MON COMBAT CONTRE L'EXTASIE

par Erotica51




Raphaël, si aujourd'hui, je tape notre histoire, c'est parce que, pour moi, elle a été la plus merveilleuse .

Je me rappelle le jour où je t'ai rencontré , tu portais cette chemise blanche , tu laissais toujours les trois premiers boutons ouverts et on pouvait voir ton torse à la peau dorée par le soleil . Ce jour là il faisait un temps magnifique , un temps d'amour . j'étais adossée au tronc du chêne de la cour entourée de mes 5 amies- que tu disais toutes des cruches , tu proclamais même que c'était évident que leurs parents les avaient mises en pension , leur boîtes crânienne ne contenaient pas de la matières grise mais de la guimauves . Tu m'avais mise hors de moi ce jour là ! Mais pourtant si tu regarde , nous on n'y était bien en pension ...Je me souviens de ton regard qui exprimait la lassitude quand tu as traversé à grandes enjambées la pelouse . Je n'ai pas réussis à détacher mon regard de tes séduisants yeux bleus . Je m'en étais renversée la sauce de ma salade sur ma minijupe ! D'après Justine tu m'avais envoûtée , et je crois qu'elle n'avait pas tout à fait tort . Depuis ce jour je ne pensais plus qu'à toi et ne souhaitais plus que d'attirer ton attention à un tel point que ma moyenne en a prit un coup ! 2 en mathématiques , 10 en physique et j'en passe , le plus étonnant ce fut le français de 9,99 je suis passée à 14,47 en particulier dans les poèmes , ils s'intitulaient tous : L'amour pour toi . J' ai eu la chance de cohabiter avec ta soeur Katrina , que je nommais ma Chacha . J'aurais dû m'en doutais vous possédiez les même yeux à défaut prêt c'est que Katrina avaient des reflets verts . Nous étions en octobre quand elle me montra ta photo : torse nu , les cheveux blond cendré semblaient mouillés , tu tenais une planche de surf et en arrière plan, une mer turquoise . Cette photo m'a fais rêvé plus d'une fois . Dans le fond ,ce fut une chance d'être devenue ta petite copine attitrée mais aussi un grand malheur. Je t'ai perdu de la plus ignoble des façons qu'il soit de perdre un être cher , car c'est dans la mort que je t'ai perdu ...

Tu as enfin posé les yeux sur moi un soir alors que le dîner (composé de viandes non identifiées)était terminé et que les pensionnaires regagnaient leur chambre que je t'ai aperçu , tu discutais de l'autre côté du réfectoire avec le frère de Christine une autre de mes amies que tu considérais comme un peu moins stupides . Je ne sais pas se qu'il m'a pris soudain mais j'ai laissé défilaient devant moi les adolescents de tout âges et toutes tailles afin de me retarder .J'avais peur que tu ne partes avant que je ne sois sortie mais tu semblais absorbé dans ta conversation . Aussi quand je fus la dernière à sortir , Romain venait tout juste de te quitter , quelle aubaine ! Je trouvais rapidement un prétexte pour attirer ton attention -et ce ne fut pas le plus propre ! Tandis que tu allais partir je m'effondrais à terre poussant des gémissements . Je feignais un maux de ventre abominable et je pense être assez bonne comédienne dans le domaine de c'est moi que v'la . Quand j'entendis tes pas retentirent vers ma direction je cvrois que j'aurais sangloté de bonheur . Tu t'es accroupis et ton parfum m'a enivré .


