VARIATIONS

par FELINE



Caroline habitait chez ses parents, dans un petit village perdu, dans ce qu’on pourrait appeler la France profonde. Les champs s’étendaient à perte de vue. Le jaune profond du blé nourricier côtoyait le rouge chatoyant des coquelicots sauvages. Le maïs encore vert accompagnait les tournesols.
Le ciel était souvent si bas, qu’on croyait pouvoir toucher les nuages.

Ses parents étaient des gens simples, de braves gens, comme il est coutume de dire. Mais ils manquaient singulièrement d’imagination. Caroline rêvait d’autres choses, d’une autre réalité. Elle s’étiolait dans cette étroitesse. Elle souffrait de l’immobilité de ce quotidien. Alors, Caroline s’était aménagé une bulle pleine de rêveries, d’illusions, de projets..

Un jour, le destin frappa à la porte. Un destin aux traits masculins, concrétisé par un jeune homme de la grande ville. Caroline resta presque pétrifiée à la vue de ce garçon.

« Bonjour Mademoiselle. Ma voiture est en panne, là-bas sur la Nationale. Et mon portable est déchargé !! Puis-je utiliser votre téléphone pour appeler une dépanneuse ? »
« Euh… bien sûr ! L’annuaire est à côté. Il y a un garage au village. »

Caroline s’était sentie rougir, puis pâlir. Le jeune homme, goguenard mais de façon discrète, la matait sans en avoir l’air. Mais Caroline n’en était pas franchement consciente. Elle voyait un… prince, sans cheval, comme un personnage sorti de ses rêves. Une vague chaleur se répandait en elle. Il était, lui semblait-il, tellement différent des garçons du village.

Caroline se rendit compte qu’elle n’était plus elle-même. Cet homme la subjuguait. Au plus profond de son être, elle se savait n’avoir plus qu’un désir bien précis : elle le voulait, et par n’importe quel moyen. Et des moyens, Caroline, elle n’en manquait pas !!

« Bon, la dépanneuse arrive. Je vais retourner auprès de mon véhicule pour l’attendre. Mais, si vous le voulez, je vous invite, tout à l’heure, au village. Il doit bien y avoir un café quelque part. »
« D’accord, s’empressa de répondre Caroline, le cœur battant, je serais là-bas dans une heure. Il n’y a qu’un seul café au village. On ne peut pas se louper !!! »
« A plus tard alors !! »

Caroline devenait autre : chasseresse. Une chasseresse un peu maladroite, naïve, ingénue, mais parfaitement consentante. Et à ce jeu de rôle, elle ignorait qu’elle était aussi la proie !! Elle mit tout son cœur à se préparer.

Elle marchait à travers champs, empruntant les chemins de traverses. Elle était belle, Caroline, fraîche, radieuse, lumineuse dans une jolie robe blanche. Jeune, si jeune, et tellement sexy dans toute sa naïveté de jeune fille éclatante d’une virginité mal dissimulée. Elle se hâtait d’aller vers ce qu’elle s’imaginait être un avenir, incertain, diffus, mais espéré, mais qui ne serait qu’une étape, une splendide et mémorable étape… de sa vie.

Caroline le vit immédiatement, à la terrasse, sous le grand chêne, au milieu de l’unique place du village.

Il lui décocha un sourire charmant… et charmeur. Il était empli de cette assurance qu’ont les hommes qui se savent « gagnants ».
Il lui parla de la ville, de sa profession, de ses amis, de sa famille, et de milles autres choses.
Il lui exposa ses projets, ses idées, ses rêves, ses envies…
Caroline buvait ses paroles.

Il l’observait, regardant les doigts fins glissant le long du verre, osant un œil indiscret dans l’échancrure de la robe, humant la fragrance de la jeune fille.
Caroline se sentait comme magnétisée. Une chaleur moite envahissait son entrejambe… Sans doute devait-elle dompter son corps, mais comment éteindre un feu qui s’embrase ???

Elle n’était pas au bout de sa propre « redécouverte ». Un certain Thierry s’approcha de leur table. Il ne fut guère long à comprendre que sa présence n’était pas souhaitée…
Caroline s’étonnait de son comportement. Elle entendait -comme un écho- battre son cœur. Elle était maintenant un être on ne peut plus « sexué ». De l’amour, non, c’est un trop grand mot, non, une attirance bien particulière, un désir qui exigeait, une envie empressée…

On les vit se lever, payer les consommations et s’éloigner, ensembles. Il lui tenait la main.
Au détour d’une rue, sous le regard de pierre du soldat commun à tous les villages de France, il l’embrassa, avec fougue, caressant la chevelure d’une Caroline interloquée par cette effronterie. Interloquée, certes, mais entièrement acquise… Elle « avala » ce baiser comme elle gobait la vie, avec avidité et beaucoup de plaisir. Tel un élixir du bonheur… Le jeune effleurait sa taille, se risquant sur les cuisses… Caroline vacillait presque.

