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GUET-APENS

par Sapho2 et Erotica51



GUET APENS

N°1 – Erotica51


Floc ! Floc ! La pluie ruisselait sur les carreaux depuis des heures durant, martelant ceux-ci d’un bruit lancinant. Anne ferma les yeux, désemparée, se demandant combien de temps elle arriverait à tenir, ainsi enfermée, chez elle.

Jetant un bref regard à sa montre, elle décida d’aller discuter sur son forum de discussion habituel et de jeter un œil à ses mails. Après avoir éliminé quelques pubs, elle observa, d’un œil attentif, un message qui semblait lui être adressé, personnellement. Qui était donc la personne qui lui écrivait ? Elle ouvrit nerveusement le message :

- Tu es aussi belle qu’une rose à son réveil…

Signé : Votre Admirateur Inconnu

Ohhhh ! La journée commençait bien ! Interloquée, Anne lut et relut ce bref message, cherchant qui était cet homme, sans trouver de réponse plausible. Il y avait déjà plusieurs mois qu’elle n’avait plus personne dans sa vie. Qu’elle ne cherchait plus à séduire qui que ce soit, alors ?

Comment cet homme pouvait-il parler d’elle ainsi à son réveil ? Ses volets étaient fermés chaque soir. Ses rideaux soigneusement tirés comme si elle refusait dorénavant toute intrusion amoureuse dans sa vie bien rangée. Anne haussa les épaules. Apres tout, ce n’était peut être quelqu’un qui ne la connaissait pas mais savait, sans aucun doute, tourner les compliments, à la recherche d’une aventure éphémère, grâce au net ?

Elle décida de mettre un peu d’ordre dans la maison et mis un disque de salsa, qui lui mit le sourire aux lèvres, immédiatement…Une idée lui traversa l’esprit. Samedi, elle sortirait ! Elle irait même danser et ce serait bien le diable, si elle ne dénichait pas un bon cavalier pour embellir sa soirée ! La première chose à faire était donc de choisir quelle tenue, elle allait mettre …


N°2 – Sapho2

Difficile de choisir une tenue, en se demandant au fond de soi, si le rédacteur du mail ne serait pas au bal, perspective alléchante, troublante même.

ELLE chasse cette image en faisant choix d'une jolie petite robe verte, qui mettrait en valeur ses beaux yeux de la même couleur, un vêtement qui ferait d'elle une jeune femme sage, n'ayant en tête que le seul désir de passer une soirée décontractée.

Un petit maquillage léger, du rose sur ses lèvres pour les rendre plus pulpeuses, ses cheveux noirs, qu'elle laisserait comme un peu désordonnés sur son front. De petites sandales à talons plats, car elle était grande, et le tour serait joué.

Anne se sentait tout à fait décontractée ; même la pluie qui continuait de tomber était musicale à ses oreilles ; Elle était rassurée et il lui semblait même qu'elle n'était pas seule dans cette maison

Un frisson la fit trembler ! Pourtant il ne faisait pas froid.

Mue par un désir qu'elle ne pouvait contrôler, elle alluma son ordinateur, se promenant sur un forum de discussion, et ne pouvant plus résister, ouvrit sa messagerie.

Encore des pubs ! Elle les effaça, un peu déçue et se prépara à éteindre son ordinateur, lorsqu'elle entendit la petite musique habituelle, qui annonçait l'arrivée d'un courriel.

Comme en alerte, le coeur battant à tout rompre, elle attendit, ce message, tout en se disant "pauvre idiote" c'est du n'importe quoi !

Sur l'écran apparut le message suivant :

"Je reviens sur ce que j'ai écrit précédemment : Tu es plus belle que 1000 roses dans le jardin d'Eden" !

Cette fois, je signe :Ton admirateur inconnu.

Les jambes tremblantes, Anne se laisse choir sur son petit divan rose...attendant presque la sonnerie stridente du téléphone.


N°3 – Erotica51

Mon dieu ! Il venait de lui répondre une nouvelle fois ! Anne se sentit traversée d’un long frisson d’excitation. Que devait-elle lui répondre ? Qu’allait-il lui dire en la voyant la première fois le jour où ils se rencontreraient ? Car ils allaient se rencontrer elle en était certaine. Elle inspira longuement, espérant chasser sa nervosité…

Fourrageant sa main dans sa longue chevelure brune, elle prit une minute de réflexion avant de lui répondre :

- Vous m’intriguez. Vous me faîtes même sourire. Vous me perturbez… Que m’arrive-t-il ? J’avoue me sentir étrangement émoustillée et un peu effrayée…

Puis, d’un geste précis, elle appuya sur la touche, envoyant son message sans possibilité d’y revenir. Qu’allait-il penser en le lisant ? Serait-il aussi excité, qu’elle le devenait, en le lisant ?

Sa main se mit à remonter sur sa poitrine, caressant doucement ses seins au travers du tissu. Est-ce qu’il saurait la caresser ? Comment embrassait-il ? Serait-il doux ou impatient ? Elle sentit une douce moiteur s’installer entre ses cuisses.

Elle ferma les yeux, essayant de se faire une idée de l’homme qu’il était. Il y avait si longtemps qu’elle n’avait plus faire l’amour. Ce serait, s’il lui plaisait, comme une renaissance pour ses sens enfiévrés. Elle glissa ses doigts sous sa robe, les infiltrèrent sous sa culotte et commencèrent à lui caresser le sexe…


N°4 – Sapho2


Une renaissance, elle en prenait de plus en plus conscience, là avec ses doigts dans son sexe, elle désirait néanmoins une main d'homme, d'un sexe viril, d'épaules douces et larges.

