L'AMOUR A TOUTE VITESSE

par GASTON



Je regarde ma montre.
Nous avons quitté Paris il y a à peine deux heures et nous entrons déjà dans Lyon.
Dans le wagon, très peu de monde.
Quelques hommes d'affaires, des Vrp et un couple qui s'embrasse de temps en temps.

Au fond, la porte s'ouvre, et un homme d'une quarantaine d'années, bronzé; d'allure sportive, entre et regarde les emplacements, billet à la main
Elégant, bien habillé, il respire l'aisance et la sûreté de soi.
Arrivé à ma hauteur, il stoppe, me fait un sourire éblouissant et range sa petite valise dans le compartiment prévu à cet effet.
En se hissant sur la pointe des pieds, il me frôle ,je sens son odeur d'homme et un léger parfum.
Puis il s'assied en face de moi :

- Bonjour
- Bonjour

Je reprends ma lecture, mais je me sens un peu troublée.
Intérieurement, je m'ébroue et continue de lire.
Deux minutes plus tard, le train repart.

De temps en temps, je lève la tête, pour regarder le paysage qui défile à toute allure.
Il m'arrive de croiser le regard de l'homme, mais je détourne aussitôt le mien.
J'essaie de me concentrer sur le livre, mais je n'y arrive pas.

Une jambe s'abute soudainement contre mon mollet gauche:
- oh, veuillez m'excuser
- De rien.
Mais je me sens rougir comme une gamine.
La tête baissée, j'entends l'homme tousser légèrement.

Quelles sont ces ondes mystérieuses qui nous relient parfois à quelqu'un?
Quels pouvoirs virtuels possédons-nous?

La jambe renoue le contact.
Cette fois, je ne me dérobe pas. Un frémissement intérieur me parcourt. Je me dédouble, le corps tendu.
L'homme se penche en avant et je me laisse bercer par ses paroles, tout en le regardant un peu mieux.
Visage carré, maxillaires un peu proéminents, yeux verts légèrement en amande. Je sens une émotion sensuelle me gagner petit à petit.
Il inspire confiance et dégage un charme fou.

Une demi-heure plus tard, nous en sommes au tutoiement.
Encore un peu et nous rions comme des enfants.
La magie qui relie parfois deux êtres vient d'opérer.

-Excuse-moi,je vais prendre quelque chose dans ma valise

Il se hisse à nouveau à ma hauteur et là, je sens distinctement contre mon épaule gauche la bosse dure de son sexe.
L'a-t-il fait exprès?
Je ne sais pas, mais je sens une douce chaleur inonder mon ventre, courir le long de mes fibres et me troubler plus que je ne devrais.

Conscient de mon trouble, il me prend les mains. Les siennes sont chaudes, longues et nerveuses.
J'ose à peine le regarder. Je ferme les yeux, plongée dans l'incompréhension de mon attitude.
Cet homme, que je ne connaissais pas il y une heure, me bouleverse à un point inimaginable.
Ma tête bourdonne, mon entendement s'affole, je suis déjà prête à me donner à lui.
Perdu dans mon émoi, j'entends un mot:

- viens!

Il me saisit la main droite et je me lève, comme un automate.
Sous les yeux des autres voyageurs, intrigués, nous nous rendons à une extrémité du wagon.
Les toilettes sont libres. Nous y entrons tous les deux.
Et là, je m'assieds sur le couvercle des w.c., pose mes mains sur les hanches de l'inconnu et l'attire vers moi.
Toute raison disparue, je défais sa ceinture, les boutons de sa braguette et en sors un sexe magnifique, dur comme un morceau de bois.

Le gland, violacé, est à quelques centimètres de ma bouche.
Avec avidité, je l'avale et laisse coulisser mes lèvres sur la hampe.
Je crispe mes mains sur le bassin. Les yeux fermés, je goûte durant quelques secondes la chaleur de ce membre épais,tendu.
Sous ma langue, sur mes lèvres, je sens les veines saillantes, le sang taper dans l'artère.

Lentement, je fais ressortir le sexe, mes lèvres entourent le gland et le sucent avec ferveur.
Je le sens parfois devenir plus dur.
Deux mains viennent s'appuyer sur mes tempes.
L'une des miennes, creusée,va entourer les testicules.
Je regarde le visage de mon partenaire.
Dans ses yeux, une lueur de plaisir trouble.
Il apprécie ma caresse buccale, mais aussi la magie de cet instant.

Une crispation de tout son corps me fait comprendre que le moment où il va éjaculer n'est pas loin.
Je me lève et,sans pudeur, j'ôte ma culotte et relève ma robe, tournée vers le petit lavabo. Dans la glace, je vois l'homme se dévêtir en partie, s'approcher de moi, buter contre mes fesses.
Il écarte mes globes fessiers et son gland rencontre mes lèvres.
Un frisson incontrôlable me parcourt le corps en entier.

J'ai presque mal, tellement le besoin de sentir ce sexe en moi est impérieux.
Enfin, le membre coulisse et une sensation merveilleuse de bonheur physique me fait tressaillir à nouveau.
je m'offre encore davantage, croupe tendue au maximum, les deux coudes maintenant posés.
J'écarte plus mes jambes et le sexe me perfore le ventre, me fouille les entrailles, m'inonde de plaisir.
Sans retenue, je vais à sa rencontre, comme une chatte en chaleur, ivre, bouleversée par cette queue qui me pilonne.
Deux mains saisissent ma taille, l'enserrent comme dans un étau.

A certains signes, à une crispation plus forte de son sexe, je sens que l'homme va jouir.
Je lève encore davantage mes fesses, en me mettant sur la pointe des pieds et je l'entends gémir, sortir et entrer dans moi à grands coups de reins, pendant que j'explose à mon tour, avec cette certitude d'avoir un feu ardent dans le ventre.
Debout, rhabillés, nous récupérons dans les bras l'un de l'autre, le coeur encore battant.

Je sors la première, et rejoins ma place.
Une demi-heure plus tard, l'homme descend. Avec un signe de la main et deux doigts sur la bouche en guise de baiser, il s'éloigne sur le quai.
Je réalise que je ne connais pas son nom, même pas son prénom.
Je m'adosse contre le siège et, rêveuse, je songe à notre étreinte.....

Moi

19.9.08



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