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LE BAISER

par Eric11 et Erotica51



Immobiles, nous nous regardons, tremblants, déjà, d'impatience, de ce désir, qui nous brûle le ventre. Nos yeux brillent et ma langue humecte mes lèvres, inconsciemment, en t'observant.

Tu refermeras la porte, tournant, le verrou, lentement, sans me lâcher des yeux. Puis tu t'avanceras, vers moi, résolument, je laisserai échapper, un étrange gémissement de surprise, d'émotion.

En deux pas, tu seras, sur moi, me prenant dans tes bras, fermement, souriant de mes craintes, que tu sens monter, dans un vertige. Des frissons parcourent mon dos, sous la caresse de tes mains, devenues plus hardies, si agiles, plus tendres...

Tes yeux me sondent, m'émeuvent, par ce que j'y découvre. Ton visage est si près que j'aimerai le caresser de mes doigts. Je découvre le grain léger de ta peau, pour la première fois, le puits scintillant dans l'immensité de tes yeux, comme éblouis.

Mon regard poursuit, sa tendre découverte, longe l'arête de ton nez, le frémissement impatient de ses ailes. Ta bouche entrouverte, comme offerte, un sourire timide, dévoilé, imperceptiblement, le lobe tendre de tes oreilles, la ligne de tes sourcils. Puis mon regard, subjugué, s'arrête, redescend, sur l'offrande de tes lèvres.

Tu déglutis, avec peine, conscient de ce lent déshabillage, auquel tu te soumets de bon gré. J'observe la ligne émouvante de ta bouche, ce léger renflement plein de douces promesses, ta lèvre supérieure fière et volontaire et celle du dessous, emplie de mystères.

Tu t'approches, encore plus près et je sens mon coeur qui s'affole. Effrayée, par ce déferlement d'émotions, je ferme les yeux, un instant, respirant goulûment, tentant de retrouver mon calme, sous l'écran noir de mes paupières, fermées, spécialement.

Le martèlement de mon coeur semble aller, en s'amplifiant et je vacille un instant mais tes bras me soutiennent, heureusement. Je perçois ton souffle chaud m'envelopper, tendrement, l'empreinte de tes bras se resserrer, fermement et tes lèvres, tel un papillon étonnamment léger, m'embrassant, doucement, entrouvrant la porte de mes lèvres et enflammant mes sens, dans une irrépressible ivresse….

II-Eric11


Mais où est cet homme?

Mais il est là, prés de toi, devant toi. Tu t'es tellement laissée emporter dans ce tourbillon de désir que ton corps, à l'abandon, ressent ces lèvres comme partie intégrante de toi ...

Mes pouces caressent, par de petits mouvements circulaires, tes petites cernes apparues sous les yeux, manifestation physique des émotions qu'ils cachent en se fermant, comme pour mieux laisser ton corps, flotter loin du sol . La paume de mes mains enserre ton visage . Je ne me lasse pas de te regarder, si fébrile, prête à tout. Je suis libre maintenant de fantasmer.

De te voir, tes lèvres sèches, impatientes, entrouvertes, la pointe de ta langue à peine visible apportant de la couleur rose supplémentaire à ce délicat ballet des couleurs des stimulis sur ta peau et puis ces yeux fermés. Tout dans ton attitude passionnée me laisse la libre passion de te désirer comme je le souhaite … Je pourrais continuer ce jeu sensuel en insinuant ma langue coquine dans ta bouche , je pourrais aller sur ton lob d' oreille, le mordiller, le blottir au fond de ma bouche comme je pourrai descendre sur ta nuque, tes épaules dénudées, tes seins .. tu sais ce que les seins évoquent aux hommes, ce désir d' enfance, de maternité et de virilité ..

Je pourrais même descendre sur ton ventre, soulever ton doux vêtement et rejoindre après maintes embrassades, ton pubis. Oohhh je bande .. ton attitude d'abandon à mes lèvres guide mon érection, mes pensées, mes désirs, mes fantasmes. Je pourrais être encore plus coquin, te porter dans mes bras, t'allonger sur ce canapé si proche et m'enfouir le visage, entre tes jambes, pour que tu sentes à quel point je te désire, à quel point je veux ton plaisir, à quel point ce baiser sensuel, que tu me proposes, déclenche comme pulsion érotique ...

