CE SOIR JE PLEURE

par Erotica51


Ce soir, j'ouvre la fenêtre de mes souvenirs. J'étouffe et pourtant, il faut que je respire. Mon regard est porté vers l'Avenir, vers ce pays magique où tu vis, ou mes yeux s'adoucissent, d'un sourire de tendresse.

Je respire la Nuit, fluide, qui m'entraîne, dans son sillon translucide. Elle est ma nuit, où mes larmes se déversent, pudiques et me libèrent, loin des tempêtes virtuelles et des drames de la Vie...

Le ciel est, ce soir, féerique, étincelant de mille étranges lumières, laissant mes bras tendus dans la nuit. J'aime la nuit ou seul le vent frémit, faisant voler mes cheveux autour de moi. La nuit est là Mon coeur se serre. Ton doux visage s'estompe, malgré moi, dans ma nuit.

Combien de fois as tu niché ton nez mutin, au creux de mes bras ? je ne sais plus. Combien de fois, t'ai-je prise dans mes bras ? je ne m'en rappelle plus. Ce soir, mon petit Ange, tu es, si loin, trop loin de moi et ton absence me pèse si fort, aujourd'hui.

Je croise, souvent, de petits anges qui te ressemblent et mes larmes jaillissent, en me souvenant, que plus jamais, je ne te reverrai, souriante, devant moi. Ta vie a été si brève. Elle s'est enfuie, doucement, de tes lèvres, cherchant ton souffle dans la nuit, les yeux agrandis de peur, effrayée, comprenant, soudain, que tout était fini.

Ce soir, je pleure, pour tous ces enfants que l'on tue, par la faute d'imbéciles qui n'ont pas compris ce que veulent dire les mots Conduire et Vie. Ce soir, je pleure, pour Toi, mon enfant, dont on a volé la Vie. Ce soir, j'en crève, j'ai envie de hurler de désespoir et de révolte, dans ma nuit. Impossible à traduire ce gouffre de souffrance. Pas un cri ne sort pourtant de mes lèvres. C'est encore plus pire. Ce soir, je pleure, pour toi, Jessica, qui me manque tant, face à tant d'imbéciles qui continuent de vivre, inconscients, de la souffrance qu'ils génèrent, dans nos vies.

Ce soir, c'est à vous, aussi, mes Amis, que je m'adrese, pour vous dévoiler l'étendue de ma peine. Parce rien n'est plus cruel qu'un enfant privé de mère, qu'un enfant dont la vie est trop brève. Je ne suis plus qu'une mère qui se sent terriblement seule et qui pleure, en silence. Alors, parfois, quand les tempêtes se dechainent, quittez ce monde virtuel, pensez à eux aussi, ces enfants qui vous aiment. Prenez ces petits dans vos bras, entourez les de tendresse, rasurez les, pendant qu'il est encore temps. Si vous saviez parfois comme une vie d'enfant peut être brève. Si vous saviez comme la souffrance que l'on éprouve, jamais ne semble diminuer, nous tuant doucement.

Ce soir, je ne serai pas parmi vous, dans ce forum de discussion que j'aime. Mes pensées sont pour Elle, loin de tout ce tumulte qu'est la laideur des mots et des pensées qui, volontairement, nous blessent.



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