D'un souffle dans le sien et tout en rêvant, elle continuait à donner à ses mains, la douceur qui était nécessaire à la montée lancinante de son plaisir, qu'elle savait ne plus pouvoir contenir.

Tant l'envie de faire l'amour était prenante, son corps éprouvait une multitude de fourmillements. Elle était si présente, qu'à un moment elle dit à haute voix "attends, attends s’il te plait, pas encore, pas déjà " je veux jouir doucement, en rêvant à mon bel inconnu...

Comme par enchantement, le plaisir se fit plus discret, plus calme, moins envahissant.

Moins tout...!!!

Anne sembla perplexe ; elle sourit, se disant qu’il fallait continuer ses caresses sur son clitoris, son si joli clitoris, qu'habituellement elle aimait avec douceur, finesse et volupté.

Elle l'avait oublié, pensant surtout à cette pénétration de ses doigts (imaginant le sexe de cet homme) elle s'était arrêtée à temps, laissant en rêve, et en fermant les yeux ce plaisir (à ce phallus imaginaire) et qui, de plus en plus, hanterait ses jours et ses nuits.

Elle chassa cette image pour s'occuper de son petit sexe d'amour, qui était devenu tout rouge de satisfaction, le câlinant du mieux qu'elle put, des doigts, de la paume de la main, enfin des deux mains.

Celui-ci était si heureux qu'il laissa échapper quelques gouttes de contentement. Elle les garda sur ses doigts pour ensuite les lécher, gourmandise à nulle autre pareille.

Anne ne voulant pas que la rose (qu'elle avait quittée sans ménagement) soit jalouse. Elle posa son index à l'entrée de son puits d'amour, et en a caressa les grandes lèvres avec douceur, délicatement (comme elle savait si bien le faire). Ses lèvres pétales s'ouvrirent plus largement (invitant l'intrus à y pénétrer)..."frémissantes de désir",

Mais la sonnerie du téléphone arrêta Anne dans ses élans...


N°5 – Guet-Apens par Erotica51

Elle décrocha, encore toute frémissante du plaisir qu’elle prenait en solitaire. Qui pouvait l’appeler ? Il y avait bien longtemps que quelqu’un ne s’était manifesté. Mais la solitude lui allait bien…Elle s’éclaircit la voix :

- Allo ? demanda Anne,

- Bonjour… Je suis votre Inconnu… Je vous dérange ?

- Non, pas du tout…Je, je lisais ! Dit-elle nerveusement, tout en s’interrogeant comment cet inconnu avait réussi à obtenir son numéro de téléphone

- Humm, au son de votre voix, je devine qu’il n’en est rien.Vous ne lisiez pas…mais alors, que faisiez-vous ? Laissez-moi deviner. Je crois savoir. Soyez franche. Vous vous caressiez ?

- Oh…je..ne…Anne en bafouillait de honte, comme si cet inconnu lisait en elle. Comme si elle se trouvait soudain nue devant. Elle préféra laisser le silence s’installer.

- Hummm Comme j’aurai aimé vous contempler, soupira l’inconnu…sa voix se faisait soudain caressante, très troublante, comme s’il semblait murmurer à son oreille.

- Cela aurait été inconcevable ! Nous ne nous connaissons pas, rétorqua en riant Anne, soulagée en entendant sa réaction.

- - Mais qui nous empêche de nous rencontrer ? Peut-être avez-vous un mari jaloux qui vous garde enfermée chez vous ?

- Nullement, badina Anne, en se décontractant

- Un amant, sans doute ? Chuchota l’inconnu, la voix encore plus rauque brusquement

- Même pas ! Je n’ai vraiment personne, si cela peut vous rassurer..

- Dans ce cas, prenons rendez-vous ?

- Ohhh Cela me parait bien précipité.

- Manqueriez-vous d’audace ? demanda l’inconnu, un peu dépité

- Non, mais cela fait longtemps que je n’ai plus personne dans ma vie et j’avoue me sentir désarçonnée par votre question…

- Seriez-vous timide et sauvage ?

- Je le crois bien…soupira Anne, se disant que cette fois-ci, l’homme allait raccrocher

- Dans ce cas, prenons le temps de discuter tous les jours, pour mieux se connaître, proposa l’homme à la voix si troublante. Puis nous conviendrons d’un Rendez-vous ensemble, quand vous vous sentirez rassurée…Cela vous convient ?

- Oh oui, merci…je me sens …soulagée, en vérité.

- Il me faut vous laisser car j’ai un rendez-vous d’affaires très important qui m’attend mais je vous rappellerai, à nouveau, ce soir, pour vous souhaiter une bonne nuit. A ce soir mon bel ange

- A ce soir, mon bel inconnu


Anne reposa le téléphone, songeuse, d’une main toute tremblante… Pour un peu, elle en aurait sauté de joie. Quel homme délicat ! Merveilleux ! Peut-être que ce soir, elle se caresserait à nouveau, en écoutant sa voix ?


N°6 - Sapho2 ""

Anne toute émoustillée par cet appel, et surtout encore sous le charme de cette voix si troublante, aux intonations si particulières.

Rauques (et masculines) ou suaves (et presque féminines).

Le reste de la journée se déroula comme dans un rêve, Anne n'osant s'avouer qu'elle attendait l'appel de son inconnu.

Elle avait envie de se caresser à nouveau, mais elle ne le fit pas, car elle voulait offrir ce plaisir là à cet homme..!!!

Chaque fois qu'elle passait près du téléphone, elle le regardait avec amour, s'attendant à entendre la sonnerie si désirée.