Je pourrais me déshabiller, sortir mon sexe, te l'offrir, te laisser en jouer de ta bouche soyeuse, avant de me laisser aller, emporté par tant de passion, à tant de magiques vas et viens, dans ton fourreau rose, si apte à comprendre ce que mon sexe peut te donner... Je pourrais te faire jouir et jouir avec toi, dans toi, unis comme des amants passionnés ...

Je pourrais, je pourrais... mais je choisis, à mon tour, de fermer les yeux, de tendre ma langue vers la tienne et de t' embrasser ; d'abord ressentir, dans mon coeur et dans mon corps, la première sensation de la rencontre de la porte de nos âmes avant d'enfin fusionner en un roulement continu, roulement rythmé par les battements de nos coeurs … Je t'embrasse comme je t'aime ...

III. Erotica51

Tes lèvres ont la fougue d'une cavalière, lancée, en plein vent et tu déclenches la houle de mes sens. Ma bouche se fait douce et consentante, me laissant frissonnante de désir. Mon regard te cherche, s'abaisse dans une rougeur étonnante. Tu es si proche, si réel après tout ce temps que d'un pas hardi, je m'avance. D'une main tu me presses et de l'autre, tes doigts se laissent à la recherche de courbes douces et tendres.

Mes reins se cambrent, mon ventre se presse quand ta bouche se presse sur la veine qui mène à mon cœur. Tous mes sens se réveillent et chantent d'allégresse un étrange pas de danse…Nos mains se cherchent, se croisent, se cajolent, puis se caressent tendrement…Nos yeux s'élèvent, étrangement brillants, émus par ce que chacun ressent…La crainte et le bonheur en même temps se lisent sur nos traits, ébranlés l'un et l'autre, par cette rencontre. Mes bras s'élèvent, comme une prière et doucement mes mains se posent sur ta nuque, tendrement…

D'un doigt tremblant, je frôle ton visage comme pour en imprégner tes traits, en silence. Ton visage me trouble délicieusement, et mes doigts se jouent de tes lèvres en les frôlant, négligemment…Tu ne me lâches pas des yeux et je sais déjà que j'appréhende ce silence lourd de sens.

Ton regard se fait plus sur, plus fixe et je demeure hypnotisée comme la proie devant le serpent. Je sais que je devrais partir, m'éloigner sans rien dire et pourtant mes pieds semblent pris dans le ciment, me laissant figée de surprise par ce qui m'attend.

Tu cherches à me rassurer, devinant mon appréhension et me presse contre toi, tendrement. Hummm l'effluve de ton eau de toilette me donne le vertige un bref instant. Tu es si près, si proche que j'ai l'impression de devenir brûlante …

Je saisis ta main, sans un mot, ne lâchant pas ton regard surpris qui semble attendre la suite des évènements. J'effleure de mes lèvres ta main, déposant ici et la, des baisers si doux qu'un instant, tu te demandes si je le ai déposés réellement. Tu sens monter le long de ton bras un long frémissement. Puis je lèche délicatement, chaque doigt, laissant ma langue se perdre sur ta paume, provoquant un étourdissement de désir ; ma langue continue son exploration, arrive à ton poignet ou de petites veines palpitent, rapidement…Tu laisses exhaler un profond soupir.

Mes yeux te cherchent et je reprends un peu d'assurance. Ma langue glisse sur ton majeur, le cajole, se glisse, curieuse et excitante, montant et descendant de mes lèvres comme sur ton sexe, le cajolant dans mon esprit…Ton regard se fixe sur mes lèvres qui le gobent, l'engloutissent, l'étourdissent, déchaînant en toi des frissons inouïs…mes dents s'en saisissent, le mordillent puis à nouveau, ma bouche joue avec, imprimant des images surprenantes soudain, dans ton esprit…

La nuit est à nous et pourtant nous ne nous sommes rien dit, trop étourdis par cette attirance…Tu es enfin là et ce n'est plus un songe que je regarde, ébranlée de désir…Ma main se pose sur ton torse, doucement. Ton cœur semble pris de folie. La nuit nous enveloppe, tendrement, serrés l'un contre l'autre, éblouis….





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