- Heu .. tu vas bien , qu'est ce qu'il t'arrive ?" m'as tu demandé plutôt gauchement à vrai dire mais ce fut la première parole échangée .
_ Je sais pas , j'ai mal au ventre ..." grinçais je . De me mains je me pressais le ventre . Je me souviendrais toute ma vie du regard désespéré et embarrassé que tu m'as lançais .
_ Tu ... tu as tes r... ragnagnas ?"
_ Probablement ." Alors là je t'avais fourré dans l' embarras le plus extrême . Tu étais même surpris que je ne te gifle pas pour la question indécente que tu venais de me posais , tu m'as dis plus tard que tu m'avais pris pour culottée . Tu lâcha un soupir et tu tendis tes bras vers moi . Quand ta peau et la mienne entrèrent en contact charnelle je fus parcourue de frissons , tu l'avais sentis . En m'aidant à me relever je me baissé le plus possible afin que mon string ressorte , en temps normal je n'aurais jamais eu l'audace de ce genre de choses qui fait trop "pétasse" mais quand tu l'as aperçu j' ai sentie de l'exitation en toi . La preuve tu rougissais et tu haletais , tu avais envie de moi , une étrangère . Les couloirs étaient sombres , il est interdit de se promener en pleine nuit . Tu avais entouré mes épaules de ton bras et tu me menais .
_ C'est quoi le numéros de ta chambre ?"
_ 115 ." Quand je lui annonçais le numéro, je crus entrevoir l'esquisse d'un sourire .
_ Tu es avec ma soeur !"
_ Qui , Katrina ?"

Je jouais l'étonnée, bien que je savais, pertinemment que c'étais sa soeur mais je voulais m'investir dans le jeu . C'est alors qu'il se produisit la chose la plus extraordinaire en trois ans de mon existence, dans ce bahut : Tu m'as pressée contre le mur . Je sentais ton souffle chaud sur mon cou et ton regard bleuté me déshabillée , est ce un rêve si oui il est délicieux si non c'est tout bonnement un miracle . C'est alors que tes lèvres se pressèrent contre les miennes , tes mains parcoururent mon corps offert , elles palpaient mes seins durcis par l'envie et pressaient mes fesses . Tu ne cessais de m'embrasser et tes baisers devenaient plus exigeants . C'est alors que ma main glissa vers l'arrondi que ton jean moulait et j'y déposais une caresse qui te fit lâcher un soupir . Les baisers s'enchaînèrent tel une cadence hors de la réalité . Tu me pris par la main et m'amena aux toilettes au bout du couloir , je n'eus à l'instant où je franchissais la porte plus aucune peur, pour la suite et c'est là, dans une cabine, que tu fis coulisser la fermeture de ma mini jupe -je ne portais que ça - et me défis la boutonnière de ma veste décolletée . Je me trouvais à demie nue et à ton tour, tu défis ton pantalon . Tu me pris sur la cuvette et le sang de ma virginité envolée tâcha la blancheur de la fosse .

Les premiers jours qui succédèrent à la nuit, je t'évitais, ne sachant plus si ce fut une fiction de mon imagination ou la réalité . Tout était flou et j'étais devenue moins sûre de moi . C'est un après midi que tu vins me trouver dans la bibliothèque où attablée je lisais tranquillement Baudelaire . Quand tu passas le seuil , une grappe de clochettes tintèrent et je vis ton embarras , d'après Katrina tu étais allergique aux livres , contrairement à moi . A ta vue je me tassais sur ma chaise , mes mains devinrent moites et j 'étais totalement déconcentrée de ma lecture pourtant je gardais les yeux rivés sur les phrases . Tu te dirigea vers une étagère et choisis un ouvrage, au hasard . C'est alors que tu vins t'installer en face de moi . Je sentis mon visage s'empourprer et avec sérénité, tu ouvris ton livre . Quelques minutes s'écoulèrent , j'agonisais d 'angoisse , toi non plus ne paraissais pas très à l'aise . Et pourtant c'est toi qui ouvris la conversation :


_ Marina , je voulais m'excuser pour l'autre soir ." murmura t-il .

Malheur , ainsi donc me voici, dépucelée, par un garçon aux beaux yeux et au visage d'enfer qui reste pourtant un étranger en l'occurrence, toi .