Je deviens folle, pensa t'elle ? Que m'arrive t'il ? Je m'emballe comme une midinette, et je suis prête à le rencontrer, alors que je ne sais rien de lui..!!!

Toute à ses pensées, elle se prépara une petite salade avec une tranche de jambon blanc, et un petit verre d'eau minérale.

Elle alla choisir un cd (Sonate de Marin Marais) et s'installa confortablement sur son divan, en posant son assiette, son verre et une tranche de pain de campagne.

Quel silence plein de volupté, elle ferma presque les yeux, l'instant était magique.

La sonnerie du téléphone la fit sursauter...!!!


N°7 – Erotica51


Elle bondit littéralement sur ses jambes, décrocha le combiné et manquant d'avaler de travers sa dernière bouchée, demanda :

- Allo ?

- Hummm J'adore vous surprendre...J'ai presque l'impression que votre coeur bat trop vite, je me trompe ? Avouez que vous espériez mon appel...

- C'est vrai, mais j'avoue avoir été surprise par la sonnerie du téléphone. J'étais perdue dans mes pensées

- Avez-vous pensé à moi ces derniers jours? Dîtes-moi la vérité...

- Quel homme curieux vous faites !

- Allez, répondez à ma question, jeune impertinente, sinon vous pourriez le regretter...

- Gloups! Comment ça, je pourrai le regretter ?

- Parfaitement, je serai inflexible... Une fois cette question répondue, je vous proposerai un rendez-vous ...Cela ne vous tente pas ?

- Ohhh ! Dans ce cas, j'avoue tout ! Oui, c'est vrai, j'ai pensé à vous...

- Un peu ? Beaucoup ? Passionnément ? A la folie ? ou ?

La voix n'était plus qu'un murmure caressant. Elle sentait des frissons la traverser d'excitation.

- J'ai pensé "beaucoup" trop à vous, chuchota-t-elle

- C'est merveilleux....Moi aussi ! Alors, je vous propose un rendez vous, à minuit, sous la rotonde, face aux Caves Pommery ! Oserez-vous venir ?

- Bien sur ! Je serai à l'heure ! Rétorqua-t-elle, crânement...Elle laissa échapper un soupir. Sans prévenir, il avait raccroché. Enfin, elle aurait tout son temps pour se préparer pour lui...Elle se mit à sourire. Pour Lui, elle serait, ce soir, absolument irrésistible !


N°8 – Sapho2

Je suis folle ! Pensa-t-elle, l'excitation passée. J'ai accepté un rendez-vous à minuit, avec un inconnu dont elle ne connaissait que la voix, certes, de plus en plus troublante !

Mais rien d'autre, rien....

Je n'irai pas, non je n'irai pas ! Elle se sentait prise entre son désir et l’hésitation.

Pour se convaincre, elle se mit bêtement à faire un peu de ménage dans sa grande maison, mais le coeur n'y était pas.

Elle tremblait encore prise sous le charme, le charme de la voix, et celui de cette aventure, de cet inconnu qui était entré dans sa vie, grâce au virtuel, et au téléphone.

Anne, persuadée qu'elle n'irait pas au rendez-vous termina sa journée tranquillement, mais au fur et à mesure que l'heure avançait, elle était de plus en plus fébrile, son énervement atteignant son comble, lorsqu'elle cassa une assiette, qu'elle venait de sortir du lave vaisselle.

Une assiette en porcelaine blanche, qui lui venait de sa grand-mère maternelle.

21 H, elle était encore en tenue plus que légère, je vais aller prendre une douche, cela me fera le plus grand bien, et la soirée passera plus vite.

Une fois sous le jet de l'eau, elle ne résista pas à se caresser faisant passer sur son clitoris, et les pointes de ses seins le jet tantôt froid, tantôt brûlant.

Le désir arriva fulgurant, douloureux, la laissant pantelante, sur le point de s'écrouler et de se blesser sur l'émail de la douche.

Après s'être séchée, elle passa dans sa chambre pour choisir une tenue pour aller à son rendez-vous. Je vais y aller, j'ai trop pensé à lui, il faut que je mette un visage sur sa voix. Je vais mettre une robe !

Non un pantalon et des chaussures plates, s'il faut que je parte en courant, ce sera plus facile.

Pantalon noir, et petit chemisier blanc, avec 3 petits boutons, faciles à déboutonner au cas où des chaussures à petits talons. Comme elle était coquette, elle ne mit pas de chaussures plates.
Une petite veste courte posée, comme par mégarde sur ses épaules, et la voilà prête.

Il était 23 H 30 !

Déjà ! Pensa-t-elle ; Comme le temps a passé vite.

Impatiente tout à coup, elle ne trouva pas les clefs de sa voiture, immédiatement. Enfin !

Une petite hésitation, elle mit un petit parfum léger, un soupçon de rouge à lèvres, rien sur ses joues et pas de maquillage sur les yeux.

La porte de la maison refermée, il était 23 H 45, la Rotonde n'étant pas très éloignée, elle monta dans sa voiture, et en roulant doucement, elle arriva au rendez-vous à 23 H 55.

Il faisait nuit noire, et aucune voiture à l'horizon, prise de panique, elle n'arrêta pas le moteur, car elle était sur le point de faire demi-tour.

Lorsqu'une moto s'arrêta à côté de sa voiture, le freinage fut des plus bruyants, mais néanmoins gracieux.

Le coeur battant et les jambes en coton, Anne attendit, sans sortir de sa voiture.

