LES FEMMES FACE A L'ALCOOL

par VIE PRATIQUE



Aujourd'hui, les femmes après le tabac, divent faire face à un autre danger : l'alcool !


1) L’alcool : Un remède contre la souffrance ?


Quels sont les raisons de la consommation massive d’alcool ? S’agit-il seulement d’un remède contre la souffrance ?


Les résultats du baromètre de 2010 semblent encourageants. La consommation quotidienne d’alcool des 18-75 ans baisse, hommes et femmes confondus.

Néanmoins, celles de l’usage à risque chronique et de l’usage à risque dépendance augmentent, surtout chez les 18-25 ans.

Les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé, elles, ne varient pas depuis 1980?:

* deux verres de vin maximum par jour, pour les femmes,
* trois verres maximum, pour les hommes,
* et pas plus de quatre verres successifs en une seule occasion.

Selon Emmanuel Palomino, psychiatre-alcoologue à Jonzac, le critère quantitatif est insuffisant?: «?Certaines femmes boivent beaucoup, et connaissent peu de problèmes. Il faut d’abord penser à la fonction que remplit l’alcool. La consommation devient problématique lorsqu’il prend le rôle d’un remède, d’une béquille, d’une gomme à souffrance.?».

Or, l’alcool donne l’illusion qu’il peut aider à vivre, comme le disait l’essayiste irlandais George Bernard Shaw, dont le père était alcoolique?:

«?L’alcool est un anesthésique qui permet de supporter l’opération de la vie.?».


2) L’alcool : Un sujet toujours tabou ?

De nos jours, l’alcool est-il toujours un sujet tabou pour les femmes ? Comment savoir si l’on est dépendant ou non ?

Alcool tabou « Maman, si tu continues comme ça, tu vas mourir. Sache que je t’attends…?».

Dans sa cuisine, Marianne reste bouche bée devant son fils de 13 ans. Elle réalise, par cette incise lucide, son alcoolo-dépendance.

Comme 5 millions de Français, Marianne a un problème avec l’alcool. Elle ne sait pas comment ni pourquoi elle a commencé.

Après ses journées harassantes, elle se dit qu’elle mérite une petite récompense. Mais très vite, l’habitude cède au réflexe. Le corps ressent un manque, avant de réclamer sa dose…

Un sujet tabou :

Mais, comment se prend-on les pieds dans le tapis?? Selon le Dr Catherine Simon, du centre d’alcoologie Menez, à Brest, l’alcoolo­dépendance reste un sujet tabou, alors qu’elle concernerait entre 600?000 à 900?000 femmes.

«?On ne voit dans l’alcool que l’aspect agréable, le champagne accompagne les naissances, les anniversaires. Un bon vin garantit un repas convivial, et les alcools forts désinhibent les night-clubbers. Cela façonne nos représentations, or beaucoup d’entre nous pourraient s’interroger sur la relation au produit.?» Il faut dire que chacun a en tête l’image du pilier de bar ou du SDF, bouteille en main. Il est difficile de s’y identifier, surtout pour une femme.


3) L’alcool : Un remède contre la souffrance ?

Quels sont les raisons de la consommation massive d’alcool ? S’agit-il seulement d’un remède contre la souffrance ?

Les résultats du baromètre de 2010 semblent encourageants. La consommation quotidienne d’alcool des 18-75 ans baisse, hommes et femmes confondus.

Néanmoins, celles de l’usage à risque chronique et de l’usage à risque dépendance augmentent, surtout chez les 18-25 ans.

Les recommandations de l’OMS, elles, ne varient pas depuis 1980?: deux verres de vin maximum par jour pour les femmes, trois pour les hommes, et pas plus de quatre verres successifs en une seule occasion.

Selon Emmanuel Palomino, psychiatre alcoologue à Jonzac, le critère quantitatif est insuffisant?: «?Certaines femmes boivent beaucoup, et connaissent peu de problèmes. Il faut d’abord penser à la fonction que remplit l’alcool. La consommation devient problématique lorsqu’il prend le rôle d’un remède, d’une béquille, d’une gomme à souffrance.?».

Or, l’alcool donne l’illusion qu’il peut aider à vivre, comme le disait l’essayiste irlandais George Bernard Shaw, dont le père était alcoolique?:

«?L’alcool est un anesthésique qui permet de supporter l’opération de la vie.?».


4) L’alcool : Un dangereux psychotrope ?


