SOUVENIRS DU PARC DE BAGATELLE

par TAQUIN


A cette époque là, j’avais une petite Austin verte, assez pourrie, mais non dénuée de charme, avec sa mousse dans les glissières des vitres. L’état de ses amortisseurs ne laissait rien ignorer du relief de la route parcourue, mais c’était une petite bagnole bien sympa, très basse au sol, qui était de surcroît facile à garer n’importe où.

Evidement il n’aurait pas été simple d’y caser un double-métre, mais je n’en compte, pas plus aujourd’hui qu’autrefois dans mes relations. Les personnes « normales » avaient simplement les genoux un peu relevés, à la place dite « du mort ». Il faut avouer que les sièges étaient passablement affaissés.

Il se trouva un jour où je travaillais à Garches de matinée, une amie vint me rejoindre pour passer l’après midi ensemble. L’ouverture de la gare de matinée, avant le premier train me laissait le choix entre dormir à la gare la veille ou venir le matin, par mes propres moyens. Bref j’utilisais souvent l’Austin sur les périodes de matinées et pour rentrer rue de Lévis dans le XVII ème, où j’avais un studio, mon itinéraire empruntait inévitablement le bois de Boulogne, qui à cette époque n’était pas « le supermarché du sexe » qu’il est devenu. Il n’y avait que quelques honnêtes prostituées travaillant souvent en voiture.

Ce jour là, rentrant donc en compagnie de cette amie, après avoir mangé frugalement dans le boui-boui qui jouxtait la gare, je lui proposais de nous arrêter au Parc de Bagatelle. Ce très joli parc est surtout réputé pour sa roseraie. Elle me laisse personnellement assez insensible, car trop sophistiquée à mon goût, mais chaque printemps, c’est une explosion de couleurs dans les différentes pelouses et massifs. Et singulièrement, l’impression qui se dégage d’une promenade, c’est que les jardiniers essaient de garder un petit coté « sauvage ». Tout n’est pas tiré au cordeau, bien que l’entretien soit impeccable. Il y a également plein d’oiseaux et une quantité de chats libres que quelques bonnes âmes, souvent âgées, viennent nourrir.

L’entrée principale du parc se trouve sur une grande rue parallèle à la Seine, mais il y a également une petite entrée de l’autre coté servie par deux allées bitumées, assez étroites et un petit rond point devant les grilles où il est possible de stationner si on vient assez tôt, ce qui n’était pas notre cas. Je me garais donc dans l’allée à une cinquantaine de mètres du rond point saturé, où il n’y avait que deux ou trois véhicules.

Ma compagne s’était vêtue pour le printemps. Elle portait un corsage blanc léger et une jupe un peu courte style kilt sur des jambes nues. Ce qui était assez singulier, elle qui était le plus souvent en jean.
Dans le soleil je la trouvais non seulement jolie, mais très sexy, excitante, désirable. Nous nous embrassâmes longuement avant de descendre, et tout en l’embrassant, les yeux mi clos, je remarquais une légère agitation dans les buissons qui étaient à moins d’un mètre de la portière passager. Ma main baladeuse s’était déjà égarée dans le corsage et sentait palpiter un sein durci. Il me sembla que le buisson trembla encore. Je m’arrangeais alors pour relever le corsage de façon à dégager un sein bien rond et ferme au téton pointu et bien sombre. En me penchant pour le téter j’aperçus nettement deux silhouettes d’hommes dont je ne voyais pas les visages. Eux, ils devaient avoir une vue très plongeante dans l’Austin.

Cette situation m’excita et ma compagne dut sentir cette excitation, tout en ignorant la cause. Elle glissa la main sur la braguette de mon jean et sentit mon érection terriblement contrariée par l’étroitesse des tissus bien que je n’aie rien d’un étalon. D’un bras autour de ses épaules je la maintenais tournée vers moi, pendant que l’autre main qui avait abandonné son sein s’aventurait sous sa jupe, en la faisant remonter « innocemment », par des caresses assez appuyées. Si bien que, assez rapidement, je devais offrir à la vue de mes voyeurs la petite culotte blanche, ornée d’une broderie ajourée de mon amie. Comme elle était assez excitée elle me laissait, et se laissait faire, ignorant mes desseins.

Les sous vêtements féminins sont souvent en tissus délicats et souples, aussi sa culotte moulait assez ses lèvres et le sillon humide. La transparence du tissu laissait deviner sa toison pubienne Je faisais aller et venir mes doigts doucement sur le sillon. Je vis alors jaillir près de la vitre passager, trois queues bien raides, j’avais donc mal compté, chacune sertie dans une main qui allait et venait en cadence, presque à la parade.

Ma compagne, la tête contre la mienne tournée donc de l’autre côté de la rue, ne savait encore rien de ce qui se tramait et s’attribuait, comme de coutume, la seule responsabilité de mon émoi.
Je lui murmurais alors à l’oreille, en même temps que j’écartais délicatement un bord de sa culotte pour le mettre dans sa fente, qu’elle avait un admirateur dans un bosquet et que je l’offrais à sa vue. Elle ne sembla guère plus émue mais, ni une ni deux, en profita pour faire glisser la fermeture Eclair de mon pantalon et entreprit de libérer ma queue opprimée.

Enhardi, je tirais donc sur sa culotte. Accédant à ma sollicitation, elle souleva légèrement ses reins, ce qui relevait de l’exploit, vu l’état des sièges de l’Austin. Ainsi puis-je dégager cette entrave de tissus fragile, en la ramenant jusqu’à ses chevilles. A l’aveuglette, penché sur son sein découvert, je lui délivrais un pied pour qu’elle soit plus à l’aise. Elle restait tournée fermement vers moi, et caressait très doucement ma bite.

