme une éventration. L’impression était la même mais sans la douleur.
Elle était victime, prisonnière de ce pieu qui la déchirait en deux. Mais, alors qu’elle aurait dû, en toute logique, tenter de se défendre, elle cherchait au contraire, par quelques coups de reins, à accélérer le processus.

L’homme était un expert. Il savait faire les choses. Il prenait son temps, la laissant moisir en un état proche de la folie.

Elle commença de gémir. Des cris rauques, indignes de son état, se firent entendre dans toute la salle. Cette montée d’orgasmes était si nette, si palpable, si physiquement ressentie par tout ceux qui assistaient en direct au supplice, que plus personne n’osait faire un geste. Une telle montée d’orgasmes, si animale, ne pouvait qu’inspirer du respect à ceux qui en étaient témoins.

Elle cria.
Tous ses muscles se contractèrent. Le corps de Jade s’arque bouta, se tendit tel un arc proche de la rupture.
L’homme avait atteint ses limites. Il poussa encore une fois, deux fois, tenta une ultime pénétration. Il aurait voulu s’insérer plus avant dans ce corps, le parcourir de part en part, se gorger de son sang, de ses organes.

L’hôtesse et Julien, impressionnés, se reculèrent soudain. Ils oublièrent leur propre désir. Le spectacle de cette femme en transe était incroyable. Le miracle à nouveau se reproduisait.

Elle cria.
Il lâcha un grognement inhumain.
Elle leva soudain ses bras vers le ciel en signe d’offrande aux Dieux, de remerciements, d’adoration.
Elle était en train de jouir. Lentement. Terriblement. Insupportablement.
L’homme s’affala sur elle, épuisé.
Jade pleurait.

Puis plus rien.
Leurs muscles se détendirent. Les yeux se rouvrirent. L’humanité se réinstalla. Les choses reprirent leur aspect ordinaire. Les respirations retrouvèrent leurs rythmes séculaires.
Tous applaudirent ce couple qui venait de leur révéler, encore une fois, le miracle de la création.



N°14 – Erotica51


Epuisée mais heureuse, Jade se releva, les jambes tremblantes, aidée par Luigi qui l’accompagna à sa table. Elle allait finir par tomber d’inanition si elle ne mangeait pas immédiatement. Il claqua dans ses mains, faisant signe à une jeune servante d’apporter les mets rapidement. Chacun reprit sa place à table en silence ; les autres convives continuaient à les regarder avec admiration. La prestation sexuelle de nos amis les avait comblés, déclenchant en eux de nouvelles pulsions à assouvir, prochainement.

Julien grignotait du bout des dents, face à Jade. Il lui en voulait de s’être donnée avec autant de fougue à cet italien, qui non content d’être beau comme un dieu, était aussi monté comme un âne ! Jamais il n’oserait plus montrer son sexe à Jade. Sa jeune queue était toute de longueur, bien plus fine et souple comme un roseau. C’était injuste de voir combien Dame Nature pouvait favoriser certains !

Sa morosité n’était pas passée inaperçue aux yeux de Jade qui s’en désolait. Comment rendre le sourire à ce jeune adonis qui l’avait accompagnée, avec la fougue d’un jeune chevalier ? Discrètement, elle donna un léger coup de coude à Luigi, lui indiquant la moue boudeuse de Julien. Celui-ci comprit le message discret et déclara :

- Finalement il est trop tard pour prendre le train. Nous allons donc dormir cette nuit ici et nous reposer. J’ai fait réserver trois chambres. La chambre de Jade porte le N°13. c’est au premier étage et donne sur le parc qui a l’air magnifique. La mienne a le N°14, juste à sa droite et la tienne Julien, le N°12, juste à sa gauche. Ainsi, si Jade ne se sent pas bien cette nuit ou fait un cauchemar, nous pourrons intervenir rapidement.
- Merci, rétorqua Julien, les sourcils encore froncés de colère, en revoyant mentalement le plaisir qu’avait pris Jade avec ce fat.

Soudain les paroles de Luigi le pénétrèrent vraiment. Il releva la tête, l’œil plus vif, avec une petite idée derrière la tête. Il avait remarqué la plus jeune des serveuses qui n’était pas insensible à son charme. Discrètement, il lui demanderait son aide pour mettre en place son plan. Il se leva, prétextant un besoin naturel à soulager. Puis il fila dans la cuisine à la recherche de la jeune fille, qui semblait-il, ne cessait de le lutiner. Finalement, il la coinça dans un couloir, lui adressant un sourire irrésistible :

- Je vous trouve vraiment ravissante ! lui susurra-t-il en la plaquant contre le mur
- Oh Monsieur, vous dites ça pour me faire rougir !
- Mais non ! ma mignonne. Vous êtes aussi jolie qu’une rose qui vient d’éclore. !
- Ohhhhhhhhh vous, vous avez une petite idée derrière la tête ! Je le sens !
- Oui, je l’avoue. J’aimerai vous retrouver cette nuit mais mon père va sûrement m’empêcher de sortir de ma chambre. Pourriez-vous vous montrer un peu plus aguichante et lui servir de nombreux verres de vins ? Il a toujours été sensible aux très jolies filles ! Et donnez moi le numéro de votre chambre !
- C’est la N° 20, au troisième étage…rétorqua-t-elle en s’enfuyant toute rougissante. Son père ne faisait vraiment pas son age !

Parfait ! Se dit Julien, en se frottant les mains, son plan allait marcher au delà de ses espérances ! Cette nuit il aurait enfin le champs libre et la belle Jade allait voir quel amant il pouvait être, lui aussi ! Il la ferait crier de plaisir pendant que son italien cuverait son vin en ronflant ! Il la tenait enfin sa vengeance !


"N°15" à Yannsayr


- Je te retrouve tout à l’heure, Jade ! Glissa Luigi à l’oreille de la jeune femme tandis qu’ils quittaient, main dans la main, la salle de restaurant.
-- Mon chéri, viens vite me rejoindre. Je t’attendrai, lui répondit-elle dans le même ton. J’ai hâte que nous nous retrouvions sur le même lit, enfin seuls. Tu me feras subir encore quelques-uns de tes petits secrets, j’espère !

Julien, ne perdant pas une miette de ce discours d’amoureux, jubilait du mauvais coup qu’il allait jouer à cet homme trop présomptueux. Néanmoins, il allait falloir tout de même payer en retour le petit service de l'employée qui allait l’aider.

- Bah ! Deux, dans la même nuit ne devrait pas trop me poser de problèmes ! S’exclama-t-il tout haut en riant dès qu’il se trouva seul dans l’escalier.

La nuit était bien installée. Le silence dans les couloirs de l’Hôtel était propice au repos nécessaire des voyageurs. Mais dans les chambres 12, 13, 14 et 20, les repos en question avaient une toute autre allure.

Jade s’était déshabillée et glissée avec délice dans la tiédeur d’une douche parfumée. Elle se préparait aux heures torrides que son italien allait lui faire subir ; persuadée que ce repas et l’exercice qui l’avait précédé n’avaient été là qu’un prélude, qu’une « mise en bouche » à d’autres formes plus subtiles de réjouissances.
Julien, lui aussi, de son côté, se préparait pour sa petite mise en scène...

Trois coups discrets résonnèrent à la porte de la chambre de Luigi.

- Entrez ! Fit il doucement.

Une jeune servante venait lui apporter spontanément quelques rafraîchissement.

- De la part de la Direction, fit-elle en lui adressant son plus magnifique sourire.
- Mais bien ! En voilà un établissement digne de ce nom qui soigne ses clients. Venez donc par ici. Ne restez pas si loin de moi!

L’homme, toujours habillé, était allongé sur le lit et observait avec plaisir cette jeune femme qui s’approchait de lui si aisément.
Seuls les hommes parfaitement au fait de leurs pouvoirs de séduction étaient capables d'afficher un tel contentement...



N°16 – Erotica51

Il observait avec jubilation cette délicieuse servante aux formes généreuses et troublantes s’approcher de lui, sans méfiance. Quel morceau de roi ! Il décida de passer à l’attaque pour gagner du temps. Il ne souhaitait nullement que Jade le surprenne avec cette mignonne :

- Quel est votre prénom ?
- Annette, monsieur.
- Moi, c’est Luigi. Quel age avez-vous donc ? demanda-t-il prudemment
- J’ai fêté la semaine derrière mes 18 ans !
- Hummm Excellente nouvelle ! Accepteriez-vous de trinquer avec moi, Annette ?
- Bien sur, Monsieur Luigi, mais juste un peu car je suis en service encore ce soir

Annette versa le vin dans deux verres, préparés intentionnellement sur le plateau en argent. Penchant son buste volontairement, elle dévoilait sa jeune poitrine, aux seins bien fermes. Luigi sentit des picotements au bout de ses doigts, en les imaginant déjà aux creux de ses paumes accueillantes, en lui pelottant.

- Asseyez-vous à coté de moi, jolie Annette et trinquons à ma manière, dit Luigi, le regard soudain plus brillant

La charmante Annette, s’installa donc sans méfiance sur le bord du lit, observant ce bel homme, si sur de son charme. Elle avait des scrupules brusquement à l’enivrer. Comment faire pour arriver à l’épuiser jusqu’à ce qu’il tombe de sommeil ? Une pensée lui vint. A cet age, ce bel italien devait avoir aussi de l’expérience, cette fameuse expérience qui manquait sûrement à Julien. Peut-être que c’était l’occasion ou jamais de pouvoir comparer ce qu’ils savaient faire ? Elle jeta un bref regard à la pendule accrochée dans la chambre. Elle sourit de contentement….Elle avait largement du temps devant elle.
Luigi lui plaça sa coupe dans la main puis croisant leurs bras, burent, les yeux dans les yeux, en se regardant d’un air provocant. Annette rougit immédiatement, dévoilant son inexpérience de l’amour. Repoussant leurs coupes et le plateau, Luigi fit glisser son doigt sur les lèvres gonflées de la jeune femme.