_ Comment connais-tu mon prénom ?"
_ Je l'ai demandé à Katrina ."
_ Tu lui as dis pour ..."
_ Non, rassure-toi ." J 'en fus soulagée .
_ Alors que viens tu faire ici ?" demandais-je toujours hostile .
_ Je suis venu réparer mon erreur ." déclaras-tu . S'il n'aurait pas était interdit de parler j 'aurais éclatais de rire mais je lançais à la cantonade :
_ Oh et que compte tu faire ? Prendre une aiguille et du fil et me faire une greffe de membrane ?"
_ Arrête ce ton ironique . Suis moi ."
_ Et si je refuse ?" murmurais je insolente .
_ C'est par la peau du cul que je t'emmènerais ." tu te faisais menaçant et je me dirigeais reposer mon livre et te suivis à l'extérieur .
_ Marina , je regrette ." Tu m'en aurais fais pleuré .
_ Il est trop tard ." lançais-je . C'est comme si tu t'attendais à cette remarque et tu me répondis la plus belle des phrases .
_ Pas encore pour sortir ensemble ."

Voici une semaine que nous étions ensemble. Notre premier baiser a eu lieu dans la cour , tu m'as enlacée et nos lèvres se sont touchées, c'est ainsi que je devenais "la petite copine de Ralph" comme on te surnommait . Tu m'avais offert ta gourmette d'argent où était gravée Raphaël . Les jours , les mois passèrent et notre amour n'en était que plus beau . Juin arriva et dans le collège, la rumeur circula, à propos du bal de fin d'année, qui aurait lieu au gymnase à la fin du dernier trimestre . Tous les soirs, je venais, à présent dormir, avec toi et te confiais mes craintes. Nous ne nous reverrions certainement plus. Tu savais toujours me consoler . Les filles se chargèrent des guirlandes et Maximilien , plus connu sous le pseudo de DJ Max était déjà derrière les platines. Le grand jour approchait et j 'avais du courir les boutiques afin de me dégoter une ravissante petite robe en jean à épaulettes . Et puis enfin le soir du bal se présenta . J'avais promis à ma soeur Jaz de l'emmener, mais elle avait mit tant de temps à choisir une robe que nous étions arrivées, un quart d'heure après le commencement de la fête. La circulation nous contraignit à rester plus de trois quarts d'heures dans la voiture. J'en ruminais tout ce que je savais et puis le malheur se pointa . Mon téléphone portable s'est mis à sonner. J'ai fouillé dans mon sac à main et l'ai trouvé entre un paquet de bonbons à la menthe et des mouchoirs .

Un allô désolé retentit et j'ai su, au fond de mon coeur, qu'il s'était passé quelque chose de grave quand on m'annonça que tu étais aux urgences, après la prise d'un cachet d'extasies. Tout se déroula très vite , les larmes firent couler mon mascara et je sortie en trombe de la voiture , je sillonnais entre les automobiles stoppées , les chauffeurs me regardaient courir relevant ma robe , ma mère avait passée sa tête par la vitre et criait mon nom , j'entends encore résonner ces mots "Marinaaa reviennnns " mais pour moi plus rien ne comptait et je me mis à dévaler, boulevards et rues, quand enfin je débarque exténuée aux urgences , c'est un médecin qui me reçoit . Il me propose un verre d'eau et j'accepte . Puis le moment fatal . Tu es décédé ... Le monde vient de tourner dix fois sur son axe .


- Il a dit votre prénom avant de s'éteindre . "m'a dit le docteur, d'un air accablé .
_ Je veux le voir ." c'est la seule phrase que j'ai pu articulé tandis que la douleur de ta perte m' arrachait le coeur . Le docteur n'insista pas et me mena à ton corps inerte , c'est là que je versais toutes les larmes de mon corps . Je dépose un baiser sur tes lèvres froides . Je t'ai aimé d'une passion ravageuse et la vie m'a arraché à toi . Pourtant je continue à t'aimer . Je suis retourner dans les toilettes où je me suis donnée et dans ta chambre ôù l'on a retiré toutes traces de ton existence . Je continue d'espérer qu'un jour viendra où l'extasie viendra à être détruite car c'est à cause de cette drogue que tu m'a été enlevé .

A toi "Raphael", mon Coeur, mon Ame, qui continue de marcher, dans mes pas….

Marina



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