L’alcool agit sur l’organisme comme un désinhibiteur. Peut-on pour autant le considérer comme un dangereux psychotrope ?

Alcool psychotropeLa dépendance s’installe insidieusement, selon Isabelle Sokolow, dès que l’on boit pour se sentir mieux et qu’il est impossible de contrôler sa consommation après le premier verre.

«?L’alcool agit comme un médicament, un tranquillisant, un antidépresseur, sauf qu’en plus des autres psychotropes, l’alcool possède un effet désinhibiteur.

Il nous permet de dire ou de faire des choses inhabituelles?: drague, danse, blagues? plus d'assurance», souligne-t-elle.

Et ce, pour toutes les classes sociales, que ce soit des femmes de diplomates aux chômeuses en fin de droit.


5) Quels sont les profils d’alcooliques ?

Les profils d’alcooliques chez les femmes sont variés. Comment les différencier ? Et comment peuvent-elles comprendre qu’elles risquent de tout perdre ?

Profils d'alcoolique :

Outre l’héritage familial, les profils d’alcooliques dépendantes varient.

«?Je rencontre des femmes au parcours chargé, confie Emmanuel Palomino. Certaines expriment un vague à l’âme face aux difficultés de la vie, tandis que les plus émotives découvrent qu’elles peuvent voiler leurs émotions par la bouteille. D’autres ont été violées ou boivent pour se donner du courage face à un partenaire violent.?»

Bien souvent, les virages de la vie importants se trouvent au carrefour des risques liés à l’alcool. Lorsque les enfants partent, le syndrome du «?nid vide?» interroge l’histoire personnelle de chacun et celle du couple, et tend un miroir, qu’il n’est pas toujours facile de supporter.

Un briseur de liens : Par ailleurs, il peut nous arriver de ressentir une fatigue de la vie, une sensation de vide, mais selon Isabelle Sokolow, les femmes ressentiraient plus souvent ces manques. «?Actuellement, elles se sentent plus libres mais aussi plus sollicitées sur les plans professionnel ou familial. Qu’on soit mariée, divorcée ou célibataire, avec ou sans enfants, se retrouver le soir dans le canapé un verre à la main permet d’oublier la solitude, le stress. La femme devenue alcoolique se coupe petit à petit de ses proches, et se suffit à elle-même, pour quelques heures.?» Le lendemain, tout est à refaire.


6) Honte et culpabilité

En attendant la reconstruction, «?un grand sentiment de honte les habite, explique Catherine Simon. Une femme alcoolodépendante est plus vite jugée socialement, notamment par rapport à ses compétences maternelles, ce qui est moins le cas pour les pères.?» Un constat partagé par Philippe Batel, addictologue?: «?En plus des stigmates physiques (prise de poids, visage bouffi ou creusé), il faut ajouter le mépris du conjoint, parfois insupportable. Il faut savoir qu’une femme alcoolodépendante se lève le matin en se disant?: “Je vais essayer”, et se couche le soir avec?: “J’ai échoué, je suis vraiment une moins que rien…” Cette culpabilité la pousse à élaborer toutes sortes de stratégies d’évitement pour ne pas être prise la main dans le sac, ce qui favorise le repli sur soi et freine ainsi le rétablissement.?»

Un ultimatum salvateur

Comment se rendre compte que l’on risque de tout perdre??

Selon Emmanuel Palomino, il faut un déclencheur. Les femmes ont la plupart du temps besoin d’une crise?:

«?Ce peut-être un avertissement professionnel, un accident sans gravité, un enfant qui vous parle droit dans les yeux.

Il peut tout aussi bien s’agir d’un ultimatum, sans menace, de la part du conjoint?:

“Je t’aime, mais si l’on continue comme ça, dans trois mois, on n’y arrivera pas.”?».

*?Source?: Inpes.


7) Dépendance à l’alcool : La santé des femmes plus vulnérable??


L’alcoolisme peut avoir des conséquences désastreuses, en particulier chez les femmes. Quels sont les dangers pour leur santé ?

On compte environ une femme alcoolo-dépendante pour quatre hommes. Mais pour des raisons physiologiques, les femmes seraient moins tolérantes à l’alcool.

«?Pour une même quantité d’alcool absorbée, le taux d’alcoolémie est plus élevé car le volume de dispersion du produit est plus faible (le corps d’une femme est en moyenne plus petit que celui d’un homme).

De plus, l’élimination est plus lente?», explique Emmanuel Palomino.