- Très jolie bouche, chuchota-t-il en la fixant longuement, ce qui acheva de la troubler.

Que devait-elle faire pour lui plaire ? D’instinct, elle entrouvrit sa bouche puis une petite langue rosée vint laper le doigt tendu de Luigi, comme le ferait une petite chatte craintive. Après un long regard observateur, Luigi comprit qu’elle n’avait jamais fait de fellation et décida de lui donner sa première leçon.

- Glisse tes lèvres, sur le doigt et aspire le…Oui, comme cela. Joue tout autour avec ta langue, lèche le maintenant en appuyant, monte et descends maintenant et accélère, … Oh ! oh ! tu es plutôt douée pour une jeune débutante ! dit-il en riant.

Annette rosit sous le compliment, se disant qu’il ne verrait sûrement pas qu’elle manquait à ce point d’expérience. Cela la rendit encore plus audacieuse. Elle défit les boutons du pantalon de Luigi et plongea la main dans son caleçon. Bigre ! Quel morceau ! Elle se mit à mouiller imaginant déjà le plaisir qu’elle allait prendre.

Une fois la queue de Luigi bien en main, elle approcha sa langue rosée avec curiosité. Comme la peau était douce et délicate, se dit-elle agréablement surprise. Chaque coup de langue qu’elle déposait dessus faisait sursauter sa queue et la raidir encore plus. Elle s’humecta largement les lèvres puis glissa la queue tendue à l’extrême entre ses lèvres, la faisant coulisser doucement. Luigi ferma les yeux, savourant la chaleur qui irradiait sur sa chair…



N°17 – Yannsayr

La petite prenait sa mission très à cœur. Elle était doublement satisfaite car elle allait enfin pouvoir connaître la saveur d’un homme et mettre du piquant dans sa petite vie de serveuse, un rien tristounette.
Tandis qu’elle mettait assidûment en pratique ses leçons, elle ne cessait de lui présenter, entre deux léchages, des verres emplis d’un magnifique vin d’Italie ; vin doux en palais mais terriblement traître au cœur.

L’autre semblait apprécier ce bon mélange. Il ne doutait plus un instant de la bonne fortune de sa vie et de sa superbe réussite en matière de conquêtes féminines due seulement, croyait-il, à ses talents de grand séducteur.

Mais soudain une chose l’étonna : malgré la friande petite figure de la servante et sa manifeste bonne volonté, il ne bandait pas. Même une certaine lourdeur envahissait son cerveau. Il ne comprenait pas. Il en fut vexé et un geste de mauvaise humeur lui échappa malgré lui.
Annette, la tête entre les jambes de l’homme, observait la scène attentivement. La vieille sorcière qui lui avait fourni le somnifère avait assuré que l’effet interviendrait dans les 15 minutes après l’absorption. Elle ne s’était pas trompée. Luigi dormait déjà profondément.

Elle tripota encore un petit moment cette longue colonne de chair rose et molle puis regretta un instant son geste qui la privait d’un bon moment. Mais elle se mit à rire.

- Quelle aventure. Je m’amuse comme une folle ! Cette nuit sera sans doute pleine de surprises.

Elle rhabilla l’homme rapidement, positionna une couverture sur ses épaules puis s’en alla, en prenant bien soin de tout faire disparaître de sa présence.

- Il a son compte pour un bon moment, se dit-elle tandis qu’elle frappait discrètement le code secret à la porte de la chambre de Julien. Il ouvrit aussitôt.
- La voie est libre, chuchota-t-elle à l’oreille du jeune garçon
- Merci, Annette. Tu es géniale.
- Alors, n’oublie pas ta promesse. Je reste avec toi dans la chambre de Jade. Elle ne devra jamais s’en rendre compte.
- Ne t’inquiète pas. Nous resterons dans le noir total. Elle croira faire l’amour avec son Italien stupide. A propos, tu as pris le parfum du gars ?

Annette sortit de son tablier une petite fiole dorée.

- Le voilà !
- Bien, alors allons-y ! Fit-il.

Julien s’aspergea le corps du parfum en question puis les deux complices se glissèrent dans le couloir silencieux


N°18 – Erotica51

Julien en profita pour attraper dans le noir le corps d’Annette, la plaquant dans le couloir tout en la pelotant hardiment et en l’embrassant goulûment ; la coquine répondit à ses baisers avec empressement. Celui-ci en profita pour glisser ses doigts sous la jupe de la mignonne, vérifiant son excitation. Il sourit dans la pénombre, en sentant ses doigts trempés de cyprine.

Elle était à point, ouverte déjà sous ses caresses. Il s’agenouilla devant elle, dénudant ses cuisses, et baissa sa charmante culotte de coton blanc, d’un geste assuré. Autant lui montrer ce qu’il allait lui faire, une fois qu’il aurait rassasié la belle Jade.

Quand la langue de Julien effleura le doux sillon de chair frissonnante, Annette se mit à onduler de plaisir. Humm Comme ce garçon léchait bien sa chatte devenue trempée ! Elle ferma les yeux un bref instant, complètement grisée par ce qu’il lui faisait. Ce Julien avait déjà une sacrée expérience ! Voila sûrement une des raisons qui l’avait attirée vers lui, inconsciemment. Le reste en serait encore plus succulent.

Mais l’heure tournait et Julien s’en rappela à temps, après lui avoir déposé sur la chatte un dernier baiser, il se redressa, s’essuyant la bouche soigneusement avec son mouchoir. Pas question d’oublier Jade ou lui mettre la puce à l’oreille avec les effluves troubles d’Annette !

Ils se réajustèrent rapidement puis reprirent leur route dans le couloir sombre. Enfin, ils furent devant la porte de Jade. Leurs cœurs s’accélérèrent. Tournant doucement la poignée, Julien entra sur la pointe des pieds, suivi en silence, par la jeune servante qui alla aussitôt se cacher derrière le canapé. Pas question d’en perdre une miette du spectacle qui allait se dérouler devant elle !

La chambre était légèrement éclairée par les volets ouverts qui laissaient pénétrer la lumière blanche de l’astre lunaire. Le corps à peine nu de Jade était exposé impudiquement à leurs regards, tout juste recouvert d’une légère nuisette lui arrivant à ras des fesses. Elle s’était endormie sur le ventre, les bras croisés sous le visage, les fesses bien cambrées, offerte à l’amant qu’elle attendait.

Julien sentit sa queue furieusement se dresser en la contemplant. Qu’elle était belle ! Rien à voir avec le corps d’Annette. La nudité de Jade le troublait, provocant des élancements douloureux dans son pantalon…Quelle folle nuit ils allaient enfin passer ensemble ! Il retira se chaussures en silence puis s’approcha de Jade, plus ému qu’il ne le laissait paraître.

Quand sa paume se posa doucement sur son beau cul offert, celui-ci parut parcouru d’un long frémissement. Jade émit un doux gémissement de plaisir…


N°19 – Yannsayr

La situation était suffisamment exceptionnelle pour qu’il ne la laisse pas passer sans s’y donner de toute son âme. L’obscurité était quasiment totale. Il leur fallut quelques bonnes minutes pour que leurs yeux s’accoutument aux lieux. Annette, rassurée quant à son invisibilité, s’installa sur le canapé non loin du lit. De là, elle suivrait, pas à pas, cette nuit de plaisirs.

Julien lui fit un signe de connivence puis caressa sa joue. Annette, aussitôt, n’y tenant plus, se leva et commença à déshabiller le garçon. Lui, les deux mains écartées, s’amusait à frôler la peau des cuisses de Jade jusque sous sa nuisette.

Cette dernière ne réagissait pas.
Jouait-elle la comédie ? Dormait-elle ? Qu’importe ! Tous ici étaient consentants et ne cherchaient qu’à trouver des plaisirs raffinés.
Annette, ôta la chemise de Julien puis son pantalon. En un clin d’œil, il se trouva intégralement nu et le sexe fièrement dressé.

Il se pencha à l’oreille d’Annette.

- Viens m’aider mais… chut ! Surtout !

La jeune femme battit silencieusement des mains d’enthousiasme.
Ils se positionnèrent de chaque côté du lit puis relevèrent, doucement, le tissu léger qui couvrait les fesses et le dos de Jade. L’arrondi de ses deux globes était parfait. C’était un petit miracle de la nature.

Annette, spontanément, s’apprêtait à y poser sa main mais Julien la coupa dans son geste. Il ne fallait pas oublier que Jade attendait son Italien, pas Julien ; et surtout si ce dernier s’était fait accompagner d’une vilaine voyeuse.
Annette acquiesça.

Lentement, en prenant mille précautions, il écarta les jambes de la femme allongée. Elle se laissa faire, soupira, déplaça ses épaules puis resta tranquille. Les deux compères se regardèrent, satisfaits.

A présent, ses deux jambes formaient un triangle diabolique dont le sommet allait se perdre dans les replis mystérieux de l’anatomie de Jade. Quelle tentation d’aller y faire traîner un doigt ou une langue !

Annette, trouvant le temps trop long, prit la main de Julien et la posa délicatement juste entre les fesses de la femme. Julien découvrit ce repli caché, brûlant, si tentant.
Ce ne fut qu’au contact du doigt du garçon posé sur la petite rosette de Jade que celle-ci réagit : elle referma ses jambes d’un geste vif.

