LE RODEUR

par Cyberplume



Le rôdeur n'a eu, aucun mal, à franchir le portillon du jardin, devant votre domicile. Fracturer la serrure de la maison a en revanche été plus compliqué. Mais le voila à présent dans la maison obscure et silencieuse. Il utilise une lampe dont le faisceau lumineux est tamisé par un chiffon. Que veut-il ? Pourquoi a-t-il choisi de pénétrer dans votre maison. Il a dû remarquer que vous viviez seule.

Il monte l'escalier. Voila qui n'est pas commun, il ne fouille pas les pièces du rez-de-chaussée alors qu'elles sont probablement inoccupée à cette heure et qu'elle abritent certainement plus de valeurs. Le bâtiment est relativement récent et cela explique l'absence de tout grincement dans l'escalier. En haut, trois portes. Un petit panneau humoristique sur l'une d'elles indique la salle de bain. L'une des deux autres est entrouverte alors le rôdeur opte pour la fouille de cette pièce en premier.

Il ouvre un peu plus la porte et réalise que c'est la pièce qu'il avait remarqué de l'extérieur en raison des volets encore ouverts à cette heure si avancée de la nuit. Une bougie à dû brûler il y a peu de temps car son odeur hante encore l'endroit. La lune, généreuse fait don d'un filet de lumière suffisant pour éclairer ce qui semble être une chambre puisqu'il y a un lit. Un lit que le rôdeur découvre occupé. Ce qu'il avait d'abord pris pour un morceau d'étoffe n'est autre que la jambe de la femme qui y dort du sommeil du juste.

Le rôdeur reste immobile quelques secondes, sa respiration est calme. A croire qu'il se délecte de sa trouvaille. Puis sans un bruit il s'approche du lit. Il aperçoit le visage de son hôtesse dont la moitié est plaquée contre le confortable oreiller. Son visage angélique parle pour elle. On y lit l'apaisement et la sérénité d'une femme comblée mêlés à un peu de tristesse cependant. Peut-être la personne utilisant le second oreiller n'a-t-elle pu venir. Cette personne doit sûrement être dans son rêve.

Puis il enlève ses gants et les range dans la poche de son blouson laissée précisément vide à cet usage. Et avec la plus infime délicatesse il frôle la jambe découverte. Le rôdeur s'enhardie et se montre un peu moins délicat dans ses caresses suivante tant et si bien que la demoiselle dans un mouvement de réflexe chasse du pied cet insecte qui l'ennuie. Le drap qui ne couvrait déjà pas beaucoup la jambe, ne couvre à présent plus grand chose et notre visiteur de la nuit fait en sorte de le repousser complètement. Elle est nue ! Complètement nue ! Extraordinairement nue ! Délicieusement nue ! Offerte !

Alors le cambrioleur qui n'a, pour le moment, encore rien volé, caresse l'autre jambe, puis un peu le dos, le bras, et fini, comble de la témérité par déposer un baiser dans le cou de la jeune femme en prenant bien soin au préalable d'envahir la zone d'un souffle chaud. Elle semble apprécier puisqu'à présent elle se retourne. Elle n'est pas complètement nue en fait. En se retournant elle a découvert le pendentif de son collier qui s'était montré très discret jusqu'à présent. C'est très probablement son prénom qui est inscrit dessus : Maude.

Une phase importante de la partie se joue à présent. Donner du plaisir à cette innocente créature dont le seul crime est d'avoir un corps n'étant autre qu'un appel aux sévices les plus délicieux sans la réveiller. Pour l'instant la stratégie consiste à s'en prendre à cette poitrine que l'intrus aurait certainement désiré plus généreuse mais dont la silhouette mutine charme l'oeil expert de notre visiteur. Les mamelons ne sont pas encore gonflés mais ce n'est que temporaire car très vite, sous l'action habille d'abord des doigts puis des paumes du rôdeur ils se durcissent et se dressent fièrement comme des phares en haut de falaises.

Voila que la respiration de la jeune femme change de rythme, sa tête, faisant face au plafond, effectue un mouvement pendulaire saccadé. Il semblerait que ce soit la bonne voie à suivre pour mener la coquine vers les cimes de la jouissance. Le rôdeur s'enhardie et prend entre ses lèves les colonnes de chaire pourpre que sont devenus les mamelons et passe sa langue sur les extrémités. Quelques dizaines de secondes de ce traitement entrecoupées de petites poses mènent la jeune femme à faire onduler son corps et voila que dans sa douce agonie elle entrouvre ses jambes. Suffisamment pour permettre à l'intrus de se régaler du spectacle. Une petite toison suffisamment entretenue pour en conserver l'esthétisme mais pas complètement sacrifiée aux exigences des maillots de bains !!! Il est temps d'envoyer un doigt en reconnaissance afin de déterminer les dispositions de la dame.