D’autres complications sont aussi plus fréquentes chez les femmes, comme les hépatites alcooliques et les complications neurologiques.

Et Philippe Batel, addictologue, de pointer un rapport de l’INCa*?:

""Une femme buvant 3 verres par jour augmenterait significativement son risque de cancer du sein"".

*?Institut national du cancer.


8) Lutter contre l’alcool : Que dire, que faire??

Vous consommez trop d’alcool mais vous ne savez pas comment résister ? Voici des conseils pour lutter contre l’envie de boire à outrance.

Lutter contre l'alcool. Il faut trouver les bons mots.

Quand le navire tangue comme un bateau ivre, l’entourage doit savoir prendre le gouvernail. Quelles sont les bonnes attitudes?? Comment montrer le chemin??

L’aider à sortir du déni?: selon les experts, les femmes y arrivent mieux que les hommes. Moins orgueilleuses?? Toujours est-il que rien ne sert d’oppresser ou de forcer l’aveu. Au contraire, ouvrez le dialogue simplement?: «?Est-ce que tu peux me faire un point sur la situation???» Parlez, écoutez, il en restera toujours quelque chose.

S’informer?: s’intéresser, se renseigner sur cette maladie vous permettra de mieux comprendre les affres par lesquelles passe votre proche. Vous verrez qu’elle n’a pas changé (outre ses sautes d’humeur?!), mais qu’elle traverse en réalité une période très difficile.

Responsabiliser?: traitez-la en adulte, le plus possible. Le fait d’avoir à remplir normalement ses obligations contribuera à lui donner une meilleure image d’elle-même. L’infantiliser ne ferait qu’entériner ce qu’elle se dit depuis le début?: «?Je ne suis pas capable de…?»

Penser à vous?: même s’il vous paraît difficile de ne pas penser à sa problématique sans arrêt, les sentiments spontanés (compassion, pitié…) n’aident pas la guérison. Protégez-vous en premier lieu, pensez à vous et à vos propres limites dans l’accompagnement.

Respecter?: il s’agit bien sûr de respecter l’autre en toutes circonstances, mais également d’exiger le respect. Il faut parfois des mois, voire des années, pour sortir de la maladie alcoolique. Cette boussole permettra d’avancer et de préserver le lien sur la durée.



9) Se faire aider

Consulter son médecin traitant. Pour mettre les chances de son côté et réussir à faire le point objectivement sur sa consommation d’alcool, il est essentiel d’en parler le plus honnêtement possible à son médecin ou être orientée vers un spécialiste en alcoologie.

Se rendre dans une association d’entraide (Vie libre, Croix bleue, Alcooliques anonymes…). Cela permet de libérer la parole sans se sentir jugée, mais également de constater que vous n’êtes pas seule dans cette épreuve et que d’autres s’en sont sorties. Attention, les premières réunions peuvent déstabiliser, ou parfois entraîner une réaction de rejet.

La prise en charge par des professionnels de santé. La cure suppose une phase de sevrage de quelques jours, afin de déshabituer le corps au besoin de l’alcool. Cette période, bien que délicate à vivre, est aussi un moyen de se reconnecter aux plaisirs perdus dans les vapeurs d’alcool (lire, écouter de la musique, profiter du soleil, partager des repas…). Vient ensuite le travail de l’abstinence. Une bonne partie de la tâche sera d’accepter que l’arrêt total de l’alcool n’est qu’un moyen, et non une fin, pour retrouver une vie meilleure. C’est donc un retour à soi et, en même temps, un chemin vers les autres. Un groupe d’entraide est toujours le bienvenu pour le soutien qu’il procure, dans les moments de doute ou de rechute.



10) La grossesse, période à haut risque

Lorsqu’une femme enceinte consomme une boisson alcoolisée, l’alcool passe du sang maternel vers le sang du fœtus, au travers du placenta. Pendant la grossesse, une consommation régulière d’alcool, dès deux verres par jour, ou des ivresses épisodiques nuisent au développement du cerveau de l’enfant?: ces consommations peuvent provoquer des troubles du comportement ou un retard intellectuel (troubles de l’apprentissage, de la mémorisation, de l’attention…).

Dans certains cas, l’alcool peut aussi causer des dommages irréversibles, comme dans le syndrome d’alcoolisation fœtale (Saf).

Il se manifeste par un retard de croissance, des malformations du cerveau, des troubles du comportement…

Les recommandations de l’Inpes?: «?9 mois / 0 alcool 0 tabac?».


Source : vie pratique.fr

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