Julien était pris au piège !
Que pouvait-il faire, sinon, poursuivre son investigation…



N°20 – Erotica51

L’entrejambe de Jade était devenu brûlant et humide. Elle avait réussi à coincer nerveusement la main de Julien qui avait senti la panique le gagner. Avait-elle découvert qui il était ? Non, c’était impossible ! La pièce était trop sombre pour qu’elle puisse distinguer ses traits. De plus le parfum dont il s’était aspergé copieusement ne pouvait que la conforter dans l’idée qu’il s’agissait de son italien.

Il se décida brusquement à réagir avant qu’elle ne se doute de quelque chose et n‘allume la lampe. Il se pencha sur ses fesses rebondies et commença à souffler dessus doucement, guidant son souffle dans ce sillon qu’il lui tardait de découvrir.

De sa main prisonnière, il bougea doucement les doigts, cherchant son point faible. Jade était moite déjà et ne put s’empêcher de sursauter en sentant le bout d’un doigt effleurer son clitoris excité par ces heures d’attente interminables, à l’attendre dans l’obscurité.

Le doigt bougeait, la caressait, la mettant en émoi. Troublée, elle relâcha la pression de ses cuisses laissant, celui qu’elle prenait pour son amant, manoeuvrer.

Le doigt se faisait plus audacieux, plus curieux, s’enfonçant doucement vers l’entrée de son sexe, la laissant ruisselante de désir. Elle voulut se retourner mais celui qu’elle prenait pour son amant lui dicta :

- Non, reste comme cela…je veux te sentir offerte…n’aie pas peur, je serai doux avec toi
- Hummm, ne me laisse pas trop longtemps à attendre, j’ai trop envie de toi, chuchota-t-elle, en remuant ses jolies fesses fermes

Julien décida de monter sur le lit, enjambant le corps de celle qui serait bientôt sa maîtresse, posant sa queue raidie sur son postérieur frémissant. Jade remuait doucement sous la caresse troublante de cette colonne de chair, la laissant aller et venir entre ses fesses, se cambrant exagérément en l’appelant silencieusement…Julien, troublé observait ce cul de rêve qui ondulait de désir sous lui... Allait-il oser la pénétrer ?

Il mouilla de salive sa main puis déposa celle-ci sur son gland congestionné. Doucement il appuya sur sa rosette frémissante, inquiète…Il appuyait doucement, millimètre par millimètre, essayant de contenir son envie, ne voulant pas la blesser mais lui offrir une autre forme de plaisir…

Peu à peu, l’anneau de chair se détendit lentement, laissant pénétrer enfin le gland…Jade émit un léger gémissement, puis commença à onduler, plus activement, allant à sa rencontre, forçant le pieu à aller plus profond en elle. Hummm Comme c’était bon ! Julien sentit un vertige le gagner en sentant sa queue tendue glisser entre les chairs qui l’enserraient…

Durant ce temps, cette coquine d’Annette en avait profité pour aller se glisser près d’eux et pelotait les bourses de Julien, l’excitant comme jamais de sa langue sur ses fesses…celle-ci les lui écarta, profitant qu’il se penchait sur Jade pour s’enfoncer plus loin et lui lapa l’anus, malicieusement…Bon sang ! Cette coquine allait le faire jouir si elle continuait ainsi !



N°21 - Yannsayr

Annette n’avait jamais imaginé l’amour de ce côté là.

Elle n’était pas naïve à ce point, bien sûr, sur toutes ses pratiques mais se disait que ce n’était pas le moment et qu’elle préférait se contenter d’un plaisir par des voies plus naturelles. D’ailleurs, en attendant qu’un homme veuille bien s’occuper d’elle, elle ne se privait pas de s’offrir un grand nombre d’orgasmes. Quand l’envie la tenaillait trop, elle disparaissait dans les sous-sols de l’hôtel et s’affalait, intégralement nue, sur l’énorme paquet de linge de la laverie. Là, elle se frottait le sexe énergiquement jusqu’à l’obtention d’un nombre incroyable d’orgasmes. La chaleur y était toujours intense et l’endroit tranquille à souhait.

Mais à présent, de voir cette cliente se faire perforer l’anus d’une si belle manière lui suggérait de nouveaux désirs. Elle se prit à rêver du même traitement.

Après une dernière poussée, les entrailles de Jade engloutirent intégralement le sexe de l’homme.
C’était incroyable. Annette était sidérée d’un tel geste.

Voulant goûter elle aussi à cet endroit maléfique, elle se positionna plus confortablement entre les cuisses de Julien et continua de lui mouiller copieusement la raie jusqu’à sentir sa rondelle palpiter d’attente. Puis, maligne, glissa également une main sous le ventre de Jade afin de se saisir de sa touffe poisseuse et d’y goûter à sa manière.
Jade réagit aussitôt. Elle bredouilla quelques vagues paroles d’encouragement :

- Mais… Luigi, comment fais-tu ? Tu vas me tuer... Oui.. continue ainsi… Humm…

Julien était aux anges. Enfin, il baisait sa cliente. Son désir était satisfait bien au delà de qu’il aurait pu seulement imaginer.
Il sentait entre ses fesses la langue tendue et dure d’Annette qui tentait de le perforer aussi.
C’était beaucoup pour un jeune homme comme lui. Instinctivement, il stoppa ses mouvements et observa les réactions de Jade sous les doigts d’Annette. Il s’allongea sur le dos de la femme, se laissant aller et ouvrant ses fesses largement aux découvertes et palpations de la jeune novice derrière lui.

Craignant que cette position ne mît la puce à l’oreille de Jade, il positionna les bras de celle-ci en croix afin de l’empêcher d’allumer la lumière ou de relever son visage puis la couvrit de baisers partout où sa langue voulait le conduire. ..


N° 22 - Erotica51



Jade fermait les yeux, le nez plongé dans ses draps de satin, le corps en feu, pilonnée par son amant. Elle aurait tant voulu lui rendre au centuple ce qu’il lui donnait comme plaisir ! Mais celui-ci avait aujourd’hui, décidé de prendre l’initiative et de la soumettre à son envie.

Comme il la désirait ! Sa queue la fouillait impitoyablement la rendant folle de désir. Elle ondulait sous lui, prise d’une véritable fringale sexuelle. Parfois, elle sentait les doigts légers de son amant s’infiltrer entre ses cuisses, lui caresser amoureusement les lèvres puis s’amuser à lui titiller le clitoris. Ses hanches partaient alors à la rencontre du bassin de son amant avec frénésie.

Julien quand à lui n’en menait pas large, la queue enserrée dans l’anus de la belle Jade, et la langue gourmande de la charmante Annette qui semblait prise de folie à le lécher goulûment. Elle glissait sa langue au fond de son anus, avec virtuosité, forçant de sa langue ses chairs tendres, comme si elle cherchait à l’enculer.

Sa queue palpitait d’impatience. Julien savait qu’il ne tiendrait pas longtemps la cadence, pris en étau entre Jade consentante et Annette qui se livrait sur lui à une débauche de caresses sensuelles entre ses fesses. Il attrapa le poing et d’Annette, la bloquant dans ses gestes. Il n’en pouvait plus de se retenir. Sa queue butait nerveusement contre les tendres chairs de Jade, la croupe relevée, offerte corps et âme, à celui qu’elle prenait pour son bel italien.

Julien imagina cet homme qu’il exécrait, l’imaginant ouvrant la porte en découvrant la belle Jade sodomisée par lui. Quelle belle vengeance ! Sa queue palpita d’impatience de plus belle ! Ses allers et retours dans les chairs tendres de Jade se firent encore nerveux, comme s’il avait soudain le diable aux fesses.

Il est vrai que la charmante Annette lui avait glissé un doigt puis deux dans son anus, le faisant jouir violemment, à longues saccades de sperme brûlant. Jade émit sous lui de longs feulements de plaisir, se laissant aller elle aussi à la jouissance. Julien s’affala un instant sur elle, faisant signe discrètement à la belle Annette de disparaître, rapidement de la chambre ….


N°23 - Yannsayr

Jade voulait qu’il reste à ses côtés. Elle avait besoin encore de cette présence.
- Oh Luigi, tu me feras mourir ! susurra-t-elle à l’oreille de l’homme affalé sur son dos.
- Shuuut ! répondit Julien.

C’était la seule chose qu’il pouvait exprimer. Il ne fallait pas que Jade reconnaisse sa voix. Il se chargerait plus tard, à un meilleur moment, de lui démontrer que cet Italien ne lui arrivait pas à la cheville, malgré son jeune âge. Mais pour l’heure, il était plus que temps de filer en douce. Il ne connaissait pas ses réactions.
Elle avait fermé les yeux. Peut-être s’était-elle rendormie, épuisée de ces plaisirs à répétition qui n’en finissaient plus.

Rapidement et silencieusement, il se rhabilla, fila dans le couloir puis s'enferma sans traîner dans sa chambre. Il avait complètement oublié la petite Annette ; laquelle devait attendre son dû.
Justement, cette dernière, au bord de la crise de nerf, cherchait désespérément comment combler ce désir qui ne la quittait plus. Elle enrageait de ne plus apercevoir le petit Julien. "Ces promesses ne valent rien à celui-là!".

- Ha mon salaud ! t’as filé maintenant que tu t’es payé ta belle cliente !

Elle enrageait. Ses pas la portèrent à nouveau devant la chambre de Luigi. Sans doute l'italien dormait-il encore.

- Et bien, voilà l’homme qu’il me faut. Faudra bien qu’il se réveille pour moi

Elle pénétra sans façon dans la chambre de l’Italien, se déshabilla en un clin d’œil, puis, nue, se vautra littéralement sur le lit où l’autre ronflait profondément

- Ho, mon bel Italien, viens me satisfaire. Tu ne peux pas savoir ce que Julien a fait du corps de Jade. Fais-moi la même chose. Je t’en supplie !