Ma main étant revenue à sa chatte, j’insistais par des caresses fermes et appuyées, et malgré une légère résistance (réticence ?), pour la faire bien écarter les cuisses. J’entreprenais alors de visiter sa vulve de façon très didactique pour que les mateurs n’en perdent pas une miette. J’écartais les grandes lèvres qui ne demandaient que ça et mettais en évidence son clitoris rose tout dressé, tout gonflé, j’écartais les petites lèvres brûlantes et ruisselantes. J’enfonçais un, puis deux doigts dans sa chatte. Quelques va et vient assez lents devaient les voir ressortir trempés et brillants.

Comme il ne devait pas y avoir grand monde dans ce secteur, un jour de semaine de surcroît, les mateurs s’étaient enhardis, eux aussi, et s’étaient approchés. J’annonçais alors la vérité à l’oreille de ma compagne :
- « Ce n’est pas un, mais trois admirateurs que tu as, ma douce, ta chatte a un franc succès et si tu as l’audace de tourner la tête, tu pourras voir trois braquemarts tendus vers toi, dont l’un d’une taille très respectable. Tous trois vigoureusement agités par tes fans ! »

Elle n’osait pas tourner la tête, mais je sentais à sa façon de serrer ma queue et de mouiller mes doigts qu’elle ne restait pas insensible à mes paroles. Déjà dans nos jeux érotiques, nous nous racontions des histoires excitantes, fantasmatiques. Peut-être jouait-elle le jeu de la même façon en se concentrant sur mes mots, tout en pensant que je fabulais.

J’insistais alors : « Non c’est vrai, regarde les, on dirait trois têtes de tortue aveugles avec une petite bouche qui cherchent à t’embrasser. Les mains qui s’agitent, couvrant et découvrant le gland donnent l’impression d’une tête qui sort pour happer quelque chose. Ces trois queues sont vraiment tendues vers toi. Peut-être que tu voudrais en embrasser une ? Ou deux ? Ou les trois ? Tu avoues toi-même que tu aimes bien sucer… »

Tout en parlant, je regrettais que les vitres de l’Austin soient des vitres coulissantes passablement grippées, et non électriques et verticales. J’imaginais ma compagne, la vitre à peine descendue, engloutissant une bite dans sa bouche, puis une autre, car le premier jouirait tout de suite, le troisième explosant sur son visage en saccades violentes… J’imaginais le sperme ruisselant sur son visage. Je lui racontais mon fantasme à l’oreille en même temps que je l’inventais. Un accès de courage, ou la certitude que je bluffait, elle eut alors l’audace de se tourner vers les voyeurs-branleurs, alors que je continuais à caresser son bouton. Je la sentis se raidir soudain, de surprise, ou d’excitation. Au même instant une giclée de sperme épais vint s’étaler sur la vitre. Elle fut visiblement très émue par ce spectacle inattendu. Ce jet, qu’elle avait vu bien de face aurait aspergé son visage s’il n’y avait eu la vitre.

Une deuxième giclée moins puissante avait immédiatement suivi. Maintenant un filet de sperme coulait le long du carreau, comme un filet de pluie mais plus lentement et plus laiteux. Il ruisselait également sur les phalanges de la main qui l’avait fait surgir. Le voyeur assouvi s’écarta alors prestement. Ma compagne était maintenant follement excitée, je la branlais de plus belle alors qu’elle restait douloureusement cramponnée à ma queue. Les deux autres spectateurs s’étaient rapprochés à toucher la vitre et branlaient leurs bites de plus en plus vite. Elle colla son visage à la vitre, passa la langue sur ses lèvres et ouvrit la bouche comme pour les prendre, et les deux déchargèrent simultanément, à la hauteur de ses yeux.

Fascinée, elle regardait, en gros plan ces glands tuméfiés cracher leur purée laiteuse, les premiers jets vifs venaient consteller la vitre et les suivants sortaient paresseusement, comme le fond d’un tube de dentifrice, et ruisselaient sur les doigts. C’est alors qu’elle jouit violemment, bruyamment, en cambrant ses reins ; moi je la maintenais par la chatte, deux doigts enfoncés et la paume refermée sur son clitoris qui s’enfuyait. Sa main gauche serra si fort ma queue que j’en avais mal.

Quand elle reprit un peu ses esprits, nos mateurs s’en allaient la queue basse au sens littéral, et la vitre maculée de sperme devait singulièrement limiter la vue.
« Des millions de petits spermatozoïdes écrasés sur un pare-brise, d’habitude c’est les moustiques ! » dis-je en plaisantant.
« Tout n’est pas perdu » me répondit-elle d’une voix légèrement enrouée, en se penchant sur ma queue endolorie. En l’engloutissant dans sa bouche, elle effaça la douleur et me fit rapidement jouir, abondamment j’eus l’impression. Les soubresauts de mon corps diminuaient lentement jusqu’au calme extatique, mais elle ne me lâcha qu’une fois convaincue de m’avoir parfaitement vidé.

Avec du Sopalin, je nettoyais sommairement la vitre pendant qu’elle se rhabillait et nous eûmes une promenade ensoleillée et apaisante dans le parc. Pendant quelques temps cette aventure, modifiée et ré accommodée à toutes les sauces vint animer nos jeux érotiques et l’amour était bon.


OOOOO



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