Le motard mis pied à terre, et sans enlever son casque lui dit, toujours de sa voix troublante.

- Bonsoir !!!!! Merci d'être venue.

- J'ai hésité, j'ai failli rester chez moi, mais à la dernière minute, mon désir l'a emporté.

- Vous avez bien fait, vous ne le regretterez pas…

Et d'un geste vif, il enleva son casque...

Avec stupeur, Anne vit que c'était une femme avec une belle crinière rousse, qui était devant elle, toute vêtue de cuir.

Le désarroi envahit tout à coup le coeur d'Anne, qui n'osa pas ouvrir la portière, à la belle inconnue...

Elle, sans hésiter, contourna le véhicule, ouvrit la portière et vint s'asseoir à côté d'elle.

De merveilleux yeux verts vinrent plonger dans son regard…


N°9 - Erotica51


- Bonjour, je suis Anne mais qui êtes-vous ? demanda-t-elle d'une voix si basse qu'on aurait pu croire qu'elle n'avait pas parlé en réel

- Je suis "cet inconnu" que vous désiriez rencontrer ...Suis-je si désagréable que vous ne faites que me regarder ?

- Oh non, mais je croyais avoir affaire à un homme, chuchota Anne, toujours sous le choc

- Fermez les yeux un instant...J'ai quelque chose à vous offrir, dit l'inconnue en souriant mystérieusement

Anne ferma les yeux, le coeur battant à tout rompre, quand elle sentit deux lèvres l'embrasser doucement. Malgré elle, elle entrouvrit ses lèvres, prête à accueillir la langue mouvante de l'inconnue. Combien de temps dura ce baiser ? Anne n'aurait su le dire mais il lui parut durer éternellement.

Quand elle ouvrit les yeux, les yeux verts souriaient, aussi brillants que des étoiles dans l'obscurité de la voiture, qui semblait les protéger du regard des rares passants.

- Comme tu es belle, murmura l'inconnue, d'une voix rauque de désir

- Tu es la première femme que j'embrasse et je trouve cela très troublant, répondit Anne, en souriant...

- Aimes-tu Paris la nuit ? L’interrogea l'inconnue, une lueur coquine dans le regard

- Oui, j'adore cette merveilleuse ville !

- Alors, conduis Anne et laisses-toi faire. Pour toi, Paris va devenir la ville des délices...chuchota à nouveau l'inconnue, glissant lentement sa main sur sa cuisse, remontant peu à peu sa robe légère, de Anne qui sentit un frisson de plaisir lui traverser la nuque....


N°10 - Sapho2


Ce frisson lui fit prendre conscience qu'elle avait envie d'aller plus loin, même si, elle essayait de se convaincre, qu'avec un homme c'était tellement divin, que forcément là, elle s'attendait à de douces caresses, rien de plus, une expérience à tenter.

Avant de démarrer son moteur, elle se tourna vers l'inconnue et lui dit, étonnée d’entendre sa propre voix trembler.

- Je me prénomme Anne et vous ?

- Mon prénom est Vivien, et tu peux me tutoyer aussi.

- Vivien ! Comme c'est étrange, n'est ce pas le prénom d'une poétesse homosexuelle ?

- Non!? Son nom !? Cette poétesse s'appelait Renée Vivien.


Elle parlait d'une façon détendue, comme détachée, mais sa main continuait à caresser la cuisse, semblant jouer même à travers le pantalon, Anne cru un instant qu'elle touchait sa peau qui frémissait, de plus en plus.

Mon dieu, si cela continue, je vais avoir un accident, la voiture venait de rentrer dans Paris, Anne ne savait même pas où elle devait aller.

Machinalement, elle vit l'avenue de la Grande Armée, elle roulait, sous l'emprise de cette main chaude, presque brûlante qui avait, sans aucune gêne descendu la fermeture éclair de son pantalon en frottant un instant pardessus le slip son sexe, et qui maintenant essayait de s'infiltrer doucement par l'échancrure de son slip, mais elle s'arrêta, et Vivien lui dit.

- Regarde les lumières, nous allons aller vers le Trocadéro, mais je veux surtout que tu conduises, sans penser à ce que je vais te faire.

- Comment le pourrais-je ? Depuis des jours et des nuits, je ne pense plus qu'à cela, et ce que je ressens me trouble énormément. Et tu sais quoi ? J'ai bien envie de m'arrêter là, en plein milieu de l'Avenue, pour que tu m'embrasses à nouveau.

- Non pas maintenant, pas si vite, je veux que tu me désires à un point que cela te rende dingue, et que tu me le demandes, presque en pleurant.

- En pleurant ? Je ne pleure que par plaisir !

- Là, tu vas pleurer avant et après, je te le promets, maintenant tourne à droite, nous allons passer dans une petite rue, il y a un petit square et là tu pourras t'arrêter, dit Vivien

- Mais je n'ai rien vu de Paris, la nuit ! Protesta Anne

- Tu verras d'autres lumières, d'autres feux d'artifices, tu peux me faire confiance...


La main était maintenant dans son slip... Anne, freina brusquement ; Elle venait de voir le petit square "dans l'ombre des arbres".

- Gare toi un peu mieux, souffla la voix, de plus en plus rauque de Vivien, Anne reconnu les intonations qui l'avaient séduite au téléphone.

Tremblante, elle manoeuvra, se demandant si elle n'allait pas entrer dans le petit mur qui protégeait le jardin.

Vivien l'attira contre elle, avec douceur en caressant son dos, elle avait retiré sa main du slip d'Anne, et celle-ci se sentit presque frustrée, elle poussa même un petit soupir.