L’homme bougonna, marmonna, déplaça son grand corps musclé quelques instants puis reprit le cours de son sommeil.
Annette, n’en pouvant plus, jeta le drap qui le couvrait puis se saisit brutalement de la longue queue qui glissait mollement sur le côté de la cuisse gauche. Annette siffla d’admiration devant la chose énorme qui pendait, inerte.

- Elle est magnifique. Je veux qu’elle me transperce, celle-là, tu entends ? Réveille-toi !
Fais-moi mal.

Il grogna encore. Mais tout de même la queue semblait se réveiller. Elle durcissait doucement.

- Oui, voilà. Encore un petit effort. Là, bien, viens donc ma belle. Je n’ai besoin que de toi ! Toi, tu n’as qu’à continuer de ronffler.

Lorsqu’elle fut suffisamment dure, elle se positionna à cheval sur le bassin de Luigi et alla s’empaler brutalement sur cet énorme pieu.
Elle n’en pouvait plus. Son orgasme était là, prêt à jaillir de son corps en furie. Immédiatement, elle hurla de plaisir.

- Ha mon salaud de Julien. Regarde ! Je prends mon pied sans toi ! Oui… que c’est bon ! Hummm !

L’homme, lorsqu’il se réveillera, se demandera sans doute d’où venait le rêve qui l’avait traversé durant son sommeil…


N°24 – Erotica51

Ils étaient tous réunis autour de la longue table, prenant leur petit déjeuner en commun. Annette faisait son service en lui lançant des regards noirs. Jade paraissait avoir merveilleusement bien dormi et affichait un magnifique sourire, sans se douter de quoi que ce soit. Luigi avait un mal de tête infernal et tentait tant bien que mal de se remémorer ce rêve bizarre ou une inconnue, totalement déchaînée, l’avait chevauché dans la nuit avec une rare violence.

Quand à Julien, il couvait discrètement du regard amoureusement la belle Jade, l’esprit rempli de visions érotiques, après l’avoir possédée à son insu. Peu parlait, répondant plutôt par quelques mots brefs, certains échafaudant d’autres plans, dans leur tête. Quand Jade interpella Julien, celui-ci lui décocha un sourire resplendissant :

- Et Julien, je ne sais ce que vous avez fait de votre nuit mais on dirait que celle-ci a été profitable ! Vous avez le regard brillant comme un jeune loup revenu le ventre plein de la chasse !
- C’est vrai, Jade. Ma nuit a dépassé mes plus belles espérances…C’était « magnifique ! Jamais je n’avais eu l’occasion d’avoir une telle amante et … » ! Celui-ci n’eut pas l’occasion d’en dire plus,notre Annette furieuse venant de lui déverser de colère la cafetière, sur la tête ! Devant son air furieux, tous éclatèrent de rire, même Luigi malgré sa migraine.
- - Oh pardon, milord ! Mon pied s’est pris dans une de ces chaises ! Pardon ! pardon ! murmurait d’un air vraiment sincère la jeune fourbe, le tamponnant plus que nécessaire d’une serviette, en se retenant de rire.
- Bien, et si nous préparions nos valises maintenant ? Je crois qu’il est grand temps de reprendre notre voyage. N’oublions pas que quelqu’un d’important m’attend à Venise, dit Jade, soudain pressée de retrouver celui qui l’avait initiée au plaisir et offert ce voyage.

Elle avait perçu le visage maussade de Luigi comme un silencieux reproche à cette nuit explosive passée ensemble. Sans doute n’avait-elle pas été à la hauteur de son attente pour qu’il tire une tête pareille ? Une fois sa valise faite, elle essaierait d’avoir un entretien avec lui et d’essayer de comprendre ce qu’il avait sur le cœur.

Des images troublantes continuèrent toute la matinée à danser dans son esprit, lui rappelant le plaisir fabuleux qu’elle avait pris à cette sodomie. Il devait sans doute avoir quelque chose qui le préoccupait de sérieux pour faire cette tête ! Vers midi, elle décida d’en avoir le cœur net et l’interpella, d’un geste discret, lui faisant signe de l’accompagner dans le parc, afin de discuter avec :

- Que se passe-t-il Luigi ? je croyais que cette nuit passée ensemble avait été pour toi aussi fantastique ? Comptes tu me faire encore la tête longtemps parce ce que j’ai accepté par toi d’être sodomisée ?
- Quoi ? ! puis je te poser juste une question : est-ce toi qui est venue me retrouver dans ma chambre cette nuit ? lui demanda Luigi, réfléchissant à toute vitesse
- Mais non. C’est toi qui es venu me retrouver dans mon lit quand j’étais endormie…
- Je me disais bien que quelque chose clochait ! Le petit salopard ! Je vais l’étrangler ! le réduire en chair à pâté ! Il a osé faire ça sous mon nez ! Ou est-il passé cet enfoiré ?!

Jamais Jade n’avait vu un homme aussi en colère et fulminer comme un taureau furieux…Elle venait soudain de comprendre ! Le jeune Julien, à n’en pas doute, allait passer un mauvais quart d’heure. Mais il fallait bien convenir qu’en dépit de sa jeunesse, il avait su faire preuve d’une sacrée audace et ne s’était pas si mal débrouillé, finalement…Jade se mit à rire sous cape.


N° 25" - Yannsayr

- Vite, Julien, fuyons ou il en va de notre vie ! s’écria Jade en s’esclaffant.
- Fuir ? Mais…
- Ne discutez pas. Nous n’avons que quelques instants devant nous. L’autre est fou furieux.

Il n’en fallut pas plus pour que le jeune homme comprenne que son scénario avait été éventé. Mais savait-elle aussi pour la nuit dernière ? Il aurait bien aimé que tout ceci restât secret. « Annette, sans doute a dû cracher le morceau, la garce ! » Il convint tout de même qu’il n’avait pas été loyal avec elle. Mais l’heure n’était plus aux reproches. L’Italien était bien trop costaud pour tenter une raisonnable explication.

- Quant à nous deux, continua-t-elle, mon jeune ami, lorsque nous serons dans le train, il va falloir que l’on discute un petit moment.
- Heu… bien sûr… bien sûr… Ma… Madame…

Ils sautèrent dans le premier taxi venu et se rendirent directement à la gare. Evidemment, l’Orient Express ne les avait pas attendus.

- Ne vous inquiétez pas, je vais tacher d’arranger ça ! fit Julien tout heureux d’échapper un temps aux regards suspicieux de sa cliente.
- Je vous fais confiance, mon petit, fit Jade qui décidément s’amusait follement de cette petite escapade en terre étrangère.

Une petite heure plus tard, Julien réapparut, hilare. Il avait réussit à rattraper le coup. Il était accompagné d’un administrateur : bel homme, costume clair, sourire franc et l’allure d’un jeune professionnel dynamique. Tout de suite, Jade apprécia l’homme. Il s’adressa à cette dernière.

- Vous avez eu une petite indisposition, n’est-ce pas ?

Jade observa Julien, amusée.

- Bien sûr, un petit malaise et…
- Ne vous inquiétez pas. En principe, nous ne pouvons accorder ce genre de faveurs à nos clients, vous le comprendrez. Je veux dire que si vous décidez de quitter le train, et bien, ma foi, vous perdez votre voyage et…
- Ho, je sais bien que vous faites votre travail, cher Monsieur, mais, enfin, pour une fois, ne pourriez-vous pas faire une petite exception ? Minauda-t-elle.

Elle se doutait bien que l’homme lui était tout acquis. Mais ceci faisait partie du jeu

- Vous êtes vraiment très charmante et je ferai tout mon possible pour récupérer l’affaire…. A propos, vos affaires, ne seraient-elles pas restées dans votre cabine ?
- Mais bien sûr ! s’écria la jeune femme faussement paniquée

Elle se tourna vers Julien.

- Où avons-nous la tête ! Je crois que je vais avoir un autre malaise… ho… mon Dieu!
- Non, non ! Rien n’est perdu. Je téléphone à mon administration et vous retrouverez tout, intact, à la gare de Santa Lucia, s'écria le responsable.

Jade recouvrit quelques couleurs.

- Oh merci, je ne saurai comment vous remercier.
- Seulement, il vous faudra attendre demain matin. Il reste des cabines disponibles. Je fais le nécessaire pour échanger votre billet. Il ne vous en coûtera rien, sinon un sourire.
- Alors, je vous en distribue à satiété, finit-elle par dire, en lui saisissant délicatement le bras.


N°26 - Erotica51


L’homme échangea avec Jade un regard chargé de connivence. Cette belle femme élégante et charmeuse lui plaisait vraiment. Il ne pouvait abandonner sa cliente ainsi, sans se préoccuper de l’endroit où elle allait passer la nuit. Il se décida brusquement :

- Voulez-vous que je vous emmène à l’auberge du Chamois ? C’est un de mes amis qui la gère. Il devrait vous trouver une chambre, voir deux, pour la nuit, dit-il en regardant le jeune homme qui l’accompagnait et la couvait comme si elle lui appartenait. Celui-ci devait être tombé amoureux d’elle ! Il devrait penser à l’écarter de son chemin.
- Oh, vous êtes vraiment un homme qui pense à tout ! Très bien, allons-y ! Venez Julien et cessez de boudez dans votre coin. Que vous arrive-t-il aujourd’hui ?
- Rien, j’ai mal dormi, mentit-il

Ils montèrent rapidement dans la voiture luxueuse de l’administrateur et en profitèrent pour observer la ville. Jade sentit sur elle le regard de cet homme charmeur dans le rétroviseur. Il était attiré par elle comme elle l’était de lui. Mais comment faire pour l’attirer dans son lit ? Il ne lui restait que cette journée et une nuit. Sans compter sur Julien qui veillait sur elle comme un cerbère !