Leur allure se fit plus rapide, impatients, semble-t-il, de combler leur appétit. Rapidement le village passa à l’arrière-plan. Avec tous les témoins… L’atmosphère était lourde, orageuse. Les jeunes gens s’arrêtèrent au pied d’un grand arbre majestueux. Il leur offrit ombre et protection. Ils étaient essoufflés, surexcités, étonnés d’en être déjà là !!

Caroline, conquise, le laissa déboutonner sa robe. Les tissus lui caressaient les cuisses. Il dégrafa le soutien-gorge, libérant une poitrine frémissante, dressée, aguicheuse… Il caressait ces seins offerts, ivoiriens, fermes. Les mains qui palpaient sa peau firent l’effet d’un incendie. Caroline se répandait. Il retira son tee-shirt, l’étala sur l’herbe, et doucement invita la jeune fille à s’allonger. Caroline fixait, avec un peu d’inquiétude, la bosse évocatrice qui ornait l’entrejambes de son amant. Lorsque la main du garçon se glissa dans son slip, la sienne s’en alla vagabonder sur la dite proéminence… Les caresses prodiguées furent pour l’un comme pour l’autre comme des vagues déferlantes. Les peaux frissonnaient, les corps frémissaient, les souffles s’accentuaient.
« Ce que tu es belle ! » lui dit-il à l’oreille.

Les mains de Caroline, novices mais décidées, s’affairaient à délivrer le sexe gonflé.
Ses doigts glissèrent sur la peau fine et douce, tel satin. Il gémissait doucement. Soulevant son bassin, il retira d’une main pantalon et slip. Caroline, subjuguée à la vue de cet appendice, vigoureux, dur, presque droit, ne pouvait s’empêcher de le contempler, voire de l’examiner. C’était la première fois qu’elle en voyait un, en vrai…
Le jeune homme se mit sur elle, et commença un mouvement de va-et-vient avec son pénis sur la vulve trempée de sa partenaire. Caroline en avait les larmes aux yeux. Sa bouche suçait un à un les tétons durcis, érigés comme pointes, au centre d’aréoles larges et grumeleuses.
« Je veux entrer en toi. »

Caroline ne répondit pas. Elle n’était plus en état de répondre quoique ce soit. Ses mains continuaient à « masser » cette verge si tentante. Seule solution immédiate à l’assouvissement certain de son désir intense.

Elle s’était rallongée, repue du spectacle magnétisant de ce sexe mâle en érection, les yeux mi-clos, attentive dans l’expectative, impatiente presque. Son bas-ventre lui faisait presque mal, tendu à l’extrême. Elle se concentrait sur le plaisir présent… et sur celui à venir. Son sexe lui semblait brûlant. Elle percevait la moiteur d’un liquide sur la peau interne de ses cuisses.

Caroline se rendait compte qu’elle attendait le « mâle », l’homme, la pénétration. Offerte et demandeuse !! Il sut ouvrir la « porte » avec infiniment de tendresse. La jeune femme laissa échapper un cri. Soulagement, douleur, joie ? Sans nul doute, un peu tout à la fois.
Le jeune homme ne tarda pas à jouir, tant son excitation en était à ce point de paroxysme qui fit que le mouvement s’accéléra presque malgré lui.

Il l’embrassa à nouveau.
Ils s’embrassèrent longuement comme dans un remerciement mutuel et conjugué.

Il était déjà tard, lorsque Caroline rentra chez elle. Elle reprit les chemins fermiers, encore traversée de part en part par des sensations si vives encore.
Elle ne se rendait pas compte de ce qu’elle avait perdu, de l’étape définitivement franchie, mais elle savait, dans son corps et dans son âme, ce qu’elle avait vécu.


20/2/2007.

OOOOOOOOOOOOOOOOO


Découvrez Les Jolies Ballades en France  de Marie51



Visitez Le Journal Secret  d'EROTICA51




Retour vers Histoires érotiques d'Amis


http://www.erotica51.com © 14.03.2003 - 14.03.2018 - Tous Droits Réservés