Impossible à Anne de bouger ou de faire un geste, elle était devenue une statue, mais pas de glace, elle était si brûlante, et cette main, maintenant les deux mains qui de façon divine remontaient toujours par dessus son petit chemisier blanc.

Piètre protection pensa Anne, si elle veut elle peut tout retirer tout déchirer, je veux être nue, comme si je venais de naître, en fait je suis une autre, je respire sous ses mains, et cette bouche qui enfin, est venue embrasser le lobes de mes oreilles, et derrière.

Un supplice pour Anne, juste des petits bisous, mais qui pour elle étaient des marques au fer rouge.

Elle leva la tête, et vit que les yeux verts étaient devenus presque noirs. Nous avons toutes les deux, les yeux verts ! Est ce un signe de....!!!!

Mais de quoi ? Ses yeux, à elle, étaient plus clairs, plus limpides, que ceux de son amie (elle n'osa penser maîtresse) étaient plus foncés, un vert qui vous pénétrait.

Face à face toutes deux, ses mains se posaient sur ses épaules et descendaient jusqu’au bas de ses reins, le long de la colonne vertébrale, remontaient pour s'arrêter au creux de ton cou, qu'elles frôlaient doucement, délicatement. Anne sursauta tant son trouble était devenu fort. Elle ne résista plus et prit dans sa main droite, la main gauche qui allait se poser sur un de ses seins. La main droite de Vivien s'arrêta comme surprise, et un éclair de convoitise s'alluma dans ses yeux.

Fulgurant, presque dur, alors Anne prit ce visage qui la scrutait et elle approcha ses lèvres de cette bouche qui lui fait tellement, tellement envie."


N°11- Erotica51


Vivien la regardait, une lueur de défi dans ses yeux. Elle avait légèrement relevé le menton, crânement, cherchant à la repousser dans ses derniers retranchements.

Elle étouffa un léger gémissement de plaisir quand les lèvres de Anne s'écrasèrent sur les siennes, avec une douce violence contenue. Il est vrai qu'elle avait chauffée Anne à blanc !

Très vite, ses lèvres répondirent à son baiser, lui mordillant, lui aspirant, comme si sa faim de cette femme était devenue impossible à rassasier.

D'une main habile, Vivien glissa sa main sous le chemisier, faisant sauter malicieusement, la fermeture du soutien-gorge de Anne qui marqua soudain un arrêt. Allait-elle arrêter là leur petit jeu coquin ?

Non, bien au contraire, cela eut l'air de stimuler encore plus Anne, qui appuya sa poitrine contre elle, glissant lentement sa langue, l'enroulant autour de la sienne, goulûment.

Maintenant; elles étaient deux à être aussi chaudes que des braises, soupirant, respirant plus fort que la normale, glissant l'une contre l'autre, dans un étrange ballet fait de savoureuse caresses. Les carreaux de la voiture se couvraient peu à peu de buée, cachant aux curieux, les deux femmes, en train de s'embrasser et de se caresser, à qui mieux mieux.

Anne remonta glissa sa main sous le pull de Vivien et eut un petit sourire cruel. Cette fois-ci, c'est Vivien qui venait de sursauter, en sentant la bouche de Anne lui aspirer le téton, avec voracité. Vivien rejeta sa tête en arrière...Comme c'était bon ! Bien qu'encore débutante dans les plaisirs lesbiens, Anne ne manquait pas d'audace et d'initiatives.

Vivien avait de plus en plus chaud. Elle devait vite reprendre la main, faute de quoi elle allait avoir un mal fou pour retenir son plaisir. Elle repoussa Anne, un peu brusquement, lui intimant d'une voix encore plus rauque que la fois précédente :

- Retire ton slip! Lentement ! Vas-y si tu l’oses !

Médusée et surprise, Anne ne sut que répondre. Les minutes parurent s'éterniser. Le regard de Vivien ne la lâchait pas, guettant sa réaction. Anne étouffa un soupir de reddition puis se soulevant du siège, entrepris de retirer son fin sous-vêtement...le coeur battant.


N°12. Sapho2


Mais tout à coup Vivien arrête le geste d'Anne lui disant :

- Non, pas si vite, j'ai changé d'avis, allons chez toi, ce sera plus confortable, pour ta première fois ; je ne veux pas faire l'amour dans une voiture, tu mérites mieux ! C'est bien ta première fois ! Au moins ?

- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

- Au fait, je sens que tu es déjà une élève attentive, et que tu seras très vite douée pour les amours saphiques, mais, doucement ma belle, doucement pour t'amener au plaisir, je veux tout te faire, te murmurer de prendre, te donner, bref, t'investir vraiment de partout.

Anne eu un frémissement dans tout le corps, et c'est d'une voix chevrotante qu'elle demande

- Chez moi ??? Heu !!! Dans mon lit !!!

- Il n'est pas nécessaire de se mettre dans un lit. Si tu as un tapis doux et soyeux, c'est aussi bien. Allons-y, veux tu ?

- Tu ne veux pas m'embrasser avant ??? S’il te plait, Vivien !

- Non, pas maintenant, tout à l'heure !!!

Anne redémarre, un peu déçue par la réaction de celle qui quelques minutes avant, lui avait demandé sur un ton autoritaire d'enlever son slip.

Le silence s'installe entre elles et Vivien n'a pas un geste équivoque. Rien. Elle semble méditer, les yeux fermés. Pas un muscle de son visage ne bouge.

Anne, de plus en plus perplexe, se demande, pour quelle raison elle a accepté la proposition de cette femme de venir chez elle ; elle la regrette presque.