Discrètement, elle sourit, d’un air complice au regard de l’homme dans le rétroviseur intérieur. Cet homme lui plaisait à un point extrême, de par ses bonnes manières, son élégance naturelle mais aussi parce charme qui se dégageait de lui. Mille projets se mettaient rapidement en place dans sa tête pour l’attirer. Jade en avait oublié son bel italien trop possessif mais stupide.

Quand ils arrivèrent devant l’auberge, l’homme vint lui ouvrir la porte, élégamment. Jade en profita pour lui faire découvrir ses belles jambes, de façon suggestive. Oh peu de chose en vérité, juste le temps qu’il découvre qu’elle portait des bas. L’homme eut un sourire discret…

Heureusement, il connaissait bien l’aubergiste. Attablés devant un bon café, Jade et Julien suivaient leur discussion à voix basse, sans rien entendre de leur place. L’aubergiste venait d’acquiescer et remit à l’administrateur deux jeux de clés. Sans s’en douter, Julien venait d’être discrètement évincé, se retrouvant au rez-de-chaussée alors que Jade serait au second étage !

Bien entendu, Julien tira la tête, un peu plus, furieux contre cet homme qui avait croisé leur chemin et semblait s’ingénier à contrecarrer ses plans. Jade, quand à elle, affichait un sourire éclatant, minaudant devant l’homme comme une diablesse en chasse. Cette satanée femelle avait le feu aux fesses, se dit Julien, rageusement.

L’homme se retira, prétextant qu’il devait retourner à son bureau pour gérer ses affaires mais serait de retour à 19 heures et dînerait avec Jade. Décidément, se dit le pauvre Julien décontenancé, cet homme ne lui disait rien qui vaille ! Il allait devoir monter une garde féroce autour de Jade s’il ne voulait pas se voir évincé comme l’italien qui devait fou de rage. Cette pensée lui arracha un sourire. Mais il n’avait pas encore abattu toutes ses cartes avec cet administrateur…



N° 27" - Yannsayr

Mais le destin aida le pauvre garçon. Un destin plutôt étonnant et pour lequel il n’aurait pas parié un cent. Bien sûr qu’il ne pouvait rien faire contre cette folie orgasmique qui prenait Jade toutes les cinq minutes et qui l’entraînait dans les pires situations, et contre ces mâles en rut qu’elle affolait de la plus terrible des façons.
Ainsi donc, le Destin vint à son aide.

Juste avant le dîner, l’aubergiste le fit venir et lui remit un paquet à son nom. Julien, étonné, s’en empara et attendit d’être dans sa chambre pour l’ouvrir.

A l’intérieur se trouvait un mot qui lui était destiné. Il le parcourut fébrilement...

« Monsieur,

Je prends conscience de l’intérêt que vous portez à cette dame que vous accompagnez si élégamment et croyez bien que j’apprécie les efforts que vous faîtes pour écarter de son chemin les nombreuses tentations qui s’y présentent. Voici donc un modeste cadeau en guise de remerciement.

En espérant que vous continuerez à agir de la sorte pour le bien de tous et que vous mènerez Jade à destination le plus directement possible.

Merci de remettre également cet objet à sa destinataire afin qu’elle se remémore la raison initiale de son voyage.

Un ami. »

Il découvrit le petit carton blanc qui faisait partie des affaires laissées dans le train de la veille et découvrit le loup de velours noir que Jade devait porter une fois arrivée à Venise. Dans la même boîte, il trouva un chèque dont le montant vertigineux acheva de le convaincre d’obéir.

L’administrateur, curieusement, ne se présenta jamais. Sans doute s'était-il endormi ? Jade en fut désappointée mais l’oublia très vite. Ce que Julien lui montra la remit immédiatement dans le droit chemin. D'humeur maussade, elle alla se coucher, rapidement, prétextant un mal de tête assez insupportable. Bien entendu, jamais Julien ne lui parla du chèque qu'il avait reçu en échange de son silence.


N°28 – Erotica51

Le lendemain, Julien emmena Jade à son train. Elle avait retrouvé son sourire mais restait étrangement silencieuse, observant d’un œil indifférent le paysage par la fenêtre, en serrant entre ses doigts fins, le fameux loup noir.

Julien quand à lui, avait peu dormi, tiraillé entre l’envie d’aller retrouver Jade et le désir de la laisser tranquille, se demandant qui était cet homme qui semblait deviner ce qu’elle faisait. Le montant faramineux du chèque avait de quoi le faire réfléchir aussi.

Quand le train arriva à Venise, un homme vint les accueillir, informant julien qu’il pouvait repartir, que dorénavant la jeune femme serait en bonnes mains. Pour le convaincre l’homme lui montra le double du courrier qu’il avait reçu.

Ce fut le cœur lourd qu’il vint dire adieu à Jade. Elle lui sourit, le serrant contre elle, devinant son désarroi et lui chuchota alors à l’oreille :

- J’ai passé une nuit fabuleuse avec vous Julien…vous irez loin avec les femmes !
- Mais…
- Chutttt ! Sauvez-vous maintenant ! On m‘attend…
- Adieu Jade…Ecrivez moi si vous avez besoin de mon aide.
- Non, tout ira bien, croyez-moi…Nos routes doivent vraiment se séparer. L’homme qui m’attend sera toujours à mes cotés. Ne vous inquiétez plus…

Jade lui déposa un ultime baiser sur la bouche puis s’enfuit sans plus le regarder. Le temps passait et l’homme qu’elle aimait, s’impatientait. Si elle connaissait sa patience, elle devinait aussi son impatience à la retrouver.

A l’hôtel ou l’homme la conduisit, elle découvrit sur son lit un grand paquet et une superbe rose posée dessus. Un petit mot était posé dessus :

- Faites–vous belle et n’oubliez pas de mettre votre loup. La fête se tiendra à Minuit au Palais des Doges…Ne tardez plus, vous me rendez fou de désir.

Jade sourit à la lecture de ce message puis poussa une exclamation d’émerveillement en découvrant la robe superbe aux reflets bleu nuit qui l’attendait. Elle l’enfila, impatiente et se regarda dans la grande glace de sa chambre. Elle n’en revenait pas ! Il connaissait sa taille ! Elle la retira puis la posa avec précaution, sur son lit puis fila sous la douche.

Une fois séchée, elle posa sur sa peau un lait parfumé, épila ses sourcils leur donnant un air étonné, se maquilla avec soin et dessina au crayon d’un rouge sang, sa bouche aux lèvres gourmandes. Elle enfila un corset, très serré à la taille, portant des tas d’agrafes. Celui-ci comprimait ses seins, en dévoilant de jolies rondeurs aux grains de peau très fins. Ses bas furent enfilés avec soin, prenant soin de ne pas les filer.

Puis elle se parfuma rapidement l’intérieur des poignets, et le creux des seins. D’un sourire coquin, elle glissa lentement ses doigts fins, sous sa robe, releva son jupon et glissa sa main dans sa culotte. Tout comme Cléopâtre, elle connaissait l’art de séduire par un secret transmis de femme en femme ! Son doigt glissa dans sa chatte soudain humide. D’un geste précis, elle enduisit l’arrière de ses oreilles de ses sécrétions intimes !

Un bref regard à sa montre lui indiqua qu’il était temps de se rendre au Palais des Doges où son amant l’attendait. Elle posa sur ses épaules outrageusement dénudées, une immense cape de soie noire…puis mit son loup, cachant son visage. Un chauffeur l’attendait devant sa porte.
Elle lui sourit puis déclara, d’une voie enrouée soudain par l’émotion :

- Allons-y !


N°29 - Yannsayr


Sur le chemin, à l’abri des regards indiscrets derrière les vitres teintées de la longue limousine noire, Jade observait avec amusement les détails de la fête.
Comme chaque année avant le mardi gras, une foule baroque et bigarrée envahissait la scène magique et somptueuse qu’était Venise. Longues capes noires et masques traditionnels blancs, costumes historiques venus tout droit d’une Renaissance éblouissante. Arlequin, Colombine, Polichinelle, princes, princesses ou faux nobles ; tous semblaient s’extraire d’un royaume de l’imaginaire.
Un imaginaire propre à ces lieux.
Venise, Venise… posée sur la lagune, perle fragile dans un écrin instable, elle défie le temps. Ses ponts et ses ruelles tortueuses tissent la ville dans l’enchevêtrement des canaux. Ses palais surannés, ses maisons magnifiques aux façades fanées resplendissent au soleil. Venise… Venise, chantait Jade en son for intérieur, une ville où se confondent rêve et réalité, décadence et modernité...
Cette idée lui plaisait bien

Ainsi, Jade oublia son voyage, son italien, Julien, le train pour se plonger, corps et âme, au plus profond de ce monde bigarré et fantasmagorique.

- Nous y sommes, Madame, fit la voix du chauffeur en un français pour le moins cocasse.

En effet, Jade était parvenue au terme de son voyage initiatique.
Sur la Piazzetta de la place St Marc, s’étalait majestueusement le Palazzo Ducale. La jeune provinciale restait sans voix face à la magnificence de cette immense façade. Celle-ci s’organisait sur trois niveaux superposés.

C’était comme si elle contemplait un bloc massif, qui lui parut, au premier chef très lourd, mais qui enfin de compte reposait, tel un miracle de l’architecture, sur une couronne de dentelles.

Une fois laissée seule, Jade pénétra lentement, avec une intense émotion, dans la cour intérieure.

