UNE SOIREE INOUBLIABLE

par DE DAMEDECOEUR



Gino installé à la table de cuisine boit son bol de café au lait. Il s’enferme peu après dans la salle de bain. Il ressort une heure plus tard habillé. Il s’approche de la chambre, s’arrête un instant puis ouvre lentement la poignée.

Maeva lève les yeux sur Gino qui s’empare d‘un petit sac de sport. Elle se rendort spontanément. Il s’oriente vers l’entrée, attrape son blouson de cuir sur le porte manteau, puis quitte l’appartement. Il tire la porte de l’issue de secours et descend les marches jusqu’à l’entrée du parking.

Il se rend au garage privé ou il introduit la clé dans la serrure puis tourne avec son autre main la poignée de la porte qui bascule au dessus de sa tête. Il lance son veston sur la banquette arrière, s’installe au volant de sa Pontiac, desserre le frein à main et son véhicule avance de quelques mètres. Il revient fermer le garage d’un coup sec puis remonte aussitôt. Il fait tourner le moteur puis appuie doucement sur l’accélérateur jusqu’à la sortie.

Sa voiture glisse jusqu’au croisement de la quatrième avenue et s’arrête au feu rouge. Le tramway arrive à sa hauteur. Il jette un petit coup d’œil à l’intérieur puis tourne à droite pour entrer dans le parking souterrain d’un grand immeuble à bureaux d’affaires ou il se gare sur sa place réservée. Il descend, se dirige vers l’ascenseur et monte jusqu’au 17ème étage. Il foule la moquette du hall de réception ou sa secrétaire l’accueille avec un large sourire.

Il se glisse jusqu’au fond du couloir ensuite il entre dans son bureau...et il le quittera dans le milieu de l’après midi...

A la sortie de l’immeuble, la Pontiac s’engage dans la file à travers les embouteillages, ralentit, et stationne en bordure du trottoir en face du Flamenco.

Gino entre dans le cabaret et sa sœur qui l’attendait impatiemment laisse échapper un soupir au milieu des gens installés aux tables venus assister au spectacle.

Gino et Tania disparaissent aussitôt derrière le bar qui encadre la scène.

L‘intensité de la lumière se réduit considérablement en laissant place à l’obscurité pendant un court instant.

Un rayon lumineux les fait réfléchir sur la scène ; Gino moulé dans un pantalon rouge et une chemise blanche et Tania dans une robe à cola rouge.

Elle tend son buste, avance sa poitrine, frappe sur la plante des pieds puis des talons tout en tournant autour de Gino fièrement cambré qui martèle le sol à coup de talons. Ils ménagent un jeu rythmique avec leurs doigts et leurs talons.

La fin du spectacle s’annonce et ils s’inclinent pour saluer le public.

Gino consulte sa montre, retourne se changer rapidement, regagne son véhicule et s’engage sur la route qui le conduit jusqu’aux marches du Lunas Dance.

Il pénètre dans une salle comble, s’installe à une table située près de la scène. Il lève les yeux sur la serveuse. Les lumières s’éteignent aussitôt. Le rideau s’ouvre.

Quatre danseurs taillés dans un costume bleu à paillettes sont accroupis avec la tête enfouie dans les genoux sur chaque marche de l’escalier. A leur extrémité, chaque cavalière vêtue en body string rose se trouve dans la même position.

Les danseurs et les danseuses se relèvent harmonieusement, se rapprochent en se dandinant, se prennent la main pour descendre jusqu’au pied de l’escalier lorsque les danseurs se séparent de leurs danseuses, puis forment une ligne verticale face à elles en laissant un large espace. La scène s’assombrit. Les paroles baissent.

Du haut de l’escalier se forme un « rideau » de fumée lactescente. Le danseur costumé en blanc à demi masqué le traverse. Il se retourne en présentant sa main à Maeva qui vient de franchir à son tour le miroir dans une longue cape et des bottes sanglées nacrées avec un éventail de plumes de paon, sur sa chevelure rousse. Elle défait le nœud de sa pèlerine étincelante, la faisant glisser le long de son corps révélant un body string blanc. Elle lui tend sa main et ils descendent jusqu’à la dernière marche où ils se faufilent au milieu des danseurs et viennent se positionner à la fin de leur file.

Les danseuses s’avancent, contournent leur partenaire puis soulèvent leur jambe droite et la remontent contre leur cuisse. Les danseurs attrapent l’entrejambe des étoiles, les surélèvent et les font danser dans les airs. Des beautés sensuelles s'échappe un filet de novas roses. Le public applaudit.

Tous les danseurs s’alignent et inclinent leur corps en effectuant une révérence. Les lumières s’éteignent durant quelques minutes. Les spectateurs aperçoivent leurs ombres papilloter derrière le rideau.

