PLAISIR TROUBLE

par FRANCIS


C’est également, par Minitel que j’ai fait la connaissance d’un autre couple. Comme d’habitude, je me suis connecté au bureau sur une messagerie rose, le 3615 Rougail, ancêtre du Chat, sous le pseudonyme d’Homme-Objet . Après quelques phrases échangées, Elle ou Lui m’a donné un rendez-vous, dans un parc, à Saint-Denis, pour un premier contact « sans engagement ».

Je me suis donc rendu, dès le lendemain, au lieu convenu, je me suis assis sur un banc devant le petit étang du parc, et j’ai attendu le coeur battant. J’éprouvais à cet instant, cette délicieuse sensation, jamais émoussée de venir m’offrir à un ou une inconnue. Un mélange de crainte et d’excitation. Je savais cependant qu’il ne se passerait rien, aujourd’hui, que c’était juste « pour voir », et que cette rencontre n’aurait, peut-être, pas de suite.

Ils sont arrivés, peu de temps après et se sont assis, sur le même banc, la femme, juste à côté de moi; une jolie blonde très pulpeuse, d’une trentaine d’années, vêtue d’une courte robe noire très décolletée. Lui je ne l’ai pas vu, ou peu remarqué, silencieux et caché, derrière elle.

« Francis ? » a-t-elle murmuré.

« Oui, c’est moi »

L’entretien a été très court. Après quelques banalités, elle m’a fixé un nouveau rendez-vous, le lendemain, en me disant qu’elle me donnerait ses instructions, par Minitel. J’avais réussi mon premier examen. Ils sont partis comme ils étaient venus et j’admirais, sans retenue, les magnifiques jambes de l’inconnue, s’éloignant de moi, perchée sur des talons hauts.

Je reçus, en effet, les directives, par Minitel, le soir même : je devais me présenter, le lendemain, à 13 heures, à leur adresse; frapper, deux fois, deux coups, à la porte qui serait entrouverte et entrer, lorsque l’on m’y autoriserait. Je devais me mettre dans la peau d’un client, venant, pour la première fois, dans une maison close. Et ensuite, me laisser guider, selon l’humeur du moment.

Je me suis donc présenté, à l’heure dite, devant la porte de leur appartement, au premier étage d’un petit immeuble, tous les sens en éveil, une sueur froide au creux des reins. J’ai frappé et j’ai poussé la porte entrouverte quand elle m’a dit

« Entre, Francis ».

J’étais dans un petit vestibule, la pièce était sombre et je ne distinguais, d’abord, aucune présence.

« Par ici ».

J’entrais, alors, dans une petite pièce où un lit semblait occuper tout l’espace et, mes yeux s’habituant à l’obscurité, je distinguais la belle blonde, assise sur un canapé, à ma droite. Elle était magnifique : jambes croisées, les bras sur les accoudoirs, la tête rejetée, en arrière; ses longs cheveux blonds tombant en cascades, sur ses épaules nues; la bouche très rouge. Elle portait, simplement, une guêpière de dentelle noire, doublée de rouge, des bas rouges accrochés, très haut, à ses jarretelles, des escarpinsnoirs vernis, aux talons vertigineux, se laissant admirer, tout à loisir.

Je restais immobile, face à elle, ne sachant que dire, que faire, comme hypnotisé. C’est Elle qui rompit le charme :

« C’est la première fois que tu viens voir une prostituée ? »

« Oui Madame »

« Déshabille-toi !»

Je quittais mes vêtements, un à un, maladroitement, sous les yeux de la belle.

« Complètement! j’ai dit! tu n’as pas entendu ? »

J’enlevais, alors, mon slip, dernier rempart protégeant mon intimité.

Elle me détailla, longuement, du regard, me demandant de me tourner, lentement. Puis, elle se leva et entreprit le tour du propriétaire, se rapprochant, progressivement, de moi, jusqu’à me toucher de ses seins opulents, à peine dissimulés par son balconnet de dentelle. Ses ongles frôlaient mes fesses; les pointes de ses escarpins vinrent écraser le bout de mes pieds. Elle approcha ses lèvres gourmandes, au creux de mon épaule, sans toutefois toucher ma peau. Je sentais, à présent, son parfum puissant et son soufflechaud, dans mon cou. Mon coeur et ma respiration s’accéléraient. Des fourmillements parcouraient mon bas-ventre. Je fermai les yeux et savourai cet instant, hors du temps.