Soudain, ici, le désordre de la fête s’estompa pour disparaître en quelques secondes seulement.
Minuit allait sonner à la magnifique horloge qui se trouvait face à elle. Après un moment d’hésitation, dans le frou frou particulièrement raffiné de sa longue robe de fête, elle entreprit l’ascension de l’Escalier des Géants, tout à sa droite

En gravissant les marches de marbre clair, elle ressentait l’étrange impression d’être seule mais, néanmoins, observée par des centaines de yeux qui l’épiaient…


N°30 – Erotica51

Un long frisson d’appréhension parcourut son dos. Etait-ce bien prudent, de venir seule aussi tard, dans ce palais ? Elle haussa les épaules en souriant. Son bel amant essayait sûrement de tester son courage. Elle n’était pas une femme à reculer devant le danger mais saurait l’affronter si quelque chose tournait mal. Elle releva le menton crânement et continua de monter les marches, soulevant avec précaution, les plis soyeux de sa longue robe de soirée pour éviter de trébucher.

Ce n’était pas pour rien qu’on avait surnommé cet escalier, l’Escalier des Géants ! Elle se dépêchait, pressée d’entrer dans la basilique et d’y découvrir les splendeurs fastueuses qui s’y trouvaient. En particulier les statues d’Adam et Eve, crées par Antonio Rizzo, en 1464, l’intéressaient, qui se trouvait dans l’appartement ducal . Elle pénétra enfin dans le palais, le cœur battant un peu plus vite. Etait-ce à l’idée de retrouver son bel amant, qui avait manifesté tant de patience à l’attendre ou à l’idée de ce qu’elle découvrait brusquement ?

Les plafonds étaient recouverts de dorures et sculptés magnifiquement. Les portes étaient ornées de superbes boiseries sculptées, les cheminées étaient splendides, mettant en valeur par la lumière de leurs flammes, les armes et armures de ces époques révolues leur rendant vie, les stucs, et les tableaux magnifiques des plus grands peintres vénitiens (Titien, Carpaccio, La Pieta de Gentile Bellini, etc.) qui avaient su créer de fantastiques allégories, toutes dédiées à la gloire de Venise.

Emue, Jade s’arrêta devant la toile gigantesque du Paradis, du Tintoret réputée pour être la toile la plus grande du monde. C’était vraiment splendide. Il y avait des oeuvres d’une valeur inestimable, qu’elle reconnues au premier coup d’œil :Bosch ; le Paradis, l’Enfer et le Martyre de Ste Julienne. Perdue dans ses pensées, elle sursauta quand elle sentit deux mains se poser sur ses hanches, l’obligeant à se retourner.

Un homme, le visage masqué, tout de bleu vêtu l’observait en souriant. Quand sa voix résonna, Jade tressaillit :

- Vous êtes encore plus belle que dans mes rêves les plus fous ! s’exclama-t-il, dans un souffle, fou de joie et d’impatience.

Sans qu’elle s’y attende, il s’inclina devant elle, lui prenant délicatement le bout des doigts, en lui baisant galamment la main. Il allait devoir la réapprivoiser, reconquérir son cœur et son corps avec volupté…

Jade sentit de délicieux frissons la parcourir… Son cœur se mit soudain à s’emballer… Elle s’avança d’un pas plus ferme, vers lui. Derrière leurs masques, leurs regards se cherchaient, s’observaient, se jaugeaient, brûlants à nouveau de cette folle passion qui les avaient rapprochés…Elle minauda, pour le tester, agitant nerveusement son éventail, sous son nez :

- Mais Monsieur, nous n'avons point été présentés ! Comment osez-vous m'aborder aussi cavalièrement ?

Puis profitant qu'elle l'avait soudain désarçonné, elle s'enfuit rapidement en courant, se retenant à grand-peine de rire

- Petite peste ! Laissa-t-il échapper, avant de s'élancer, derrière elle...


"N°31"- Yannsayr


Elle courut ainsi quelques bonnes minutes. Elle ne fuyait pas, loin de là, juste s’amusait-elle un peu avec l’homme qui l’avait fait venir jusqu’ici ; comme le ferait une chatte avec son jouet favori. Mais qui était le jouet ? Pour l’instant, c’était elle. Elle, qui titillait avec force miaulements les nerfs à vif de son poursuivant et soupirant.

Derrière elle, les pas de l’homme se rapprochaient rapidement. Il était svelte, rapide et sa propre course se trouvait perturbée par la longue robe nullement prévue à cet effet, mais également par le fait qu’elle manifestait peu d’entrain pour fuir cette situation.

- Ha ha ! Vous ne pourrez pas m’échapper longtemps, savez-vous ? dit-il.

De nouveau il la saisit aux hanches mais d’une manière plus brutale.

- Restez ici. Ne me fuyez plus. Si je vous ai fait venir ici c’est pour que vous m’obéissiez. Cessez donc ce petit jeu ridicule. M’entendez-vous ? !

Le bas de sa robe s’emmêla dans les jambes de l’homme. Elle perdit l’équilibre et se laissa saisir. Le ton et les manières de son amant s’étaient soudainement durcis.

Ils se trouvaient à présent dans le cœur de l’immense basilique ; juste à l’intersection du transept et de la nef principale. Ce vaisseau de pierres était impressionnant. Les pas et les mouvements des corps sur les dalles résonnaient d’une étrange manière sous les voûtes immenses et si longues. Le silence était terrible. Un silence toutefois perturbé par des chuchotements, des sortes de feulements ou des glissements semblant venir du fond ou peut être de l’arrière des immenses colonnes de marbre. Etaient-ils vraiment seuls, ici ? N’était-ce pas une sorte de traquenard que cet homme avait orchestré ? Elle le connaissait si peu. Mais, comme s’il s’était rendu compte de son questionnement, ses réflexions furent anéanties par des ordres implacables.

- Asseyez-vous là ! Je n’aime pas quand vous me résistez. N’étions-nous pas d’accord ? N’avez-vous pas compris que si je vous offrais un tel voyage, c’était bien pour me rendre quelques menus services ?

Jade saisit vite de quels « menus services » il s’agissait. Cette nuit de belle Lune allait être une nouvelle fois encore le théâtre d’une nouvelle expérience pour elle. Elle comprenait bien que le ton nerveux de l’homme n’était qu’un jeu, qu’un leurre, qu’une règle auxquels elle devrait se soumettre sans arrière-pensées.

- Mais mon chéri, bien sûr, n’en doutez pas et…
- Suffit ! Ici, il n’y a plus de « mon chéri », à présent. Nos masque, figurez-vous, nous rendent notre liberté, certes, mais tout en nous délivrant de nos convenances, de nos liens affectifs. Vous ne représenterez donc ici, à partir de cet instant, qu’un corps anonyme dont je compte user comme bon me semblera.

Il la prit dans ses bras, la souleva et fit une chose absolument incroyable : ici, en plein cœur de la basilique, à quelques pas de visiteurs probables, voire de fêtards certains, à même un banc de bois dur et froid, il la coucha sur le ventre, lui souleva la robe jusqu’aux épaules et offrit à la nuit claire des pierres séculaires le satin de ses cuisses nues toujours habillées de soie transparente.

- Mais que faites-vous ? Êtes-vous devenu fou ? s’écria-t-elle.

L’homme ne répondit pas. Son souffle était devenu rauque, indiscipliné. Il irait jusqu’au bout de son geste. Elle essaya vainement de se dégager mais sans conviction. Il était fort et ne laisserait certainement passer une si belle occasion.

Il délaça délicatement les sandales de cuir noir qui habillaient élégamment ses fines chevilles, fit glisser avec assurance ses bas jusqu’aux pieds puis, sans rompre son geste, ôta la petite culotte de satin. Il la rangea de la poche de son complet non sans l’avoir auparavant humée avec délice.

La pose de la jeune femme, en ce lieu, était si ahurissante qu’il dût attendre un peu pour retrouver sa respiration. Jade était allongée sur le ventre, à l’extrémité du premier banc de la rangée, les jambes pendantes, les fesses ouvertes et offertes à qui oserait s'aventurer là.

L’homme parcourut du regard l’ensemble de la basilique comme s’il attendait un signe quelconque de l’une des nombreuses statues qui regardait en silence ce couple étrange puis il dégagea de sa veste une petite badine de cuir souple. Il comptait administrer à cette petite dévergondée la correction qu’elle méritait.
Il avait beaucoup trop attendu sa venue ici.

N°32 – Erotica51

Qu’attendait-il ? Qu’allait-il se passer ? se demandait Jade, l’esprit en ébullition. La voix e son amant avait changé, était devenue plus directive, ne souffrant aucune rébellion. Le corps de jade eut un frison. La pierre était si froide. Sa posture si inconvenante. Et si quelqu’un les surprenait ? Elle tenta une légère reptation en arrière, espérant poser ses pieds nus à terre.
C’est à cet instant qu’elle ressentit un premier coup, sur ses fesses dénudées, comme une brûlure. Un léger cri venait de lui échapper. La voix de son amant parue gronder :

- Ne bougez plus !
- Mais si quelqu’un nous surprenait ?
- Qu’importe ! Ils se contenteraient de nous regarder, d’admirer ce cul superbe…
- Laissez-moi me réajuster, je vous en prie…
- Silence ma chère ! Savez-vous combien de jours vous avez osé me faire attendre ? Combien je me suis morfondu, me disant que vous alliez accourir rapidement.Mais non, Madame préférait s’amuser ! Madame se faisait trousser comme une vulgaire lingère ! Si vous saviez comme je vous en ai voulu durant toutes ces nuits qui n’en finissaient pas ! Je me suis juré de vous punir pour vous rappeler que c’est moi votre Maître.
- Aieeeeeee ! ouille ! assez, vous me faites mal !

Les coups de badine se mirent à tomber, au début, un à un, la laissant juste reprendre son souffle avant que le cuir ne vienne brûler sa chair tendre de sa morsure cruelle. Jade se tortillait, cherchant à échapper à la badine, inutilement. Son amant ne pouvait qu’admirer la beauté mystérieuse de son joli petit cul qui tressautait nerveusement, à chaque caresse du cuir.

