RIEN QU'UNE NUIT

par MYOSOTIS


Nous nous étions promis, une nuit, une seule nuit pour nous donner l'un à l'autre et braver l'interdit. Depuis longtemps déjà, j'essayais de maîtriser mon désir croissant. Maintes fois, j'avais voulu tout arrêter, ne plus le voir, ne plus lui écrire, retrouver ma place bien rangée, éteindre ce feu qui, en moi, brûlait, au moindre souvenir de son regard, de sa douceur, de ses mots, de ce désir partagé....Mais le démon de mon envie me rendait de plus en plus humaine et je renonçais à lutter.

Il était là, à l'endroit convenu, j'étais sensée passer la nuit chez une amie, sa femme était partie quelques jours chez sa mère. Nous nous sommes regardés en souriant, comme deux gamins prêts à faire une grosse bêtise mais que désormais plus rien ne pouvait retenir. Sans un mot, je suis montée dans sa voiture pour rejoindre l'appartement prêté par un ami. Le trajet fut très calme j'osais, à peine le regarder, mais la tension au creux de mon ventre que je traînais depuis 3jours me prenait maintenant le corps tout entier. Je crois bien que mes mains se sont mises à trembler.

Quand il me fit entrer, je remarquai tout de suite le soin qu'il avait mis à tout faire pour me plaire. Une table joliment garnie, des fleurs, des bougies, du champagne...un grand raffinement auquel on ne m'avait jamais habituée. Sur un fond de musique suave, il s'approcha de moi, prit ma tête dans ses mains, caressa mes cheveux, me dit ces mots si doux dont il avait le secret, déposa un léger baiser sur mon front, sur mon nez, sur mes lèvres....déjà ma bouche s'entrouvrait quand il calma mon ardeur pour me proposer un verre de champagne et quelques hors d'œuvres. Bien que je n'avais d'appétit que pour lui, je fis honneur à ce qu'il m'avait si gentiment préparé . Et les yeux dans les yeux nous mangeâmes et burent.

Ensuite, il me fit patienter, quelques temps, puis me prit par la main et me conduisit à la pièce d'eau ou un bain chaud aux effluves délicates et parfumées nous attendait. Alors, lentement, il entreprit de me déshabiller et je fis de même pour lui. Chaque partie de mon corps ou de son corps dévoilé faisait monter en moi un désir toujours plus grand. Une fois nu, je vis que son désir égalait le mien. Il me fit tourner sur moi-même et me regarda avec des yeux gourmands : " nous n'aurons qu'une nuit, je ne veux pas oublier ton corps" me dit-il. Après nous être lavés et essuyés, mutuellement, comme autant de caresses, il me prit dans ses bras et me porta jusqu'au lit puis, tendrement, commença à m'embrasser.

J'avais savouré toutes ses attentions, m'étais laissée servir et dorloter mais brutalement toute ma retenue s'envola et, à mon tour, j' eus envie de prendre les choses en main. Ton mon être n'était qu'amour et reconnaissance pour tant de prévenances mais il était temps qu'il découvre le volcan caché sous le velours. Je le fis basculer sur le dos et commençais à le sucer doucement, en enserrant la base de son sexe gonflé d'une main que je faisais coulisser ; je titillais le gland, descendant ma langue sur la longueur pour ensuite lécher doucement ses testicules fermes et fraîchement rasés, puis je revins à son dard que je suçai avec plus de vigueur arrachant à mon amant des petits râles satisfaits qui, en augmentant mon excitation, rendaient mes caresses buccales plus agréables encore : "petite cachottière, tu fais ça mieux qu'une pro." me dit-il, en souriant.

Alors, m'attrapant la jambe, il me fit passer, par dessus, son visage et nous continuâmes un 69 enivrant. Ses coups de langue ne furent pas longs à m'électriser, toute entière, visiblement, lui non plus n'était pas à son coup d'essai. Tantôt léchant, mordillant ou suçant goulûment, je dus me concentrer sur son bel attribut pour ne pas perdre pied, trop vite, et pouvoir profiter un maximum du plaisir intense qui précède la jouissance.

Mais, lorsqu'il entreprit d'explorer mon intimité d'un doigt puis deux, dans d'impudiques vas et vient, nos deux souffles s'accélérèrent ; l'intensité du plaisir devint inhumaine, plus il s'enfonçait tout en continuant de titiller mon petit bouton, plus mes succions croissaient en force et en intensité. Tous nos sens en éveil, nous nous donnions sans retenue. De son doigt mouillé de mon plaisir, je le sentis caresser mon petit trou et doucement me l'introduire, alors prise d'une vague intense de plaisir, je me laissai emporter par les soubresauts puissants d'un indescriptible orgasme.

Lorsque j' eus retrouvé mes esprits, je me laissai glisser sur le côté , lui se mit à genoux devant moi et je continuai avec passion mes caresses buccales. Il ne fut pas long à me rejoindre dans la plénitude et m'aspergea le visage et les seins de sa chaude semence de vie.....

Après m'avoir essuyée, avec tendresse, il prit une huile parfumée et me massa longuement tout le corps comme pour s'en imprégner, à jamais, de chaque parcelle. C'est alors, que sans bruit, mon visage tourné, je laissai mes larmes couler.....

Plusieurs fois, durant la nuit, nos deux corps s'unirent, dans l'espoir vain de se rassasier, l'un de l'autre.

Cette histoire n'eut pas de suite, car telle était notre volonté, mais à jamais, je le sais, cette nuit restera ma plus belle nuit de femme...


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