REVEIL SOLITAIRE

par PHILIPPE


Un rai de lumière filtre à travers les volets. Encore dans un demi-sommeil, je tâte de la main le lit à côté de moi: la place est désespérément vide et froide. Je ressens dans mon bas-ventre les prémisses de ces réveils que l'on dit triomphants et que, mutine, tu appelais ton petit apéritif matinal. Hélas, tu ne seras pas là pour le déguster.

Ma main s'égare machinalement sur mon torse nu. Mon doigt titille légèrement le téton, qui répond immédiatement à cette sollicitation en se raidissant. Je me souviens de ta surprise, la première fois où tu m'avais octroyé cette caresse, de constater combien j' y étais sensible. Depuis lors, tu adorais t'adonner à ce petit jeu, me disant en rougissant un peu: "j'aime bien les faire bander." Un jour , tu t'étais allongée sur moi et tu avais longuement frotté tes pointes de sein , toutes dures de ton désir ,sur les miennes. J'avais dû faire un gros effort pour ne pas laisser spontanément éclater ma jouissance.

Cette évocation finit de me faire durcir. Mon sexe est totalement érigé maintenant. Mes mains descendent doucement le long de mon ventre, s'écartent, font glisser le boxer, reviennent, caressent l'intérieur de mes cuisses, effleurent les bourses, s'en saisissent, les malaxent. Je les fais rouler entre mes doigts; elles gonflent, pleines de cette suave liqueur que tu aimais tant sentir couler en toi.

Mon doigt part à l'aventure, va chercher le plus profond de mon intimité, au-delà du scrotum, l'agace du bout de l'ongle. Mes fesses se soulèvent pour pratiquer cette caresse que tu aimais tellement me prodiguer, guettant toujours mes réactions d'une mimique un peu inquiète.

Ma queue tendue ne peut plus attendre. Je décalotte le gland à fond, tirant au maximum sur le frein, qui se souvient avec délice des petits coups de langue que tu savais si bien lui administrer. Je remonte la peau, la fais glisser à nouveau , puis encore, encore... Non, là, doucement, pas de précipitation! Il faut savourer chaque moment. Je saisis ma hampe à sa base, presse dessus, l'agite un peu. Mon gland est écarlate, tout luisant.

D'une main je me caresse les boules d'amour, de l'autre je poursuis mon va-et-vient, imaginant tes mains si fines et si belles se mouvant sur ma queue, me rappelant ces changements de rythme diaboliques que tu savais m'imposer, me rappelant mon ventre tendu vers toi en un geste de supplication quand tu cessais ton mouvement, m'abandonnais, faussement étonnée de m'entendre gémir.

Et, ingénue, tu me demandais tendrement : " Qu'est-ce qu'il y a, mon chéri? Qu'est-ce que tu veux?" Et je te répondais que tu le savais bien, petite diablesse. Alors tu faisais l'étonnée : " Mais non, mon amour, je sais pas; dis le moi tout bas au creux de l'oreille" Je me penchais vers toi et tout doucement te murmurais : " Je veux que tu continues de me branler, que tu me fasses jouir . Vas y , oui , encore chérie, jusqu'au bout ". Alors tu riais : " Oh, le vilain petit cochon! ". Et tu reprenais de plus belle la sarabande effrénée de tes doigts sur mon membre turgescent.

Je n'en peux plus. Mon ventre est tendu, ma main va de plus en plus vite. Oh que c'est bon; oui oh oui là , comme çà, encore, encore . Hummmmmm!!!! Je ne contrôle plus rien; je ne sais plus si ce sont mes doigts, tes doigts ; je ne suis plus qu'une queue bandée à éclater, qui veut jouir, qui veut cracher sa semence , en asperger l'univers.

Ouiiii. ça monte , je sens la pression du jus qui vient du plus profond de mon être . J'arrête mes mouvements, ma queue est agitée de soubresauts incontrôlés. Je fais un ou deux mouvements très lents: là , oui, voilà Oh ouiiiiii ouiiiii un long jet blanchâtre fuse de moi, une saccade de nouveau, et encore , oui un autre jet, encore ,ouiiii Oh quelle merveille; je retombe épuisé, détendu . Que c'était bon , quelle jouissance suprême . La liqueur blanche poisse ma toison, et tu n'es pas là pour en recueillir les gouttes, que tu aimais tant savourer.

Tout ce plaisir que j'ai pris, je te le donne , il est à toi, toi qui me l'as si souvent donné, mon bel amour. Qui que tu sois : souvenir...... chimère ....ou espoir?



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