Des frôlements se firent entendre. Des ombres s’approchaient d’eux en silence. Un attroupement se forma rapidement autour d’eux. Tous étaient déguisés et portaient un masque derrière lequel ils se cachaient. Jade n’osait plus lever la tête, se sentant observée dans cette position inconvenante. Ses joues la brûlaient. Elle était rouge de honte !

Bientôt les fesses si blanches de Jade furent striées de longues traînées rougeâtres. Elle sanglotait, doucement, reniflant plus de honte que de douleur. Les inconnus semblaient s’être encore rapprochés. L’ambiance devenait lourde, infiniment inquiétante. Enfin, les coups de badine s’arrêtèrent…Jade commença à se redresser, terrifiée, se demandant comment ils allaient échapper à tous ces gens qui les entouraient…

Son amant l’aida à se redresser puis faisant face aux inconnus, leur dit, d’une voix implacable :

- Elle est à vous…Mais attention, ne l’abîmez surtout pas !

Jade frissonna, restant debout, tant ses fesses lui faisaient mal, n’osant croire à ce qu’elle venait d’entendre ! Etait-il possible qu’il soit devenu fou tout d’un coup ? ! Affolée, elle jeta un regard circulaire, espérant trouver une sortie quelque part au milieu de cette foule…


N°33" - Yannsayr

Plus personne n’osait faire un geste.

Sans doute étaient-ils subjugués par tant de beauté, par tant d’audace de la part de ce maître généreux. Leur offrir ainsi une si belle femme avait de quoi les étonner.
Ce que Jade ignorait, c’était que ces gens avaient été choisis, sélectionnés, conviés à une fête des corps et de la nuit, à la seule condition que ceux-ci fussent libérés de ces principes et superstitions qui ne font que gâcher les plaisirs les plus raffinés. En d’autres termes, ils devaient tout accepter.
Règlement fort acceptable, il fallait en convenir !

Jade se retrouvait dans les mêmes conditions que lorsque son mari organisait ces soirées dont elle était le délicieux dessert. La seule chose qui différait était qu’elle avait changé et qu’elle comptait bien profiter de ces quelques heures passées dans la capitale de ces délices nocturnes. Evidemment, aujourd’hui, cela prenait un autre sens.

Sentant les autres perplexes, l’homme attrapa Jade par la nuque, lui posa sa tête sur ses genoux et l’obligea à ouvrir son pantalon. Ainsi elle serait forcée d’enfoncer son visage entre ses jambes, de le sucer longuement pendant que les autres, la foule, pourraient tout à loisir admirer cette croupe magnifique, rougie par les coups et brûlante d’un désir qu’il savait parfaitement réel.

- Allez-y, vous autres ! Touchez-moi ces chairs fermes. Regardez comme elles sont belles, chaudes et palpitantes.

Rapidement, ceux-ci n’attendant que ce signe, se ruèrent sur les cuisses de la jeune femme tandis qu’elle suçait à longues bouchées gourmandes le sexe en érection de son amant et maître.

Ses chairs furent aussitôt assaillies par mille doigts, mille bouches, mille langues. Chacun cherchait à palper, à écarter, à sentir, à découvrir ce corps de la meilleure façon que son voisin.

Pour Jade le sentiment ressenti était très variable. Tantôt elle aurait voulu disparaître dans le sol, tant ces choses humides et chaudes la fouillaient sans vergogne en l’avilissant de la plus horrible des manières, tantôt elle admettait que cet état la portait en une transe terrible et qu’elle ne souhaitait plus qu’une seule chose : que ce fût sans fin.

Etonnement, personne ne tenta de la pénétrer. Sans doute avaient-ils reçus des ordres stricts. Pour l’heure, ils devaient se contenter de la découvrir, de l’ouvrir, de préparer ses orifices à d’autres réjouissances qui viendraient bien assez tôt.

Au bout d’un instant, d’un geste, l’homme ordonna aux autres de cesser. Il releva Jade d’entre ses cuisses et la tourna vers le groupe. Tous étaient masqués et grimés de la plus belle des façons.

- Allons-y ! fit-il simplement.

Deux femmes s’avancèrent alors vers Jade et entreprirent de la déshabiller totalement. Les autres restèrent immobiles, appréciant le moment
Elles finirent d’ôter les bas, déboutonnèrent la magnifique robe par le dos, dégagèrent le lourd corset de sa taille puis, satisfaites de leur travail, se tournèrent vers le maître attendant ses consignes pour la suite à donner.

- Bien ! Remettez-lui, à présent, sa cape et ses sandales !

Lorsqu’elle fut prête, Jade comprit qu’ils allaient la promener ainsi, nue, au beau milieu du Carnaval, dans les rues de Venise...


N°34 - Erotica51


Ce fut les joues écarlates qu’elle se laissa entraîner, sa cape cachant bien peu sa nudité. Son amant l’observait d’un air goguenard, se demandant combien de temps elle accepterait le traitement infamant qu’il lui offrait pour fêter son retour. Elle aurait du se douter qu’il n’était pas un homme que l’on faisait attendre.

Jade crânement, s’avança, dans la foule, consciente des regards grivois posés sur sa poitrine dénudée et son sexe de montrés. Quand un homme avança la main pour la peloter sans vergogne, mal lui en prit. Il reçut un coup sec sur le bout des doigts, de la fameuse badine dont les fesses de Jade gardait encore un cuisant souvenir.

Amusé, son amant avait attendu la dernière minute se demandant si elle n’allait pas prendre ses jambes à son cou et s’enfuir, face aux embûches qui l’attendaient. La population était en liesse, criant, riant comme de grands enfants. Jade discrètement attrapa les bords de sa cape et essaya de cacher sa nudité, son amant marchant derrière elle. Malheureusement, son subterfuge n’échappa pas à son regard d’aigle et en quelques pas, il fut auprès d’elle, lui secouant rudement l’épaule, d’un ton mécontent :

- Traverser ce carnaval en tenue d’Eve est votre punition ! Vous avez mis ma patience à rude épreuve assez longtemps. Je connais toutes les vicissitudes dont vous avez abusé ! Si vous tentez encore une fois de vous draper dans votre cape, je vous l’arrache et vous oblige à marcher entièrement nue au milieu de la foule !

Jade se mordit les lèvres de rage. Voila comment il se vengeait de l’affront qu’elle lui avait fait, en le faisant attendre ! Elle leva son beau regard, sur lui, espérant l’amadouer. Rien à faire ! Il avait l’air vraiment fâché cette fois-ci !

Il se rapprocha tout près d’elle, plongeant sa main entre ses cuisses et lui tira méchamment quelques poils pubiens, en grondant :

- Je me suis fait clairement comprendre ?

- Oui, je ferai ce que vous souhaitez maintenant, sans essayer de me rebeller…

Jade fulminait cette fois. Il n’y avait pas été de main morte ! Soudain, elle trébucha et s’étala de tout son long, rouge de honte !

- Relevez-vous Jade ! Je n’ai que faire à vous attendre ! dit son amant d’un air pincé, se disant qu’il s’agissait d’une nouvelle ruse

- Je…Je n’arrive pas …à m’appuyer sur ma cheville ! Je crois qu’elle est foulée ou même cassée ! Aïe! Croyez que j’en suis la première désolée, murmura Jade, inquiète de la nouvelle sanction qui risquait de tomber.

- Très bien ! Par ici, cria son amant, à deux hommes en train de se promener parmi les badauds. Soulevez mademoiselle et suivez moi ! Le premier qui me la fait tomber aura affaire à moi ! Les menaça-t-il d’une voix coupante.

La douleur était vraiment terrible à supporter. Chaque pas, que les hommes faisaient, accentuait le balancement de sa cheville, déclenchant une nouvelle douleur. Au bout d’un moment, malgré ses bonnes résolutions, Jade sentit les larmes perler à ses yeux…Pourquoi se venger d’elle ainsi ? Sa souffrance faisait peine à voir…



N° 35" par Yannsayr

Les hommes la portèrent délicatement, trop heureux de l’aubaine qui leur arrivait. La cape glissait constamment. Ses cuisses ouvertes, ses jambes ballottées, la tête rejetée en arrière, Jade, soutenue par le groupe, tentait de se frayer un chemin dans une foule de plus en plus compacte et rendue folle d’une telle audace.

Soudain, ils furent stoppés par trois hommes, visiblement solides et très échauffés par cette nudité en pleine rue. Son amant tenta de s’interposer mais dut renoncer.

- Holà, la belle ! Viens donc ici que je vois de quoi il retourne, cria l’un d’eux.

La foule, docile, s’écarta. Tout en formant un cercle étroit, elle laissait le champ libre à ces hommes; lesquels n’auraient sans doute pas aimés être contredits. Ces derniers étaient grimés en quelque chose qui ressemblait vaguement à d’affreux marabouts africains. Un tel déguisement détonnait plutôt entre marquis, clowns et polichinelles à la mode.

Le plus grand s’approcha de Jade, se positionna entre les cuisses toujours ouvertes - et à la bonne hauteur puisque les deux autres ne l’avaient toujours pas lâchée -, puis, sans hésiter une seconde, dégagea un sexe raide et épais.

La jeune femme baissa la tête et écarquilla les yeux, stupéfaite, à la vue d’un tel engin.
La foule soupira.