Elle s’éloigna vers le lit et c’est seulement, à ce moment, que je vis son mari, assis sur un fauteuil de bois, dans un coin de la pièce, les poignets et les chevilles attachés, par des cravates aux accoudoirs et aux pieds du fauteuil. Il était immobile, ne perdant pas une miette du spectacle que lui offrait sa femme, qui ne lui jetait pas le moindre regard.

Elle alla s’asseoir sur le bord du lit, les mains en arrière, les jambes cette fois largement ouvertes. Elle ne portait pas de string, et je découvrais avec ravissement son sexe, soigneusement, épilé, à l’exception d’un petit triangle de poils blonds, surmontant sa fente rose et gonflée.

« Lèche mes pieds »

Je me mis à quatre pattes et lâpais, à petit coups de langue, ses chaussures. Elle allongea la jambe droite et me présenta son talon à sucer. Ce que je fis, sans me faire prier, plongeant un regard impertinent dans ses yeux clairs. Elle reposa le pied et je poursuivis mon léchage, remontant, lentement, sa cheville, puis sa jambe, mes lèvres effleurant le nylon soyeux. Je respirais, bruyamment, très excité de m’approcher de son sexe que je rêvais de dévorer. Lorsque j’arrivai en haut des cuisses, à l’attache deses jarretelles, elle me repoussa et se mit à quatre pattes, sur le lit, m'offrant sa croupe rebondie, sous mes yeux.

« Lèche »

J’approchai mes lèvres de ses fesses et commençai à les lécher, consciencieusement, lorsqu’elle me dit :

« Sois plus audacieux !»

Je compris ce qu’elle voulait et bien que je ne l’aie jamais fait, auparavant, j’approchai ma langue de son anus.

« Vas-y, qu’est ce que tu attends ? »

J’entrepris de lui lécher le petit trou, d’abord, avec retenue, puis sans plus de pudeur. Elle poussait désormais de petits gémissements, bougeait sa croupe, cambrait ses reins. Je descendais, insensiblement, vers son sexe qui était, déjà, tout humide et très doux, à mes lèvres avides.

« Allonge toi »

Ce que je fis aussitôt; elle vint s’accroupir sur ma bouche et je me mis à la lécher, fiévreusement, explorant, en profondeur, tout ce qui était à portée de mes papilles assoiffées, de sa divine liqueur intime. J’écarquillais les yeux, pour ne rien perdre de son corps superbe et je voyais ses seins, aux larges aréoles, saillir de sa guêpière. Je savourais le contact de ses cuisses gainées de nylon qui enserraient ma tête, l’endroit que je préfère au monde. J’étais au comble de l’excitation et du plaisircérébral.


Soudain, je sursautai, bien qu’immobilisé, car je sentais une douce chaleur humide envelopper mon sexe qui se mit, instantanément, à gonfler sous une caresse très douce et habile. Il me fallut, quelques secondes, pour comprendre que son mari s’était, silencieusement, détaché et qu’il était en train de me sucer ! Quelle horreur ! Moi qui ne suis ni homo ni même bi (enfin je le croyais). Et malgré ma répulsion, devant cette violation de mes principes intimes, je réalisais rapidement que jamais je n’avais ressenti unetelle sensation de douceur, de délicatesse, de velouté ! Jamais de ma vie ! Une chaleur intense irradiait, désormais, tout mon ventre; mon sexe était tendu comme un arc, allant au devant de la caresse. La tête prisonnière de la plus douce des geôles et le sexe soumis au plus délicieux des supplices, je m’abandonnai à ce couple tortionnaire et donnai libre court à ma jouissance.

Et c’est la tête remplie d’étoiles que je regardai, en simple spectateur, l’homme prendre sa femme, en levrette et la mener, rapidement, au plaisir.


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