Alors l'inconnu fait descendre son index le long de la fente et observe le visage de Maude. Pas de réaction négative. Il approfondit un peu. Un soupir émane de la demoiselle. Il avance encore et là il perçoit une sensation d'humidité. Il continue donc cette légère pénétration digitale tout en s'efforçant de butiner les mamelons. La difficulté réside dans le fait qu'il ne faut pas entrer en contact avec le corps de la jeune femme autrement qu'avec le doigt et la bouche afin de ne pas réveiller la belle au bois dormant. Très vite le rôdeur sent la fente s'inonder. La belle est-elle bien en train de dormir ? Si c'est le cas, la coquine ne semble pas effarouchée par ce qu'elle pense venir de son subconscient.

Le rôdeur va alors jusqu'à la porte, on entend un léger bruissement, il revient, il remet ses doigts là où ils étaient. Puis doucement il monte sur le lit en se positionnant entre les jambes de cette femme qu'il ne connaît même pas sinon par son prénom. Il est face a elle. Il est nu. Il se penche vers la grotte des voluptés et introduit sa langue entre les lèvres ardentes de la demoiselle comme pour se nourrir de ce nectar qui s'écoule lentement mais abondamment. Faisant remonter la langue il atteint le petit bouton déjà dur. L'intrus persiste à se demander si la jeune femme est éveillée. Comment son clitoris peut-il être en érection et elle endormie ? Serait-ce donc possible ? Il est temps pour notre gentleman cambrioleur de revenir à la réalité car la demoiselle s'agite. Cauchemarde t-elle ou est-ce le plaisir ? La béatitude de son visage laisse présumer la seconde hypothèse.

La musculature de notre homme va à présent lourdement être mise à contribution. Il se penche vers la femme comme pour déposer un baiser sur sa bouche mais préfère l'embrasser délicatement dans le cou. Ses bras appuyés de part et d'autre de la jeune femme, il raidit son corps, déplace ses pieds comme s'il se préparait à faire des pompes mais c'est un exercice autrement plus précis qu'il cherche à faire. Introduire son pénis gonflé de désir et dur comme un roc dans l'intimité de la jeune femme sans qu'aucune autre parti de son corps si ce ne sont ses cuisses ne la touche. Il parvient à guider le colosse vers la grotte et agissant comme le ferait un bélier parvient à y faire sa place. Un nouveau soupir de plaisir s'échappe de la bouche de Maude lorsque la pénétration est totale. L'exercice est délicat et le rôdeur doit lutter pour maintenir son érection tout en se demandant si la jeune femme ne joue pas la comédie et en faisant attention de ne pas la brusquer au cas où elle serait bien endormie.

Les yeux de la belle sont toujours clos. Mais elle mordille ses lèvres. Le rôdeur entame un va et vient très lent, doux, délicat et ceci est facilité par la lubrification abondante produite par la demoiselle. Quel beau rêve doit-elle faire ! Soudain elle lève les bras et attrape les épaules de l'intrus. Elle le sert très fort jusqu'à en enfoncer ses ongles dans la peau. L'homme saigne et contient sa douleur dans un silence qui laisse percevoir les léger grincements du lit. Puis elle lache prise pour prendre ses seins avec une fermeté impressionnante, triturant les mamelons comme de la patte à modeler. Son corps se cambre et elle râle de plaisir. Elle jouit. La coquine jouis et n'ouvre même pas les yeux pour adresser un regard de gratitude envers l'amant inconnu.

Le rôdeur, s'étant retiré, contemple le spectacle de la charmante hôtesse qui après avoir joui avec une violence admirable reprend son aire serein. L'éjaculation ne se fait pas attendre et l'homme se vide sur place laissant sa semence tomber là où elle veut, là où elle peut. Quelques gouttes sur la toison de la demoiselle, d'autres sur ses cuisses et quelques petites flaques sur le drap.

Un bruit fracasse la torpeur de la nuit. Maude se réveille en sursaut en se dressant sur son lit. La fenêtre est ouverte et c'est certainement cela qui a fait claquer la porte. La jeune femme allume alors sa lampe de chevet et découvre une rose sur la petite table près de son lit. Elle réalise alors cette sensation humide qui lui vient de son bas ventre. Elle se lève, ferme la fenêtre, entrouvre la porte, reprend sa place dans son lit sans même l'essuyer, souri et éteint la lampe avant de se rendormir dans un sommeil plein de rêveries délicieuses et orgasmiques.



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