N°36 – par Erotica51

Un silence à couper au couteau se mit à planer dans l’assistance. Jade lança un regard suppliant vers son amant mais l’un des hommes le maintenait à distance. Tout ce qu’il put faire pour l’aider fut d’apostropher leur chef et de le prévenir :

- Monsieur ; Je sais que cette jeune femme aurait été ravie de vous offrir un moment de plaisir mais voyez l’angle inquiétant de sa cheville qu’elle vient de se casser, à l’instant. Nous étions en quête d’un médecin quand nous avons été happés dans la foule en liesse.
- Il ne sera pas dit que je serai un homme sans cœur. Je vais donc modifier mon projet. Venez vous deux et maintenez-moi cette donzelle impudique par les bras et les cuisses que je l’enfourne, royalement ! Je sais que le public appréciera ce spectacle !

Hébétée, Jade se retrouva soulevée comme un fétu de paille par les deux costauds, qui la maintenant solidement au dessus du sol, lui écartèrent les cuisses, tout en offrant sa chatte à tous les regards concupiscents des hommes pressés en silence, autour d’elle. L’homme parut apprécier le spectacle et s’approcha, de Jade, sa queue dressée à la main.

Le gland était énorme, luisant déjà de désir…Elle se mit à trembler d’appréhension. Jamais elle n’arriverait à le gober, vu sa taille impressionnante. L’homme se mit à rire, d’un rire gras et grivois :

- Ah ! ah ! Je vois que tu n’en as pas souvent vu des comme celle-là ! dit-il en lui agitant sa queue sous les yeux, fièrement
- Monsieur, je vous en prie…Vous allez me déchirer ! Votre sexe est énorme !
- Mais non, ma jolie, je sais comment faire mouiller avant, une femme !

L’homme s’approcha et se penchant devant elle, mit sa tête entre ses cuisses. Très vite, Jade oublia tout cet attroupement autour d’elle et son amant qui demeurait interdit, immobile. L’homme avait une bouche diabolique et la fouilla sans ménagement, jouant du bout de sa langue comme d’un sexe qui chercherait à la pénétrer ou revenant à la charge, titillait ses chairs dans les moindres recoins, en excitant son clitoris.

Bientôt Jade se mit à soupirer de plaisir, malgré le regard furibond de son amant. Le plaisir l’échauffait, la gagnait, mettant son corps en feu sans chercher à se retenir. Ses chairs intimes en devenaient incandescentes…Elle se mit à ruisseler sous les savoureux coups de langue de l’homme et ne pensa plus qu’à une chose : se faire pénétrer par lui…


N°37 - Yannsayr


La sentant prête à le recevoir, il se dressa, positionna l’extrémité de son gland juste entre les grandes lèvres dégoulinantes et poisseuses de Jade, les écarta de deux doigts experts puis entama sa longue intromission, parfaitement à l’horizontale.

La foule ne quittait pas des yeux cet acte incroyable. La musique des défilés, les cris des danseurs semblaient loin, irréels, immatériels, improbables.

Chacun cherchait à ressentir en lui les effets d’un tel geste : les hommes percevaient le frottement de leur propre colonne tendue entre des chairs tuméfiées, les femmes imaginaient sans peine l’ouverture de leur propres lèvres sous une aussi terrible poussée, comme si elles-mêmes étaient de la sorte utilisées.
Une chaleur anormale s’échappa de la foule qui se resserrait sur le groupe en activité.

Jade criait...
L’homme hurla à son tour, ne pouvant se retenir plus longtemps. Il éjacula longuement. La foule applaudit de joie à la vue de ces orgasme rapides, puissants, bienfaisants.

Mais l’atmosphère changea. On ne joue pas ainsi impunément avec une foule, une nuit de Carnaval. L’homme se dégagea, laissant tomber à terre le surplus de sa jouissance. Et ce fut comme un signe. Tout comme dans la basilique, les uns et les autres n’avaient attendus que ce moment pour intervenir.
Chacun voulut toucher, qui cette chatte gorgée de jus, qui ce corps écartelé et jouir aussi, à leur tour, de mille autres manières.

Très rapidement, Jade fut submergée. Une folie dangereuse emportait cette foule. Elle chercha des yeux son amant et protecteur, mais ne le vit plus. Sans doute avait-il disparu, lui aussi emportée par le flot incontrôlé du trop grand nombre.

Les deux hommes qui tenaient Jade furent assaillis et durent la lâcher contre leur gré. Elle se retrouva au sol, le dos endolori et la cheville en mauvaise état.
Elle se mit à crier, à geindre,ne sachant plus de quel coté se tourner.

- Où êtes –vous ? Ne me laissez pas ainsi ! J’ai peur !

Elle pleura, griffa, se débattit, s’attendant au pire.

C’est alors qu’au beau milieu de la mêlée, au moment où elle n’espérait plus aucune aide, au moment où sa cape, piétinée par mille pieds incontrôlables avait disparue, la laissant nue et à la merci de toute forme de lubricité, qu’elle se sentit happée par des bras puissants et emportée au loin ; au loin de cette folie terrible.

Elle s’évanouit aussitôt à la fois de douleur mais aussi de peur. Mais juste avant de sombrer dans le noir, elle perçut une voix jeune et familière.

- Jade, je suis là. Ne craignez plus rien !



N°38 – Erotica51


Avait-elle rêvé cette voix ou l’avait-elle vraiment entendu à son oreille, en se sentant soulevée avant de s’évanouir ? Une chose était sure : elle était enfin hors d’atteinte de cette foule complètement déchaînée et de cet homme à la queue monstrueuse.

Elle entrouvrit les yeux, prudemment, en raison d’un furieux mal de tête qui lui broyait la tête. Elle était installée dans un immense lit aux draps de satin rouge. La pièce baignait dans une pénombre apaisante. Elle tenta de se redresser, grimaçant de douleur en sentant sa cheville douloureuse.

Une voix s’éleva, dans un recoin si sombre qu’elle n’avait pas vu l’homme qui s’y trouvait, assis dans un fauteuil et qui guettait son réveil.

- Ne bougez pas, Jade. Je me suis permis d’appeler un médecin qui vous a auscultée. Pas de fracture, mais une sérieuse foulure. Vous en serez quitte à vous reposer huit jours, si vous ne voulez pas enflammer vos tendons sérieusement mis à mal.

Jade sentit son cœur s’emballer. Cet homme n’était pas son amant qui l’avait lâchement abandonnée. Se pouvait-il que ce soit Lui ? Elle n’osait y croire, essayant de transpercer de son beau regard tremblant, la pénombre ou l’homme se cachait, pour se rassurer. Cette voix qu’elle avait tant de fois imaginée en s’endormant…ce parfum discret et pourtant si masculin, cela ne pouvait être que Lui !

- Venez, approchez-vous, murmura-t-elle d’une voix enrouée par l’émotion
- Vous savez combien votre corps va encore me torturer, dit l’homme, approchant à pas mesurés, sans se presser…
- Venez …J’ai tant imaginé votre voix, quand vous n’étiez plus là…Combien de nuits ai-je passé me demandant si je vous avais imaginé ou si j’avais vraiment fait l’amour avec vous ?

Jade lui tendit les bras, sachant qu’un seul homme avait été capable de voler à son secours, veillant sur elle à distance, la sauvant dans ces pires moments au milieu de cette foule impossible à contrôler.

Quand il fut suffisamment près d’elle, Jade le fit basculer contre elle, l’embrassant sauvagement, trop heureuse de le revoir… « Julien » son jeune et bouillant amant était enfin avec elle ! Tout son désir se réveilla brusquement en sentant la main de celui-ci remonter, lentement sur sa jambe puis son genou avant de se frayer un chemin entre ses cuisses soudain moites…

- Vous me rendez fou, Jade ! Ma vie est trop vide sans vous ! Epousez-moi ! Et je vous jure d'être le meilleur des amants et maris...


Il sentit Jade se raidir...


N°39 - Erotica51


"N°39 - Erotica51


Jamais ce silence qui les séparait ne lui avait paru aussi pesant. Il savait qu'elle réfléchissait, pesant le pour et le contre,en tenant compte de leur différence d'age (5ans).

Son visage s'éclaira enfin d'un doux sourire comme si son coeur venait de lui dicter la bonne réponse. Elle plongea tout au fond de lui son beau regard et elle s'amusa à le faire languir :

- C'est une grave décision que vous me demandez Julien.

- Je le sais Jade. Mais ma vie est trop devenue fade sans vous. Dites moi oui !

- Oh quelle impatience. N'ai-je donc pas le droit de réfléchir ? Voyons ...accordez moi 1 mois ! dit-elle pour le taquiner

- C'est trop long ! Jamais je ne tiendrai jusque là ! protesta Julien, sidéré

- 15 jours alors ? Jade n'en pouvait plus de se retenir de rire en voyant toutes les émotions traverser le visage de Julien.

- Jade, dites moi oui maintenant et vous ferez de moi le plus heureux des hommes.

- Vous ne craignez donc pas que j'ai envie de vous tromper ?

- Non, je vous rendrai folle de moi. Vous vibrerez sous mes doigts comme les cordes d'un violon que l'on frôle. Je ferai tout pour vous rendre heureuse !

- Voila de solides arguments qui sont loin de me laisser insensible. Il est vrai que chercher en vain le sommeil dans un lit vide est terriblement frustrant...

- Jade, cessez de tourner autour du pot. Vous êtes en train de me torturer l'esprit...Je vais vous avouer quelque chose : l'homme venu vous retrouver en pleine nuit à Venise, c'était moi ! J'ai fait avaler un somnifère à cet italien pour avoir le champ libre. Dès le premier regard que nous avons échangé, je suis devenu fou d'mour pour vous. Jade, acceptez-vous de m'épouser et de devenir ma femme ?

- Ouiiiiiiiii ! Julien ! Ouiiiii mille fois oui !

- Oh mon dieu, vous ... ; Tu...m'as dit oui ??? Julien n'en revenait pas !

Jade décida de le faire taire, posant sa bouche gourmande sur ses lèvres, en l'embrassant joyeusement...




FIN



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