Les voilà devant sa porte, Anne freine, range la voiture dans la cour. Elle tend la main pour prendre son sac posé sur la banquette arrière, quand elle sent une main autoritaire la prendre par la nuque, et des lèvres chaudes soudain se poser sur les siennes. Les sensations de ce baiser, pourtant ce n'était pas le premier, lui parurent nouvelles, extraordinaires,

Jamais elle n'avait été embrassée comme cela. Elle abandonne sa bouche à cette autre bouche, se laisse manger. Elle mange aussi la bouche de son amie. Elles communiquent enfin, langue contre langue, toutes salives emmêlées. Anne se sent revivre, de ses lèvres, de la gorge, du nez, même ses joues, son front, jusqu'à la pointe de ses cheveux en frémissent de désir. Elle vibre de partout.

Jamais elle n’avait ressenti un tel baiser qui donne l'impression de quitter la terre, d'être dans un monde d'apesanteur où chaque geste se déploie de façon harmonieuse.

Anne rendit fougueusement son baiser du mieux qu'elle put.

Lorsque la bouche vorace de Vivien quitta la sienne, Anne tituba, puis sortit ses clefs, et ouvrit la porte de sa maison.

Anne dont le cerveau s'était remis à fonctionner, n'éprouvait plus ni réticence ni crainte, au contraire son bonheur était tel qu'elle aurait aimé que tout s'arrête là.

Quand la lumière envahit tout à coup le salon, Anne se retourna vers Vivien pour lui dire :

- Sois la bienvenue chez moi, Vivien. Veux-tu boire quelque chose ?

- Oui toi !!!

Vivien se laissa tomber dans un fauteuil profond et bas, face à Anne qui s'était allongée sur le canapé.

- Relève-toi, et viens près de moi. Mets-toi à genoux et caresse-moi !

Subjuguée, Anne obéit sans rien dire, soudain fébrile. Vivien se mit à rire :

- Pas comme ça. Que tu es maladroite. Suce-moi en premier les seins... vite.

Anne ne savait plus ou elle en était. Elle tremblait de désir de tous ses membres, et pourtant elle réussit tant bien que mal à enlever tous les vêtements de Vivien, qui ne portait pas de soutien gorge.

En se penchant, elle prit dans sa bouche, le sein droit de Vivien. La douceur de sa peau lui fit un instant perdre la tête. Elle se rua sur ce doux et chaud présent, puis elle le suça, titilla, caressa du mieux qu'elle put, folle de désir. Tout à coup, elle changea très vite de sein, et.....

Vivien lui prit la tête, qu'elle éloigna de sa poitrine, et la pressant contre elle, lui mordilla le cou, les oreilles, voluptueusement. Chaque baiser, chaque morsure provoquait en Anne une chaleur supplémentaire.

Puis Vivien déboutonna lentement les trois boutons de son chemisier, détacha habilement l'agrafe du soutien-gorge et empoigna, l'un après l'autre, les seins d’Anne dont les pointes s'érigèrent sous les mains brûlantes qui les caressaient doucement.

Elle gémit et sentit son ventre se contracter.


N°13 – Erotica51

Le souffle d’Anne s’était brusquement accéléré. La pression ferme et tendre des mains de Vivien la fit presque se pâmer, au bord de l’évanouissement. Mais Vivien n’en restait pas là, la dévorant voluptueusement, embrassant, cajolant, caressant chaque centimètre de chair avec un plaisir gourmand.

Anne fermait les yeux, se laissant aller enfin à ce plaisir qu’elle avait tant attendu. C’était comme si toute sa vie soudain se trouvait aux creux de ces mains, de cette bouche affamée qui la mangeait avec tant de sensualité.

Elle ne put s’empêcher de caresser doucement le corps de Vivien. Celle-ci, trop occupée à la déguster, se laissa faire, ondulant des hanches, au fur et à mesure que leurs corps se touchaient, se frôlaient, ondulant sur une musique secrète, plongeant lentement dans un plaisir fou…

Leurs mains, leurs bouches ne faisaient plus qu’un, chacune cherchant à faire perdre la tête à sa partenaire. Leurs jambes se croisaient, se mélangeaient, leurs ventres se collaient l’un à l’autre, avides de désir, se frottant avec une frénésie troublante pour qui les aurait regardées. Anne en profita pour chevaucher sa partenaire, collant sa chatte trempée à la sienne, lui caressant tendrement la poitrine, en observant sur son visage, les affres de son plaisir, grimper à une vitesse vertigineuse.

Mais très vite, Vivien reprit le dessus, la faisant basculer, en riant moqueusement, renversant brusquement la situation. Surprise, Anne ne peut rien dire quand Vivien plongea résolument sa tête entre ses cuisses entrouvertes, lapant les chairs de ses lèvres gonflées, avec avidité. Anne se mit à gémir, à se cabrer, la langue de Vivien glissant entre ses chairs sensibles avec un plaisir diabolique…lui faisant perdre la tête.

Quand la bouche de Vivien se saisit de son petit clitoris, gorgé de sa sève, Anne poussa un cri rauque, le ventre offert, hoquetant frénétiquement, quémandant l’offrande de sa langue tout au fond d’elle…Vivien sourit, observant le corps fébrile et fort impatient de sa jeune amante…



N° 14 - Sapho2


Anne s'imaginait qu'elle avait un petit clitoris (l'ayant souvent admiré devant sa glace) en se caressant en pensant à son amant. Au fait où était il celui-là, depuis qu'il l'avait quitté, son image lui avait à lui pas une seconde, même lorsqu'elle attendait les appels de son "inconnu".