Un cri. Yahoooooooooooo. Les projecteurs se rallument. Sur un balancement rythmique, les danseuses remuent de chaque côté leurs froufrous rouges. Elles dansent et s’élancent pour faire le grand écart, une à une, en formant une chaîne en criant Yahoooooo. Souriantes, elles se relèvent. Elles se retournent et remontent leur robe en montrant leurs grosses culottes molletonnées blanches en criant yihhhhiiiiiiiii. Elles se réunissent, dos contre dos, se placent en cercle tout en tournoyant et en balançant leur jambe droite.

Maeva vêtue d’un corset à lacet violet sur une jupe mauve arrive énergiquement en soulevant sa jambe droite et sa jambe gauche le plus haut possible tout en remuant ses froufrous et crie Yahhhhhhhaaaaaaaaaaaa. Les danseuses se hissent sur la pointe des pieds puis saluent le public avant que le rideau se baisse.

Gino attend quelques instants avant de se rendre dans les coulisse. Maeva arrive juste dans un tailleur jupe ceinturé marron, les cheveux roux relevés en chignon. Ils s’étreignent. Ils quittent le Lunas Dance puis s’engouffrent dans la Pontiac.

Leur voiture s’éloigne de la ville en suivant le pied de la montagne qui la conduit devant un portail ou deux dragons sont entrelacés. Elle pénètre dans l’enceinte et se gare. Ils descendent puis marchent jusqu’à ce qu’ils franchissent le seuil de la porte du restaurant ou une hôtesse enveloppée dans un obi les accueillent.

L’hôtesse : bonsoir Monsieur, bonsoir Madame

Eux : bonsoir

Elle les conduit jusqu’à l’entrée du restaurant. Elle parcoure de son regard la salle emplie de box sur le pourtour et au centre le chef cuisinier prépare ses mets sur sa plaque chauffante.

Ils sont ensuite rejoint par une autre serveuse enveloppée qui les prend en charge . Ils montent un petit escalier, longent la périphérie de la salle puis s’arrêtent devant un box.

La serveuse déplace la cloison de papier peint de dragons. Elle les invite à la précéder.

Maeva s’asseye face à Gino sur un coussin quand la serveuse leur tend la carte des menus.

Gino la saisit tandis que la serveuse referme le box en lui faisant part de la composition des menus.

Elle se verse un verre d’eau minérale et but une gorgée.

La serveuse vient les interrompre puis leur demande s'ils souhaitent commander.

Gino regarde Maeva qui lui fait signe de la tête : nous prendrons des rouleaux de crevettes frits, ensuite des brochettes de Saint Jacques et pour finir des crêpes de lotus.

La serveuse : prenez vous un apéritif

Maeva : que nous proposez vous ?

La serveuse : l’apéritif de la maison est très bon

Maeva : qu‘est-ce qu‘il y a dedans ?

La serveuse : nous avons notre liqueur de fruit mélangée à du rhum avec un zeste de citron.

Gino : on y va pour deux liqueurs

La serveuse : je vous apporte cela tout de suite (en récupérant la carte des menus)

Elle repousse la porte derrière elle, et les laisse dans leur intimité.

Ils discutent de leur projet d’avenir quand ils sont interrompus.

La serveuse : voilà deux liqueurs

Maeva et Gino burent avec délectation leur verre en continuant à faire rouler la conversation.

Peu après, la serveuse passa dans le box pour reprendre leur verre vide et plus tard, déposa, un à un, les plats qui, dès que l’un se terminait un autre arrivait sur la table.

Après le dîner, Gino et Maeva décident de prolonger la soirée par une promenade dans le parc qui regroupe une multitude d’arbres.

Ils montent sur le petit escalier en bois puis avancent sur le ponton. Ils contemplent de leur hauteur, le petit jardin japonais illuminé.

Ils continuent à flâner, s’arrêtent devant la porte d’un grand dôme de verdure et pénètrent dans une salle embaumant des essences naturelles avec un fond musical.

Maeva entend aussitôt Gino gravir l’escalier en colimaçon. Elle le poursuit tout en parvenant en haut les jambes sciées. La petite banquette située à l’extérieur est la bienvenue pour une pause puis elle décide de se lever pour observer la vue panoramique.

Maeva : tu entends ?

La main droite de Maeva saisit la main gauche de Gino et elles se positionnent à la hauteur de leur yeux. L’autre main de Gino se place sur sa taille et le couple se met à danser en fermant les yeux et en se blottissant l‘un contre l‘autre.

La musique finit par se taire et ils continuent à danser. Ils s’arrêtent puis s’embrassent amoureusement sous le regard des personnes qui viennent contempler la vue panoramique.

Gino et Maeva s'empressent de sortir du dôme afin de courir jusqu’à la Pontiac qui démarre aussitôt.

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