FEMMES BATTUES

par Erotica51


""Femmes battues"": Faites-vous aider. Appelez d'urgence le 3919

Un coucher de soleil sur la mer, une vision paradisiaque sur laquelle on entend une voix off dire: «mon mari m'a battue et humiliée pendant 10 ans. Il m'a cassé plusieurs fois le nez, les côtes, les dents. Mais depuis 15 jours c'est enfin terminé». Le champ de la caméra s'élargit et découvre une tombe installée face à la mer. «En France, tous les 2 jours et demi, une femme meurt victime de violences conjugales.

Parlez-en avant de ne plus pouvoir le faire: appelez le 3919».

La nouvelle campagne contre les violences conjugales, lancée mercredi par le Ministère Délégué à la Cohésion Sociale et à la Parité, se veut marquante.

Ce spot fait la promotion du nouveau numéro de téléphone national unique, destiné aux femmes victimes de violences conjugales et aux témoins.
Garantissant une réponse anonyme et personnalisée, dans toute la France, ce numéro, qui a le coût d'un appel local, est accessible du lundi au samedi de 8h à 22h, et les jours fériés de 10h à 20h. Entre 11 à 23 écoutantes formées et spécialisées dans l'accueil et l'écoute des femmes victimes de violences conjugales seront mobilisées pour répondre aux demandes : assistantes sociales, éducatrices spécialisées et psychologues, qui répondront en plusieurs langues (français, anglais, arabe, espagnol).

Une femme meurt tous les trois jours

Selon les chiffres publiés dans une étude par la Délégation aux victimes, rattachée à la Direction générale de la police nationale, «168 personnes sont décédées en France en 2006, victimes de leur compagnon ou compagne», soit une femme tous les trois jours.
«Cette violence s'exerçant dans le cadre familial, 11 enfants ont également été victimes de violences mortelles exercées par le compagnon sur la mère», relève la Délégation.

En incluant les suicides des auteurs et les homicides de tiers, ces «violences occasionnelles ont occasionné au total le décès de 228 personnes», précise-t-elle.

Cette étude montre que «la majorité des homicides conjugaux ont eu lieu dans des couples dont la situation matrimoniale était établie (concubinage, mariage)», et que «la séparation apparaît comme la cause la plus souvent présente dans le passage à l'acte des auteurs».

QUELLES DEMARCHES FAUT-IL FAIRE POUR S'EN SORTIR ?


Les victimes ne sont pas toujours prêtes à quitter l'auteur des violences. Elles doivent cependant savoir que certaines précautions simples pourront leur être très utiles si elles décident un jour de réagir.

De plus, elles ne doivent pas hésiter à contacter les organismes spécialisés qui connaissent leurs difficultés et peuvent, de façon anonyme et gratuite, les conseiller, les aider et leur permettre de trouver, le cas échéant, un lieu d'accueil où le secret de leur adresse sera préservée.

1. SE MENAGER DES PREUVES :

Le jour où la femme décide de demander le divorce, de quitter le domicile conjugal, de porter plainte, il faut apporter la preuve des violences qu'elle a subies. Elle a donc tout intérêt à faire établir et conserver en lieu sûr un certain nombre de documents, tels des certificats médicaux, des témoignages écrits, datés, signés, de proches en qui elle à confiance (famille, amis, collègues, voisins), accompagnés d'une photocopie de leur pièce d'identité, le numéro d'enregistrement de la main-courante au commissariat, ainsi que l'éventuel récépissé de dépôt de plainte.

2. CONSULTER UN MEDECIN :

Celui-ci prodiguera à la femme violentée des soins adaptés, constatera les traces de coups et blessures, ainsi que les traumatismes psychologiques et établira un "certificat médical" précisant, le cas échéant, une incapacité totale de travail, que la victime exerce une activité professionnelle ou non.

PS : Sachez que l'absence de certificat médical n'empêche toutefois pas de porter plainte.

3. ALLEZ AU COMMISARIAT OU A LA GENDARMERIE :

En cas de crise suite à un épisode de violence, la victime trouve parfois refuge chez des voisins ou quitte le domicile pour échapper à son agresseur. Mieux vaut qu'elle se rendre ensuite, dès que possible, au commissariat ou à la brigade de gendarmerie la plus proche, où elle sera écoutée et, si elle le souhaite, orientée vers les urgences médico-judiciaires ou vers un centre d'accueil.

Elle peut décider de porter plainte (ce qui enclenche alors le processus judiciaire) ou, si elle n'est pas prête, simplement déclarer les violences (c'est ce que l'on appelle une main-courante au commissariat de police ou un procès-verbal de renseignements judiciaires à la gendarmerie). Cette déposition pourra lui être très précieuse par la suite.

4. PORTER PLAINTE :

Si la victime souhaite non seulement mettre un terme aux violences, mais aussi que leur auteur soit sanctionné et obtenir éventuellement réparation des préjudices subis, il lui faudra porter plainte.

Attention cependant à ne pas trop attendre après une agression. Les délais pour porter plainte varient en effet selon les infractions :

* 3 ans pour un délit (coups et blessures par exemple)
* 10 ans pour les crimes (tel le viol).
* En cas d'agression sexuelle ou de viol, si la victime était mineure au moment des faits, ce délai court à partir de sa majorité.

Il est recommandé de prendre un avocat afin de mettre toutes les chances de son côté. Si la victime dispose de peu de ressources, elle pourra peut-être bénéficier de l'aide juridictionnelle. Pour en savoir plus sur ce dispositif, elle peut contacter sa mairie ou un centre d'information sur le droit des femmes.

5. ADOPTEZ UN SCENARIO DE PROTECTION :

Si la femme estime possible de rester chez elle, il peut cependant lui être utile de prévoir un scénario de protection :

Noter les numéros importants et les placer dans un endroit facile d'accès ou les apprendre par coeur

Identifier les personnes susceptibles de l'aider en cas d'urgence

Informer les enfants sur les conduites à tenir lors d 'actes de violence (se réfugier chez le voisin, sortir de la maison pour téléphoner, appeler la gendarmerie ou la police)

Préparer un sac contenant une somme d'argent, papier d'identité et un peu de linge en cas de départ urgent

Mettre en lieu sûr les copies vos papiers les plus importants.


LES ASSOCIATIONS QUI PEUVENT VOUS AIDER



En dehors de votre entourage proche, il existe des lieux d'accueil, d'écoute et d'information où vous trouverez le soutien nécessaire pour prendre une décision, préserver vos droits pour l'avenir et entamer les démarches utiles.
Tous les organismes cités ont des ramifications départementales.

* CNIDFF
Centre National d'Information et de Documentation des Femmes et des Familles
01.43.31.12.00

* FNARS
Fédération Nationale des Associations d'Accueil et de Réinsertion Sociale
01.48.01.82.00

* INAVEM
Institut National d'Aide aux Victimes et de Médiation
01.45.88.19.00

* MFPF
Mouvement Français pour le Planning Familial
01.48.07.29.10

* SOS Viols Femmes informations
0 800.05.95.95

* Violences conjugales Femmes infos service -
Lundi au Vendredi de 7h30 à 23h30
- Samedi de 10h à 20h
01.40.33.80.60 - 3615 SOS FEMME

http://atout.handicap.free.fr/vicfemmebatue.htm


REFUSEZ D'ETRE UNE FEMME BATTUE !



Retour


www.erotica51.com © 14.03.2003-14.03.2017 - Tous Droits Réservés