Un frisson la parcourut, un si délicieux frisson. Elle ne peut s'empêcher de comparer, la bouche de Vivien et celle de Jean (son amant) et elle se rendit compte, que là présentement, cette bouche la rendait folle, tant elle jouait avec son clitoris, ses grandes et ses petites lèvres. Il lui semblait que cette langue était immense et qu'elle s'était multipliée. Elle était partout, sur, sous, dans.

Son sexe était en feu. Elle voulait jouir là maintenant, elle sentait le plaisir montait, montait, mais tout à coup Vivien arrêta les succions, les caresses, les baisers, elle se redressa un peu et d'un geste rapide, elle écarta les jambes d'Anne, les ouvrant.

Elle prend un coussin pour le mettre derrière les reins d'Anne, ce qui permet à celle-ci d'être cambrée. Anne se relève un peu pour regarder son clitoris. Celui-ci lui parait énorme, presque un petit phallus. Vivien lentement pose son corps sur le sien, pour que son sexe touche celui d'Anne, comme elle l'avait fait au début, mais là elle ne bouge pas, elle embrasse Anne délicieusement, amoureusement, les yeux, le nez, le menton, derrière les oreilles.

Quand sa bouche touche celle d'Anne, celle-ci pense (je vais mourir de plaisir) tant le baiser est doux, la langue chaude, et les lèvres brûlantes.

La voix rauque de Vivien murmure:

- Non pas encore, je veux t'aimer doucement, lentement. Pas te donner du plaisir trop vite. Je veux que tu n'oublies jamais, jamais, jamais, ce moment là.

Elle attire Anne contre elle, avec douceur, tout en caressant son dos, collée à elle, face à face, ses mains courent sur les épaules jusqu'au bas des reins, le long de la colonne vertébrale, remontent pour s'arrêter au creux du cou, qu'elles frôlent doucement, délicatement, un frémissement secoue Anne, les mains s'arrêtent surprises, mais elles veulent aller jusqu'au bout de leur possession.

Elles descendent, faisant le chemin inverse. Elles fondent de douceur et de chaleur. Elles caressent les cuisses, les jambes, touchent les pieds, et se baissant Vivien les embrasses, les lèche, entre chaque doigt, le chatouillement devient presque plaisir.

Anne pousse un petit cri de surprise.

Il lui semble que ces doigts sont devenus des petits sexes en érection sur le point de jouir. Pantelante de désir et pourtant retenue, si retenue, Vivien prononce à l'oreille d'Anne

ce sera notre première fois ; ta première fois ! Notre "toi et moi", dont je veux faire un inoubliable souvenir !

Elles sont ivres de désir, d'odeurs, de peaux qui s'appellent. Elle observe Anne qui a fermé les yeux !

- Ouvre les yeux, s'il te plait, ouvre-les ! Il faut que tu me regardes ; que tu sentes que je suis là, pour toi, parce que je t'aime. Que je veux te donner tout ce dont tu rêves et te faire jouir comme jamais !

Les pointes de leurs seins sont comme aimantées, se collent les unes aux autres. Elles n'osent encore se caresser, se toucher, de peur d'en mourir, tant c'est excitant, troublant, fou !

Bouleversées, elles s'arrêtent...

Pour le moment, plus rien ne compte que les subtiles caresses, leurs intimes regards qui se disent "je t'aime".

La bouche de Vivien la butine de ci, de là. Elle veut tout, chaque morceau de sa peau, chaque grain. Elle prend, lèche, suce, découvre et ne laisse rien, même les petits poils sous ses bras, sont un délice.

Anne ferme les yeux, en poussant des gémissements doux, si doux. C'est un adagio de soupirs amoureux pour Vivien.

- Attends, attends... ne te laisse pas envahir par le plaisir, murmure Vivien, qui, comme aimantée tout à coup, va poser sa bouche juste à l'entrée de cette fente qui l'attend, en chuchotant dans une litanie "je t'aime, je t'aime", comme si elle voulait en faire un collier incassable, infini, éternel pour l'offrir à son amante.

Anne murmure :

- Moi aussi oh ! Oui moi aussi, je t'attends. Viens, s'il te plait, viens vite, je n'en peux plus de te désirer. J'ai faim et froid. Je te veux toute en moi.

Lorsque la main de Vivien vient doucement prendre la place de ses lèvres sur la fente, elle y glisse un doigt, juste un doigt en frôlant l'entrée du vagin. Celui-ci s'ouvre, mais les doigts attendent, ils restent sans bouger.

Ils veulent que la bouche de Vivien se pose sur le clitoris, qu'elle va sucer, lécher, mordiller. C'est comme un chemin entouré de jasmin, de cannelle, un parcours de tendresse, un désir à fleur de respiration.

Tout s'embrouille ; une longue morsure prend Anne aux épaules. Elle ne sait plus rien, ni d'elle ni de Vivien. Elle attend en se disant, va-t-elle enfin venir sur moi, en moi !

Ensuite... C'est un jaillissement de frissons lorsque sa langue, comme un petit sexe, vient se poser sur son nid d'amour "caché" dans son écrin.

Anne crie presque :

- Je le l'offre, il est à toi. Prends le s'il te plait. Mange-le, avale-le, oh ! J'ai envie que tu le mâches, que tu l'avales, qu'il entre en toi et qu'il y reste.

Vivien, stimulée par les mots d'Anne, devient folle. Elle la broute, tire sur les poils du pubis, lèche, tète, mordille encore. Elle ne sait plus où donner de la tête.

Sa langue est devenue un sexe. Elle pénètre un instant Anne, puis glisse dans son vagin. Elle pousse sa langue au plus profond de sa moiteur, mais elle ne peut faire plus...

Alors, tout en continuant de la lécher, sucer, téter, Vivien avec beaucoup de douceur et de délicatesse, de la main droite, alors que la gauche tire sur le téton d'un sein d'Anne, pénètre Anne, à deux doigts d'abord, trois ensuite, et après glisse la main.

Un gémissement au dessus de sa tête arrête les gestes de Vivien, soudain inquiète :

- Je t'ai fait mal ? Tu ne veux pas ?

- Si je veux ; je veux, entre s'il te plait, encore plus loin. Continue, prends-moi, défonce-moi, déchire-moi...

C'est une femme déchaînée qui crie presque aux oreilles de Vivien, qui, de plus en plus vite, entre par à coups dans le vagin d'Anne, comme un sexe. Elle peut sentir le vagin d'Anne se contracter, faire comme un étau qui enserre son poignet, lui faisant presque mal.

Mais elle continue, continue de pénétrer Anne avec amour, ferveur et presque avec violence, tout en s'occupant de son clitoris, qui, lui aussi, a des soubresauts, tant il est excité. Il a un goût divin, c'est un nectar. Vivien qui bouge son visage en a, partout, de cette crème. Elle veut la boire, comme elle veut faire d'Anne un objet de plaisir.

Anne qui ne veut pas être en reste, avance le bassin vers cette bouche et cette main, ce corps de femme qui lui donne ce qu'aucun homme ne lui a jamais offert.

Elle pousse de petits gémissements, des cris, halète, transpire, bouge dans tous les sens, et ne se contrôlant plus, elle tire sur les cheveux de Vivien de toutes ses forces.

Avant de se raidir, de frémir de tout le corps, et de pousser un cri, presque sauvage, un cri que Vivien reçoit dans ses oreilles, dans le corps, comme un cri d'amour. Elle aussi est prête en donnant son plaisir à Anne, à jouir aussi.

Elles jouissent soudain toutes les deux, s'offrant mutuellement,leurs orgasmes.

Vivien attend un peu, que les violentes réactions d'Anne se calment. Elle remonte vers son visage, et la lèche de partout, lui offrant son suc. Anne aussi lèche le visage de Vivien, et découvre, étonnée, que le goût de son plaisir est doux et onctueux.

Vivien veut donner à sa jeune maîtresse encore du plaisir, la fait mettre sur le ventre, se penche vers elle, et avec les mains, caresse son dos, ses fesses.

Elle se glisse derrière Anne, se frotte à elle. En fait, elle se masturbe sur le corps d'Anne, comme une forcenée, tout en caressant les seins d'Anne. Ensuite, elle se penche et va mettre sa langue et sa bouche sur « l'endroit interdit » qu'elle pénètre doucement.

Anne à un mouvement de surprise, et elle murmure:

– Non, s'il te plait, pas là ...

- Si, là aussi, répond Vivien, là aussi ; c'est bon, tu verras comme c'est bon.

La caresse ne dure pas longtemps car Anne, réceptive de cet endroit là, va jouir une nouvelle fois.

Après il n'y aura plus que gémissements, que souffles mêlés, que leurs prénoms murmurés ou criés, partage de douceur, d'écoute pour s'abandonner aux plaisirs les plus fous, les plus sublimes, ceux qui ne peuvent s'oublier.

Et dans de subtiles aromes, pluie de baisers, mains et lèvres brûlées, langues parfumées, et ensuite, glisser l'une au fond de l'autre dans un indicible enlacement.

Ardentes, violentes, douces,exigeantes, reines, esclaves, attentives, ivres, presque en adoration.

Folles de la soie de leurs peaux qui se touchent, qui se mêlent en un chant d'extase, jusqu'à la déchirure de volupté.

Anne apprendra vite, puisqu'à son tour elle va donner à Vivien tous les plaisirs que celle-ci lui a prodigués.

Ensuite lovées dans ce bonheur, elles ne peuvent se détacher, se séparer. Elles s'endormiront après s'être mirées dans les yeux l'une de l'autre.

En se réveillant, elles n'ont pas dormi beaucoup Anne murmure c'était bon, si bon, comme "je t'aime" !

Vivien la voix enrouée et le désir à nouveau en elle, répond ! Moi aussi « je t'aime » mais ce n'est que le commencement du partage de nos plaisirs.

Elle se lève car elle vient de voir de posée, comme par mégarde sur un fauteuil, une jolie cravache en cuir.

Troublée elle l'a prend dans une main, la caresse, en hume le cuir avec une certaine délectation ! Et s'approche d'Anne dont le regard est devenu tout à coup plus lumineux.

A ce moment le téléphone sonne ! Anne prend le combiné sur la table de nuit ! Elle écoute et répond en riant :

Ah ! Non, Jean, tu ne peux pas venir ; tu ne peux plus venir, car je suis dans les bras de mon nouvel amour.

Vivien, qui n'est pas très éloignée d'Anne, entend une voix masculine hurler presque dans le combiné.

Et elle reçoit comme une «récompense » la réponse d'Anne qui avant de raccrocher murmure :

- Mon nouvel amour se prénomme Vivien et c'est une femme. Elle m'a donnée un tel plaisir, que jamais plus, je ne me retrouverai dans les bras d'un homme.

Sur ce, elle pose le téléphone et fait un signe à Vivien qui s'approche d'elle, cravache en main, mais qui, avant, l'embrasse voluptueusement, goulûment.


OOOOOO



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